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VALENCIA : LA JUBILATION D’ENRIQUE PONCE

Posté le 19/03/18

Tout a été dit ou écrit sur Enrique Ponce, torero d’époque, témoin privilégie de la passation de relais entre la tauromachie de la fin du XXe siècle et le toreo du troisième millénaire. Un maestro d’exception dont le style et le pouvoir sur les toros lui ont permis d’écrire en lettres d’or les trois consonnes et deux voyelles de son nom de famille sur les huit nations que compte la Planète taurine des deux côtés de l’Atlantique. Mais il est des terres où l’évocation du prénom d’Enrique résonne encore plus fort aux oreilles de l’afición locale. 

Avec plus de 100 corridas au compteur dans les arènes de Valencia, Enrique Ponce a célébré le 28e anniversaire de sa prise d’alternative avec une sérénité inégalée. Absolument rien ne semble atteindre ou contester la suprématie du maestro valencian qui torée aujourd’hui plus que jamais pour son seul et unique plaisir. Des faenas grand spectacle au cours desquelles Ponce laisse s’exprimer une créativité, souvent genoux en terre, qui avait été jusqu’alors quelque peu cadenassée dans des canons de classicisme d’un immense niveau d’interprétation. 

Sur ses terres, Enrique Ponce n’a pas laissé la place au calcul et a ouvert la Grande porte des arènes de la calle Xátiva à deux reprises : tout d’abord samedi, en laissant s’exprimer sa torería face à son lot de Garcigrande et Domingo Hernández. Une première faena au tracé des plus denses occasionnant une pétition d’oreille qui n’a pas été prise en compte par la présidence, précédant une seconde œuvre au contenu esthétique d’une rare profondeur, cette fois-ci récompensée par deux oreilles du toro « Precioso ». Une corrida également marquée par le trophée obtenu par Paco Ureña face à l’ultime toro de la journée, avec un accrochage à la clé pour le torero murciano. 

Le lendemain, Enrique Ponce a renouvelé son triomphe en obtenant deux nouvelles oreilles face au 4e exemplaire de la corrida de Juan Pedro Domecq baptisé « Maniquí ». Une nouvelle faena de premier plan au cours de laquelle le maestro de Chiva a laissé libre cours à sa créativité. Une corrida au profil varié à l’issue de laquelle le torero vétéran – venu remplacer Cayetano – a partagé la sortie en triomphe avec un convaincant Alberto López Simón, crédité de l’oreille de ses deux toros de Juan Pedro Domecq. Deux toreros avec qui il faudra compter, quelques heures après la démonstration de force d’Andrés Roca Rey dans ces mêmes arènes… 

(Crédit photo : Teseo Comunicación pour Simon Casas Production).

 

ABONNÉS : PRÉCISIONS SUR LES INVITATIONS POUR LA FERIA DE SAN ISIDRO

Posté le 15/03/18

La Feria de San Isidro a été présentée la semaine dernière par Simon Casas sous le grand chapiteau installé sur la piste de la Monumental de Las Ventas. La plus longue feria taurine de l’année se déroulera en 2018 du 8 mai au 10 juin avec à l’affiche 27 corridas, 3 novilladas et 4 courses de rejón. Un événement pour lequel Simon Casas Production propose à ses abonnés une offre spécifique. 

Chaque abonné qui le souhaite pourra bénéficier d’une invitation pour la novillada du samedi 26 mai et d’une autre invitation pour la corrida du lundi 28 mai. Une offre promotionnelle unique qui permettra aux spectateurs de voir la novillada de Fuente Ymbro défiée par les apprentis-toreros Marcos, Alejandro Gardel – remarquable lors de l’édition 2017 de la Feria de Pentecôte à Nîmes – et Francisco de Manuel. Deux jours plus tard, c’est le mythique élevage de Partido de Resina qui foulera le sable madrilène pour la corrida où sont programmés Javier Castaño, Ricardo Torres et Thomas Dufau, de retour dans la capitale espagnole après six années d’absence. 

Les abonnés aux arènes de Nîmes intéressés par cette offre sont invités à se faire connaître aux guichets de Simon Casas Production à Nîmes, 4 rue de la Violette, soit en appelant le standard au 08 91 70 14 01, du lundi au vendredi, de 09h00 à 16h00. 

(Crédit photo : Plaza 1).

ROMÁN : LE SENS DU DEVOIR

Posté le 13/03/18

Cela n’étonnera que les plus sceptiques mais Román Collado a frappé un grand coup dimanche dernier sur ses terres valencianes. Une oreille de grand poids pour le torero qui fêtera au printemps prochain ses quatre ans d’alternative. Pour l’occasion, le protégé de Gerardo Roa partageait l’affiche avec Juan José Padilla et El Fandi. 

Face à un lot de toros inégal en caractère de Jandilla et Vegahermosa, Román a créé l’émotion sur les gradins de la plaza de toros de la calle Xátiva. Une lutte de haut vol contre le vent et un toro exigeant, conduit dans une faena haletante ponctuée de gestes laissant pantois les spectateurs de Valencia. Statuaires de haut vol ciselées avec impavidité devant un toro animé d’une appréciable mobilité permettant au matador âgé de 25 ans de tracer une faena pleine de reliefs. 

Une muleta dense et empreinte de pouvoir laissant la place à un coup d’épée placé sous le sceau d’un engagement sans faille. Pris à l’estocade, Román a essuyé un coup de corne de 20 cm sous l’aisselle gauche, recueillant une oreille de grand mérite ayant la saveur d’un trophée double. Une blessure suffisamment grave pour l’empêcher de lidier son secondexemplaire, finalement dévolu à Juan José Padilla, qui a lui aussi coupé une oreille pour ses adieux à Valencia. 

Quatre ans après son alternative nîmoise, Román a ainsi étalé une détermination forçant le respect. Il est annoncé le lundi 19 mars pour son second engagement dans ces Fallas pour la San José, aux côtés d’Antonio Ferrera et Ginés Marín. Un cartel qui sent la poudre et les pétards des fameuses mascletàs valencianes face aux toros de Victoriano del Río. 

Suivront des corridas à Tolède, Séville et un triple engagement pour la San Isidro madrilène : une monumental de Las Ventas où Román avait ouvert la Grande porte le 15 août dernier face aux toros de Joselito. Avec trois oreilles coupées en quatre corridas toréées l’an passé à Madrid, le Valencian affirme d’ores et déjà ses intentions pour la temporada qui débute… Un matador à suivre de très près. 

(Crédit photo : Teseo Comunicación pour Simon Casas Production).

ARTS : ROBERT RYAN SIGNE UN NOUVEL HABILLAGE POUR SÉBASTIEN CASTELLA

Posté le 11/03/18

Sébastien Castella a choisi une nouvelle image pour illustrer ses cartels publicitaires et développer le marque à son nom. Il a fait appel à l’artiste – et ancien torero – américain Robert Ryan pour créer un nouveau logotype basé sur la ligne personnelle de son toreo. Selon l’agence de communication du matador français, ce dessin s’inspire de « sa propre expression, de sa sérénité, de son élégance et du sérieux de son engagement en piste ». 

L’œuvre représente les instants précédant l’exécution d’une passe changée dans le dos, l’une des figures qu’affectionne particulièrement Sébastien Castella, qui précise dans le communiqué : « au cours des dernières années, j’ai cherché à approfondir mon toreo, en le basant sur le naturel. Ce sont des valeurs que transmet l’œuvre de Robert Ryan, c’est pour cela que je n’ai pas hésité à me diriger vers lui pour cette nouvelle étape » qu’il considère être comme celle « de la maturité, de la créativité et de la plénitude artistique ». Ancien matador de toros, peintre et écrivain aujourd’hui établi à Madrid, Robert Ryan suit Sébastien Castella depuis de nombreuses années. 

L’artiste américain natif du comté de Los Angeles a signé plusieurs œuvres à l’effigie du torero français, qui lui avait également commandé par le passé des motifs spécifiques afin de les faires broder sur ses habits de lumières. Sébastien Castella vient de démarrer sa campagne européenne après avoir toréé neuf corridas en Amérique latine. Il y a glané un total de cinq oreilles dans les arènes de Mexico – lors de la course d’anniversaire du 5-Février –, la Petatera ou encore à Bogota où il a signé un triomphe retentissant. 

