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ÉLEVAGE DE VIRGEN MARÍA : LA GRANDE AVENTURE GANADERA DE JEAN-MARIE RAYMOND


Entre 2018 et 2021, Jean-Marie Raymond a commencé à récolter les fruits de son investissement, d’une sélection patiente et d’un travail de fond auprès du milieu taurin andalou. Ses toros de Virgen María ont commencé à être appelés par les organisateurs des ferias de Séville et Cordoue pour officier en tant que sobreros. Premières prémices d’une reconnaissance récompensant un travail de longue date, initié en France en 2002.

Au début des années 2010, Jean-Marie Raymond comprend que la réussite de son troupeau passera par une installation en Espagne. Il rapatrie ses têtes de bétail à Constantina (Séville) et fait appel à Andrés Tirado, ancien mayoral de Victoriano del Río, l’un des hommes les plus doctes du campo espagnol, au côté de sa fille Irène. En 2018, le développement de la ganadería, notamment dû aux succès croissants rencontrés par l’élevage, provoque un nouveau déménagement du troupeau, dans une propriété plus vaste, intégrant un projet à long terme… Les toros de Virgen María et Santa Ana – le second fer de l’élevage – investissent les pâturages de la Dehesa El Serrano, à Guillena (Séville).

Fort de ces résultats, Jean-Marie Raymond franchit un nouveau cap en 2022 et parvient à gagner la confiance des plus prestigieux organisateurs de feria. Le dimanche 24 avril 2022, journée de second tour d’élection présidentielle en France, l’élevage de Virgen María présente sa première corrida intégrale en pleine Feria d’Avril de Séville. Composé de quatre toros de la ganadería mère, le lot est complété par deux autres exemplaires de la maison, Santa Anta, les anciens « toros de Casa Domecq ». Cette corrida voit la confirmation des intentions artistiques du talentueux torero andalou Alfonso Oliva Soto, qui coupe une oreille à l’instar d’Ángel Jiménez. Composé par six matadors, le cartel de cette corrida de compétition est également marqué par les faenas ambitieuses des frères Jiménez – Javier et Borja – amenés à saluer, tout comme Esaú Fernández et Lama de Góngora. Plusieurs toros sont ovationnés à l’arrastre, le pari est gagné pour le ganadero marseillais.

Un éleveur qui a notamment fait ses « gammes » dans les arènes de Nîmes. La présentation officielle de Virgen María remonte à la novillada du Jeudi de l’Ascension 2010. Ce 13 mai 2010, « Epicentro », n°128, negro, 421 kg, né en mars 2007, sorti en 5e position, fait plus que défendre les couleurs de la devise céleste, blanche et céleste. Brave et encasté à souhait, « Epicentro » est récompensé d’une vuelta posthume à l’issue d’une faena valeureuse du novillero Thomas Joubert.

L’année suivante, Virgen María fournit sa première corrida intégrale aux arènes de Nîmes, le mercredi 8 juin 2011, en ouverture de la Feria de Pentecôte, à l’occasion de la confirmation d’alternative d’Alberto Aguilar, des mains de Marc Serrano, en présence de Luis Bolívar. Le 5e toro de l’après-midi, « Luis », lidié par Luis Bolívar, s’avérera comme le plus complet d’un lot exigeant.

Sept ans plus tard, Virgen María confirme son enracinement dans la programmation ganadera nîmoise avec une nouvelle corrida présentée, le samedi 15 septembre 2018, pour un cartel ambitieux composé par Joselito Adame, Ginés Marín et Andy Younès, venu remplacer Paco Ureña, grièvement blessé la veille à Albacete… « Maleado » et « Bien Solo », respectivement sortis en 1e et 5e position, sont les meilleurs exemplaires d’une corrida variée au cours de laquelle seul Joselito Adame est récompensé d’une oreille. Un meilleur maniement des aciers aurait certainement permis à Ginés Marín d’obtenir un bien meilleur résultat devant le 5e toro.

En 2024, le Lundi de Pentecôte, Virgen María sera de retour aux arènes de Nîmes, avec un lot qui sera lidié par Juan Leal, un matador qui connaît bien les génisses fondatrices de la ganadería, ainsi que par Fernando Adrián, pour sa confirmation d’alternative, et le Nîmois Solal. Un élevage qui recèle en son sang les origines croisées de Daniel Ruiz, Jandilla et Victoriano del Río, alors que le fer secondaire de Santa Ana s’appuie sur les bases de sélection de l’ancienne ganadería du Marquis de Domecq.

Toute la fougue de la charge de « Maleado » dans la muleta de Joselito Adame, récompensé d’une oreille, lors de la corrida de Virgen María du 15 septembre 2018 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).