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VALENCIA : UNE BELLE OPPORTUNITÉ POUR LE JEUNE NINO

Posté le 05/07/18

Le samedi 21 juillet, à 19 heures, face à du bétail de José Cruz, l’un des élèves de la plus ancienne école taurine française aura l’opportunité de fouler le sable des arènes de Valencia. Une programmation favorisée par la société Simon Casas Production, qui a décidé de donner un coup de pouce au jeune « Nino », élève au Centre français de Tauromachie. Le protégé de Christian Lesur sera programmé dans le cadre d’une classe pratique, aux côtés des Espagnols Álvaro Martín, Miguel Polope – vu à Nîmes au printemps dernier –, José Pirela et des Mexicains Arturo Gilio et Antonio Magaña. 

« Nino » fait partie des espoirs de la nouvelle génération issue des rangs des becerristas du CFT. A son avantage lors de différentes démonstrations en tientas, capeas, becerradas ou encore novilladas sans picadors, le jeune Nîmois sera suivi avec attention à quelques heures du lancement de la Feria de la San Jaime. 

Cartel du concours international des écoles taurines aux arènes de Valencia.

ESCALAFÓN DES REJONEADORS : LÉA VICENS AU TRIPLE GALOP

Posté le 02/07/18

A la fois conquérante et populaire, Léa Vicens demeure à ce jour la rejoneadora la plus demandée sur le marché des corridas à cheval. Un mois de juin placé sous le signe des succès en tous genres pour l’amazone française qui demeure en tête du classement européen des toreros à cheval avec 18 corridas toréées pour une coupe totale de 28 oreilles et 1 queue. Une forme qui s’est traduite en piste par une oreille ravie dans des conditions météorologiques extrêmes à Madrid précédant un triomphe majeur à Grenade et Alicante. 

Derrière Léa Vicens, Diego Ventura ne ralentit pas la cadence, bien au contraire ! Le cavalier luso-andalou totalise 14 corridas pour une coupe totale impressionnante de 41 oreilles et 4 queues. Une dynamique exceptionnelle portée à ce jour par 15 faenas doublement primées et surtout un rabo historique octroyé à Madrid. Les grandes portes des arènes d’Aranjuez, Grenade, Madrid et Plasencia n’ont ainsi pas résisté au « cyclone Diego ». 

La troisième marche du podium est partagée entre deux rejoneadors dont les pères ont dominé la tauromachie équestre de la fin du XXe siècle. Avec 9 corridas toréées et 13 oreilles et 1 queue obtenues, Leonardo Hernández se positionne comme un admirable technicien, auteur d’une prestation notable à Plasencia devant un lot de toros de Luis Terrón. De son côté, João Moura ne totalise « que » trois oreilles du fait des nombreuses courses toréées au Portugal, où il n’est pas possible de ravir des trophées à cause de l’interdiction de la mise à mort du toro en piste. 

Sergio Galán occupe le 5e rang, suivi d’un gruppetto formé de rejoneadors célèbres : 8 corridas au compteur et 15 oreilles dans la balance du cavalier madrilène, aguerri aux luttes de haut vol, comme ce fut le cas lors de trois succès consécutifs, début juin, à Madrid, Grenade et Ledesma (Salamanque). Une cinquième place partagée ex-aequo avec Pablo Hermoso de Mendoza, crédité de huit oreilles, et qui s’est montré à son avantage à Madrid, Alicante et Badajoz. João Moura Caetano, qui n’a officié que dans son Portugal natal, n’a pu ravir le moindre trophée du fait de la législation nationale, malgré plusieurs faenas convaincantes. 

Huitième avec 13 oreilles et 1 queue coupées en 7 corridas toréées, Andy Cartagena semble avoir retrouvé une partie de ses sensations. La Grande porte ouverte à Madrid en début de mois a confirmé la capacité du rejoneador d’Alicante à se sublimer dans les moments importants. Une force qui s’est réaffirmée une semaine plus tard à Alicante, avec deux oreilles à la clé lors de la corrida de Fermín Bohórquez, ou encore plus récemment à Zamora. 