Présent au cartel de Castellón de la Plana samedi dernier, Sébastien Castella est annoncé cette semaine aux Fallas de Valencia. Le 16 mars, il toréera la corrida de Joaquín Núñez del Cuvillo, aux côtés de José María Manzanares II et Andrés Roca Rey.

BILAN 2017 : NOVILLOS AUX ARÈNES DE NÎMES

Posté le 11/03/18

Lancé à la fin des années 2000, l’élevage de Zacarías Moreno a fait ses grands débuts en France lors de la novillada lidiée le samedi 3 juin 2017 dans les arènes de Nîmes. D’origine Juan Pedro Domecq Solís par du bétail issu des cheptels d’El Ventorrillo, Garcigrande et Daniel Ruiz, cette ganadería s’est illustrée par son niveau de mobilité, étalant caste et combativité face au trio de novilleros composé par Andy Younès, Carlos Ochoa et Alejandro Gardel. Illustration de la qualité du lot envoyé dans la cité augustéenne, le tour de piste posthume accordé à la dépouille du 3e novillo, baptisé « Cebadilla », porteur du numéro 116, annoncé à 464 kilos et né le 5 novembre 2013, dont Gardel avait ravi une oreille avec la manière. 

Ainsi, Zacarías Moreno figure en seconde position au classement général des novillos lidiés aux arènes de Nîmes lors de la saison 2017, avec 6 exemplaires toréés, 12 piques dénombrées et 2 chutes de la cavalerie occasionnées contre les groupes équestres de la maison Heyral. Une course qui avait « bougé » sous le fers des picadors comme en témoignent les deux chutes subies par Santi Pérez, monté sur le cheval « Romero » face à « Cebadilla », le novillo de vuelta. Un fait suffisamment rare pour être signalé aujourd’hui en novillada.

 

Trois oreilles avaient été accordées lors de cette mi-journée : deux en faveur d’Andy Younès, qui avait idéalement profité des assauts généreux du 4e novillo, « Nauseabundo », et une dans l’escarcelle d’Alejandro Gardel. Outre le tour de piste posthume accordé au 3e exemplaire de la novillada, deux utreros avaient été applaudis (1er et 4e), les trois autres repartant au desolladero sous les silences. Une première en France réussie pour l’élevage établi dans la province de Madrid. 

En première position de cette classification figure une ganadería inédite à Nîmes mais dont le nom figure depuis le début des années 2000 dans des arènes de novilladas dans le sud-ouest. L’élevage de José Cruz a ainsi fait ses débuts dans le sud-est français le vendredi 15 septembre 2017, lors de la novillada d’ouverture de la Feria des Vendanges, aux arènes de Nîmes. Un lot complet de six novillos d’origine Daniel Ruiz, qui ont manifesté bravoure et mobilité en 13 piques contre les montures de Philippe Heyral, le 1er exemplaire « Cotorro » obtenant la chute d’Andrés Nieto monté sur le cheval « Galéon ». L’unique oreille de la journée a été décernée à Jesús Enrique Colombo, grande promesse du toreo vénézuélien, auteur d’une faena notable devant le 4e novillo, « Recapador ». 

En termes de résultats sonores, le novillo qui avait obtenu la chute du picador, « Cotorro », fut d’ailleurs le seul utrero ovationné à l’arrastre en 2017 à Nîmes. Quatre autres de ses frères obtinrent des applaudissements (2e, 4e, 5e et 6e) et seul le 3e exemplaire fut sifflé. En termes de statistiques globales, 25 piques ont été administrées la saison dernière face à 12 novillos, qui ont obtenu 3 chutes de la cavalerie et permis à six apprentis-toreros de se partager un total de 4 oreilles. 

Un seul tour de piste posthume a été accordé suite au mouchoir bleu brandi par le président de course Richard Tiberino, et six novillos ont été applaudis à l’arrastre, soit 50% de l’ensemble des utreros lidiés en l’espace de deux novilladas. 

(Crédit photo : Anthony Maurin).

