ACTUALITÉS

A la une

FERIA DE PENTECÔTE : LA PRESSE COMMENTE LES CARTELS

Posté le 10/04/18

Sur les ondes de France Bleu Gard-Lozère, on évoque « un cocktail de vedettes confirmées et de jeunes prometteurs » à la lecture des cartels nîmois. Pour Hervé Sallafranque, « la plupart des stars actuelles de la tauromachie seront dans les arènes de Nîmes du 17 au 21 mai. Ils partageront l’affiche avec des jeunes qui rêvent de leur succéder ». Et le journaliste de la radio publique de préciser « le rituel sera immuable : deux vedettes confirmées et un jeune qui rêve de le devenir feront le paseo côte à côte. Ce sera par exemple le cas du cartel le plus luxueux sur le papier, celui du samedi après-midi où Andy Younès partagera l’affiche avec El Juli et Sébastien Castella ». 

Une feria qui, aux yeux d’Hervé Sallafranque, présentera « un double avantage » : « seules les vedettes font vraiment venir le public aux arènes, mais les aficionados ont également envie et besoin de voir de nouvelles têtes. Il en va aussi de l’avenir de la tauromachie », soulignant le retour des toros de Partido de Resina « pour la note torista de cette feria ». Un nom « emblématique de l’élevage des toros de combat » souligne Roland Massabuau dans les pages nîmoises de Midi Libre. Sur le site d’informations Objectif Gard, Anthony Maurin propose un focus sur la matinée du Dimanche de Pentecôte aux arènes qualifiée de « traditionnelle corrida des artistes. Changement de cap bien que le bateau vogue sans cesse sur les flots ininterrompus de la beauté et de l’esthétisme ». 

Dans les colonnes régionales de Midi Libre, Vincent Coste titre sur « Les belles promesses de la Feria de Pentecôte » en mettant en exergue l’exercice de style de Simon Casas lors de la conférence de presse organisée en mairie de Nîmes : « vanter les atouts de la programmation d’une feria, l’inscrire dans un contexte socio-historique pour mieux en mesurer l’enjeu et la valeur tout en distribuant les bons mots et slogans qui claquent : Simon Casas sait faire, le Nîmois est rompu à l’exercice ». Pour le journaliste du quotidien régional, la programmation concoctée par Simon Casas est qualifiée de « beau générique (pluie d’étoiles sur les très denses journées de samedi et dimanche, Ponce en tête qualifié de « maestro des maestros » par Simon Casas) marqué par une présence de toreros français qui doit approcher une proportion quasiment inédite. Toutes catégories confondues, à cheval ou à pied, on en compte pas moins de neuf. » Un article qui souligne également l’importance du nombre de matadors sacrés dans la capitale gardoise : « pour l’anecdote, on relèvera aussi que sept toreros à l’affiche de cette feria ont vécu leur alternative dans ces arènes de Nîmes, ce qui dit quand même quelque chose sur leur pouvoir d’attraction. » 

Des alternatives au sommet desquelles trône celle de Julián López « El Juli » qui défiera six toros en solitaire lors de la prochaine Feria des Vendanges et sur laquelle s’attarde avec gourmandise Vincent Coste : « un anniversaire qu’il fêtera en septembre (…) comme il l’avait fait en 2008 (…) en offrant au public une prestation d’une perfection sidérante que seul José Tomás surpassera par la suite. » Toujours dans Midi Libre, Roland Massabuau s’attarde sur l’hommage qui sera à rendu à Juan José Padilla pour sa dernière corrida nîmoise : « on entend déjà, venue de loin, l’ovation que réserveront les arènes à ce « Pirate » au courage hors normes ». Le journaliste pose toutefois une question en clôture d’article sur la pleine page consacrée à l’événement taurin et festif : « manque-t-il quelqu’un ou quelque chose ? Seul du soleil, on attend la réponse ». 

(Crédit photo : Annie Saurel).

TEMPORADA : LE WEEK-END DES TOREROS DE LA FERIA

Posté le 09/04/18

Ce dimanche 8 avril, une semaine après Pâques, Rafaelillo et Andrés Roca Rey ont brillé sur le sable des arènes de Cieza (Murcie). Les deux matadors ont respectivement ravi trois oreilles et deux oreilles et la queue face à un bon lot de toros d’un torero-ganadero en la personne d’Alejandro Talavante. Des faenas convaincantes de la part du Murciano et du Péruvien, qui ont ouvert la Grande porte des arènes alors que Talavante – qui a écouté le silence par deux fois – a joué le rôle du cordonnier mal chaussé. 

