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ESCALAFÓN DES MATADORS DE TOROS : ROCA REY ENTRE DANS L’HISTOIRE

Posté le 10/11/18

54 corridas toréées, 91 oreilles et 2 queues coupées : les jeux étaient déjà faits le mois dernier en ce qui concerne la temporada européenne exemplaire d’Andrés Roca Rey, lauréat 2018 d’un Escalafón qu’il a dominé avec maestria. Premier leader péruvien dans l’histoire de cette classification, il faut remonter à l’année 1961 pour retrouver trace du dernier matador sud-américain sacré sur le vieux continent, en la personne du populaire torero vénézuélien Curro Girón. Au repos depuis sa dernière corrida de la saison européenne, à Séville, qui l’avait vu couper une oreille, lors de la Feria de San Miguel, Andrés Roca Rey a triomphé le week-end dernier au Mexique, dans les arènes de Morelia et Juriquilla.

Même s’il reste encore quelques courses mineures en Europe lors de ce mois de novembre, on peut décemment affirmer que le Top 10 des matadors de toros ne verra plus de bouleversement des positions. Ainsi, le dauphin de Roca Rey est finalement El Fandi, sprinter redoutable en cette fin de temporada, qui a pu coiffer Manzanares et Padilla du fait d’un agenda plus chargé, notamment en arènes de 3e catégorie. Le torero originaire de Grenade a conclu sa saison européenne à Jaén pour sa 49e corrida de l’année, avec 106 oreilles et 9 queues coupées, dont seulement 3 pavillons en arènes de 1e catégorie.

A ce titre, la 2e place d’El Fandi se doit donc d’être nuancée au regard des trophées obtenus par Manzanares et Padilla, qui ont certes un peu moins toréé mais ont coupé des oreilles dans des arènes de plus grande responsabilité. 3e, le torero d’Alicante totalise 47 corridas pour une coupe de 43 oreilles, avec une ultime course qui l’a vu connaître un grand succès à Saragosse, deux oreilles en mains face aux toros de Núñez del Cuvillo, le 14 octobre dernier, lors des adieux européens de Juan José Padilla. Justement, le « cyclone de Jerez » suit de près Manzanares, à une course près : 46 paseos pour Padilla, 83 oreilles et 3 queues coupées, dont un ultime triomphe, dignement fêté à Saragosse, arène ô combien symbolique d’une trajectoire professionnelle hors du commun.

Enrique Ponce a pour sa part réussi à conserver le 5e rang qu’il occupait le mois dernier, avec 45 corridas toréées, 79 oreilles et 3 queues coupées. C’est à Saragosse que le maestro de Chiva a ravi l’ultime trophée de sa temporada européenne, le 12 octobre dernier, avant un dernier paseo espagnol à Jaén. Sans faire de vagues pour ses 20 ans d’alternative, El Juli termine sa saison à la 6e place, avec 43 courses au compteur, 57 oreilles et une queue dans son escarcelle, et un solo à Saragosse qui ne passera certainement pas à la postérité.

7e, Álvaro Lorenzo fait un bond en avant extraordinaire, lui qui s’était classé 36e lors de la saison 2017 ! Le matador natif de Tolède se permet même de coiffer sur le sprint des toreros comme Sébastien Castella et Ginés Marín, avec un total de 36 corridas toréées, 58 oreilles et 1 queue coupées. Porté par une belle dynamique, Lorenzo a conclu sa campagne européenne à Calanda (Teruel), le 12 octobre dernier, où il a ravi deux oreilles à un toro de Murube.

Avec 35 corridas toréées et 39 pavillons obtenus, Ginés Marín rétrograde au 8e rang, n’ayant pas été en mesure de s’illustrer lors de sa dernière date européenne, le 10 octobre dernier à Saragosse. Sébastien Castella, qui est récemment arrivé au Mexique pour sa campagne latino-américaine, glisse donc au 9e rang avec un total de 35 corridas toréées, 36 oreilles et 1 queue coupées, cette dernière l’ayant été le 16 septembre dernier, à Nîmes, lors du dernier acte de la saison européenne du matador biterrois.

Avec métier, régularité et sens de l’engagement, Miguel Ángel Perera déloge logiquement Morante de la Puebla de cette 10e place de l’Escalafón malgré le double engagement de ce dernier lors de la récente Feria de San Miguel de Séville. Avec 38 oreilles et 3 queues coupées en 32 paseos, Perera a confirmé son profil de torero de temporada, signant notamment une faena remarquable face à un toro du Puerto de San Lorenzo, récompensée d’une oreille , le 12 octobre dernier à Saragosse.

