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FERIA DE PENTECÔTE : OUVERTURE DE LA VENTE DES ABONNEMENTS JUSQU’AU 3 MAI

Posté le 03/05/19

Ouverte le mardi 2 avril avec la publication des cartels, la vente des abonnements s’effectue jusqu’au vendredi 3 mai inclus, de 9h30 à 16h30.

La vente des places séparées s’effectuera à partir du lundi 6 mai, du lundi au vendredi de 9h30 à 18h00, et tous les samedis de 9h30 à 12h30 aux guichets SCP situés 4 rue de la Violette à Nîmes.

Il est également possible de réserver par téléphone au 08 91 70 14 01 (0,225 EUR TTC / min) ou via ce site internet www.arenesdenimes.com.

La Feria de Pentecôte approche, les arènes de Nîmes revêtent leur habit de lumières (crédit photo : Anthony Maurin).

FERIA DE PENTECÔTE : OFFRES SPÉCIALES POUR LES CLUBS TAURINS

Posté le 01/05/19

Le jeudi 6 juin, rendez-vous à partir de 17h45 aux arènes de Nîmes pour la grande capelado qui précédera la course camarguaise d’ouverture de la Feria de Pentecôte. A cette occasion, Simon Casas Production propose une offre privilégiée réservée à l’ensemble des clubs taurins sur le tarif général de 12 euros TTC. Pour 10 places achetées, 2 seront offertes. Pour une demande de places supplémentaires, il est également possible de prendre directement contact par mail à arenesnimes@wanadoo.fr.

Une offre spéciale réservée aux clubs taurins sera également mise en place pour la novillada de la Cape d’or qui se déroulera le samedi 8 juin, à 11h30, aux arènes de Nîmes. Simon Casas Production propose une remise de 30% sur le prix des places de la novillada pour un achat de 10 places minimum. Les catégories de places concernées sont les suivantes : Torils bas, Secondes et Torils hauts. Les réservations s’effectueront au bureau de location, 4 rue de la Violette, à Nîmes.

Pour tout renseignement complémentaire, il est également possible de joindre le standard de Simon Casas Production au 08 91 70 14 01 (0,225 EUR TTC / minute).

Paseo aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

ESCALAFÓN DES REJONEADORS : LÉA VICENS DISTANCE SES POURSUIVANTS

Posté le 30/04/19

Elle est française et première au classement européen des toreros à cheval : nous sommes en 2019 et Léa Vicens fait taire tous les commentaires qui supputaient, il y a encore quelques années, qu’une femme ne pourrait jamais régner dans l’art du rejoneo. S’inspirant de ses glorieuses aînées, l’amazone nîmoise fait mieux que confirmer ses résultats de la saison passée : première avec 9 corridas toréées pour 19 oreilles et 1 queue coupées, son début de temporada est même l’un de ses meilleurs depuis qu’elle officie sur les pistes. Des excellents chiffres renforcés par les succès acquis en avril à Arles ou encore Campanario (Badajoz).

Derrière le maillot jaune de Léa Vicens, c’est un gruppetto de quatre toreros à cheval, qui ont tous toréé à quatre reprises depuis le début de la saison, qui s’empare des places suivantes. 2e avec 12 oreilles et 2 queues coupées, Andy Cartagena signe lui aussi un excellent début de saison. L’expérimenté rejoneador originaire de Benidorm a notamment signé un triomphe notable à Talayuela (Cáceres), en ravissant quatre oreilles et une queue. Il est suivi de près par Leonardo Hernández II, crédité de neuf oreilles après son triomphe du 30 avril, à Campanario, au côté de Léa Vicens.

4e avec 4 courses, 9 oreilles et 2 queues, Andrés Romero est la bonne surprise de ce printemps taurin dans le monde du rejoneo. Le torero à cheval andalou maintient un excellent niveau face aux écuries les plus prestigieuses. Il faut chercher à la 5e place l’un des leaders de la discipline, Diego Ventura, qui totalise 7 oreilles coupées en 4 courses toréées. Le natif de Lisbonne sort renforcé avec son triomphe arlésien du Lundi de Pâques, deux oreilles en mains.