Rafaelillo ouvrira la Feria de Pentecôte aux côtés des toreros français Thomas Dufau et Juan Leal devant une corrida de Partido de Resina le vendredi 18 mai aux arènes de Nîmes. Deux jours plus tard, Andrés Roca Rey partagera l’affiche dans un cartel de prestige avec José María Manzanares II pour les adieux nîmois de Juan José Padilla face à des toros de Núñez del Cuvillo. 

La mauvaise nouvelle du week-end est venue de Séville où, lors de la première corrida dominicale de la Feria d’avril, Román a reçu un coup de corne grave de 15 cm par le 3e toro de Las Ramblas dans la zone prétibiale de la jambe gauche, occasionnant de nombreuses lésions musculaires et nerveuses. C’est un nouveau coup dur pour le torero valencian sacré matador à Nîmes qui avait déjà été blessé lors des Fallas de Valencia sous l’aisselle gauche. Une nouvelle preuve de son engagement indéfectible et de la valeur de ses intentions en cette saison 2018 qui le voit annoncé à Nîmes le Lundi de Pentecôte face à une attendue corrida de Jandilla, fer triomphateur à Arles. 

Plus au nord de Séville, à Madrid, plus de 6.500 spectateurs ont assisté à la première novillada de la temporada porteuse du fer andalou de Fuente Ymbro. Une journée dominicale marquée par la présentation à Las Ventas d’Ángel Téllez, annoncé à Nîmes le 19 mai prochain aux côtés d’Adrien Salenc et El Rafi pour la novillada de la Cape d’or. Le natif de Madrid a salué par deux fois, montrant une technique affirmée à l’issue de sa première faena avant de ciseler plusieurs naturelles de qualité devant l’ultime novillo de Ricardo Gallardo. 

De l’autre côté de l’Atlantique, la Feria de Texcoco suit son cours au Mexique. Dimanche dernier, Sébastien Castella y a ravi l’oreille d’un toro de réserve de l’élevage de Torreón de Cañas offert en supplément. Le matador biterrois, qui est annoncé à Séville le 17 avril, officiera pour Pentecôte dans l’un des cartels étoiles de la feria, le samedi 19 mai, aux côtés d’El Juli et Andy Younès face aux toros de Garcigrande. 

Au Mexique encore, tout va pour le mieux pour les toreros à cheval de la famille Hermoso de Mendoza. Samedi 7 avril, Pablo et Guillermo ont toréé une nouvelle corrida équestre en duo devant du bétail de Refugio Peña et San Pablo dans les arènes de Ciudad Juárez. Deux oreilles et la queue ont récompensé l’ultime faena de Pablo Hermoso de Mendoza étincelant sur les flancs de ses montures « California », « Berlín », « Deco » et « Garfio ». 

Mais à ce petit jeu, c’est le fils de Pablo, Guillermo Hermoso de Mendoza qui s’est montré le plus habile, ravissant un total de quatre oreilles et une queue face à ses deux novillos. Un triomphe intégral pour le jeune rejoneador fils du « roi de Navarre » qui a ciselé une première partition de haut niveau sur ses chevaux « Barrabas », « Brindis », « Baco » et « Jabugo ». Un succès confirmé devant l’ultime exemplaire de la journée notamment grâce à l’expérience de montures aguerries de son père comme « Disparate » et « Dalí », qui ont brillé à l’instar de de « Agora II » et « Bacano ». 

Un nouveau triomphe et une excellente nouvelle à l’orée de la présentation de Guillermo Hermoso de Mendoza à Nîmes le lundi 21 mai, en clôture de la Feria de Pentecôte, aux côtés de son père Pablo et de Léa Vicens face aux toros d’El Capea. 

(Crédit photo : Anthony Maurin).

FERIA DE PENTECÔTE : OUVERTURE DE LA LOCATION POUR LES ABONNEMENTS

Posté le 08/04/18

Après le renouvellement des abonnements promotionnels, place à la vente des abonnements classiques pour la prochaine Feria de Pentecôte. Les guichets nîmois du numéro 4 de la rue de la Violette ouvriront ce lundi 9 avril à partir de 9h30 pour la mise en vente des abonnements pour les corridas, novillada et course camarguaise proposées aux arènes de Nîmes du jeudi 17 au lundi 21 mai 2018. Ces ventes s’effectueront du lundi au vendredi, de 9h30 à 18h00 en journée continue et tous les samedis de 9h30 à 12h30. 

