TEMPORADA : LA BELLE FORME DES GANADEROS FRANCAIS


L’unique oreille coupée samedi dernier à Saint-Gilles par Diego San Román ne reflète qu’imparfaitement la qualité des oppositions entrevues lors de cette novillada de feria. L’apprenti-torero natif de Querétaro a convaincu l’afición gardoise par la qualité de ses gestes et la douceur de la faena déclinée face à un novillo maniable des frères Gallon. Un succès que le novillero mexicain n’a pas été en mesure de renouveler devant l’exemplaire de Malaga, lui aussi excellemment estoqué.

Une épée qui a en revanche fait défaut au Rafi. Avec de meilleures estocades, nul doute que le novillero nîmois aurait dû repartir des arènes Émile-Bilhau avec un total de trois oreilles. Remarquable dans la conduite de sa faena devant l’exemplaire de Blohorn, logique vainqueur du concours, El Rafi aurait pu couper deux pavillons. Un autre trophée aurait dû lui revenir à l’issue de sa prestation face au maniable 6e novillo de La Paluna.

Desservi par le tirage au sort face à deux adversaires particulièrement retors et avisés de François André et Jalabert, Adrien Salenc n’a pu inverser une tendance initialement défavorable. A mettre toutefois au crédit du novillero nîmois, un courage et une abnégation sans failles malgré une adversité qui aurait pu le faire douter. Côté novillos, l’exemplaire de Blohorn s’est avéré être le plus complet, devançant en qualité ses congénères de Gallon, Malaga et La Paluna. Le lendemain, dimanche matin, c’est un eral de Cuillé qui a été honoré d’un tour de piste posthume lors de la finale du bolsín de Nîmes-Métropole remporté par l’Albaceteño Adrián Villalba.

Un exemplaire français de Pagès-Mailhan lors de la dernière novillada de la Cape d’or, aux arènes de Nîmes, le 19 mai 2018 (crédit photo : Anthony Maurin).