Avec 6 pavillons obtenus en seulement 3 paseos, Sergio Galán se maintient au 6e rang, talonné par Rui Fernandes, qui s’est récemment illustré à Lisbonne, Arles et Campanario. 4 trophées ont été octroyés en 3 corridas à l’un des meilleurs toreros à cheval portugais de la dernière décennie. 8e, Pablo Hermoso de Mendoza fait son apparition dans le Top 10 après avoir démarré sa campagne européenne le 27 avril dernier à Brihuega (Guadalajara). Le Navarrais totalise 2 oreilles coupées en 3 corridas toréées.

Guillermo Hermoso de Mendoza suit son père de près, à la 9e place, fort d’un meilleur ratio de trophées, avec 5 oreilles et 1 queue ravies en seulement 2 paseos. Le cavalier portugais Parreirita Cigano jr ferme la marche à la 10e place, avec 2 trophées obtenus sur un total de 2 corridas. A titre indicatif, cette classification est composée à ce jour de 33 toreros à cheval, qui ont au moins officié à une reprise dans une arène d’Espagne, de France ou du Portugal depuis le début de l’année 2019.

Léa Vicens, resplendissante dans les arènes de Nîmes, le 20 septembre 2015, domine nettement ce début de saison chez les rejoneadors (crédit photo : Anthony Maurin).

OBJECTIF FERIA DE PENTECÔTE : LA BRAVOURE DES JANDILLA FAIT LA DIFFÉRENCE

Posté le 28/04/19

- EL TORERO (corrida du vendredi 7 juin avec Thomas Joubert, Thomas Dufau et Juan Leal) : 5 toros pour David Galván, Juan Ortega et Pablo Aguado, le 21 avril à Madrid. Pas la moindre oreille coupée en ce Dimanche de Pâques à Las Ventas, mais une vuelta pour Juan Ortega, auteur de la faena la plus complète de la journée. Le lot d’El Torero, complété par un 5e exemplaire sobrero de Lagunajanda, n’a pas donné d’options de succès au trio du jour, seul le 2e exemplaire de l’après-midi étant applaudi à l’arrastre.

- JANDILLA (corrida du samedi 8 juin avec Antonio Ferrera, Emilio de Justo et Toñete) : 4 toros et 2 autres exemplaires de Vegahermosa pour Chamaco, Sébastien Castella et Miguel Ángel Perera, le 21 avril à Arles. Un lot empreint de caste, de bravoure et de combativité à illuminé ce Dimanche de Pâques aux portes de la Camargue. Fidèle à sa réputation, la ganadería de Borja Domecq a proposé six toros dont le jeu et le tempérament favorisaient les succès du trio du jour. Sans une certaine maladresse avec l’épée, Sébastien Castella aurait pu couper plus que les deux seules oreilles du 5e toro de la course. Un lot qui s’est démarqué par sa combativité, Miguel Ángel Perera passant à côté d’un grand triomphe lui aussi à cause de son maniement défectueux de l’épée après des faenas majeures. Un pavillon a également été octroyé à Antonio Borrero « Chamaco ». A l’arrastre, trois toros ont été ovationnés (2e, 3e et 5e) et trois autres exemplaires ont été applaudis (1er, 4e et 6e).

- Victoriano del RÍO (corrida du dimanche 9 juin avec Diego Urdiales, Paco Ureña et Pablo Aguado) : 6 toros pour El Juli, José María Manzanares II et Roca Rey, le 21 avril à Séville. L’unique oreille de la journée est revenue entre les mains du torero alicantin face au 5e exemplaire de la course, qui s’est avéré le plus noble. Un lot de toros qui n’a pas pleinement répondu aux attentes du public qui remplissait la Real Maestranza à guichets fermés.

Après son succès de Valencia, l’élevage de Jandilla a confirmé à Arles que les corridas de ce fer devront être suivies avec attention (crédit photo : Anthony Maurin).