Moment de partage entre Andrés Roca Rey et le public des arènes de Nîmes lors de la vuelta effectuée le 20 mai 2018, Dimanche de Pentecôte, pour la corrida de Núñez del Cuvillo (crédit photo : Anthony Maurin).

FERIA DES VENDANGES : LÉA VICENS, COMME A LA MAISON

Posté le 09/11/18

Léa Vicens a été l’unique torero à cheval engagé lors de la dernière Feria des Vendanges aux arènes de Nîmes. Un rôle pleinement assumé par la rejoneadora nîmoise qui participait à cette occasion à la huitième corrida de sa carrière dans sa ville natale et qui n’avait plus participé au cycle tauromachique des Vendanges depuis trois ans. Face à deux toros de Carmen Lorenzo et El Capea, l’amazone française a pu jauger la côte d’amour dont elle bénéficie à l’issue d’une temporada au profil remarquable.

Une prestation qui s’est conclue, comme lors de la Feria de Pentecôte, par une sortie en triomphe par la Porte des cuadrillas, après avoir coupé l’oreille de ses deux adversaires. Deux faenas au profil complémentaire, qui, si elles n’ont atteint le niveau d’intensité souhaité par la rejoneadora nîmoise, ont permis de réaffirmer un haut niveau de monte et une technique affinée. « Bético », « Deseado » et « Gacela » ont été trois des montures étoiles ayant permis à Léa Vicens de quitter les arènes de Nîmes a hombros pour la seconde fois de la temporada.

Une Porte des cuadrillas que Léa Vicens a déjà ouverte à trois reprises depuis le début de sa carrière, avec à ce jour un seul passage sous l’arche des Consuls. C’était en mai 2015, lors d’une mémorable matinée de rejoneo partagée avec Andy Cartagena et Diego Ventura. Au total, Léa Vicens a obtenu 12 oreilles en 8 corridas toréées dans l’amphithéâtre gardois.

Léa Vicens attendant l’entrée en piste du 4e toro d’El Capea le 16 septembre 2018 aux arènes de Nîmes sur les flancs de « Guitarra » (crédit photo : Anthony Maurin).

TEMPORADA : LA TAUROMACHIE, 3e SPECTACLE DE MASSES APRÈS LES MUSÉES ET LES CONCERTS

Posté le 08/11/18

Le IIe Congrès international de Tauromachie de Murcie a permis de rétablir bon nombre de vérités quant à l’importance des spectacles tauromachiques dans un pays comme l’Espagne, tordant au passage le cou à bon nombre de poncifs anti-taurins, répétés par une certaine presse qui a oublié de vérifier la véracité de ses « informations ». Ainsi, le Ministère de la Culture a confirmé que la Tauromachie représentait le troisième spectacle de masses en Espagne, derrière les visites de musées et les concerts de musique actuelle ou classique. Un fait qui réhabilite le pouvoir réel des aficionados et qui fait du spectacle tauromachique une réalité culturelle que l’on doit prendre en compte et respecter.

C’est la directrice de la Division des Statistiques du Ministère espagnol de la Culture, María Ángeles Pérez Corrales, qui a donné lecture de ces données, desquelles sont exclus le football et le cinéma. Dans le premier cas, il n’est nullement question de culture puisqu’il s’agit d’un événement sportif alors que le second n’est pas pris en compte car n’ayant pas lieu en direct. De même, les personnes présentes aux spectacles tauromachiques enregistrent un plus grand usage de produits culturels par rapport au reste des citoyens espagnols.

Ces données statistiques éditées par le Ministère espagnol de la Culture se basent également sur 16.000 enquêtes réalisées tous les quatre ans. On y découvre que 9,5% de la population espagnole affirme aller au moins une fois à une corrida formelle en tant que spectateur d’arènes. 17% des sondés disent regarder des corridas en direct via des médias comme la télévision et, dans une moindre mesure, internet.

A titre comparatif, les déclarations concernant la présence physique à des concerts ou dans des musées atteignent respectivement 24,5% et 23,2%. Le nombre de spectateurs des corridas de toros est supérieur à celui des opéras, des productions de danse, de zarzuelas, de ballets ou de cirques. Cela n’empêche pas les amateurs de corridas d’être fortement intéressés par les manifestations artistiques précédemment citées, justifiant la porosité des publics entre ces différents spectacles, selon l’analyse de la représentante du ministère.