La vente et les réservations pour ces abonnements peuvent également s’effectuer par téléphone en appelant le standard de Simon Casas Production au 08 91 70 14 01 (0,225 EUR TTC / minute) ou encore plus simplement en passant commande sur le site internet des Arènes de Nîmes : www.arenesdenimes.com (cliquez sur les onglets : « achetez vos places en ligne » et « infos pratiques »). 

(Crédit photo : Bruno Lasnier).

ÁNGEL PERALTA : LA DISPARITION D’UNE LÉGENDE DU REJONEO

Posté le 07/04/18

La nouvelle a pris de court tout le monde tant on savait le maestro inébranlable et animé d’une force intérieure intacte : Ángel Peralta est décédé ce samedi 7 avril à l’âge de 93 ans. Originaire de la Puebla del Río (Séville) le 18 mars 1926, il avait débuté en public le 19 février 1945 dans les arènes de la Pañoleta (Séville) avant de se présenter à Madrid le 19 avril 1928. Leader incontesté de la tauromachie équestre dans les années 70, il avait été l’une des étoiles du fameux quatuor des Cavaliers de l’Apothéose.

En 1971, Ángel Peralta avait signé plusieurs triomphes de renom à Madrid et Séville, où il ouvrit la Porte du Prince après avoir coupé la bagatelle de quatre oreilles et une queue. Un succès qu’il répéta plusieurs années plus tard, notamment en 1979, signant une carrière d’une exceptionnelle longévité en toréant près de 6.000 toros au cours de ses 55 temporadas. Dans son ranch « El Rocío », au côté de son frère Rafael, il avait donné ses lettres de noblesse au Cheval et monté une ganadería de toros bravos d’origine Contreras dont le nom fut associé à bon nombre de corridas importantes.

Cavalier, torero, éleveur, acteur, écrivain, poète et professeur d’art équestre, la carrière d’Ángel Peralta est un véritable livre d’histoire et d’anecdotes en tous genres. Une vie consacrée au cheval de pure race espagnole, mais également l’équitation sportive liée à l’art du rejoneo et à la compétition. Mentor de Léa Vicens dès ses débuts, il avait officié en piste lors de l’alternative de la rejoneadora nîmoise dans les arènes de Nîmes le 14 septembre 2013, aux côtés de Marie Sara, Paco Ojeda et Diego Ventura.

La société Simon Casas Production adresse à la famille Peralta ainsi qu’à toutes les personnes touchées par ce deuil ses plus sincères condoléances.

(Crédit photo : Anthony Maurin).

ESCALAFÓN : LE CLASSEMENT DES REJONEADORS

Posté le 05/04/18

Leader du classement des rejoneadores en 2017, Léa Vicens n’en finit plus de confirmer son emprise sur le monde de la tauromachie équestre. La cavalière nîmoise, qui a fêté ses 32 ans en février dernier, n’en finit pas d’étonner en ce début de temporada. Avec cinq corridas toréées et huit oreilles coupées, l’amazone emmène la classification des toreros à cheval au grand galop. 

Forte de ses triomphes à Castellón de la Plana, Illescas (Tolède) et Valencia, la rejoneadora a connu un mois de mars de grande qualité, ponctué de deux nouveaux succès à Cabra (Cordoue) et San Clemente (Cuenca) lors du week-end pascal. Un rythme que Léa va maintenir tout au long du mois d’avril où elle est notamment programmée à Andújar (Jaén), Palma del Río (Cordoue) et surtout Séville où elle officiera le 15 avril prochain, aux côtés de Sergio Galán et Andrés Romero, en pleine Feria d’Avril, face à des toros de Fermín Bohórquez, l’élevage de sa prise d’alternative nîmoise. 

Ainsi, Léa Vicens devance Diego Ventura, crédité de sept oreilles et une queue en deux corridas toréées, et Sergio Galán, qui apparaît au troisième rang, avec deux corridas au compteur et six oreilles coupées. A la quatrième place, Leonardo Hernández II totalise cinq oreilles en deux corridas toréées, devançant Andy Cartagena de quatre trophées, à égalité de courses. Dans un classement qui présente pour l’heure seize rejoneadores, Pencho Solano figure à la sixième place avec une corrida toréée et quatre oreilles coupées. 