TEMPORADA : ANTONIO FERRERA HONORÉ A MEXICO

Posté le 27/04/19

En 22 ans d’alternative, Antonio Ferrera n’a toréé qu’à trois reprises dans les plus grandes arènes au monde. Depuis le 17 novembre 2002 et sa confirmation d’alternative sur le sable de la Monumental de Mexico, le matador originaire d’Estrémadure n’a qu’imparfaitement communié avec les aficionados de la capitale mexicaine. Une tendance qui s’est inversée au cours du dernier hiver…

En témoignent le triomphe récolté par Ferrera le 9 décembre 2018 face à un toro de Santa Bárbara, dépossédé de ses deux oreilles et honoré d’un arrastre lent. Une sortie en triomphe par la Grande porte que le torero espagnol a répété un mois plus tard, le 27 janvier 2019, en ravissant les deux pavillons de son second exemplaire de Villa Carmela. Quatre oreilles en deux courses qui lui ont ainsi valu le titre de titre de triomphateur de la Temporada Grande dans la capitale mexicaine.

Antonio Ferrera s’est vu également attribuer le trophée du meilleur quite en plus du prix Minotaure réservé au triomphateur de la saison hivernale à Mexico. Absent de la piste nîmoise depuis six ans, Antonio Ferrera effectuera son retour dans l’amphithéâtre romain le samedi 8 juin face aux toros de Jandilla. Il sera accompagné à l’affiche d’Emilio de Justo et Toñete dans le cadre d’une corrida placée sous le signe de la compétition. Paseo à 18h00.

Antonio Ferrera récompensé d’une oreille lors de sa dernière corrida toréée aux arènes de Nîmes, le 19 mai 2013 (crédit photo : Anthony Maurin).

OBJECTIF FERIA DE PENTECÔTE : SÉBASTIEN CASTELLA EN TAILLE PATRON FACE AUX JANDILLA

Posté le 26/04/19

- Antonio FERRERA (corrida du samedi 8 juin face aux toros de Jandilla) : le matador espagnol poursuit sa campagne mexicaine : samedi dernier, il était annoncé à Tlaxcala, où il a réalisé l’une des meilleures faenas de la journée. Récompensé par l’oreille d’un bon toro de Tenopala – gratifié d’un arrastre lent – Ferrera a rappelé au public aztèque la maturité de son

- Sébastien CASTELLA (corrida du dimanche 9 juin face aux toros de Juan Pedro Domecq) : le torero biterrois a été le grand triomphateur de la corrida du Dimanche de Pâques, à Arles, face aux toros de Jandilla. Auteur d’une faena majeure devant le 5e exemplaire de l’après-midi, Castella a coupé deux oreilles avec la manière. Une récompense qui aurait pu être plus importante si un échec avec l’épée n’avait pas entaché sa première prestation. Le matador de toros français reste sur une série de trois sorties en triomphe consécutives des arènes d’Arles.

- Octavio CHACÓN (corrida du lundi 10 juin face aux toros de Victorino Martín) : une oreille est venue récompenser la faena tracée par le matador andalou ce dimanche 21 avril aux arènes d’Aignan (Gers). Face à un toro de Lora Sangran, Chacón a donné le ton à la corrida, se démarquant par sa capacité lidiadora et la qualité de sa main gauche.

- Andrés ROCA REY (corrida du dimanche 9 juin face aux toros de Juan Pedro Domecq) : le matador péruvien n’a pas manqué son grand retour à Séville à l’occasion de la corrida traditionnelle du Dimanche de Résurrection qui ouvre la temporada dans les arènes de la capitale andalouse. Applaudi face au 6e exemplaire du lot de Victoriano del Río, Roca Rey a marqué les esprits par son sens de l’engagement et sa volonté inébranlable d’aller chercher le succès. Une prestation qui n’a, aux dires de la presse spécialisée espagnole, pas été reconnue à sa juste valeur.

- Pablo AGUADO (corrida du dimanche 9 juin face aux toros de Victoriano del Río) : le torero sévillan était programmé à Madrid ce Dimanche de Pâques, 21 avril, face à une corrida attendue d’El Torero. Héritant d’un lot défavorable et considérablement gêné par le vent, Aguado n’a pas été en mesure de répéter son grand succès de la Feria d’Automne, écoutant le silence par deux fois.

- EL RAFI (novillada du samedi 8 juin face aux novillos de Pagès-Mailhan) : le novillero nîmois a brillé lors de sa première sortie de la saison en habit de lumières. Lors de la novillada du Dimanche de Pâques, à Arles, El Rafi a coupé l’oreille d’un exigeant novillo de Malaga, honoré d’une vuelta Une lidia marquée du sceau du sérieux et de la qualité du tracé des naturelles, également récompensée par le trophée de la meilleure faena de la novillada.