Concernant des données strictement tauromachiques, il a été rappelé que 387 corridas de toros avaient été célébrées en Espagne tout au long de la saison 2017, soit une de plus que lors de la temporada précédente. 220 novilladas ont également été dénombrées, soit 20 de plus qu’en 2016 et 155 courses de rejón, soit 17 de moins par rapport à la saison antérieure. 10.959 personnes figurent sur le Registre des Professionnels taurins au sein duquel on compte 289 femmes, la plupart d’entre elles officiant dans le cadre de l’art du rejoneo.

Une partie des gradins des arènes de Nîmes lors de la corrida du samedi 14 mai 2016 (crédit photo : Anthony Maurin).

FERIA DES VENDANGES : LE CARTON PLEIN DE SÉBASTIEN CASTELLA

Posté le 07/11/18

15 matadors de toros avaient pris part aux cinq corridas de la dernière Feria de Pentecôte aux arènes de Nîmes. Aux Vendanges, ce sont 11 toreros qui ont pris part aux quatre corridas de ce troisième week-end du mois de septembre. 11 matadors de toros qui ont lidié un total de 22 toros, obtenant 18 oreilles et 2 queues, 4 sorties en triomphe par la Porte des Consuls et 1 par celle des cuadrillas.

Avec quatre oreilles et une queue coupée le dimanche matin, Sébastien Castella a fait mieux qu’à Pentecôte, où il s’était illustré en obtenant quatre pavillons lors de la corrida du samedi après-midi. En signant une prestation solide lors de la corrida franco-française, le torero biterrois a coupé la 3e queue de son histoire dans les arènes de Nîmes, 10 ans après celle ravie lors de son solo des Vendanges 2008 face à un sobrero de Cortés offert en supplément. Une motivation couplée à l’intrinsèque qualité de ses deux partenaires de Núñez del Cuvillo ont ainsi permis à Castella d’ouvrir la 16e Porte des Consuls dans sa carrière de matador de toros, devenant l’un des grands triomphateurs de la temporada nîmoise.

Autre Porte des Consuls pour le 2e au classement, Juan Bautista, qui est passé sous la grande arche pour la 14e et dernière fois dans sa carrière de matador de toros. Dans un style libéré, le torero arlésien a lui aussi tenu à briller devant le bétail andalou de Núñez del Cuvillo, se voyant octroyer un total de quatre trophées. Le matador français devance Antonio Catalán « Toñete », devenu torero professionnel 24 heures plus tôt, et qui n’a pas manqué son examen de passage en ouvrant lui aussi la Grande porte, trois oreilles en mains.

Un quatrième torero a ouvert la Grande porte lors de cette Feria des Vendanges, en la personne du parrain d’alternative de Toñete. Crédité des deux oreilles et la queues symboliques du toro de Cortés, « Devoto », Enrique Ponce figure au 4e rang de la classification après avoir livré une faena à la densité esthétique affirmée. C’est la 10e Porte des Consuls qu’Enrique Ponce ouvre aux arènes de Nîmes en plus de 28 ans d’alternative et 45 corridas toréées dans l’amphithéâtre romain, où il a déjà gracié 3 toros, entre 2001 et 2018. C’est la quatrième fois que le maestro de Chiva officiait en tant que parrain d’alternative aux arènes de Nîmes, après les cérémonies de Rubén Pinar, Juan Pabo Sánchez et Andrés Roca Rey.

5e de ce classement, Octavio Chacón est l’une des grandes révélations de cette Feria des Vendanges, lui qui a ouvert l’unique Porte des cuadrillas dans la catégorie des matadors de toros. Deux oreilles de poids acquises lors d’une mémorable corrida de clôture de Victorino Martín qui a vu les trois toreros à l’affiche briller de mille feux. Chacón est justement suivi de près par Pepe Moral, avec une oreille acquise au prix de son propre sang, tout comme Emilio de Justo, auteur de l’une des meilleures faenas de la feria.

Un ultime pavillon est revenu entre les mains de Joselito Adame, 8e de cette classification, à l’issue d’une faena plaisante et inattendue face à un bon toro de Virgen María. Lors de cet après-midi du samedi 15 septembre, Ginés Marín a pour sa part effectué l’une des deux vueltas de cette feria, la seconde étant entreprise par un Pepe Moral malheureux avec le descabello dimanche soir. Un classement des matadors de toros bouclé par El Juli et Andy Younès, respectivement crédités de deux saluts et deux silences.