ABONNÉS : UNE OFFRE POUR LA SAN ISIDRO DE MADRID

Posté le 11/03/18

La temporada 2018 est lancée avec déjà de belles promesses tracées sur les sables des arènes d’Olivenza, Castellón de la Plana ou encore Valencia dont les Fallas viennent de débuter. Depuis plusieurs années, les abonnés des arènes de Nîmes se sont vu proposer des offres promotionnelles, assorties d’invitation pour Valencia, considérée comme la première grande feria de la saison sur le calendrier européen. Une proposition renouvelée cette année lors de la mise en vente des abonnements pour la Feria de Pentecôte, qui se déroulera aux arènes de Nîmes du 18 au 21 mai 2018.
En plus des 5% de réduction déduits de votre abonnement – et payable en trois fois –, Simon Casas Production propose à ses abonnés d’assister à deux courses de la Feria de San Isidro, soit une invitation pour une corrida et une invitation pour une novillada pour le cycle qui se déroulera du 8 mai au 10 juin 2018. Les personnes intéressées par cette offre doivent se faire connaître, soit en passant au bureau des arènes de Nîmes, 4 rue de la Violette, soit en appelant le standard au 08 91 70 14 01, du lundi au vendredi de 09h00 à 16h00.

(Crédit photo : Plaza 1).

MADRID : LA FIESTA BRAVA SUR SON 31

Posté le 09/03/18

La présentation des cartels de l’édition 2018 de la Feria de San Isidro a été l’occasion pour Simon Casas de recevoir sa majesté Juan Carlos Ier, roi émérite d’Espagne, au côté de l’infante doña Elena, du président du Sénat, Pío García Escudero, ainsi que du conseiller à la Présidence et à la Justice, porte-parole du gouvernement de la Communauté de Madrid, Ángel Garrido. Ainsi, plus de 500 personnes se sont retrouvées sous le chapiteau installé sur la piste de la Monumental de Las Ventas afin de découvrir le programme de la plus longue feria de la temporada mondiale, composée de 34 courses qui se dérouleront tous les jours du 8 mai au 10 juin 2018.

La grande majorité des toreros engagés par Simon Casas pour cette nouvelle San Isidro ont fait acte de présence lors de cette grande cérémonie, parmi lesquels Enrique Ponce, Finito de Córdoba Juan José Padilla, Antonio Ferrera, El Juli, El Cid, El Fandi, Sébastien Castella, Daniel Luque, Juan del Álamo, Thomas Dufau, Alberto López Simón, José Garrido, Andrés Roca Rey, Ginés Marín ou encore Jesús Enrique Colombo, entre autres… D’autres maestros, aujourd’hui retraités, avaient également répondu à l’invitation de Simon Casas, comme Roberto Domínguez, José Ortega Cano, Curro Vázquez, sans oublier Cristina Sánchez, devenue consultante sur le canal Toros. Les éleveurs présents Victorino Martín, les frères Lozano, Adolfo Martín, Moisés Fraile ou encore Carlos Núñez ont également croisé bon nombre de personnalités de la société espagnole comme le danseur et chorégraphe Rafael Amargo.

Sa Majesté Juan Carlos Ier, qui présidait cette soirée de gala, a reçu une grande ovation lors de la remise du prix « Ambassadeur universel de la Tauromachie », en déclarant à l’assistance : « La tauromachie a influencé toutes les disciplines artistiques et a laissé une trace dans tous les arts. Les affiches sont une illustration de l’art présent autour de la tauromachie. Félicitations pour cette présentation qui nous approche d’une nouvelle dimension de la Fiesta Brava ».

Pour sa part, Simon Casas, directeur historique des arènes de Nîmes, en charge de la programmation madrilène depuis 2017 a confié : « vous l’aurez noté, c’est un bien toujours plus convoité, et dans ces arènes, les meilleures au monde, il est des après-midis où nous pouvons être témoins de toute cette splendeur. Le public demande de la sincérité. Peu de spectacles peuvent la lui offrir. La tauromachie, oui. Cette sincérité absolue, véridique, dénuée de feinte. Celui qui vient à Madrid pour faire semblant échoue en toute sécurité ».