Saltillera de Sébastien Castella le 21 avril 2019 aux arènes d’Arles ; le grand triomphateur de la Feria de Pâques (crédit photo : Anthony Maurin)

OBJECTIF FERIA DE PENTECÔTE : LE SÉRIEUX DES VICTORINO MARTÍN A MADRID

Posté le 22/04/19

- Victorino MARTÍN (corrida du lundi 10 juin avec Octavio Chacón, Rubén Pinar et Pepe Moral) : 6 toros pour Fernando Robleño, Octavio Chacón et Pepe Moral, le 14 avril à Madrid. C’était l’une des corridas les plus attendues de ce printemps taurin : plus de 15.000 spectateurs avaient pris place sur les gradins des arènes de Las Ventas pour assister au retour des toros de Victorino Martín dans la capitale espagnole. Un lot qui a quelque peu déçu l’assistance à en croire la réaction du public à l’arrastre des toros : sifflets pour les quatre premiers exemplaires, division d’opinions au 5e et silence pour le dernier. Une corrida marquée par les saluts au tiers de Fernando Robleño (4e) et Octavio Chacón (2e), qui ont brillé dans la conduite de leurs lidia du fait de leur investissement sans failles. Un lot que l’éleveur a qualifié de « varié », soulignant que « certains toros m’ont plu, d’autres ont été trop châtiés au cheval. Je détacherai le 5e exemplaire ainsi que le 6e toro, qui m’a beaucoup plu » a déclaré Victorino Martín.

 « Minorista », premier exemplaire d’une corrida variée de Victorino Martín ce dimanche des Rameaux, 14 avril, à Madrid (crédit photo : Plaza 1).

 

TEMPORADA : REGARDS SUR LE MARCHÉ DES NOVILLEROS

Posté le 21/04/19

Représentants de la Tauromachie des prochaines décennies, les novilleros seront mis en exergue dans la programmation taurine madrilène. Pas moins de six apprentis-toreros effectueront leur présentation sur le sable de la Monumental de Las Ventas au cours des prochaines semaines dans la capitale madrilène. Six présentations qui auront pour cadre les trois novilladas précédant le début de la Feria de San Isidro.

Kevin de Luis, qui avait ravi une oreille l’an passé à Séville, fait partie de ces novilleros inédits à Madrid, à l’instar d’Ignacio Olmos, une jeune promesse originaire de Tolède. A ces noms s’ajoutent ceux de Juan Carlos Benítez, un novillero déjà doté d’un bagage technique affirmé ainsi que Cristián Pérez, triomphateur en France en 2018 et qui avait également fait impression à Albacete. Le Mexicain Héctor Gutiérrez et Alfonso Ortiz, leader de l’Escalafón des novilleros en 2018 avec 33 courses et 30 oreilles, complètent cette liste des apprentis-toreros qui effectueront le paseo à Las Ventas, montera en main.

Une proposition de nouveaux noms de la nouvelle génération enrichie par la présence du novillero cordouan Javier Moreno « Lagartijo », qui avait marqué les esprits madrilènes, l’année dernière, en effectuant une vuelta. Sergio Felipe, qui a réussi en 2018 son retour en piste, a également été engagé dans ce cycle de novilladas, tout comme le novillero manchego Adrián Henche. Des novilladas dont les résultats seront riches en enseignements du fait de la personnalité des apprentis-toreros engagés.

Elles se dérouleront aux arènes de la Monumental de Las Ventas à Madrid, les dimanches 28 avril, 5 et 12 mai. Paseo fixé à 18h30 ce dimanche 28 avril et à 19h00 pour les deux courses programmées sur les deux premiers dimanches du mois de mai.

Demi-véronique de Javier Moreno « Lagartijo » face à un novillo de Montealto, le 13 juillet 2018 à Madrid (crédit photo : Plaza 1).

