ACTUALITÉS

A la une

TEMPORADA : DAVID DE MIRANDA CONFIRME A GRENADE

Posté le 22/06/19

La Monumental de Frascuelo à Grenade vibre actuellement pour sa Feria du Corpus. Des arènes andalouses qui ont enregistré un quasi-plein ce jeudi 20 juin à l’occasion de la première corrida du cycle. Fournie par un lot assez inégal de Núñez de Tarifa, la course a été marquée par les belles prestations des hommes vêtus de lumières.

Jeune chef de lidia de cette corrida, José Garrido a touché le meilleur lot de l’après-midi, effectuant une vuelta face au toro d’ouverture avant de couper les deux oreilles du 4e exemplaire après avoir subi un accrochage. Ovationné à l’issue de sa seconde faena, le Péruvien Joaquín Galdós est le seul torero à ne pas avoir ravi de trophées. David de Miranda, qui remplaçait Pablo Aguado, blessé à Madrid, a ravi la première oreille de la corrida devant le 3e toro sobrero de Núñez de Tarifa.

Pour sa première corrida dans les arènes de Grenade, le matador andalou a su capter l’attention du public de la Monumental de Frascuelo lors d’une faena intense sur le côté gauche, marquée par des séries au temple affirmé. Une oreille a récompensé sa prestation en dépit d’une épée assez basse. Dénué de classe et de charges franches, le 6e toro n’a pas permis à Miranda de confirmer son succès.

Cette corrida était la première toréée par le matador originaire de Trigueros (Huelva) dans les arènes de Grenade. Depuis sa Grande porte ouverte à Madrid, ce torero andalou âgé de 25 ans est l’une des belles surprises de la première partie de saison. Actuellement crédité de 9 oreilles et 1 queue coupées en 4 corridas toréées, David de Miranda apparaît à la 35e place de l’Escalafón des matadors de toros.

Il est annoncé ces prochaines semaines sur les cartels des ferias d’Algeciras (Cadix), Azpeitia (Guipúzcoa), Antequera (Málaga) et Almazán (Soria).

Véronique impliquée de David de Miranda le samedi 8 juin 2019 aux arènes de Nîmes face au 1er toro de la corrida de Jandilla (crédit photo : Anthony Maurin).

FERIA DE PENTECÔTE : BILAN DES NOVILLEROS

Posté le 21/06/19

La novillada de la Cape d’or était composée cette année par un cartel international réunissant l’une des révélations du début de saison à Madrid – l’Espagnol Francisco de Manuel –, l’une des grandes promesses du toreo mexicain – Diego San Román – et l’enfant du pays, vainqueur sortant du trophée, El Rafi. Trois apprentis-toreros qui ont pu profiter de la qualité du lot de Pagès-Mailhan. Sur les six novillos lidiés, 3 oreilles ont été coupées, partagées entre deux novilleros.

En tête de classification, on retrouve El Rafi, qui a coupé fort justement les deux oreilles du 3e exemplaire de la novillada. Particulièrement inspiré par la qualité du jeu du novillo « Mala Sombra », l’apprenti-torero nîmois a pris rapidement une option sur la Cape d’or en se voyant adjuger les deux oreilles de son partenaire. Un succès que Rafi n’a pas été en mesure de répéter devant le 6e novillo, médiocrement estoqué, mais qui ne l’a pas privé de sortie en triomphe par la Porte des cuadrillas. La seule accordée lors de cette course de mi-journée.

2e, Diego San Román a été l’une des révélations de la matinée par la qualité de son toreo et l’aguante exprimé avec la cape face à ses deux novillos. En coupant devant le 2e exemplaire de Pagès-Mailhan la première oreille de la course, le novillero originaire de Querétaro a idéalement lancé les débats. Honoré d’un salut au tiers à l’issue de sa seconde prestation, San Román a confirmé son bon début de saison sur le vieux continent, tout en effaçant le souvenir douloureux des dernières Vendanges où il avait quitté les arènes de Nîmes par la porte de l’infirmerie suite à un coup de corne.