Guillermo et Pablo Hermoso de Mendoza, qui poursuivent leur campagne mexicaine, ne figurent toujours pas dans ce classement européen qui totalise les corridas toréées en Espagne, France et Portugal. Annoncé en avril à Chihuahua, Ciudad Juárez et Monterrey, le « roi de Navarre » ne reviendra en Europe qu’à partir du 17 mai, où il est annoncé dans les arènes de Campo Pequeno de Lisbonne. Quatre jours plus tard, il officiera à Nîmes lors de la journée de clôture de la Feria de Pentecôte aux côtés de son fils Guillermo – pour sa première dans la capitale gardoise – et de Léa Vicens, qui toréera sa septième corrida dans les arènes de sa ville natale. Un cartel détonnant face aux toros d’El Capea, triomphateurs lundi dernier à Arles.

(Crédit photo : Justine Messina).

OFFICIEL : LES CARTELS DE LA FERIA DE PENTECÔTE

Posté le 04/04/18

Simon Casas a donné lecture ce mercredi matin à l’Hôtel de Ville des cartels de la Feria de Pentecôte programmée du jeudi 17 mai au lundi 21 mai 2018.

- Jeudi 17 mai (18h00), course camarguaise au Trophée des As : concours de manades avec « Loubard » et « Épervier » de Cuillé, « Folco » de Bon, « Mesrine » de Vinuesa, « Marquis » de Ricard, « Nîmois » de Fabre-Mailhan, « Landier » de Nicollin, face aux raseteurs Félix, Robert, Cadenas, Zekraoui, Marignan, Martin, Aliaga, Bruschet, Benafitou, Rassir.

- Vendredi 18 mai (18h00), corrida : six toros de Partido de Resina (anciens Pablo-Romero) pour Rafaelillo, Thomas Dufau, Juan Leal.

- Samedi 19 mai (11h30), novillada de la Cape d’or : six novillos de Pagès-Mailhan pour Adrien Salenc, Ángel Téllez, El Rafi.

- Samedi 19 mai (18h00), corrida : six toros de Garcigrande pour El Juli, Sébastien Castella, Andy Younès.

- Dimanche 20 mai (11h30), corrida : six toros de Juan Pedro Domecq pour Enrique Ponce, Juan Bautista, Jesús Enrique Colombo (confirmation d’alternative).

- Dimanche 20 mai (18h00), corrida : six toros de Núñez del Cuvillo pour Juan José Padilla, José María Manzanares fils, Andrés Roca Rey.

- Lundi 21 mai (11h30), corrida équestre mixte : quatre toros et deux novillos d’El Capea pour Pablo Hermoso de Mendoza, Léa Vicens, Guillermo Hermoso de Mendoza.

- Lundi 21 mai (17h30), corrida : six toros de Jandilla pour Paco Ureña, Román, Álvaro Lorenzo.

- Réservations : du lundi 9 avril au samedi 21 avril (abonnements), de 9h30 à 18h00 en semaine, de 9h30 à 12h30 le samedi. Vente des places séparées à partir du lundi 23 avril.

- Contact : 08 91 70 14 01 (téléphone, 0,225 EUR/min), 4 rue de la Violette, B.P. 61 480, 30017 Nîmes Cedex 1 / www.arenesdenimes.com

L’ADIEU A LUC JALABERT

Posté le 27/03/18

La triste nouvelle a résonné jusqu’au fin fond de la Camargue, sur les terres du mas de la Chassagne où il a rendu son dernier souffle : Luc Jalabert s’en est allé, à quelques jours du début de la Feria d’Arles, à l’âge de 66 ans, des suites d’une longue maladie. Né à Arles le 27 août 1951, Luc était l’aîné d’une famille camarguaise pleinement ancrée dans la tradition de l’élevage des chevaux et des taureaux, au côté de son frère Marc. Petit-fils d’Alphonse Jalabert et fils de Louis Jalabert, il démarra une carrière de rejoneador au milieu des années 70, parvenant à prendre l’alternative aux arènes de Méjanes le 14 juillet 1978 des mains d’Álvaro Domecq, huit ans avant d’y remporter le fameux trophée du Rejón d’or. 

