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CARTELS

CORRIDAS - TOREROS - GANADERIAS

FERIA DES VENDANGES 2009

Novillada - 18 septembre 2009

11H00

Toros de LA QUINTA

PABLO LECHUGA

PATRICK OLIVER

THOMAS DUFAU

C'était un matin. Le fameux panneau "il n'y a plus de billets" était de sortie. Quelques aficionados retardataires ou imprévoyants courraient dans tous les sens. En quête de billets. C'était il y a vingt ans. Presque vingt ans. C'était un lundi. Lundi 4 juin. Dernier jour de la feria de Pentecôte 1990. Personne ne voulait manquer le face à face entre deux novilleros aussi différents que l'eau et le feu : Jesulin de Ubrique et Chamaco, deux adolescents qui, ce matin là, ont fait entrer plus de quinze mille personnes dans les arènes de Nîmes.
Combien seront-ils ce vendredi 18 septembre ? Moins ! Beaucoup moins ! Les trois novilleros à l'affiche n'ont pas la notoriété des petits prodiges de l'an 1990. Pablo Lechuga originaire de San Martin de Valdeiglesias (Madrid) et Thomas Duffau né à Mont de Marsan ont un cursus classique, depuis leurs premiers pas dans une école taurine.
Le cas d'Angelino de Arriaga est différent. Originaire de Tlaxcala de Xicohtencatl, capitale de l'Etat de Tlaxcala, ce tlaxcaltèque (c'est le nom des habitants de la capitale) est le frêre de Jose Luis Angelino, matador mexicain qui a confirmé son alternative à Madrid.
Angelino de Arriaga a préféré quitter la mère patrie pour s'inscrire à l'école de tauromachie de Séville. Ce jeune homme qui a encore peu toréé, vient de titiller l'aficion du sud-ouest. "Il combine peut-on lire dans une chronique landaise l'alégria et la variété de répertoire propre à la tauromachie mexicaine avec des capacités artistiques qui donnent parfois à son toreo une allure morantiste."
Diantre !

Corrida - 19 septembre 2009

11H00

Toros de JUAN PEDRO DOMECQ

LUIS FRANCISCO ESPLA

ENRIQUE PONCE

JULIO APARICIO

Ceux qui se souviennent du premier paseo nîmois de Luis Francisco Espla matador de toros, n'ont pas vingt ans, ni trente, ni quarante, mais cinquante et plus.
C'était l'année 1976. Année marquée par le départ vers un autre monde de Mao Tse Toung sans son livre rouge, de Lucchino Visconti sans son "Guépard", de Jean Gabin, André Malraux et de la romancière Agatha Christie. Année référence aussi avec la fin du feuilleton Lip qui mettait un terme aux rêves d'autogestion. Fin de rêve également pour la Parti Communiste qui abandonnait la notion de dictature du prolétariat. Rêve brisé pour les amateurs de ballon rond, tous vêtus de vert, qui maudissent encore les poteaux carrées (désormais, ils sont ronds) qui ont empêché les verts de St Etienne de ramener la Coupe d'Europe (désormais on dit la Ligue des Champions) de Glascow où ils disputaient la finale face au Bayern de Munich.
Nouveau rêve pour des millions de français qui se ruent sur un nouveau jeu : le loto.
Mauvais rêve avec l'éxecution (l'abolition de la peine de mort n'était pas encore à l'ordre du jour) de Christian Ranucci dont le "Pull over rouge" fait encore débat. Rêve concrétisé pour Albert Spaggiari et son casse du siècle via les égoûts.
Ronaldo venait au monde et Luis Francisco Espla entrait dans l'arène. Le premier à remporté deux Coupes du Monde sous les couleurs du Brésil et le second, après avoir bouleversé Madrid en juin dernier, salue une dernière fois, le public de Nîmes et de France.