3e, Francisco de Manuel s’est distingué par la classe de ses gestes devant le novillo d’ouverture de Pagès-Mailhan. Le novillero madrilène a effectué une vuelta, livrant ses meilleurs passages lors de cette première prestation. Une personnalité de torero qui doit encore mûrir afin de connecter avec tous les publics.

Satisfaction d’El Rafi, deux oreilles en mains, lauréat de la novillada de la Cape d’or pour la deuxième année consécutive, le samedi 8 juin 2019 (crédit photo : Anthony Maurin).

ESCALAFÓN DES NOVILLEROS : FRANCISCO DE MANUEL AFFIRME SES INTENTIONS

Posté le 20/06/19

Même s’il n’a coupé qu’une seule oreille depuis le début de la saison, à Madrid, Francisco de Manuel apparaît comme un novillero fiable, à la personnalité affirmée. Sa première faena tracée devant un exemplaire de Pagès-Mailhan, le 8 juin dernier, lors de la novillada de la Cape d’or, illustre cette réalité. Dans le profil d’un autre novillero madrilène venu à Nîmes l’an passé – Ángel Téllez – Francisco de Manuel est appelé à évoluer favorablement dans la hiérarchie des novilleros.

Leader de l’Escalafón depuis un mois, l’apprenti-torero espagnol totalise 7 paseos pour une seul trophée récolté à Madrid. Une personnalité de torero qui va incontestablement croître tout au long de la saison, au regard de la première faena réalisée à Nîmes le samedi matin face à un exemplaire de Pagès-Mailhan. Étonnant 2e, le novillero palois Dorian Canton affiche une belle régularité avec 5 pavillons glanés en 5 courses toréées. Récent triomphateur à Vic-Fezensac face à du bétail d’El Retamar, l’apprenti-torero français se place sur un chemin idéal en vue de sa prise d’alternative.

Sur la 3e marche du podium, on retrouve l’une des révélations de ce printemps taurin : Diego San Román, déjà vu l’an passé à Nîmes, a confirmé la sincérité de ses intentions artistiques en coupant l’oreille du 2e novillo de Pagès-Mailhan le 8 juin dernier. Le novillero originaire de Querétaro, qui s’est joué la vie à Madrid, étant ovationné à deux reprises, totalise 5 courses et 1 trophée. Il devance l’Andalou Daniel Barbero, auteur d’un bon début de temporada dans des arènes espagnoles de 3e catégorie, avec 7 oreilles coupées en 4 novilladas toréées.

Natif de Torrente (Valencia), Borja Collado se place en embuscade au 5e rang, renforcé par l’oreille ravie à Captieux (Gironde) face à un lot d’El Freixo. Avec 6 oreilles coupées en 4 novilladas toréées, l’apprenti-torero espagnol est presque ex-aequo avec Rafael González, qui a récemment ravi une queue à Griñón (Madrid) face à un bon lot de Fernando Catalán. Rappelons que ce même González a été l’une des bonnes surprises de la dernière San Isidro, lui qui a ravi l’oreille d’une bonne novillada du Conde de Mayalde, le 20 mai dernier à Madrid.

7e, Marcos Pérez Hernández dit « Marcos » fait une entrée remarquée dans le Top 10, lui qui a récemment triomphé à Griñón, où il a notamment obtenu la grâce d’un novillo de Fernando Peña. Il totalise à ce jour 5 oreilles et 1 queue coupées en 4 courses toréées. Le novillero madrilène devance Manuel Diosleguarde, qui a récemment effectué deux vueltas à Séville devant un lot de Dolores Rufino. Le Salmatin maintient une certaine constance en termes de ratio de trophées avec 4 oreilles coupées en 4 novilladas toréées.