Un Top 10 bouclé par les Portugais Joaquim Santos – avec 7 corridas toréées au Portugal – et Rui Fernandes – avec 6 corridas toréées et 3 oreilles coupées – qui fêtera cet été le vingtième anniversaire de sa prise d’alternative dans les arènes de Campo Pequeno de Lisbonne. 

La joie de Léa Vicens lors de son succès madrilène du 2 juin 2018 (crédit photo : Plaza 1).

TEMPORADA : JOSÉ TOMÁS ET MIGUEL ÁNGEL PERERA EN ÉTAT DE GRÂCE

Posté le 01/07/18

Cette corrida était présentée comme l’un des premiers grands événements de l’été tauromachique 2018. Autant dire qu’il n’a pas déçu les suiveurs de José Tomás et autres amateurs de toreo pur. Réunis en mano a mano pour la première fois de leur carrière, José Tomás et Miguel Ángel Perera ont conquis les 11.000 spectateurs qui avaient pris place sur les 11.000 sièges de la plaza de toros de Las Palomas, qui semblait bien exiguë pour un tel événement. 

Deux matadors attendus dès la fin du paseo comme le confirma l’ovation qui s’éleva des gradins afin d’obtenir le salut en piste des deux protagonistes avant l’entrée du premier toro de la course. Un Núñez del Cuvillo accueilli par des véroniques au ralenti signées José Tomás, fort inspiré cape en main. Media, chicuelinas, tafalleras et serpentina témoignèrent de la variété capotera d’un maestro désireux de partager son plaisir à toréer avec les spectateurs. 

Muleta en main, l’opéra de Tomás allait monter en gamme. Temple et accompagnement des charges dans une symphonie de séries au sitio exquis. Relâchement dans la gestuelle, recherche de la profonde, quête du muletazo juste – comme à sa première époque –, autant de figures rares qui conservent une signification du fait des apparitions comptées du maestro de Galapagar, auteur également de quelques pases de las flores chantées sur les gradins. Deux oreilles après une épée basse mais efficace lançaient les hostilités d’un mano a mano passionnant. 

Miguel Ángel Perera répondit avec brio à la première faena de José Tomás, ravissant un pavillon devant son premier toro de Jandilla. Défenseur d’un toreo encimista, sur la courte distance, le torero natif de la Puebla del Prior allait briller dans ce style si particulier devant le 4e exemplaire de l’après-midi. Jandilla, ganadería incontournable des grandes faenas d’Ojeda, présenta le toro « Libélula », dont la qualité de charge profita à merveille à Perera. Un Ojeda des temps modernes auteur, selon ses dires, de l’une des « faenas de sa vie » face à son encaste de prédilection. Deux oreilles et la queue symboliques à l’issue d’une œuvre composée de passes au ralenti, ceintes d’un pouvoir immense et d’un impact indescriptible sur les spectateurs. De la belle et grande tauromachie pour une course qui restera dans les mémoires : José Tomás et Miguel Ángel Perera par la grand porte, deux toreros à suivre sans nul doute si d’aventure le premier cité décide de s’annoncer sur le cartel d’une arène d’importance…

José Tomás et Miguel Ángel Perera ont brillé vendredi à Algeciras, partageant la sortie en triomphe à l’issue d’une corrida importante (crédit photo : agence de presse de Miguel Ángel Perera).

RÉTROSPECTIVE : 1998, ANNÉE D’UN TITRE MONDIAL ET DE L’ALTERNATIVE D’EL JULI

Posté le 27/06/18

Il n’y aura pas de corrida aux arènes de Nîmes le 18 septembre 2018 puisque cette journée sera un mardi, soit le surlendemain de la corrida de clôture de la Feria des Vendanges. Cette date est pourtant importante car elle est celle de l’anniversaire de la prise d’alternative d’El Juli dans l’amphithéâtre romain. La dernière grande alternative de la décennie 90 octroyée par José María Manzanares, en présence de José Ortega Cano, face au toro « Endiosado », porteur du fer de Daniel Ruiz. 

