OBJECTIF FERIA DES VENDANGES : ROCA REY DÉCHAÎNE LES PASSIONS ET GRACIE UN TORO EN ANDALOUSIE


- EL JULI (corrida du dimanche 17 septembre face aux toros de Garcigrande) : au centre de l’actualité de cette semaine, le torero madrilène a passé la vitesse supérieure au cours des derniers jours. Jeudi dernier, à l’affiche de la corrida de Torrealta, à La Línea de la Concepción (Cadix), El Juli a signé une partition de toreo majeur, s’affirmant comme une locomotive de cartel redoutable, aux côtés des deux autres matadors triomphateurs, Alejandro Talavante et Andrés Roca Rey. Trois oreilles ont récompensé la prestation du Madrilène lors de cette course marquée par la grâce du 6e Le lendemain, El Juli n’a pas été en mesure de rééditer cette performance, butant face au manque de caste des toros de Juan Pedro Domecq et devant se contenter d’un salut au tiers à l’issue de sa première faena. Un résultat identique a ponctué son troisième engagement de la semaine, dimanche, à Santander, avec deux ovations récoltées malgré le jeu inégal du lot de Domingo Hernández et Garcigrande.

- Alejandro TALAVANTE (corrida du samedi 16 septembre face aux toros de Victoriano del Río) : le torero natif de Badajoz a connu une semaine inspirée, placée sous le sceau de la régularité. Jeudi 20, à La Línea de la Concepción (Cadix), Alejandro Talavante a laissé parler le pouvoir de sa muleta devant ses deux toros de Torrealta, obtenant chaque fois une oreille. Deux trophées qui lui ont permis d’ouvrir la Grande porte des arènes gaditanas aux côtés d’El Juli et d’Andrés Roca Rey. Deux jours plus tard, à Valencia, le matador pacense a signé un succès d’importance à Valencia devant des toros de García Jiménez. Un pavillon lui a été accordé à l’issue de sa première faena, puis une vuelta a salué sa seconde œuvre, marquée par une grandiose série de naturelles. Un triomphe malheureusement gâché avec l’épée… ce qui n’a pas empêché le public valencian de réclamer l’oreille avec force. Un échec rapidement réparé par Talavante, au sommet de son art, dimanche à Roquetas de Mar (Almería), avec un trophée octroyé à l’issue de ses deux faenas inspirées devant des toros du Puerto de San Lorenzo et de La Ventana del Puerto.

- Daniel LUQUE (corrida du vendredi 15 septembre face aux toros de La Quinta) : le matador de toros natif de Gerena a été le grand triomphateur de la corrida d’El Pilar célébrée jeudi dernier à Mont-de-Marsan (Landes). Auteur d’une faena importante devant le 2e toro de l’après-midi, Luque a obtenu deux trophées, étant l’unique torero de la terna à sortir en triomphe des arènes du Plumaçon. Le lendemain, c’est sur le sable de la Línea de la Concepción (Cadix) que le matador andalou s’est mis en évidence, en tirant le meilleur parti de son lot de Carlos Núñez dont il a coupé un total de quatre oreilles. Un triomphe total qui s’est soldé par l’ouverture de la grande porte des arènes andalouses au côté de Sébastien Castella. De retour à Mont-de-Marsan samedi, Daniel Luque n’a pas manqué ses retrouvailles avec les toros de La Quinta en signant deux lidias particulièrement soignées, toutes deux récompensées par l’octroi d’un pavillon, synonyme d’un nouveau triomphe.

- Emilio de JUSTO (corrida du vendredi 15 septembre face aux toros de La Quinta) : le matador de toros originaire de Cáceres s’est transcendé lors de la corrida de La Quinta proposée lors de l’avant-dernière journée de la Feria de Mont-de-Marsan (Landes). En obtenant deux trophées à l’issue d’une faena particulièrement intense devant le 5e toro de l’après-midi, Emilio De Justo s’est remis sur les rails du succès dans une feria d’importance. Une belle impression confirmée le lendemain, dimanche 23, à Roquetas de Mar (Almería), avec trois oreilles coupées au terme d’une prestation dense et maîtrisée devant un bon lot du Puerto de San Lorenzo et de La Ventana del Puerto. Emilio De Justo est sorti en triomphe aux côtés de ses prestigieux compagnons de cartel, Alejandro Talavante et Andrés Roca Rey.