Ex-aequo avec Diosleguarde, Javier Orozco a lui aussi ravi 4 pavillons en 4 courses, même si son récent passage par la Real Maestranza de Séville a été ponctué par des silences. Il devance El Rafi, qui boucle ce Top 10 avec 3 oreilles coupées en 4 courses toréées. Une performance qu’il doit notamment à son dernier triomphe nîmois, qui l’a vu ravir deux pavillons d’un exemplaire de Pagès-Mailhan, et s’adjuger la Cape d’or pour la deuxième année consécutive.

A ce jour, 75 novilleros figurent dans ce classement Escalafón, dont 39 apprentis-toreros n’ont figuré qu’à une seule reprise depuis le début de la saison européenne.

Francisco de Manuel maintient le cap en tête de l’Escalafón malgré un nombre de trophées encore limité ; ici à Nîmes le 8 juin 2019 lors de sa présentation pour la novillada de la Cape d’or (crédit photo : Anthony Maurin).

FERIA DE PENTECÔTE : DE GRANDS MOMENTS AU CARRÉ DES PARTENAIRES

Posté le 19/06/19

Surfant sur la dynamique du succès de l’édition 2018, le Carré des Partenaires de Simon Casas Production a encore une fois été au centre de toutes les attentions. De nombreuses personnalités ont participé aux rendez-vous qui ont ponctué cette Feria de Pentecôte. Un cycle qui a débuté avec un réceptif particulièrement apprécié par nos partenaires : la visite privée des toros de la feria aux corrals de la route de Beaucaire.

Des réceptions qui se sont poursuivies dans un écrin soigné et élargi. Élus de la Ville de Nîmes au premier rang desquels le maire Jean-Paul Fournier, personnalités, clubs taurins, partenaires, artistes et sportifs se sont retrouvés au sein du nouvel espace inauguré à côté du toril des arènes, face au manège réservé aux chevaux des rejoneadors. Des rencontres qui se sont prolongées après-course au premier étage du Lisita, où Pablo Aguado a notamment été mis à l’honneur.

Le maroquinier nîmois Arthur Pons a cette année encore réservé un magnifique bagage de sa création à l’un des triomphateurs de cette feria. Un acte important qui s’est déroulé dimanche soir au sein du Carré des Partenaires devant une plus d’une centaine de personnes. Auteur de la meilleure faena de la feria, Pablo Aguado a apprécié l’hommage qui lui a été rendu, succédant ainsi à Juan José Padilla. Près de 1.500 personnes se sont succédé tout au long de la feria lors de ces rencontres conviviales aux côtés de nos 30 sociétés partenaires.

Pablo Aguado mis à l’honneur au Carré des Partenaires de Simon Casas Production, avec le cadeau offert par le maroquinier nîmois Arthur Pons (crédit photo : Annie Saurel).

REVUE DE PRESSE : LA MEILLEURE SAN ISIDRO DU XXIe SIÈCLE

Posté le 18/06/19

Journal « exigeant » en termes de tauromachie, le quotidien espagnol El País n’y va pas par quatre chemins au moment de qualifier la dernière Feria de San Isidro à Madrid : « la meilleure Isidrada du XXIe siècle » titre même le journal sous la plume de Rubén Amón. Une feria dont le journaliste détache les prestations d’Antonio Ferrera, Paco Ureña, Roca Rey, sans oublier « le bon jeu des toros, le public jeune et les nombreux coups de corne ». Comme une illustration à ces 34 après-midis consécutifs, l’auteur de l’article associe aux triomphateurs précités « le mérite de Simon Casas (…) d’avoir associé des toreros en état de grâce à des surprises inattendues, comme David Miranda, avec un total de 641.000 spectateurs, soit 22.000 de plus qu’en 2018. Une San Isidro qui a également donné un haut rendement ganadero, que soit pour certains toros isolés de grande qualité – Juan Pedro Domecq, Garcigrande, Valdellán, Victorino et Zalduendo – que pour les lots complets proposés par Adolfo Martín et Santiago Domecq » analyse-t-il.