Sébastien Castella, l’un des grands triomphateurs de l’édition 2018 de la Feria des Vendanges aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

TEMPORADA : 4,5 MILLIARDS D’EUROS GÉNÉRÉS PAR L’ÉCONOMIE DE LA TAUROMACHIE EN 2017

Posté le 06/11/18

19.882 spectacles tauromachiques ont été organisés en Espagne lors de la saison taurine 2017, générant un impact économique de 4,5 milliards d’euros, soit 0,36% du Produit intérieur brut, avec une pointe à 1,5% pour la seule province de Castilla-et-León. Des chiffres présentés par la secrétaire technique de l’Association nationale des Organisateurs de Spectacles taurins (ANOET), Mar Gutiérrez, qui a précisé que les courses populaires représentaient 92,3% de l’étude, soit 18.357 spectacles, contre 7,7% pour les quelques 1.500 corridas formelles. L’augmentation du nombre de courses populaires au cours des dernières années a par ailleurs favorisé la stabilisation du nombre de corridas, novilladas et courses de rejón jusqu’alors en baisse.

A ce jour, la Communauté valencienne est leader en termes de spectacles de rue avec pas moins de 9.759 manifestations taurines en 2017. Le territoire valencien est suivi par celui de Castilla-et-León avec 2.345 spectacles, puis par la Navarre avec 1.648, Castilla-La-Mancha avec 1.6054, l’Aragon avec 1.215, l’Estrémadure avec 658 et l’Andalousie avec 655, entre autres…

Au cours de cette congrès, l’avocat sévillan Joaquín Moeckel, représentant légal de la direction de la Real Maestranza de Caballería et de plusieurs toreros vedettes, a demandé officiellement que la Tauromachie bénéficie de la même « auto-régulation » appliquée au monde du football, en assurant que « la culture ne peut être supprimée légalement », réponse directe à ceux qui prétendent organiser un référendum sur les spectacles taurins en Espagne. Me Moeckel a appuyé ses propos en affirmant qu’il n’y avait pas « à justifier la défense de la Fiesta Brava » tout en prétendant qu’une meilleure protection de la Tauromachie passait « par la qualité du spectacle ». « Le toreo est un berceau de liberté » a-t-il enfin lancé à l’assistance en guise de mot de conclusion.

Ovation pour Enrique Ponce, Juan Bautista et Jesús Enrique Colombo à l’entame de la corrida matinale du Dimanche de Pentecôte, 20 mai 2018 (crédit photo : Anthony Maurin).

FERIA DES VENDANGES : ADRIEN SALENC CONFIRME SES INTENTIONS DE PENTECÔTE

Posté le 05/11/18

Comme il l’avait fait lors de la Feria de Pentecôte, Adrien Salenc a consolidé son profil dans les arènes de sa ville natale. En ravissant l’unique oreille de la novillada d’ouverture de la Feria des Vendanges aux arènes de Nîmes, l’apprenti-torero français a terminé en tête du palmarès des novilleros dans cette catégorie. Une première place également justifiée par le fait que Salenc ait eu à estoquer trois novillos suite à la blessure malheureuse de Diego San Román, pris par le 5e exemplaire, porteur du fer de Piedras Rojas.

El Rafi apparaît en 2e position, ayant lidié deux novillos contre un seul pour l’infortuné Diego San Román qui se classe 3e. Dans de prochaines classifications, nous aurons l’occasion d’analyser les six novillos présentés lors de cette course d’ouverture de la Feria des Vendanges avant de proposer un bilan complet des novilleros ayant officié tout au long de cette temporada  2018 aux arènes de Nîmes.

Véronique genou en terre d’Adrien Salenc face au 4e exemplaire de Pagès-Mailhan lors de la novillada d’ouverture de la Feria des Vendanges du 14 septembre 2018 (crédit photo : Anthony Maurin).

TEMPORADA : LES GRANDS CHIFFRES DE LA FRÉQUENTATION DE LA FERIA D’AUTOMNE A MADRID

Posté le 04/11/18

Les esprits chafouins qui souhaitent voir une désaffection du public pour les spectacles taurins ne cessent de parler de « fréquentation en baisse dans les arènes ». Un vieux serpent de mer auquel il convient de tordre le cou, avec des faits et des chiffres à l’appui, comme nous l’avons fait au moment d’évoquer le bilan positif de la dernière Feria des Vendanges aux arènes de Nîmes. L’événement créé autour du tirage au sort des cartels de la Feria d’Automne a plus qu’intéressé le grand public qui s’est massé aux guichets de la Monumental de Las Ventas.

Une feria historique à plus d’un titre, que ce soit en termes d’entrées enregistrées que de contenu artistique, avec les triomphes mémorables de Diego Urdiales, Emilio de Justo ou encore Diego Ventura. La Monumental de Las Ventas a vu 20.000 spectateurs de moyenne pour l’ensemble des six courses de cette Feria d’Automne. En termes de chiffres, la direction des arènes a noté une augmentation de 14.000 spectateurs par rapport à l’édition 2017 de cette même feria, composée à l’époque de sept courses.

