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BILANS DE LA SAISON 2022 : JUAN LEAL, ROCA REY ET EL RAFI PLÉBISCITÉS


01-12-2022

En 2021, seulement 12 matadors de toros avaient été engagés lors de la temporada nîmoise, conséquence directe de l’annulation de la Feria de Pentecôte en raison de la crise sanitaire. Une saison taurine marquée par le double engagement d’Antonio Ferrera, Juan Leal et El Rafi, qui avaient été les matadors de toros les plus programmés aux arènes de Nîmes. Une tendance qui s’est confirmée en 2022 tant l’implication des deux jeunes matadors français se traduit par une constance dans les succès.

 

En tête de cette nouvelle classification des matadors de toros on retrouve Andrés Roca Rey, qui a pris la place d’Antonio Ferrera avec 2 corridas toréées et 4 oreilles coupées. Une temporada réussie pour le jeune torero péruvien qui, près de 7 ans après son alternative nîmoise, a obtenu sa première sortie en triomphe par la Porte des Consuls à l’issue de la corrida du 4 juin dernier, face aux toros de García Jiménez. Un succès en partie confirmé lors de sa répétition pour la course du samedi des Vendanges au côté d’un Juan Leal héroïque.

 

Le matador de toros arlésien n’apparaît d’ailleurs qu’en 3e position du classement en raison d’un nombre de toros lidiés inférieur à ceux de Roca Rey (5) et El Rafi (4). Un fait provoqué par la grave blessure subie par Juan Leal lors de la corrida du 17 septembre, face à son lot de Victoriano del Río. Pris à deux reprises de façon spectaculaire, le torero français a dû laisser sa place à Roca Rey, ne pouvant revenir en piste du fait de la gravité de sa blessure. À l’instar du matador sud-américain, Juan Leal totalise tout de même 4 oreilles dans son escarcelle avec une Porte des Consuls également ouverte lors de la Feria de Pentecôte. Précisons que Juan Leal et Roca Rey sont également les deux seuls matadors de toros à avoir ouvert la fameuse « Grande porte » nîmoise en cette temporada 2022.

 

Il s’en est fallu de peu pour qu’El Rafi n’accroche une nouvelle Porte des Consuls à son palmarès. Une récompense qui ne s’est point convertie du fait d’une oreille manquante lors de la corrida de Robert Margé célébrée le 16 septembre dernier et à l’issue de laquelle Rafi a dû se contenter d’une sortie par la porte des cuadrillas… Avec deux oreilles coupées, le torero nîmois devra encore progresser afin de gagner en régularité dans ses succès.

 

Au 4e rang figure un premier gruppetto de toreros encadré par Tomás Rufo, qui a obtenu la grâce d’un toro de Cortés lors de la corrida de clôture de la Feria de Pentecôte. Le torero originaire de Talavera de la Reina a parfaitement réussi sa confirmation d’alternative aux arènes de Nîmes, en remportant un joli triomphe dans un cartel complété par El Juli et Alejandro Talavante. Avec deux oreilles – symboliques – coupées, Rufo est à égalité de trophées avec Isaac Fonseca et Alejandro Talavante, respectivement 5e et 6e, et qui ont tous deux également ouvert la porte des cuadrillas. Une performance qui permet de souligner le retour au premier plan de Talavante à Nîmes, l’une de ses arènes françaises de prédilection depuis 16 ans, ainsi que la confirmation d’alternative réussie du jeune prodige mexicain, Isaac Fonseca, très attendu dans le Sud-Est de la France taurine.

 

Cinq autres matadors de toros forment le gruppetto suivant avec les toreros récompensés d’une oreille lors de leur unique comparution de l’année dans la capitale gardoise. Du fait d’un nombre de saluts au tiers plus important, Paco Ureña, Curro Díaz et El Juli se partagent les places suivantes. Pour le premier cité, son interprétation du toreo a permis au public de la corrida de clôture de la Feria des Vendanges de vivre quelques séquences de très bonne facture. Pour Curro Díaz, 8e, le style et l’élégance ont su faire la différence lors de la corrida d’El Parralejo qui ouvrait le cycle des courses de la Pentecôte. Valeur sûre, El Juli a abordé avec sérénité le cap de ses 50 corridas nîmoises, officiant avec maîtrise lors de la confirmation d’alternative de Tomás Rufo.

 

10e, Adrien Salenc a lui aussi bien négocié sa confirmation d’alternative nîmoise, obtenant une oreille d’importance lors de la corrida de Robert Margé lidiée en ouverture de la Feria des Vendanges. Le matador nîmois partage cette place ex-aequo avec Morante de la Puebla, auteur de quelques gestes exquis lors de sa seconde faena déclinée devant le 4e toro de Jandilla, le Dimanche de Pentecôte, sous les yeux de la grande actrice Carole Bouquet.

 

Sept matadors de toros ferment la marche de cette classification avec une seule corrida toréée sans avoir obtenu le moindre trophée. Les premiers cités demeurent les toreros qui ont laissé les meilleures impressions, étant amenés à saluer au tiers, manquant de peu, parfois l’obtention d’un pavillon. C’est notamment le cas de Daniel Luque, qui a surnagé le dimanche de la Feria des Vendanges face à un lot de toros fort inégal de Fuente Ymbro. Le torero andalou est suivi par son confrère sévillan Juan Ortega, puis par le Mexicain Leo Valadez, qui a confirmé son alternative lors de la corrida de Robert Margé.

 

Plus en retrait Álvaro Lorenzo figure en 15e position, suivi par trois autres matadors qui n’ont écouté que des silences lors de cette temporada nîmoise : dans l’ordre, Pablo Aguado, José María Manzanares II et Alejandro Marcos, dernier matador à avoir confirmé son alternative cette année à Nîmes.

 

Si l’on dresse le bilan final de la classification des matadors de toros, Roca Rey est le torero qui a lidié le plus de toros (5) et coupé le plus grand nombre d’oreilles (4), à égalité avec Juan Leal. Deux toreros qui ont franchi cette année la Porte des Consuls alors que celle des cuadrillas s’est ouverte à quatre reprises pour Alejandro Talavante, Paco Ureña, El Rafi et Isaac Fonseca. Sur les 18 matadors de toros engagés cette année à Nîmes, on relève donc 21 oreilles coupées, 11 saluts au tiers, 3 applaudissements et 13 silences à l’arrastre sur l’ensemble des 42 toros lidiés. Curiosité et rareté en cette saison 2022 : aucun matador de toros n’a effectué de vuelta sans trophée.

 

Satisfaction d’Andrés Roca Rey lors de sa corrida triomphale du samedi 4 juin 2022 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).