Une feria de San Isidro que le journaliste considère comme « la meilleure du XXIe siècle ou, tout au moins, la plus intéressante des deux dernières décennies. Et pas seulement pour les 8 Grandes portes ouvertes ou les 36 oreilles coupées, toutes catégories confondues (…) mais aussi parce qu’il n’est pas tombé une seule goutte d’eau (…) au cours d’une édition 2019 qui a stimulé l’intérêt pour la tauromachie au-delà des murs de Las Ventas, transcendant la Feria de Madrid ». A ce titre, Rubén Amón s’attarde sur la mobilisation du jeune public et la présence aux arènes du roi Felipe VI lors de la Corrida de la Beneficencia, ou encore celle du ministre socialiste José Luis Ábalos, « rompant ainsi les tabous politiques », souligne-t-il, en rappelant la reconnaissance de la Tauromachie comme « bien d’intérêt culturel ».

En termes de contenu artistique, le journaliste rend hommage au triomphateur incontestable de cette San Isidro, Paco Ureña, qui, avec quatre oreilles coupées tout au long de la feria, « occupe le trône du torero de Madrid ». Outre Ferrera et Roca Rey, Amón passe également en revue les grandes portes ouvertes par Perera, « la sobriété de De Justo, la récupération d’Eugenio de Mora, la qualité de Ginés Marín » ou encore Pablo Aguado, qui est allé jusqu’à recevoir une blessure « dans une San Isidro particulièrement sanglante : il y a deux fois plus de coups de corne qu’au regard des deux dernières ferias madrilènes cumulées. Une statistique qui fait froid dans le dos, bien illustrée par la blessure de Román (…) sans oublier celles d’Escribano, Leal, Caballero, Roca Rey, Luis Davis, Mora et Ritter ».

Dans la longue analyse effectuée, Rubén Amón revient encore sur les belles prestations de Curro Díaz, López Chaves et Fernando Robleño, sans oublier « la grande révélation de la feria, David de Miranda (…) qui a coupé deux oreilles face à l’un des toros les plus braves du cycle, le 6e exemplaire de la corrida de Juan Pedro Domecq ». Un profil ganadero que le journaliste espagnol qualifie « d’équilibré entre les encastes, variés » tout en taclant les élevages qui ont plus déçu le public…  Relevant une certaine « extinction du toreo de cape, exception faite d’Ureña, De Justo et Marín », Amón pointe négativement « le côté arbitraire des présidences dans l’usage et l’abus du mouchoir blanc (…) ou du bleu, qui n’a jamais récompensé la bravoure du bétail ». Malgré quelques commentaires acerbes en tribunes de la part de quelques spectateurs, Rubén Amón conclut en rappelant que ces quelques points négatifs « n’ont pas réussi à saboter une feria qui a donné raison à l’approche visionnaire de Simon Casas ».

Paco Ureña sortant en triomphe des arènes de Las Ventas le samedi 15 juin 2019 pour la première fois de sa carrière. Le triomphateur incontestable de cette San Isidro (crédit phoro : Plaza 1).

ABONNÉS : UNE INVITATION POUR LA CORRIDA DU 21 JUIN A ALICANTE

Posté le 17/06/19

C’est devenu une tradition dans le calendrier des abonnés des arènes de Nîmes. En renouvelant leur abonnement dès le début d’année, nos fidèles clients bénéficient de plusieurs avantages : 5% de réduction, paiement en trois fois et invitations pour cinq courses en Espagne. Après la corrida et la novillada pour les Fallas de Valencia, la corrida et la novillada pour la San Isidro de Madrid, place à présent à la corrida pour las Hogueras de Alicante.

