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BOUVINE : LA CAMARGUE PLEURE LA DISPARITION D’ARMAND ESPELLY

Posté le 06/01/20

Triste début d’année avec l’annonce ce lundi d’une nouvelle disparition dans le milieu taurin, celle du manadier Armand Espelly. Un homme de taureaux, grand connaisseur de la Fé di Bioù et l’un des gardians emblématiques d’Antoinette Guillierme « Fanfonne Guillierme ». Une manade laissée en héritage, le 22 janvier 1989, au soir de la disparition de la « Grande Dame de Camargue » et une histoire de famille portée par son frère, Jacques, puis Christian et Hubert… SCP présente ses sincères condoléances à la famille Espelly ainsi qu’à toutes les personnes touchées par ce deuil.

Le manadier Armand Espelly s’en est allé en ce début d’année 2020 (crédit photo : site Tradicioun.org).

TEMPORADA : LE BEAU CADEAU DE GASPAR A MEXICO

Posté le 05/01/20

La grâce d’un toro lors d’une corrida équestre est une grande rareté. Le public nîmois se souvient que cet événement a déjà eu lieu dans l’amphithéâtre romain bimillénaire lors de la course du 20 septembre 2015. Ce matin-là, l’expérimenté Pablo Hermoso de Mendoza avait obtenu l’indulto de « Noblecito », un bon toro porteur du fer de Fermín Bohórquez.

De l’autre côté de l’Atlantique, la tradition de l’indulto est plus répandue qu’en France bien que la rareté des mouchoirs orange reste de mise lors des corridas de rejón. