OBJECTIF FERIA DE PENTECÔTE : LE LUNDI DE PENTECÔTE, UNE CORRIDA À NE PAS MANQUER !


- MORANTE DE LA PUEBLA (corrida du dimanche 5 juin face aux toros de Jandilla) : le matador de toros originaire de La Puebla del Río ne cesse de continuer son idylle avec le public des arènes de Séville. Star incontournable de la Real Maestranza de Caballería, José Antonio Morante a encore signé une faena d’exception devant le 4e toro de la corrida de Núñez del Cuvillo, le vendredi 6 mai. Un pavillon a récompensé sa tauromachie de pouvoir et d’esthétique sous les yeux de spectateurs qui avaient une fois de plus rempli les arènes jusqu’à l’ultime rangée des gradas.  Le lendemain, Morante De La Puebla a ponctué magnifiquement sa semaine sévillane en coupant les deux oreilles d’un sobrero de Garcigrande lors de l’alternative de Manuel Perera où il officiait en qualité de parrain. Une nouvelle démonstration de toreo pur, porté par gestuelle à la fois puissante et raffinée.

- EL JULI (corrida du lundi 6 juin face aux toros de Victoriano Del Río) : le torero madrilène a signé une semaine remarquable avec l’ouverture d’une Porte du Prince à Séville le 4 mai dernier, résultante d’une prestation exemplaire face à un lot de toros de Domingo Hernández et Garcigrande. Un après-midi tout en maîtrise pour le matador de Velilla de San Antonio, qui a donné une véritable impulsion à sa temporada. Deux jours plus tôt, El Juli s’était déjà illustré sur le sable de la Real Maestranza de Caballería en obtenant une oreille de poids lors de la corrida de Victoriano Del Río, sublimée par la Porte du Prince d’un extraordinaire Tomás Rufo. El Juli et Tomás Rufo, deux toreros incontournables du moment que le public des arènes de Nîmes aura la chance de retrouver lors de la corrida de clôture de la Feria de Pentecôte. Répété le 7 mai en qualité de témoin d’alternative de Manuel Perera, El Juli a été ovationné à l’issue de ses deux faenas face à un lot de Torrestrella.

- José María MANZANARES fils (corrida du samedi 4 juin face aux toros de García Jiménez) : le matador de toros alicantin jouit lui aussi d’une relation intense avec le public sévillan. Programmé le 4 mai dernier lors de la fameuse corrida de la Porte du Prince d’El Juli, José María Manzanares est allé chercher un succès à la force de sa volonté. Auteur d’une faena de caractère devant le 5e toro de Garcigrande, le matador espagnol a été récompensé d’un trophée fort mérité, recueillant par ailleurs l’ovation unanime du public de la Real Maestranza de Caballería.

- Juan ORTEGA (corrida du dimanche 5 juin face aux toros de Jandilla) : le matador de toros sévillan n’a pas été en réussite face à un lot assez inégal de Núñez del Cuvillo, le 6 mai dernier à Séville. Un silence a ponctué ses deux prestations.

- Andrés ROCA REY (corrida du samedi 4 juin face aux toros de García Jiménez) : le torero péruvien est l’un des matadors en grande forme du moment. Chacune de ses sorties en piste est considérée comme un événement à part entière du fait de son ressenti de la tauromachie et du spectacle proposé. À Séville, la Porte du Prince aurait dû saluer la prestation historique d’Andrés Roca Rey, exceptionnel de maîtrise et de détermination face aux toros de Núñez del Cuvillo le vendredi 6 mai. Hélas, la grille de critères d’attribution des trophées d’un président sévillan a injustement refusé l’oreille, majoritairement réclamée par le public au torero sud-américain. Le traitement eût-il été différent si Roca Rey était né à l’embouchure du Guadalquivir ? Si les débats peuvent être étayés quant à l’octroi d’une seconde oreille – voire d’une queue –, il est impossible de refuser au public un premier trophée majoritaire. Un non-octroi qui a donc fermé la Porte du Prince que Roca Rey avait pourtant légitimement ouverte avec cape, muleta et épée, notamment à l’issue de sa première faena, récompensée par deux pavillons. Deux vueltas ont donc été effectuées par le matador péruvien, qui s’affirme plus que jamais comme l’un des toreros de cette saison 2022. Quatre jours plus tôt, Roca Rey avait initié sa semaine sévillane par deux faenas importantes devant des toros de Victoriano Del Río, saluant par deux fois et passant près d’un succès plus important.

- Pablo AGUADO (corrida du dimanche 5 juin face aux toros de Jandilla) : le matador de toros sévillan n’a pas été en réussite face à un lot de Garcigrande assez éteint le 4 mai dernier à Séville. Pablo Aguado a écouté un silence à l’arrastre de ses deux toros.

- Tomás RUFO (corrida du lundi 6 juin face aux toros de Victoriano Del Río) : le torero tolédan a tout simplement épaté le cœur de l’afición sévillane en ouvrant la Porte du Prince le jour de sa première corrida à la Real Maestranza de Caballería ! Un exploit et une rareté qui se sont produits le lundi 2 lors de la corrida de Victoriano Del Río, où Tomás Rufo n'a nourri aucun complexe d’infériorité aux côtés d’El Juli et Roca Rey. Bien au contraire ! Proposant une tauromachie décomplexée, s’appuyant sur un immense bagage technique et un courage à toute épreuve – notamment devant le 6e toro qui l’a pris de façon très spectaculaire – Rufo s’est assis à la table des grands, obtenant un total de trois oreilles. Un triomphe d’importance qui bouleverse une certaine hiérarchie et donne un impact tout particulier à la corrida nîmoise du Lundi de Pentecôte qui verra cette grande promesse du toreo espagnol partager l’affiche avec deux immenses vedettes de l’Escalafón, idoles à Nîmes depuis fort longtemps, El Juli et Alejandro Talavante.  

Sortie en triomphe par la Porte du Prince de la Real Maestranza de Caballería de Séville pour El Juli et Tomás Rufo, deux des grandes stars de cette semaine  de Feria d’avril (crédit photo : page FB Maestranza – Pagés).