Ainsi, nos abonnés pourront bénéficier d’une place pour la corrida de ce vendredi 21 juin aux arènes d’Alicante, où sont annoncés López Simón, David de Miranda et Pablo Aguado face à des toros d’El Parralejo.

FERIA DE PENTECÔTE : BILAN DES MATADORS DE TOROS

Posté le 16/06/19

Comme lors de l’édition 2018, 15 matadors de toros ont participé à la Feria de Pentecôte aux arènes de Nîmes, ceux-ci lidiant un total de 32 toros lors des 5 corridas qui se sont déroulées dans l’amphithéâtre romain. Comme évoqué la semaine dernière, 13 oreilles ont été coupées par les matadors de toros à l’affiche, qui ont ouvert 1 Porte des Consuls et 3 Portes des cuadrillas. Des toreros qui ont également effectué 2 vueltas et salué à 6 reprises.

En tête de classification, on retrouve Sébastien Castella et Andrés Roca Rey, seuls matadors à avoir affronté 3 toros du fait de la tenue d’un mano a mano le dimanche 9 juin. Tous deux ont obtenu une oreille lors d’une corrida au profil contrarié. 3e, Paco Ureña est le grand triomphateur de cette feria puisqu’il est le seul matador à avoir coupé 3 oreilles, ouvrant par la même occasion l’unique Porte des Consuls de sa catégorie. La qualité de ses deux faenas et le tracé de ses naturelles face aux toros de Victoriano del Río demeurera comme l’un des temps forts de cette Pentecôte 2019.

4e, David de Miranda est l’une des bonnes surprises de ce cycle tauromachique, lui qui a réussi sa présentation aux arènes de Nîmes. Dans le cadre de sa confirmation d’alternative, le torero andalou a ravi les deux oreilles de son premier toro de Jandilla, ouvrant ainsi la Porte des cuadrillas au côté de son parrain de confirmation, Antonio Ferrera. Il est talonné par Pablo Aguado, lui aussi crédité de deux pavillons face à un seul et même toro, dimanche matin, en clôture de la corrida de Victoriano del Río. Auteur de la faena de la feria, le matador sévillan a enchanté le public nîmois, ouvrant lui aussi la « petite porte ».

6e, Antonio Ferrera a bien réussi son retour aux arènes de Nîmes six ans après sa dernière corrida dans l’amphithéâtre romain. Deux oreilles du 2e toro de la corrida de Jandilla ont récompensé la qualité muletera de Ferrera, qui a malheureusement perdu avec le descabello une probable Porte des Consuls devant le 5e exemplaire de l’après-midi. Un torero extremeño qui est suivi par Thomas Dufau, récipiendaire vendredi de l’unique oreille accordée lors d’une bonne corrida de l’élevage d’El Torero.

8e, Román a lui aussi ravi un trophée lors de la corrida « des quatre toreros » devant le 6e toro de Jandilla. Très déterminé, le matador valencian figure également au tableau d’honneur même si le profil de sa course n’a pas été aisé. Il est suivi par Octavio Chacón, qui, sans couper d’oreilles, a été le torero de la corrida de clôture. Face aux exigences des toros de Victorino Martín, le matador andalou a réaffirmé l’excellence de sa technique, effectuant une vuelta après une faena de mérite devant le 4e exemplaire.

10e, Andy Younès a officié lors de la première corrida de la feria, en remplacement de Juan Leal, saluant à l’issue de sa première prestation. Une récompense qui a également concerné Rubén Pinar, mis à l’épreuve lundi par le 5e toro de Victorino Martín. Un autre salut a ponctué la première faena de Thomas Joubert devant le toro d’ouverture de la feria, porteur du fer d’El Torero.  

Toñete, Diego Urdiales et Pepe Moral bouclent cette classification, après avoir écouté divers silences à l’issue de leurs prestations, voire même des sifflets pour le dernier torero cité.