Un doctorat qu’il confirma deux mois plus tard dans les plus importantes arènes de la planète rejoneo, la plaza  de Campo Pequeno, à Lisbonne, le 4 septembre, avec José Mestre Baptista, un seigneur de la tauromachie équestre au Portugal. Une confirmation d’alternative qui s’effectua également à Madrid, sur le sable de Las Ventas, au cours de la saison 1983. Ceint de l’habit portugais, Luc Jalabert sillonna les arènes des principales ferias européennes jusqu’au début des année 90, officiant notamment à Nîmes où il fit également lidier plusieurs novilladas. Il participa à sa dernière corrida lors de la Feria d’Automne 1992, à Madrid, lors d’un hommage à Rafael Peralta. 23 ans plus tard, il fit une réapparition d’un soir à Lisbonne, pour officier au côté de son fils Juan Bautista. 

Alors directeur des arènes des Saintes-Maries-de-la-Mer et à la tête d’un élevage de toros braves fondé en 1980, Luc Jalabert débuta sa carrière d’organisateur et prit en mains les destinées artistiques d’un rejoneador inconnu du grand public, Ginés Cartagena. Jusqu’à sa tragique disparition, à l’automne 1995, le jinete originaire de Benidorm s’imposera par son charisme, conférant à la corrida de rejón un côté populaire qui lui manquait jusqu’alors. Durant cette période, Luc Jalabert approfondit son travail d’organisateur en créant notamment en 1992 « Le Printemps des Novilladas » puis « Le Printemps des Corridas », œuvrant pour la promotion des élevages français dans plusieurs arènes en proposant des cartels internationaux. 

En 1999, il succéda à Hubert Yonnet à la direction des arènes d’Arles, connaissant ainsi la consécration dans sa carrière de professionnel taurin. A la tête de l’amphithéâtre romain, Luc Jalabert créa plusieurs cycles de promotion des novilladas et du rejoneo, avant d’institutionnaliser en 2005 la corrida goyesque comme un rendez-vous annuel pour la Feria du Riz. Il relança également la tradition de la corrida-concours d’élevages lors de cette feria entre 2002 et 2012. 

Père de Lola et Jean-Baptiste Jalabert, actuels directeurs des arènes d’Arles depuis 2016, il dirigea les débuts de Juan Bautista, son fils aîné. En 1999, c’est même à Nîmes que le novillero débuta en France, graciant sous la bulle des arènes le fameux « Tanguisto », un grandiose novillo de Yerbabuena. Ainsi, Luc Jalabert fut l’apoderado de nombreux toreros, parmi lesquels Ginés Cartagena père et fils, Andy Cartagena, Antonio Ferrera ou encore Joselito Adame… 

Inlassable travailleur, au campo comme à son bureau des arènes, Luc Jalabert a reçu aujourd’hui l’hommage unanime d’une planète taurine qui ne l’oubliera jamais. Ses obsèques auront lieu vendredi matin aux arènes d’Arles (9h30), puis en la primatiale Saint-Trophime (10h30) avant l’inhumation dans la plus stricte intimité familiale au cimetière Saint-Pierre de Trinquetaille. La société Simon Casas Production adresse à la famille Jalabert, Marc, Lola, Jean-Baptiste ainsi que toutes les personnes touchées par le deuil ses plus sincères condoléances.

(Crédit photo : Anthony Maurin).

DANIEL LUQUE : LE TEMPS DE LA MATURITÉ

Posté le 25/03/18

Dimanche 18 mars, Daniel Luque découvrait les arènes de Gamarde-les-Bains (Landes), aux côtés de Curro Díaz et Thomas Dufau, qui a coupé une oreille. Face à un bon lot de Fernando Peña, le matador originaire de Gerena (Séville) n’a pas fait dans la demi-mesure, ravissant un total de trois pavillons à l’issue de deux partitions de toreo particulièrement denses. Un matador dont les dernières saisons lui ont permis d’affiner sa technique et sa maîtrise face à un panel d’élevages plus étendu. 

Le public madrilène de Vistalegre l’avait déjà noté en février dernier lors de sa confrontation face aux toros de Victorino Martín. Un torero qui a su évoluer dix ans après sa prise d’alternative sur le sable des arènes de Nîmes, où il a déjà officié à seize reprises. Aujourd’hui dirigé par Robert Pilès, Daniel Luque aspire à franchir un nouveau cap dans sa carrière, matérialisé en octobre dernier par la coupe d’une oreille de poids à Las Ventas face à un toro de Salvador Gavira. 

A son avantage tout au long de sa campagne hivernale en Amérique latine, le matador andalou est à nouveau annoncé à Séville face au bétail de Victorino Martín et figurera à trois reprises sur les cartels madrilènes : une première fois le Dimanche de Pâques avec David Mora et Álvaro Lorenzo, puis à deux reprises pour la Feria de San Isidro, notamment face aux toros de Pedraza de Yeltes – devant lesquels il avait triomphé l’été dernier à Dax – puis face à une corrida de Torrehandilla. Un torero que le public nîmois connaît bien et qu’il faudra suivre cette année avec attention. 