Devant les caméras de TVE, El Juli avait conquis la planète taurine par son toreo de cape virevoltant et l’impétuosité d’attitudes déjà ceintes d’un pouvoir incontestable. Le public nîmois avait été conquis par la fraîcheur d’El Juli, la fulgurance de ses zapopinas ou encore l’invitation au quite au maestro José Ortega Cano, suivant une intervention magistrale de José María Manzanares. Nous aurons prochainement l’occasion de revenir sur cette corrida et sur les alternatives historiques concédées aux arènes de Nîmes. 

1998, année du titre mondial de l’équipe de France de football, fut une saison prolixe en alternatives : pas moins de 44 toreros ont été sacrés matadors de toros entre le 30 janvier et le 27 décembre de l’antépénultième année du XXe siècle. Dans cette classification, El Juli est le 34e torero à avoir pris l’alternative au cours de cette temporada 1998, un chiffre record qui montre l’importance des vocations taurines à une époque où l’Escalafón était plus riche en novilleros, prétendants au grade suprême de matador de toros. Outre El Juli, plusieurs matadors sacrés en 1998 sont bien connus du public des arènes de Nîmes. 

Le 10 mars 1998, à Benicarló (Castellón de la Plana), Swan Soto prend l’alternative face à une corrida de Torrestrella, des mains d’El Fundi et en présence de Juan Villanueva, quatre ans après avoir remporté la Cape d’or sur le sable nîmois. Un peu plus d’un mois plus tard, Antoni Losada, lauréat 1995 de la Cape d’or nîmoise après avoir coupé un rabo à un excellent novillo de Guadalest, est élevé au grade de matador par Manuel Caballero – autre torero sacré à Nîmes aux Vendanges 1991 – en présence de Francisco Rivera Ordóñez, aux arènes d’Arles, devant un lot de Domingo Hernández. Le 3 mai de la même année, à Ibros (Jaén), l’un des toreros sobresalientes les plus engagés du circuit professionnel prend également son alternative : David Sánchez « Saleri », qui a pris la muleta de matador de Paco Delgado, sous le regard de Luis de Pauloba, devant une corrida de Centeno Guerra. 

Le 24 juin 1998, à Alicante, en pleines célébrations de la San Juan, Miguel Abellán devient matador de toros moins de trois mois avant El Juli, mais avec un parrain de cérémonie identique : José María Manzanares ; Enrique Ponce officiant comme témoin devant un lot de toros d’Alcurrucén. Trois jours avant le doctorat d’El Juli, c’est Domingo López Chaves qui connaît sa journée taurine la plus importante à Salamanque, avec Joselito et Enrique Ponce, face à des toros de Capea, dans un cartel de luxe. Un torero que le public nîmois découvrira lors de l’édition 2007 de la Feria de Pentecôte face à une corrida de Las Ramblas. 

Six toreros aux personnalités affirmées et aux trajectoires taurines différentes : aujourd’hui, Swan Soto continue à toréer pour son plaisir et participe à des expositions en tant qu’artiste-peintre. Si Antoni Losada a disparu du circuit taurin, Saleri continue d’écumer les arènes comme sobresaliente, alors que Miguel Abellán poursuit une trajectoire professionnelle remarquable, que ce soit dans les arènes comme sur les plateaux de la télévision espagnole en tant que torero populaire. López Chaves est également en activité, programmé dans des créneaux de corridas réputées plus âpres. 

A l’instar de tous ces matadors, El Juli célébrera cette année le vingtième anniversaire de son alternative. Cet événement se déroulera lors de la prochaine Feria des Vendanges, aux arènes de Nîmes, dans le cadre d’une corrida exceptionnelle du torero madrilène, qui sera programmé en solitaire face à des toros de différents élevages. Une corrida dont chacun espère qu’elle soit aussi lumineuse que celle programmée aux Vendanges 2008, avec un solo qui demeure dans toutes les mémoires. 