A l’issue de la prise de parole des officiels s’est déroulée la remise des prix Plaza 1, avec Enrique Ponce lauréat du trophée « Figura de la saison 2017 ». Victorino Martín a pour sa part été récompensé pour « l’élevage le plus remarquable de l’année » alors que Léa Vicens a été distinguée par le prix « Femme et Tauromachie ». El Juli a reçu le prix « Trajectoire taurine » et Gonzalo Caballero le trophée « Solidarité et Tauromachie ».

(Crédit photo : Plaza 1).

ABONNEMENTS : 15 MARS, DATE DU DEUXIEME VERSEMENT

Posté le 07/03/18

Comme chaque année, le renouvellement des abonnements pour les spectateurs des arènes de Nîmes entre dans la deuxième phase de son calendrier. Le deuxième versement s’effectue le 15 mars afin de pouvoir renouveler son abonnement dans les meilleures conditions et ainsi d’ores et déjà réserver ses places en vue de la Feria de Pentecôte qui se déroulera du 17 au 21 mai 2018.

Ce renouvellement s’effectue du lundi au vendredi, de 9h00 à 16h00, par téléphone au standard des guichets nîmois de Simon Casas Production, au 08 91 70 14 01, par courrier ou directement aux guichets du 4 rue de la Violette, B.P. 61480, 30017 Nîmes Cedex 1.

TEMPORADA : LES LECONS D’OLIVENZA

Posté le 04/03/18

Alors que Castellón a entamé sa Feria de la Madeleine et que les Fallas sont prêtes à s’embraser, Olivenza vient de fixer le premier cap de la saison espagnole. Vendredi dernier, la novillada d’El Juli, porteuse du fer d’El Freixo, a donné du jeu, permettant à Juanito, Toñete et Marcos de couper une oreille chacun. Une course également marquée par les débuts en novillada formelle avec le benjamin de la famille Adame, Alejandro, d’une ressemblance frappante avec son frère aîné Joselito. Une novillada exigeante qui a enfin vu María del Mar Santos et Juanito recevoir des soins à l’infirmerie après avoir été blessés. 

Samedi matin, le premier triomphe est revenu à Juan José Padilla, trois oreilles en mains, qui a bien exploité un lot de toros de qualité de Joselito. Une corrida entachée par la blessure de Luis David Adame, tout de même récompensé d’un trophée et dont l’investissement a été total. Un pavillon également glané par José Garrido devant le 5e toro, et qui complétait le cartel. 

L’après-midi, la course de Domingo Hernández a été marquée par la confirmation du forfait d’El Juli pour cette feria, le torero madrilène étant insuffisamment remis de sa blessure reçue à Bogota il y a deux semaines. Un poste occupé par Ginés Marín qui a toréé avec conviction et ravi les deux oreilles de son premier adversaire. Une voie du succès sur laquelle se sont engouffrés ses deux expérimentés compagnons d’affiche, Miguel Ángel Perera et Alejandro Talavante, qui, sur leurs terres d’Estrémadure, ont excellé, avec deux et trois oreilles respectivement. Une corrida qui s’est conclue par la sortie en triomphe des trois matadors. 

Dimanche matin, la même intensité a régné lors de la corrida de Victoriano del Río, avec un haut niveau de forme affiché par Enrique Ponce et Antonio Ferrera, tous deux crédités de trois pavillons. Un succès emboîté par Andrés Roca Rey, qui a ravi l’oreille de ses deux exemplaires afin d’accompagner ses deux aînés espagnols sous l’arche de la grande porte d’Olivenza. 

Répété l’après-midi pour remplacer El Juli, Antonio Ferrera n’a pas connu la même réussite devant le melting-pot ganadero composé des fers de Zalduendo, Victorino Martín et Garcigrande. Un lot de toros assez inégal en caractère devant lequel Ginés Marín a émergé en coupant l’unique oreille du mano a mano. Conclusion en demi-teinte d’une feria d’Olivenza qui annonce un mois de mars fort prometteur au niveau des forces en présence de l’Escalafón. 

(crédit photo : Anthony Maurin, archives de la Feria de Pentecôte 2014).