(Crédit photo : Anthony Maurin).

ESCALAFÓN : LE CLASSEMENT DES MATADORS DE TOROS

Posté le 25/03/18

Les ferias d’Olivenza, Castellón de la Plana et Valencia ont donné le « la » de cette nouvelle saison taurine en Europe. Dans quelques jours, on en saura plus sur la programmation nîmoise avec la proclamation des cartels de la Feria de Pentecôte le mercredi 4 avril. Des affiches qui réuniront les principaux toreros du moment du vendredi 18 au lundi 21 mai. 

En tête du classement des matadors de toros on retrouve Juan José Padilla, qui, à l’orée de sa dernière saison, totalise déjà trois corridas toréées pour cinq oreilles coupées. Une première place que le matador jerezano partage avec José María Manzanares fils, lui aussi avec trois corridas au compteur mais seulement deux oreilles obtenues. Enrique Ponce occupe le troisième rang, avec d’ores et déjà six trophées récoltés lors de ses deux premières courses de la saison. 

Avec deux corridas toréées et cinq oreilles coupées, El Juli suit de près le maestro valencian, à égalité avec Alejandro Talavante et Andrés Roca Rey, bouillant triomphateur lors des récentes Fallas. Un autre pool de trois matadors figure à la septième place, ex-aequo, avec deux corridas toréées et trois oreilles coupées : Miguel Ángel Perera, Antonio Ferrera et sa muleta poderosa en clôture des Fallas, ainsi que Ginés Marín, qui se positionne d’ores et déjà comme un torero incontournable en cette temporada. 

Sacré matador de toros aux arènes de Nîmes lors de la corrida de clôture de l’édition 2016 de la Feria des Vendanges, Luis David Adame clôt ce Top 10 des matadors de toros comme l’un des représentants les plus prometteurs de la nouvelle génération de toreros mexicains. Le matador natif d’Aguascalientes totalise deux corridas toréées pour une oreille coupée.

(Crédit photo : Anthony Maurin).

CASTELLA : UN TORERO FRANÇAIS AU LYCÉE FRANCAIS

Posté le 25/03/18

Peindre une toile en se servant d’une muleta trempée dans de l’encre comme un pinceau géant… Telle est l’une des expressions artistiques de Laurent Pallatier « Loren », auteur de l’affiche des Ferias de Nîmes en 2017. Vendredi dernier, celui qui a tenté une carrière en tauromachie a organisé une rencontre avec Sébastien Castella dans le cadre de l’une des plus importantes institutions éducatives de Séville, le Lycée français. 

Des élèves de tous âges – de la maternelle jusqu’à la terminale – ont assisté à une séance de « toréographie », une performance d’art contemporain sur toile blanche où les circonvolutions de la muleta sont gravées pour l’éternité sur une piste immaculée. « Loren », Sébastien Castella mais aussi Jonathan Veyrunes ont ainsi officié sous les yeux des centaines de jeunes curieux, qui se sont ensuite essayés au toreo de salon. Une manière d’aborder la Fiesta brava de façon ludique par la pratique. 

Le Lycée français, qui jouit d’une réputation internationale à travers l’Europe, est implanté depuis plus d’un siècle. Le Ministère de l’Éducation nationale associé à la Mission laïque française collabore en son sein sévillan avec l’Ambassade de France en Espagne, la Junta de Andalucía, la Mairie de Séville ainsi que l’École française de Cambridge. Une institution éducative qui compte 24 établissements en Espagne à l’origine de la formation annuelle de plus de 21.000 élèves. A l’échelle mondiale, ce sont plus de 347.000 enfants qui sont formés tous les ans dans 137 pays différents. 

Une belle initiative de la part des deux matadors français et de l’artiste-peintre qui vit en Andalousie. Sébastien Castella, qui a franchi depuis quelques années le cap symbolique des 40 corridas toréées aux arènes de Nîmes, est annoncé en avril à Séville ainsi qu’à Texcoco et Puebla au Mexique. Figurera-t-il sur les cartels de la prochaine Feria de Pentecôte ? Réponse le mercredi 4 avril.

(Crédit photo : service de presse de Sébastien Castella).

Voir les actualités plus anciennes