El Juli, quelques minutes, avant le paseo d’une corrida aux arènes de Nîmes, le samedi 22 mai 2010 (crédit photo : Anthony Maurin).

TEMPORADA : LE RYTHME DE CROISIÈRE D’ENRIQUE PONCE ET EL JULI

Posté le 25/06/18

Le 12 août prochain à Huesca, si les calendriers ne sont pas modifiés d’ici là, Enrique Ponce et El Juli seront à l’affiche d’une même corrida pour la… 300e fois de leur carrière. Un chiffre impressionnant qui atteste de la durée exceptionnelle des carrières de deux maestros au sommet. Depuis 28 ans, Enrique Ponce assoit sa domination et sa régularité sur l’Escalafón des matadors de toros dont il a fini 1er à trois reprises (1992, 1993 et 1997). « El Juli », qui fêtera ses vingt ans d’alternative dans le cadre d’une corrida exceptionnelle en septembre prochain à Nîmes, a lui aussi dominé ce classement en en assumant le leadership par trois fois (1999, 2000 et 2002), à l’instar de Ponce. 

Deux toreros qui se connaissent par cœur, Enrique Ponce ayant été le parrain de confirmation d’alternative d’El Juli à Madrid, au printemps 2000 face aux toros de Samuel Flores. Deux matadors, qui, curieusement, n’avaient jamais toréé à ce jour la moindre corrida en commun à Alicante. A titre de comparaison, Ponce et Juli ont officié à trois reprises à Nîmes sur une même affiche : le 1er juin 2001, lors de la grâce par le maestro valencian du fameux toro « Descarado », de Victoriano del Río, le 16 septembre 2005 devant un lot de Las Ramblas, et enfin le 22 mai 2010 face à une corrida de Garcigrande. 

Ce dimanche 24 juin, jour de clôture de la Feria de las Hogueras, Enrique Ponce et El Juli ont comblé le public alicantin par la variété de leur toreo. Élégant avec cape et muleta, le maestro de Chiva a livré une seconde faena particulièrement dense, couronnée d’une épée entière et récompensée de deux oreilles. Deux pavillons qui étaient une réponse à la démonstration proposée par El Juli face au bon 2e toro de l’après-midi. Une lidia ancrée dans le pouvoir sur le toro et la transmission avec les gradins, favorisée par d’infinies séries de muletazos denses et enthousiastes. 

Deux faenas différentes qui prouvent, si besoin était, qu’Enrique Ponce et El Juli traversent un moment important de leur carrière. Deux maestros qui auront encore l’occasion de faire montre de leur art tout au long de la saison estivale. 

Enrique Ponce et El Juli sortent en triomphe des arènes d’Alicante ce dimanche 24 juin 2018 lors de leur première corrida en commun dans cette plaza (crédit photo : Rafael Navarro pour Simon Casas Production).

CLASSEMENT ESCALAFÓN : TROIS NOVILLEROS FRANÇAIS EN EMBUSCADE

Posté le 25/06/18

Avec 13 oreilles coupées en 11 novilladas toréées, Antonio Catalán dit « Toñete » maintient une courte avance sur son poursuivant direct, Ángel Téllez, crédité de 10 courses et 5 oreilles obtenues. Les deux novilleros madrilènes s’appuient sur une saison jusqu’alors bien conduite : « Toñete » s’est illustré au cours du dernier mois en triomphant avec force à Navas de San Juan et Talavera de la Reina, avec une oreille ravie en pleine Feria de San Isidro, face au 6e exemplaire de la novillada du Conde de Mayalde, le 21 mai à Madrid. Auteur de gestes d’une rare élégance, Ángel Téllez a été ovationné par le public nîmois, une semaine avant de donner une vuelta à Séville à l’issue d’une faena importante devant l’ultime novillo de Guadaira. 