ESCALAFÓN DES NOVILLEROS : FRANCISCO DE MANUEL PRÊT A S’EMPARER DU TRÔNE

Posté le 20/04/19

La carrière de novillero d’Ángel Téllez appartient désormais au passé. Sacré matador de toros le 7 avril dernier à Guadalajara, le torero madrilène figure toujours pourtant en tête du Top 10 européen des novilleros. Avec 3 courses toréées et 3 oreilles coupées, Téllez a idéalement ponctué son parcours de novillero, avec un dernier pavillon ravi à Valencia et une ultime course à Madrid, le 24 mars derniers, face au bétail de Fuente Ymbro.

Ángel Téllez devance un autre Madrilène, prochainement annoncé aux arènes de Nîmes : avec une oreille coupée en 3 novilladas toréées, Francisco de Manuel peut incontestablement mieux faire. Nul doute que cet apprenti-torero animé d’une forte personnalité aura l’opportunité de le prouver tout au long de la temporada. La récente oreille coupée à Madrid le 24 mars face à un novillo de Fuente Ymbro est là pour le rappeler.

Sur la 3e marche du podium on retrouve Rafael González avec 2 novilladas torées et 3 oreilles coupées. Un bon ratio pour cet autre novillero madrilène, triomphateur à Valdemorillo et qui a également officié lors de la récente course de Fuente Ymbro à Las Ventas. Il devance le Salmantin Manuel Diosleguarde, qui a récemment coupé un pavillon à Garlin devant un exemplaire de Pedraza de Yeltes, totalisant à ce jour 2 oreilles en 2 novilladas.

5e, Dorian Canton est le premier novillero français de ce Top 10. Le natif de Pau totalise lui aussi 2 paseos suivis de la coupe de 2 oreilles. Triomphateur à Garlin le 14 avril dernier face aux Pedraza de Yeltes, le novillero originaire des Pyrénées-Atlantiques poursuit sa marche en avant vers l’alternative.

Diego San Román apparaît en 6e position et s’érige comme le premier Mexicain de cette classification. A ce jour, le natif de Querétaro a participé à 2 novilladas sans avoir récolté le moindre trophée sur le vieux continent. Ce n’est pas le cas de Cristóbal Ramos « Parrita », 7e, avec 4 oreilles coupées en une seule course toréée : c’était le 23 mars dernier à Roldán (Murcie), face à un excellent lot de novillos de Soto de la Fuente.

A la 8e place figure Ramón Serrano, novillero originaire de San Javier (Murcie), lui aussi crédité de 4 pavillons en une seule course. C’était le 27 janvier dernier lors de la novillada de Rocío de la Cámara organisée dans la ville natale du principal intéressé. Serrano devance Raúl Montero, 9e avec 1 novillada toréée et 2 oreilles coupées, lors de ses débuts formels du 2 mars dernier, à Ciudad Rodrigo (Salamanque), face à un exemplaire de Montalvo.

10e, Daniel Barbero ferme la marche tout en étant lui aussi à égalité avec un joli groupe de huit novilleros ayant ravi deux pavillons en une seule course toréée. Le natif d’Alcalá del Río (Séville) avait effectivement brillé en début d’année lors de la fameuse course de Rocío de la Cámara à San Javier.

Vuelta avec l’oreille d’un novillo pour le Madrilène Francisco de Manuel, le24 mars 2019 à Las Ventas (crédit photo : Plaza 1).

TEMPORADA : LES CONFIDENCES D’UN HÉROS DES PISTES, PACO UREÑA

Posté le 19/04/19

Il y a quelques semaines, Paco Ureña s’est livré au feu des questions de la journaliste Rosario Pérez dans les colonnes du quotidien espagnol ABC. Sous le titre évocateur « Quel animaliste aime autant le Toro qu’un Torero ? Moi, je joue ma vie face à lui », le torero murciano revient sur la grave blessure du 14 septembre 2018 survenue lors de la Feria d’Albacete qui lui a coûté la perte de la vision de l’œil gauche. Après sa réapparition valeureuse lors des Fallas de Valencia, Paco Ureña fait un point sur sa carrière après avoir déjà tant donné au toreo…

