C’EST L’AMÉRIQUE POUR ENRIQUE PONCE !


Nouée il y a plus d’un quart de siècle, l’histoire d’amour entre Enrique Ponce et le nouveau continent n’est pas prête de desserrer son étreinte. L’un des maestros les plus accomplis de la fin du XXe siècle n’en finit pas d’étonner les publics par son étonnante capacité à se renouveler et à garder intacte sa soif de succès. Ponce, 46 ans depuis le mois de décembre dernier, apparaît toujours en piste avec son profil de jeune premier.

Samedi dernier, à Medellín, ses faenas ont encore conquis le cœur de l’afición mexicaine, et s’il n’a coupé qu’une seule oreille au 4e toro de la corrida d’Ernesto Gutiérrez, c’est parce que l’épée continue de jouer quelques tours à don Enrique. Un succès partagé au côté du torero colombien Juan de Castilla, alors qu’El Juli repartait des arènes de la Macarena sans la moindre récompense, 24 heures avant son fameux rendez-vous de Bogota.

Un nouveau succès qui fait suite aux cinq autres corridas toréées par Ponce depuis le début de l’année 2018 : triomphe à Manizales le 13 janvier en graciant notamment le toro « Canario » d’Ernesto Gutiérrez – 50e toro à être gracié par le torero valencian –, deux nouvelles oreilles à Bogota le 28 janvier, suivies d’une tournée mexicaine tout aussi intense avec plusieurs succès à Cadereyta Jiménez, Jalostotitlán ou encore Autlán de la Grana en février dernier. Une campagne latino-américaine qui augure d’une nouvelle saison d’importance pour le filleul taurin de Joselito : Enrique Ponce est d’ores et déjà annoncé le 4 mars à Olivenza face aux Victoriano Del Río, une semaine plus tard à Castellón de la Plana devant des Juan Pedro Domecq et le 17 mars, sur ses terres valencianes, aux côtés d’Alejandro Talavante et Paco Ureña face à un lot de Domingo Hernández et Garcigrande.

Triomphateur en septembre dernier à Nîmes – avec une neuvième sortie en triomphe par la Porte des Consuls –, il faudra encore compter avec Ponce en 2018 !