Toujours 3e du classement avec 6 novilladas toréées, Yannis Djemiba « El Adoureño » poursuit sa temporada qui le verra prendre l’alternative le 9 septembre prochain. Le novillero français est talonné par le Murciano José Manuel, bon 4e avec 11 oreilles coupées en 5 novilladas toréées dans des arènes espagnoles de troisième catégorie. Il devance un autre apprenti-torero murciano, Fran Ferrer, déjà crédité d’un rabo dans sa moisson de trophées du début de saison, avec 9 oreilles obtenues en 5 novilladas toréées. 

Récemment opéré avec succès au pouce gauche après une blessure contractée à Captieux (Gironde), Adrien Salenc apparaît au 6e rang. Le novillero nîmois poursuit sa temporada placée sous le sceau de la régularité, avec 7 oreilles coupées en 5 novilladas toréées, dont un nouveau triomphe à Istres face à un excellente novillada de Virgen María, propriété du ganadero français établi en Andalousie, Jean-Marie Raymond. Un triomphe qui fait suite aux succès de Salenc à Nîmes et Captieux. 

Avec 5 novilladas au compteur, on retrouve également Carlos Ochoa, qui n’a coupé à ce jour qu’une seule oreille, lors de la première course de sa temporada, à Mugron (Landes). Un novillero madrilène qui a été récemment ovationné lors de son passage par la Real Maestranza de Séville face à un lot d’Antonio López Gibaja. 8e de ce classement Escalafón, le jeune Palois Dorian Canton poursuit également sa marche en avant : 4 novilladas toréées et 7 oreilles coupées, avec un triomphe encourageant à Captieux devant un bon novillo d’El Juli, porteur du fer d’El Freixo. Un mois plus tôt, Canton s’était également distingué dans une autre arène du sud-ouest, Aire-sur-l’Adour, en ravissant l’oreille d’un novillo de Palha. Des résultats prometteurs pour une première saison en novillada. 

Alfonso Ortiz et Darío Domínguez bouclent ce Top 10 européen : le Madrilène a toréé à 4 reprises depuis le début de la saison avec 7 oreilles et 1 queue au compteur, alors que le novillero originaire de Valladolid a obtenu 6 trophées en 4 novilladas, respectivement. 

Demi-véronique d’Adrien Salenc face à un novillo de Pagès-Mailhan, le samedi 19 mai 2018 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

NÎMES : DES SPECTATEURS VENUS DES QUATRE COINS DE FRANCE

Posté le 24/06/18

Avec un total de 57.772 billets traités aux guichets de la rue de la Violette, l’activité n’a pas décru lors de la dernière Feria de Pentecôte. Un total dont il convient de préciser que 31.145 tickets ont été édités en direct au cours de ces cinq journées de feria. 26.627 l’ont été via les achats par internet, les ventes à distance ou encore les places du Tendido Jeunes. 

26.627 billets dont l’analyse des commandes permet de tirer quelques enseignements quant à l’attractivité des cartels nîmois sur chaque département français. 94 sont concernés par la vente des tickets de corridas en ligne : en tête des ventes, point de surprises, le Gard conserve son leadership avec 14.213 billets commandés. La deuxième place revient au voisin héraultais, avec 2.691 tickets achetés, devançant de peu un autre territoire limitrophe, les Bouches-du-Rhône, avec 2.028 billets commandés. 

Derrière ces trois départements de tradition taurine figure une ancienne ville de corridas : Paris, la capitale de la France, avec 950 tickets achetés. Plus loin apparaissent les départements de Vaucluse (380), du Var (361) et Haute-Garonne (356). Les aficionados lyonnais ne sont pas oubliés avec 302 tickets réservés depuis le département du Rhône, les Hauts-de-Seine confirmant l’intérêt de la région parisienne avec 323 billets achetés. 