- Thomas DUFAU (corrida du samedi 16 septembre face aux toros de Victoriano del Río) : le matador de toros landais participait à sa dernière corrida dans les arènes de sa ville natale, Mont-de-Marsan, dimanche dernier, devant de redoutables et spectaculaires toros de Pedraza de Yeltes. Auteur de la meilleure faena de l’après-midi, devant le 6e toro, Thomas Dufau a recueilli une grande ovation et aurait pu prétendre à une récompense importante s’il s’était montré plus habile avec l’épée. La corrida s’est achevée dans l’enthousiasme général, ses compagnons d’affiche, Rafaelillo et Alberto Lamelas, portant a hombros Thomas Dufau pour un dernier triomphe dans les arènes où il avait été sacré matador de toros douze ans plus tôt.

- Andrés ROCA REY (corrida du samedi 16 septembre face aux toros de Victoriano del Río) : le torero péruvien a encore connu une semaine pleine, riche en engagements et en triomphes chantés. Parrain d’alternative du local Yon Lamothe, Andrés Roca Rey est sorti en triomphe des arènes de Mont-de-Marsan (Landes) après avoir coupé l’oreille de ses deux toros de Garcigrande. Auteur d’un toreo classique et plus posé qu’à Pampelune, le matador sud-américain a convaincu le public montois. Une mise en bouche qui allait être suivie d’une prestation extraordinaire, le lendemain soir, à La Línea de la Concepción (Cadix). Auteur de deux faenas jubilatoires, Roca Rey a obtenu un total de quatre oreilles et une queue, les trophées reçus au 6e toro étant symboliques puisque la présidence a ordonné la grâce du brave « Esloveno », de l’élevage de Torrealta. La jeunesse andalouse a envahi la piste à l’issue de cette corrida pour partager ce moment de communion avec « l’idole des jeunes » qu’est devenu Roca Rey, avant une sortie en triomphe particulièrement fêtée aux côtés d’El Juli et Alejandro Talavante, auquel le Péruvien a par ailleurs dédié un Samedi, Andrés Roca Rey s’est démené en piste de Valencia pour capter l’attention d’une présidence exigeante avec la terna du jour. Ovationné à l’issue de sa seconde prestation devant le 6e toro de García Jiménez, le torero sud-américain a réaffirmé la personnalité et le tempérament de son toreo. Dimanche enfin, Roca Rey était à l’affiche de la corrida de Roquetas de Mar (Almería) face à des toros du Puerto de San Lorenzo et de La Ventana del Puerto. Fidèle à sa réputation, le natif de Lima a conclu cette semaine par un nouveau succès, en obtenant un trophée.

- SOLALITO (corrida du dimanche 17 septembre face aux toros de Garcigrande) : le novillero nîmois a effectué une vuelta lors de la course organisée samedi matin à Mont-de-Marsan (Landes). Solal Calmet a connu ses meilleurs passages muleteros devant le noble 1er novillo de Cuillé, avant de toucher un exemplaire de moindre qualité en 4e

- Diego BASTOS (novillada du dimanche 17 septembre face aux novillos de Fernay) : le novillero sévillan s’est mis en évidence devant un noble lot de Núñez de Tarifa, lidié samedi dernier à Santander. Crédité de l’oreille du 5e exemplaire de l’après-midi, Diego Bastos s’est démarqué par le sérieux de son

- Diego VENTURA (corrida équestre du samedi 16 septembre face aux toros de Fermín Bohórquez) : le torero à cheval lusitano-andalou est sorti en triomphe des arènes de Roquetas de Mar (Almería), samedi dernier, après avoir coupé un total de trois oreilles à deux bons toros de Los Espartales. À hombros avec El Fandi et Sébastien Castella, Diego Ventura a proposé un rejoneo à la fois allègre et enthousiaste sur ses figures.

 

Après avoir gracié le 6e toro « Esloveno », de Torrealta, Andrés Roca Rey a partagé la joie de son triomphe avec le jeune public, encore sous le choc et l’émotion générés par la prestation du torero sud-américain (crédit photo : cabinet de presse d’Andrés Roca Rey).