Salut sous l’ovation du public des arènes de Nîmes pour Sébastien Castella et Andrés Roca Rey lors du mano a mano du Dimanche de Pentecôte qui s’est déroulé à guichets fermés (crédit photo : Anthony Maurin).

MADRID : UN COSTUME GOYESQUE DE NIMEÑO REMIS AU MUSÉE DE LAS VENTAS

Posté le 15/06/19

Il y a 30 ans, Christian Montcouquiol « Nimeño II » toréait sa dernière corrida dans les arènes de Nîmes. Une ultime temporada pour un Torero de France dont la carrière allait se briser face aux cornes d’un toro de Miura quelques mois plus tard. En 2019, le souvenir de l’un des plus grands toreros français de l’Histoire demeure bien présent dans tous les esprits.

Samedi dernier, c’est en présence de nombreuses personnalités du monde politique et taurin qui s’est déroulée la remise d’un costume goyesque de Nimeño II aux représentants de la Comunidad de Madrid, propriétaire de la Monumental de Las Ventas et de son musée taurin. Anciens matadors, aînés de Nimeño, Robert Pilès, Simon Casas et Lucien Orlewski « Chinito » étaient présents aux côtés d’Alexandre Montcouquiol et de sa mère pour la remise de ce costume goyesque porté par son père Christian, en 1989, dans les arènes de Bayonne. Le conseiller aux Affaires taurines de la Comunidad de Madrid a rappelé que « plus de 100.000 personnes passent annuellement  par le musée taurin des arènes de Las Ventas ».

DISPARITION : PALMIRA CAMACHO NOUS A QUITTÉS

Posté le 14/06/19

Elle aurait eu 90 ans le 20 novembre prochain. D’origine espagnole, sa famille avait fui l’Espagne, Palmira Camacho naquit à Saint-Gilles et écrivit son histoire sous le sceau de la passion taurine. Une femme qui allait tout faire pour assouvir son afición dans la France de l’après-guerre, quitte à toréer en cachette, contre l’avis de sa mère, Angelica.

Une apprentie-torera qui fit son éducation taurine au sein de la manade Thibaut, à Saliers, avant de participer aux capeas de la mythique troupe « El Gallo ». Dans son blog, l’aficionado arlésien Jacques Lanfranchi rappelle que « c’est à Lunel, dans un magnifique costume – robe portefeuille – confectionné par un tailleur local, le 1er novembre 1950, qu’elle signera l’un de ses plus grands succès devant des toros de Tardieu. Elle inaugurera également les tours de piste à la mexicaine, dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. Après un succès identique dans cette même plaza, face à des toros d’Etienne Boudin, elle se retirera ».

Une trajectoire brève qui lui fit vivre l’époque romantique du maletilla auto-stoppeur, mais rien ne pouvait altérer la force de caractère de la jeune Palmira. Pas même lorsque les gendarmes l’arrêtaient ou lorsque le vent et la pluie contrariaient ses déplacements à bicyclette sur la route reliant Saint-Gilles à Saliers. A l’époque, Luis Domingo écrivit dans les colonnes de la revue Toros : « Palmira possède les qualités qui font les toreros : courage, sang froid et vista ».

Mariée et mère de deux enfants, elle mena une carrière dans la restauration à Alès, Arles et Uzès. Le 29 octobre 2000, elle présida un festival taurin aux arènes de Gallician, chères au cœur de sa fille, la chanteuse Corinne Sauvage, épouse de Robert Pilès, alors directeur des arènes de Nîmes. L’actuel doyen des matadors français, qui travaille aujourd’hui avec Simon Casas aux arènes de Madrid, y coupa une oreille devant un toro de Manzanares, aux côtés du regretté maestro d’Alicante, Victor Mendes et Jonathan Veyrunes.

Simon Casas Production adresse ses condoléances attristées à la famille de Palmira Camacho, à ses proches ainsi qu’à toutes les personnes touchées par ce deuil. Un hommage lui sera rendu mercredi prochain, à partir de 14h30, aux arènes de Saint-Gilles.