Des chiffres qui prouvent que les corridas nîmoises intéressent dans des départements qui ne sont pas de tradition taurine, comme les Alpes-Maritimes (212), l’Isère (161), le Val-de-Marne (119) ou encore les Yvelines (101). Une étude qui permet de constater enfin l’attractivité des cartels nîmois au niveau international : l’Italie est toujours bien représentée en termes de clients, tout comme la Grèce ou encore le Luxembourg. Des spectateurs venus de Macédoine et de Norvège ont également côtoyé des aficionados mexicains. Plus rare, des billets ont été vendus à des spectateurs originaires du Gabon, de Gambie et du Ghana. Qui a dit que l’Afrique n’était pas aficionada ? 

De nombreux spectateurs venus assister aux adieux de Juan José Padilla aux arènes de Nîmes le dimanche 20 mai 2018 (crédit photo : Anthony Maurin).

TEMPORADA : SÉBASTIEN CASTELLA POURSUIT SA CONQUÊTE DES FERIAS

Posté le 19/06/18

Sébastien Castella est une véritable « machine à triompher ». Pas le moindre petit grain de sable ne serait susceptible de venir enrayer sa marche en avant. Dimanche dernier, le torero biterrois participait à sa 26e corrida depuis le 1er janvier 2018, parvenant au chiffre symbolique de 26 oreilles coupées. 

Une régularité affichée des deux côtés de l’Atlantique qui fait de Sébastien Castella l’un des toreros incontournables de cette temporada. Depuis sa dernière campagne mexicaine, le protégé de Simon Casas a enchaîné des prestations qui ont forcé l’admiration des spectateurs : une première oreille obtenue à Madrid, le 18 mai dernier, face à un toro de Jandilla, puis une nouvelle Porte des Consuls ouverte le lendemain aux arènes de Nîmes. 

Sébastien Castella n’allait pas en rester là, en obtenant les deux oreilles du 5e exemplaire de la corrida de Garcigrande le 30 mai dernier à Madrid. Une cinquième Grande porte ouverte à la force de sa conviction, avec une blessure à la clé. C’est d’ailleurs avec deux côtes fracturées que le maestro biterrois a officié, deux jours plus tard, sur ce même sable de Las Ventas, affichant toute sa détermination. 

Le public français a pu le mesurer ce dimanche 17 juin aux arènes d’Istres. Auteur d’une nouvelle démonstration de pouvoir, Sébastien Castella a ravi un total de trois trophées face à son lot de Vegahermosa et Jandilla. Un élevage qui lui a souvent souri tout au long de sa carrière, et notamment à Nîmes : le samedi 29 mai 2004, en session matinale, Sébastien Castella avait ouvert la deuxième Porte des Consuls de sa jeune carrière après avoir coupé trois pavillons aux fameux toros porteurs de la devise bleue. Une ganadería également associée au souvenir du brave « Hebreo », meilleur toro de l’édition 2017 de la Feria de San Isidro, et devant lequel le torero français s’était illustré à Madrid. 

Le rugissement triomphateur de Sébastien Castella à l’issue de sa seconde faena aux arènes de Nîmes, le samedi 19 mai 2018 (crédit photo : Anthony Maurin).

ALICANTE : ANDY CARTAGENA ET LÉA VICENS TRIOMPHENT POUR L’OUVERTURE DE LA FERIA

Posté le 17/06/18

Jamais une cavalière française n’avait autant dominé la discipline de l’art du rejoneo. En coupant l’oreille de ses deux toros de Fermín Bohórquez ce dimanche, en ouverture de la Feria d’Alicante, Léa Vicens a réaffirmé son leadership dans une arène qui lui sourit. Pour sa troisième apparition en terre alicantine, l’amazone française a obtenu sa deuxième sortie en triomphe lors de la Feria de las Hogueras, trois ans après celle survenue lors de sa présentation dans la cité chère à la famille Manzanares. 

Cinq oreilles coupées en trois courses et deux grandes portes pour Léa Vicens qui a une fois de plus brillé sur ses montures « Bach » et « Bético ». Des poses de banderilles de face, clouées à l’étrier, avec inspiration et sens des distances, qui ont conquis le public alicantin. Une faena conclue avec art sur les flancs de « Jazmín » pour ce qui allait être la première oreille de cette corrida, concédée face au 3e toro d’un bon lot de Fermín Bohórquez. 