Aux guichets, 5.000 entrées supplémentaires ont ainsi été vendues à chaque course, participant à une augmentation du nombre d’abonnés. Lors de la dernière Feria de la San Isidro, on comptait 15.482 aux arènes de Madrid, la Feria d’Automne a réussi à atteindre 16.028 abonnés à Las Ventas ! Rappelons que la Monumental madrilène dispose dans sa configuration actuelle de 23.798 places.

En guise d’illustration, voici le Top 6 des entrées de la dernière Feria d’Automne aux arènes de Las Ventas, à Madrid :

  1. Corrida du 5 octobre – Talavante face aux Adolfo Martín : 23.018 spectateurs.
  2. Corrida équestre du 6 octobre – Solo de Diego Ventura : 21.722 spectateurs.
  3. Corrida du 28 septembre – Première de Talavante, succès d’Aguado : 20.884 spectateurs.
  4. Corrida du 7 octobre – Triomphe d’Urdiales face aux Fuente Ymbro : 17.364 spectateurs.
  5. Novillada du 29 septembre – Juanito, Mora et Manuel face aux Fuente Ymbro : 17.133 spectateurs.
  6. Corrida du 30 septembre – Triomphe de Justo face aux Puerto de San Lorenzo : 16.827 spectateurs.

Au total, 116.948 spectateurs ont assisté aux corridas de la Feria d’Automne, soit 19.491 spectateurs en moyenne par corrida. A titre de comparaison, les sept courses de l’édition 2017 de la Feria d’Automne avaient rassemblé un total de 102.892 spectateurs, soit une moyenne de 14.698 spectateurs par corrida. D’une année sur l’autre, la Feria d’Automne a ainsi attiré 14.056 spectateurs supplémentaire ! CQFD.

En piste, le succès artistique s’est traduit par de nombreux temps forts avec trois corridas qui se sont conclues par une sortie en triomphe : celles d’Emilio de Justo le 30 septembre, de Diego Ventura le 6 octobre et de Diego Urdiales le lendemain. De même, une oreille de poids a récompensé les prestations de Pablo Aguado lors de sa confirmation d’alternative et d’Octavio Chacón lors de la course de clôture de la feria. Une Feria d’Automne qui s’est également avérée « virale » sur les réseaux sociaux : #FeriaDeOtoño étant l’un des hashtags en tête des trending topics chers à Twitter, lors du tirage au sort.

Des tendances et des mots clés qui ont permis à la tauromachie d’émerger sur les tweets-lines des internautes, avec les noms des toreros officiant à chaque jour de corrida. Ainsi, Diego Ventura a été l’une des « meilleures tendances » de Twitter, pendant presque 7 heures, lors de la journée du 6 octobre qui l’a vu défier six toros en solitaire sur le sable de Las Ventas. Derrière Ventura apparaît Talavante, qui a été l’un des noms les plus commentés pendant 5 heures sur Twitter lors de ses deux comparutions madrilènes de la Feria d’Automne. Pablo Aguado et Diego Urdiales sont les deux autres matadors de toros qui ont également occupé ce poste privilégié sur le réseau social qui aime à gazouiller !

Côté toros, Fuente Ymbro a également eu l’honneur de faire partie de ce débat public et d’être cité à plusieurs reprises sur les fameux « TT » lors de ses deux courses, novillada et corrida.

116.948 spectateurs ont assisté aux corridas de la Feria d’Automne, faisant bondir le nombre d’abonnés aux arènes de Madrid (crédit photo : Plaza 1).

HISTOIRE : LES QUINZE PORTES DES CONSULS DE JUAN BAUTISTA AUX ARÈNES DE NÎMES (2016 – 2018)

Posté le 03/11/18

Difficile de se l’imaginer mais Juan Bautista ne foulera plus jamais le sable des arènes de Nîmes vêtu de lumières. Il y a maintenant plus d’un mois, le torero arlésien a annoncé sa volonté de mettre un terme à sa carrière de matador de toros. Le 6 octobre dernier, à Saragosse, ceint de l’habit blanc et argent qu’il portait quelques semaines plus tôt à Nîmes, Jean-Baptiste a participé à sa dixième et dernière corrida sur le sable des arènes de la Miséricorde. Une course qui était également la dernière toréée par Juan Bautista en Espagne.

