BILANS DE LA SAISON 2018 : LE SANS-FAUTE DE PAGÈS-MAILHAN


Six élevages ont été annoncé en 2018 pour les deux novilladas programmées aux arènes de Nîmes entre les ferias de Pentecôte et des Vendanges. Six élevages français qui ont fait honneur aux devises des troupeaux implantés sur les territoires des Bouches-du-Rhône et du Gard. Ainsi, 12 novillos français ont foulé le sable de l’amphithéâtre romain, occasionnant un total de 24 rencontres à la cavalerie pour une seule chute d’un groupe équestre – 4e novillo de Pagès-Mailhan à Pentecôte – et favorisant la coupe de 5 oreilles, toutes concernant des exemplaires porteurs du fameux « P » inscrit dans le cœur du fer de la famille Mailhan.

Une ganadería qui a connu une saison nîmoise exceptionnelle en voyant deux de ses novillos être honorés d’une vuelta posthume : le premier d’entre eux, « Ocurrente », n°565, castaño, 438 kg, né le 18 février 2015, lidié par El Rafi en 6e position lors de la novillada de la Cape d’or du samedi 19 mai 2018, puis « Holgazano », n°151, castaño oscuro, 455 kg, né le 20 janvier 2015, lidié par Adrien Salenc en 4e position lors de la novillada d’ouverture de la Feria des Vendanges du vendredi 14 septembre 2018. Élevage qui a également connu l’unique mouchoir vert déployé dans cette catégorie : le président de la novillada de la Cape d’or, Richard Tiberino, avait effectivement renvoyé au toril le 6e exemplaire, à l’antérieur gauche altéré, permettant son remplacement par le fameux novillo « Ocurrente », au final honoré d’une vuelta. Sur ces 12 novillos, 9 ont été applaudis – dont 5 pour le seul élevage de Pagès-Mailhan lors de la novillada de Pentecôte – alors qu’un silence a sanctionné l’exemplaire de Jalabert, qui a conclu la course des Vendanges.

Leader incontesté – et incontestable – Pagès-Mailhan est revenu par la Grande porte aux arènes de Nîmes : huit ans après leur dernière sortie dans la capitale gardoise, l’élevage arlésien a excellé par la qualité de ses produits issus de rames Domecq ou Santa Coloma - Parladé. Une première novillada de haut niveau pour Pentecôte, soutenue par une bravoure affirmée et quatre oreilles coupées : trois pour El Rafi et une entre les mains d’Adrien Salenc. Une course qui s’était conclue sur l’ouverture de la Porte des Consuls pour le novillero nîmois, qui avait précédemment invité le mayoral de l’élevage à effectuer une vuelta à ses côtés.  

Un essai transformé de la meilleure des manières, en septembre dernier, lors de la novillada réunissant six élevages français différents. Nouveau novillo de vuelta cette fois embarqué dans la muleta d’Adrien Salenc, récompensé d’une oreille. Un exemplaire mobile et exigeant qui a confirmé la qualité de la sélection effectuée depuis 18 ans maintenant sur les terres du mas des Jasses de Bouchaud.

2e ex-aequo, quatre élevages se disputent la place de dauphin. Quatre élevages dont chacun des novillos a été applaudi à l’arrastre lors de la novillada des Vendanges. Par ordre décroissant de qualité, on notera donc les lidias des exemplaires de Blohorn, puis Gallon, Los Galos et Piedras Rojas. L’élevage de la famille Jalabert occupe le 6e rang, avec un silence à l’arrastre.

« Holgazano », novillo de vuelta de l’élevage de Pagès-Mailhan, s’engageant sous le fer d’un picador d’Adrien Salenc lors de la novillada du 14 septembre 2018 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).