Corrida - 20 septembre 2009

11H00

Toros de VICTORIANO DEL RIO

MORANTE DE LA PUEBLA

SEBASTIEN CASTELLA

" Il est incompréhensible que tout le monde ne soit pas Morantiste" pestait un gros monsieur assis sur les gradins de la Monumental de Barcelone  le 21 juin dernier. Qu'il se rassure. Ceux qui ont assisté ce jour là, à la faena bouleversante de Morante de la Puebla sont des Morantistes définitivement convertis.
Ce premier dimanche de l'été de l'an 2009, José Antonio Morante né à la Puebla del Rio, au sud de Séville, a rempli la Monumental de Barcelone d'émotions déchirantes avec sa tauromachie "…lente, sincère, spontanée, templée, jamais préfabriquée. Tauromachie de pieds enfoncés dans le sable, de cœur et de corps offerts…" (Jacques Durand – Libération).
Tous Morantistes ce jour là! Et les autres? Ceux qui n'étaient pas là? Qui n'ont l'ont jamais vu dans cet état de grâce? Qu'ils persévèrent! Leur conversion viendra!   
En France où il torée peu (en 12 ans, il compte moins de 25 corridas), Morante n'a jamais ouvert totalement le flacon, distillant seulement quelques parfums éparpillés et trop isolés.
Sa tauromachie perdrait-elle de la profondeur au passage des Pyrénées? Serions-nous trop cartésiens pour ce torero toujours sincère, jamais vulgaire?
2009 l'année du triomphe de Morante en France? Dans le cadre unique des arénes de Nîmes!

Corrida - 17 septembre 2009

17H30

Toros de HUBERT YONNET

JUAN JOSE PADILLA

ANTONIO BARRERA

MEHDI SAVALLI

Pour approcher la ganaderia YONNET, il suffit de lire l'ouvrage que lui consacrent Luis de la Cruz d'abord, Joel Bartolotti ensuite.
Pour en savoir davantage sur la plus ancienne ganaderia de France, il faut plonger dans le sud de la Camargue, entrer dans le domaine de la Bélugue cerné par les eaux du Rhône, de la Méditerranée et de l'étang du Vaccarès. Si vous êtes patient et attentif, Hubert Yonnet, le maître des lieux, vous narrera l'histoire de l'élevage qui souffle cette année ses 150 bougies. Vous saurez tout sur l'année 1859 qui vit venir au monde Jean Jaurès, le canal de Suez, Faust de Charles Gounod et… la ganaderia Yonnet créée par Joseph.
Vous n'ignorerez rien de l'année 1971 marquée par la naissance de Charlotte Gainsbourg et du ministère de l'environnement, par le départ de Coco Chanel, Jean Vilar et Fernandel et par la venue à Nîmes des novilleros Ricardo Chibanga depuis le Mozambique et de José Mari Manzanares face à des novillos…. d'Hubert Yonnet!
Vous saurez tout sur ses présentations à Madrid, Séville, et Barcelone.
Vous revivrez le combat de ses toros célèbres : Monte-Negro le préféré d'Hubert Yonnet et Pescaluno le miraculé de Lunel.
Vous imaginerez les allées et venues de visiteurs célèbres de la Belugue : futur pape, futurs présidents de la Répuplique, chefs d'état étrangers et la rencontre surréaliste avec la reine d'Angleterre sur la draille du mas. Et pour finir, Hubert Yonnet haussera les épaules, écartera les bras avant de conclure, dans un soupir, avec trois mots lourds de signification "Ah, les toros!!" Il n'ajoutera rien, mais vous aurez compris que les toros demeurent, 150 ans après leur arrivée dans la famille Yonnet, la meilleure et la pire des choses. 