Il restera une ultime course sur l’agenda du torero arlésien, sur ses terres, dans le cadre de la traditionnelle corrida goyesque, en septembre prochain, 20 ans quasiment jour pour jour après sa prise d’alternative. Au moment où sont établis les bilans de fin de saison taurine, l’album des souvenirs s’ouvre déjà en évoquant la trajectoire de Juan Bautista, matador d’Arles mais qui a signé à Nîmes quelques-unes de ses faenas les plus importantes. Les chiffres et le rappel des faits l’attestent : 2 novilladas toréées, 5 oreilles coupées et 1 sortie en triomphe par la Porte des Consuls ; comme matador de toros, 36 corridas toréées, 64 oreilles et 2 queues coupées, 14 sorties en triomphe par la Porte des Consuls et 5 autres par la Porte des cuadrillas.

Au total, Jean-Baptiste Jalabert a officié à 39 reprises sur le sable des arènes de Nîmes : 38 courses vêtu de lumières et un festival taurin de bienfaisance, à l’automne 2002, au profit des sinistrés des inondations du Gard. Une course de fin de temporada qui l’avait vu ravir deux pavillons qui s’ajoutent aux 69 autres coupés en traje de luces. Si l’on ajoute les 5 Portes des cuadrillas aux 15 Portes des Consuls, Juan Bautista aura été promené a hombros à 20 reprises aux arènes de Nîmes.

Voici la liste des 15 « grandes portes » nîmoises du torero arlésien. Troisième et dernier épisode de cette série avec les cinq dernières, ouvertes entre 2016 et 2018 :

  1. Dimanche 18 septembre 2016 (Feria des Vendanges), aux côtés de José María Manzanares II et Thomas Joubert (confirmation d’alternative). Toros de Victoriano del Río et Cortés.

Vêtu de caramel et or, Juan Bautista connaît certainement l’une de ses plus grandes matinées nîmoises et ouvre sa quatrième Porte des Consuls consécutive en quatre corridas suivies, 24 heures après sa dernière. Un exploit qui se traduit en piste par une faena sublime face à un immense toro de Cortés, « Soleares », honoré d’une vuelta posthume. Trois oreilles et une queue pour le matador français au sommet de son art.

  1. Dimanche 4 juin 2017 (Feria de Pentecôte), seul contre 6 toros. Bétail de La Quinta, Parladé, Jandilla, Pedraza de Yeltes, Carmen Lorenzo et Garcigrande.

Vêtu de carmin et noir par Christian Lacroix, Juan Bautista officie pour la première fois de sa carrière en solitaire aux arènes de Nîmes, porté par sa dynamique de Portes des Consuls consécutives. La cinquième d’affilée sera à l’issue de ce solo au profil peu évident pour le torero arlésien, qui obtient les deux oreilles du 1er La Quinta et du 3e Jandilla.

  1. Samedi 16 septembre 2017 (Feria des Vendanges), aux côtés d’Alejandro Talavante et Andy Younès (alternative). Toros de Victoriano del Río et Núñez del Cuvillo.

Vêtu de vert empire et or, Juan Bautista survole la matinée par la maturité de son toreo et une technique infaillible. Parrain d’alternative de son concitoyen Andy Younès, le matador français obtient un total de trois trophées à l’issue de faenas au profil décidé. Cette sixième Porte des Consuls consécutive sera la dernière d’une série qui s’achèvera le lendemain matin par la faute d’une épée exceptionnellement déficiente.

  1. Dimanche 20 mai 2018 (Feria de Pentecôte), aux côtés d’Enrique Ponce et Jesús Enrique Colombo (confirmation d’alternative). Toros de Juan Pedro Domecq.

Vêtu de bleu nuit et or, Juan Bautista obtient un nouveau triomphe avec force, quatre oreilles en mains, intervenant avec cape, banderilles et muleta. Ce succès est l’un des premiers d’importance d’une temporada difficile, marquée par la disparition de son père Luc quelques semaines plus tôt.

  1. Dimanche 16 septembre (Feria des Vendanges), aux côtés de la rejoneadora Léa Vicens et Sébastien Castella. Toros de Núñez del Cuvillo.

Vêtu de blanc et argent, Juan Bautista ouvre une ultime fois la Porte des Consuls pour sa dernière corrida aux arènes de Nîmes. Véritablement libéré après l’annonce de sa retraite une semaine plus tôt, le matador arlésien torée sur un nuage, avec lenteur et volupté, se montrant une nouvelle fois décisif avec l’épée.

Grande naturelle de Juan Bautista face au toro « Soleares » de Cortés, le dimanche 18 septembre 2016 (crédit photo : Anthony Maurin).