Un matador qui revient sur le traumatisme lié à la perte de son œil, remplacé cet hiver par une prothèse oculaire : « depuis septembre, je savais que j’avais perdu la vue et qu’il serait difficile de conserver le globe oculaire (…) à cause d’une infection, on m’a finalement opéré en urgence et en février j’ai dû me résoudre à renoncer à garder l’œil. Ce fut très dur, même si celui-ci était devenu inutilisable, on enlevait une partie de moi ». Un torero qui, après le coup de corne, a dû défier le plus redoutable des toros, son nouveau reflet dans le miroir : « j’étais incapable de me regarder (…) cette situation était due à ce qui m’a fait le plus aimer la vie : le Toro. Je suis capable de dire que je donnerais ma vie pour lui. Je l’ai déjà démontré et je continuerai à le faire tant que mon corps me le permettra » explique le matador originaire de Lorca. Un corps qu’Ureña n’oublie pourtant pas en faisant référence à la philosophie du toreo de José Tomás et à l’une de ses phrases « vivre sans toréer, ce n’est pas vivre » : « cette phrase est très vraie. Je le ressens ainsi. José Tomás marque l’éthique et la racine profonde du toreo ».

Dans le mois qui a suivi le coup de corne d’Albacete, Paco Ureña est passé par des moments critiques de doute et d’angoisse. Physiquement touché et amoindri, le torero avoue qu’il ressemblait à un « cadavre » et qu’une crise d’angoisse le saisit un jour alors qu’il prenait sa douche : « je suis mort, je ne suis plus capable, je ne suis plus capable… ». Paco Ureña raconte comment la lidia immédiate d’un novillo lui a permis de se rassurer et de chasser ses angoisses : « je n’en pouvais plus avec le toreo de salon, et lorsque cet animal a investi la piste la magie a surgi. Je lui ai fait une passe à droite, exactement là où est survenu le coup de corne parce que j’avais besoin de m’ôter cette peur. J’ai toréé ce jour-là comme jamais je ne le ferai. Ça a été le jour le plus importante de toute ma vie, le jour où j’ai le plus pleuré et le plus embrassé mes proches. Ainsi, j’ai pu repousser l’image du cadavre sous la douche » confie-t-il.

Un Paco Ureña qui a également pu compter sur le soutien indéfectible d’un torero qui connaît parfaitement cette épreuve, Juan José Padilla : « je ne pourrai jamais assez le remercier, ni lui, ni sa femme Lidia. Ils font partie de ma famille. Ils savent à quel point cette situation est dure » précise le torero qui a décidé de ne pas porter un cache-œil de pirate. « C’est curieux, j’ai la sensation que je vois des deux yeux. C’est le syndrome du membre fantôme. On dit que la période d’adaptation monoculaire va de six mois à un an » explique Ureña dans l’interview.

En évoquant les peurs qui peuvent précéder une corrida, Paco Ureña montre l’aplomb propre aux grands toreros : « cette peur me fait tellement plaisir que j’ai besoin qu’elle arrive. Commencer à sentir cette peur, c’est un peu récupérer ma vie ». Un matador dont le professionnalisme l’avait poussé, à Albacete, quelques minutes après sa blessure, à vouloir estoquer le toro d’Alcurrucén qui l’avait pris : « j’ai même demandé pardi à Pablo Lozano, l’éleveur, de ne pas l’avoir réussi dès le premier coup. Après avoir tant donné de moi, ce toro méritait une mort digne, mais je ne voyais plus rien ». Un acharnement qui pourrait interroger celles et ceux qui ne saisissent pas pleinement le lien entre le torero et le toro : « quel animaliste aime autant le toro comme le fait un torero ? J’investis toute ma vie, je la lui donne. Que font-ils eux ? ».

La France taurine aura le privilège de retrouver Paco Ureña neuf mois après sa blessure d’Albacete. Programmé le Dimanche de Pentecôte, 9 juin, en matinée, il participera à sa quatrième corrida sur le sable des arènes de Nîmes. Un cartel savoureux où il partagera l’affiche avec Diego Urdiales et Pablo Aguado, dont ce sera la confirmation d’alternative en France face aux toros de Victoriano del Río. Assurément, une corrida à ne pas manquer.

Paco Ureña lors de sa première corrida depuis sa grave blessure d’Albacete, le 16 mars 2019, dans le patio de cuadrillas des arènes de Valencia (crédit photo : Rafa Navarro – SCP Valencia).

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