Corrida - 18 septembre 2009

17H30

Toros de GARCIGRANDE

EL JULI

SEBASTIEN CASTELLA

ROMAN PEREZ

Pablo Picasso mangeait de la brandade au Cheval Blanc et à l'Impérator, lieux incontournables des fêtes nîmoises La brandade est un très ancien plat nîmois, né d'un échange commercial médiéval et créé par la famille Durand au milieu du 19ème siècle.
La brandade -à l'origine, on disait morue à la branlade- n'est pas l'unique spécialité de la cité. Il faut y ajouter le croquant Villaret, long biscuit dur, né à la boulangerie du même nom fondée en 1775, ou encore le café Nadal, autre maison séculaire. 
Spécialités locales aussi : les vins "Costières de Nîmes", les fraises "garriguette", le stade Jean Bouin -ou plutôt, ce qu'il en reste, le clou sous vos chaussures, dans les rues du centre ville, la librairie Teissier, la place aux Herbes, le baron Feuchères, mari trompé et généreux donateur, la grenouille de la fontaine Pradier, le blue-jean, la rue Dorée, El Juli et Sébastien Castella. Deux toreros nîmois ces deux-là. A peine plus de 25 ans et déja 26 paseos (depuis son alternative) pour le premier et 22 pour le second.
L'aventure d'El Juli à Nîmes commence au siècle précédent, et compte de nombreux chapitres : ses débuts en non piquée, ses triomphes en novilladas, ses solos, ses mano à mano, sa faena sous l'orage, ses multiples "Portes des Consuls"
Celle de Sébastien Castella est aussi dense et intense.
EL Juli et Sébastien Castella "deux noms qui vont très bien ensemble"  -comme dit la chanson- sur les affiches des ferias... de Nîmes.

Corrida - 19 septembre 2009

17H00

Toros de EL PILAR

MATIAS TEJELA

ALEJANDRO TALAVANTE

RUBEN PINAR

"Qui connait le mieux les toros ? Les vaches et encore pas toutes" ironisait un torero Calife de Cordoue.
Parler de toros n'est pas chose aisée et peut provoquer chez deux spécialistes hautement qualifiés l'émerveillement le plus affiché et le sarcasme le plus atroce.
Pour causer toros, certains empruntent la voie la plus facile : aller aux origines de l'élevage. Ainsi, vous apprendrez en quelques minutes que la ganaderia El Pilar, à l'affiche ce samedi 19 septembre dans les arènes de Nîmes, appartient depuis 1987 à Moises Fraile et Maria del Pilar Fraile. Elevage acheté à Antonio Perez Tabernero avec des vaches d'origine Aldeanueva". Vous voilà pas très avancé.
D'autres vous énumèreront les récents grands moments de la devise. Vous apprendrez alors que "Resistente", toro d'El Pilar fut désigné meilleur toro de la feria de San Isidro 2005 à Madrid. Une sacrée référence !
En 2007, l'élevage fut également primé à Saragosse, arène de  première catégorie.
Enfin, si vous avez de la mémoire, vous vous souvenez probablement de la corrida du 14 mai 2005 à Nîmes, quand deux toros d'El Pilar, honorés tous deux d'une vuelta posthume, changèrent le destin de deux toreros. Le premier relança la carrière de Juan Bautista. Le second brisa celle d'Eduardo Gallo débordé par la caste de "Resiston", tonique toro d'El Pilar.
Vous l'avez deviné. El Pilar est une ganaderia étoile.

Corrida - 20 septembre 2009

17H00

Toros de VALDEFRESNO

JUAN BAUTISTA

MIGUEL ANGEL PERERA

DANIEL LUQUE

Quand il poussa son premier cri dans une clinique de Gerena, Salvador Dali et Bernard Blier avaient tiré leurs révérences, le mur de Berlin n'était plus qu'un tas de ruines. Daniel Luque est donc jeune, très jeune. Pas encore vingt ans et déja matador de toros, depuis bientôt trois ans. Depuis le 24 mai 2007, quand El Juli le parrain et Sébastien Castella le témoin lui donnèrent l'alternative à Nîmes. Six mois plus tard, Juan Bautista parrainait sa confirmation à Quito.
Et, puis vint le 5 juin 2008 à Madrid. Une date qui restera dans les mémoires des aficionados et dans les manuels d'histoire de la tauromachie.
Rien à voir avec Daniel Luque. Et pourtant, il était là, aux côtés de Jose Tomas qui retrouvait Madrid après une trop longue absence. On connait la suite. Et que fit Daniel Luque dans cette arène foudroyée par les quatre oreilles du torero de Galapagar ? Il fit front, et réussit même à accrocher quelques bravos. Un véritable exploit. Pas étonnant de le retrouver dés maintenant aux portes du Panthéon. A son palmarès, des oreilles à Séville, Madrid et un indulto à Grenade. Sans oublier les cinq oreilles décrochées à Nîmes en trois corridas. Nîmes où il a la lourde charge de clôturer la feria des Vendanges et la temporada 2009.
Beau challenge pour un torero précoce et en pleine ascension.