ESCALAFÓN DES REJONEADORS : LA PERCÉE D’ANA RITA

Posté le 02/11/18

Âgée de 29 ans et originaire de Vila Franca de Xira, Ana Rita n’est qu’un nom au sein de l’Escalafón des rejoneadors aux yeux des spectateurs qui ne suivent pas assidument la tauromachie à cheval. Pourtant, cette souriante rejoneadora n’est pas totalement une inconnue en France, elle qui a déjà foulé depuis onze ans le sable des arènes de Béziers, Dax, Soustons, Châteaurenard ou encore Arzacq-Arraziguet. Depuis ses débuts professionnels en 2005, l’amazone portugaise ne cesse de gravir les échelons, apparaissant aujourd’hui à une étonnante 3e place au classement européen des toreros à cheval.

Avec 27 corridas toréées, 64 oreilles et 8 queues coupées, nul ne saurait contester la marche en avant d’Ana Rita, auteur d’une fin de saison épatante, illustrée par une queue coupée à Algemesí (Valencia) le 23 septembre dernier et d’autres grandes portes ouvertes dans des arènes de troisième catégorie. Une troisième place qu’elle partage ex-aequo avec deux autres rejoneadors qui ont effectué 27 paseos cette saison en Europe : Andy Cartagena et João Telles. Aujourd’hui au Mexique, Cartagena totalise 60 oreilles et 4 queues, contre 24 oreilles et 2 queues pour son confrères portugais, Telles, qui n’a officié en Espagne qu’à 12 reprises ; ses 15 autres engagements étant au Portugal, sans possibilité de ravir le moindre trophée.

Ce trio composé par Ana Rita, Andy Cartagena et João Telles devance d’une seule course João Moura fils, 6e avec 26 corridas toréées, 29 oreilles et 1 queue coupées. Excellent à chacune de ses sorties, le rejoneador natif de Monforte (Portoalegre) a signé une excellente prestation lors de sa dernière sortie de la temporada à Vila Franca de Xira (Lisbonne) le 30 septembre dernier. Moura devance lui-même d’une course Pablo Hermoso de Mendoza, crédité de 40 oreilles et 2 queues obtenues en 25 paseos européens.

L’ancien « roi de Navarre » compte lui aussi une course d’avance sur le gruppetto de trois rejoneadors classés aux trois dernières places de ce Top 10. Avec 24 corridas toréées, Raúl Martín Burgos, Leonardo Hernández II et Luis Rouxinol rappellent l’importance de leur temporada. 55 oreilles et 2 queues coupées pour le Madrilène Martín Burgos, triomphateur à Calanda (Teruel) le 13 octobre dernier. 46 oreilles et 4 queues figurent dans l’escarcelle d’Hernández, lui aussi auteur d’une fin de saison crescendo. Rouxinol, qui a fêté cet été ses 50 ans, n’a obtenu pour sa part aucune oreille, ayant toréé la totalité de ses courses dans son Portugal natal où la mise à mort en public n’est pas autorisée.

Cinquième rejoneador portugais classé dans ce Top 10, Diego Ventura figure à la 2e place de l’Escalafón, avec 45 corridas au compteur et un total flatteur de trophées : 113 oreilles et 7 queues coupées. Une fin de saison exceptionnelle pour le nouveau roi du rejoneo qui a écrit à Madrid une page d’histoire de la tauromachie équestre le 6 octobre dernier. Un grand moment prolongé le lendemain à Saragosse, coupant quatre pavillons, avant deux autres triomphes dans sa ville natale de Lisbonne puis à Jaén.

Première de l’Escalafón pour la deuxième saison consécutive, Léa Vicens totalise 46 courses, avec 77 oreilles et 3 queues à son crédit. Une position que l’amazone nîmoise devrait conserver du fait d’un agenda taurin européen quasiment terminé, à une exception près. D’ici à la fin du mois de novembre, cette classification ne devrait quasiment pas évoluer. Une saison conclue de façon triomphale à Logroño (La Rioja) pour la rejoneadora française, qui a ouvert avec brio la Grande porte des arènes de la Ribera.

La rejoneadora portugaise Ana Rita, étonnante 3e au classement Escalafón des toreros à cheval (crédit photo : Cristina Machado / Festa Brava no Ribatejo pour la page FB d’Ana Rita).

HISTOIRE : LES QUINZE PORTES DES CONSULS DE JUAN BAUTISTA AUX ARÈNES DE NÎMES (2012 – 2016)

Posté le 01/11/18

Difficile de se l’imaginer mais Juan Bautista ne foulera plus jamais le sable des arènes de Nîmes vêtu de lumières. Il y a maintenant plus d’un mois, le torero arlésien a annoncé sa volonté de mettre un terme à sa carrière de matador de toros. Le 6 octobre dernier, à Saragosse, ceint de l’habit blanc et argent qu’il portait quelques semaines plus tôt à Nîmes, Jean-Baptiste a participé à sa dixième et dernière corrida sur le sable des arènes de la Miséricorde. Une course qui était également la dernière toréée par Juan Bautista en Espagne.