Portrait de Palmira Camacho, torera de caractère dans la France de l’après-guerre (crédit photo : archives personnelles de la famille).

FERIA DE PENTECÔTE : LES CHIFFRES DE LA FERIA 2019

Posté le 12/06/19

25 OREILLES COUPÉES : 13 oreilles en corrida (3 pour Paco Ureña, 2 pour Antonio Ferrera, David de Miranda et Pablo Aguado, 1 pour Sébastien Castella, Thomas Dufau, Román et Andrés Roca Rey), 3 oreilles en novillada (2 pour El Rafi, 1 pour Diego San Román), 9 oreilles et 1 queue en rejoneo (3 oreilles et 1 queue pour Guillermo Hermoso de Mendoza, 3 oreilles pour Pablo Hermoso de Mendoza et Léa Vicens).

8 COURSES : 5 corridas, 1 course camarguaise, 1 novillada et 1 corrida équestre.

8 SORTIES EN TRIOMPHE : 4 par la Porte des Consuls (le matador de toros Paco Ureña et les rejoneadors Pablo Hermoso de Mendoza, Léa Vicens et Guillermo Hermoso de Mendoza) et 4 par la Porte des cuadrillas (les matadors de toros Antonio Ferrera, David de Miranda, Pablo Aguado et le novillero El Rafi).

6 SALUTS DE BANDERILLEROS : Rachid Ouramdane « Morenito d’Arles » (6e), de la cuadrilla d’El Rafi, lors de la novillada du samedi 8 juin 2019 ; José Chacón (3e), Fernando Pérez (3e) et Rafael Viotti (5e), de la cuadrilla de Sébastien Castella, lors de la corrida du dimanche 9 juin 2019 ; Ángel Otero et Víctor Manuel Martínez (5e), de la cuadrilla de Rubén Pinar, lors de la corrida de Victorino Martín du lundi 10 juin 2019.

3 CONFIRMATIONS D’ALTERNATIVE : David de Miranda, le samedi 8 juin 2019 face aux toros de Jandilla ; Pablo Aguado, le dimanche 9 juin 2019 face aux toros de Victoriano del Río ; Guillermo Hermoso de Mendoza, le lundi 10 juin 2019 face aux toros de Fermín Bohórquez.

2 TOROS CHANGÉS : le 5e exemplaire de la corrida de Jandilla, dévolu à Antonio Ferrera, et remplacé par un sobrero du même fer, le samedi 8 juin 2019 ; le 2e exemplaire de la corrida de Victorino Martín, dévolu à Rubén Pinar, et remplacé par un sobrero d’El Torero, le lundi 10 juin 2019.

1 VUELTA POSTHUME : 1 toro d’El Torero, « Pargo », n°15, castaño claro bociblanco, 531 kg (né le 26 janvier 2015), dévolu à Thomas Dufau (2e), le vendredi 7 juin 2019.

1 PICADOR APPLAUDI : Santiago Pérez, de la cuadrilla d’Octavio Chacón, monté sur le cheval « Pegaso », de la cavalerie Heyral, à l’issue du tiers de piques du 4e toro de Victorino Martín, le lundi 10 juin 2019.

1 QUEUE COUPÉE : 1 pour Guillermo Hermoso de Mendoza face au 6e toro de Fermín Bohórquez, lors de la corrida équestre du lundi 10 juin 2019.

1 PRÉSENTATION DE NOVILLERO : Francisco de Manuel, le samedi 8 juin 2019.

Le Dimanche de Pentecôte, Paco Ureña a coupé trois oreilles aux toros de Victoriano del Río et ouvert sa première Porte des Consuls aux arènes de Nîmes, quatre ans après sa présentation dans l’amphithéâtre romain (crédit photo : Anthony Maurin).

Voir les actualités plus anciennes