Un succès confirmé devant le toro de clôture, plus réservé et lidié avec finesse par la torera à cheval. Auteur d’une faena plus technique en termes de monte, Léa Vicens a une fois de plus convaincu l’auditoire, se montrant ferme avec le rejón de mort. Une décision synonyme d’un nouveau pavillon et de l’ouverture de la Grande porte des arènes d’Alicante. 

Une sortie en triomphe partagée avec Andy Cartagena, qui a dépossédé le 5e toro de ses deux trophées, « Ovacionado » étant récompensé d’une vuelta posthume méritée. Pablo Hermoso de Mendoza, qui complétait le cartel, a pour sa part ravi l’oreille du 4e exemplaire d’un après-midi qui a vu les arènes se remplir aux trois-quarts. 

Sortie en triomphe pour Léa Vicens et Andy Cartagena des arènes d’Alicante ce dimanche 17 juin 2018 (crédit photo : David García pour SCP Alicante).

TEMPORADA : VICTORINO MARTÍN AU CENTRE DE L’ACTUALITÉ

Posté le 13/06/18

Ce jeudi 14 juin, Victorino Martín García lancera l’édition 2018 de la Feria de las Hogueras d’Alicante en dictant le pregón, le discours qui préside au lancement des grandes ferias espagnoles. Un exercice dans lequel le ganadero-vétérinaire excelle particulièrement, lui qui a déjà officié cette année à Burgos dans ce rôle d’orateur. Curiosité des programmations, le fer du « sorcier de Galapagar » n’a pourtant plus été lidié dans la cité chère à la famille Manzanares depuis… 32 ans ! 

Il faut effectivement se plonger dans les archives de la temporada 1986 pour retrouver une trace des toros porteurs de la devise bleue et rouge en plaza d’Alicante. Ce jour-là, cinq victorinos avaient croisé capes et muletas de Gregorio Tébar « El Inclusero », Ruiz Miguel et le regretté Dámaso González. Une oreille était revenue dans les escarcelles des deux derniers toreros cités, grands spécialistes des dits-toros. 

Plus d’un quart de siècle plus tard, Victorino Martín fils a pris seul les commandes de l’élevage mais son nom demeure associé à une même épithète de sérieux et de responsabilité pour les toreros qui se mesurent à ses toros. En 2018, la ganadería établie en Estrémadure a déjà fait combattre six corridas intégrales et un total de 40 toros pour une coupe bien maigre de… 6 oreilles. Un chiffre qui rappelle l’épreuve que représente la lidia d’un toro de Victorino Martín. Il est des classiques qui ne dérogent point aux traditions taurines. 

Cette année, les toreros qui ont brillé face aux Victorino Martín se nomment Curro Díaz (une oreille à Madrid-Vistalegre), Emilio de Justo (une oreille à Madrid-Vistalegre), Rubén Pinar (deux oreilles à Utiel), Fortes (une oreille à Madrid) et Varea (une oreille à Castellón de la Plana). Plus récemment, Manuel Escribano, Paco Ureña et Emilio de Justo ont également brillé à Las Ventas face à cet élevage, dans le cadre de la Corrida de la Presse, sous la présidence de sa majesté Felipe VI, roi d’Espagne. 

Une ganadería également indissociable de l’histoire des arènes de Nîmes et qui effectuera son grand retour dans l’amphithéâtre romain lors des prochaines Vendanges, après trois années d’absence. Le 24 mai 2015, dimanche de Pentecôte, Paco Ureña n’avait pas manqué sa première corrida sur le sol nîmois, coupant une oreille, à l’instar du témoin de sa confirmation d’alternative, Manuel Escribano, autre spécialiste de cet élevage. 

Un toro de Victorino Martín lidié le 25 mars 2018 dans les arènes de la Monumental de Las Ventas, à Madrid (crédit photo : Victorino-Martín.com).

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