Il restera une ultime course sur l’agenda du torero arlésien, sur ses terres, dans le cadre de la traditionnelle corrida goyesque, en septembre prochain, 20 ans quasiment jour pour jour après sa prise d’alternative. Au moment où sont établis les bilans de fin de saison taurine, l’album des souvenirs s’ouvre déjà en évoquant la trajectoire de Juan Bautista, matador d’Arles mais qui a signé à Nîmes quelques-unes de ses faenas les plus importantes. Les chiffres et le rappel des faits l’attestent : 2 novilladas toréées, 5 oreilles coupées et 1 sortie en triomphe par la Porte des Consuls ; comme matador de toros, 36 corridas toréées, 64 oreilles et 2 queues coupées, 14 sorties en triomphe par la Porte des Consuls et 5 autres par la Porte des cuadrillas.

Au total, Jean-Baptiste Jalabert a officié à 39 reprises sur le sable des arènes de Nîmes : 38 courses vêtu de lumières et un festival taurin de bienfaisance, à l’automne 2002, au profit des sinistrés des inondations du Gard. Une course de fin de temporada qui l’avait vu ravir deux pavillons qui s’ajoutent aux 69 autres coupés en traje de luces. Si l’on ajoute les 5 Portes des cuadrillas aux 15 Portes des Consuls, Juan Bautista aura été promené a hombros à 20 reprises aux arènes de Nîmes.

Voici la liste des 15 « grandes portes » nîmoises du torero arlésien. Deuxième épisode de cette série avec celles ouvertes entre 2012 et 2016 :

  1. Samedi 26 mai 2012 (Feria de Pentecôte), aux côtés de Juan José Padilla et El Cid. Toros de Carmen Lorenzo.

Vêtu de vert bouteille et or souligné de noir, Juan Bautista déroule un toreo souple et cadencé face à la noblesse des « murubes » de la famille Capea. Une appréciable démonstration de temple et de technique couronnée par une réussite impressionnante avec l’épée, trois oreilles à la clé.

  1. Samedi 7 juin 2014 (Feria de Pentecôte), au côté de la rejoneadora Léa Vicens, en mini-solo. Toros de Zalduendo.

Vêtu de rose mexicain et or, Juan Bautista veut rééditer sa prestation istréenne de 2013 dans le cadre d’un mini-solo, où il partage l’affiche avec Léa Vicens. L’occasion pour le matador français de démontrer l’étendue de son répertoire avec cape et muleta pour une matinée faste, trois oreilles en mains.

  1. Samedi 19 septembre 2015 (Feria des Vendanges), aux côtés d’Enrique Ponce et Andrés Roca Rey (alternative). Toros de Cortés et Juan Pedro Domecq.

Vêtu de tabac fumé et argent, Juan Bautista officie comme témoin d’alternative du torero péruvien Andrés Roca Rey. Dans le cadre d’une course fleuve, le matador arlésien émerge face aux difficultés présentées par ses toros, extrayant une technique irréprochable doublée d’une grande force de caractère. Avec trois oreilles coupées, il partage la sortie en triomphe avec Enrique Ponce.

  1. Samedi 14 mai 2016 (Feria de Pentecôte), aux côtés d’Enrique Ponce et José Garrido (confirmation d’alternative). Toros de Torrealta.

Vêtu de moka et or souligné de noir, Juan Bautista s’illustre face à une ganadería qu’il n’avait jusqu’alors jamais défiée en tant que matador. Deux partitions privilégiées face à des toros dont la noblesse inspire le torero arlésien, qui ne fait pas de demi-mesure en obtenant un total de quatre oreilles.

  1. Samedi 17 septembre 2016 (Feria des Vendanges), aux côtés de Rafaelillo et Miguel Ángel Perera. Toros du Puerto de San Lorenzo.

Vêtu de bleu pétrole et or, Juan Bautista poursuit une belle série de triomphes nîmois et obtient ce matin-là sa troisième Porte des Consuls consécutive en trois corridas toréées. Face à l’un de ses élevages de prédilection, le matador français réalise une démonstration de toreo solide et obtient trois pavillons sans discussion.

A suivre…

Deux oreilles pour Juan Bautista face au 5e toro de Carmen Lorenzo le samedi 26 mai 2012 (crédit photo : Anthony Maurin).

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