BILAN 2017 : TOROS AUX ARÈNES DE NÎMES

Posté le 02/03/18

Treize élevages ont été programmés lors des neuf corridas organisées aux arènes de Nîmes au cours de la saison taurine 2017, qui comprend les deux ferias de Pentecôte et des Vendanges, sans oublier le Rendez-vous en Terre d’Afición. Des chiffres intéressants qu’il convient d’affiner : en termes de totaux, on dénombre 52 toros lidiés et2 exemplaires changés pour défaut physique. 106 rencontres à la cavalerie ont été comptées, soit un peu plus de « 2 encuentros » par toro avec les groupes équestres de la maison Heyral. 

Concernant les récompenses, un toro a été gracié : il s’agit du 6e exemplaire de la corrida de Jandilla, porteur du fer de Vegahermosa et baptisé « Pañero », porteur du numéro 42, de robe colorada, annoncé à 546 kilos et né en mars 2013 face à la muleta de José Garrido. Un autre toro, cette fois porteur du fer de Joaquín Núñez del Cuvillo, a obtenu les honneurs d’un tour de piste posthume : « Ganador », marqué du numéro 137, de robe negro mulato, annoncé à 494 kilos et né en novembre 2012, devant lequel Enrique Ponce a construit une partie de son triomphe lors des dernières Vendanges. Dans la continuité de ces données, 3 toros ont été ovationnés à l’arrastre, 29 ont reçu des applaudissements, 13 ont recueilli des silences et 5 dépouilles ont été sifflées. 

En termes de trophées, on dénombre 26 oreilles coupées. L’élevage le plus favorable en termes de succès étant celui de Joaquín Núñez del Cuvillo, avec sept oreilles concédées et qui ont notamment permis l’ouverture de la Porte des Consuls pour Enrique Ponce, Juan Bautista et Andy Younès pour son alternative. L’élevage de Victoriano del Río, leader du classement avec 12 toros lidiés en 4 courses, talonne la ganadería andalouse avec 6 oreilles accordées. Elle est également première au niveau des ovations avec un toro récompensé, à l’instar des fers de La Quinta et Jandilla. Un leadership tout aussi affirmé dans la colonne des toros applaudis, avec six exemplaires honorés à l’arrastre, devançant ainsi Fuente Ymbro (5), Jandilla (4) et un trio La Quinta / Domingo Hernández / Joaquín Núñez del Cuvillo (3). 

Si on approfondit le décompte des oreilles, on se rend compte que derrière Joaquín Núñez del Cuvillo et Victoriano del Río se place Jandilla, avec 4 oreilles accordées, puis un duo La Quinta / Domingo Hernández avec 3 oreilles chacun. L’analyse précise du classement donne donc ce trio de tête : Victoriano del Río à la première place avec 12 toros lidiés en 4 courses, 26 rencontres à la cavalerie et 6 oreilles coupées. L’élevage implanté dans la sierra madrilène devance Garcigrande, présent sur 3 corridas différentes avec 1 toro lidié à chaque reprise, puis La Quinta, sur la troisième marche du podium, avec 7 toros lidiés en 2 corridas et 14 rencontres à la cavalerie, ex-aequo avec Fuente Ymbro. Toutefois, l’élevage d’origine Santa Coloma est 4e du fait des 3 oreilles coupées contre 0 du côté de l’élevage de Ricardo Gallardo. 

Détenteur du nombre plus importants d’oreilles (7), Joaquín Núñez del Cuvillo apparaît au 5e rang avec 5 toros lidiés en 2 corridas, au même titre que Jandilla. L’élevage de Parladé suit en 7e position avec 2 toros lidiés en 2 courses. Avec une seule corrida au compteur mais 5 toros lidiés, Domingo Hernández se place en 8e position, avec 11 rencontres à la cavalerie et 3 oreilles coupées. Suivent les fers de Vegahermosa avec 2 toros lidiés – dont celui du fameux indulto du Lundi de Pentecôte –, puis Vellosino 10e, Cortés, Carmen Lorenzo et Pedraza de Yeltes, quatre élevages qui n’ont fourni qu’un seul toro à l’occasion de la corrida en solitaire de Juan Bautista de Pentecôte, ou encore lors du mano a mano Ponce/Castella des Vendanges. 

(Crédit photo : Anthony Maurin).

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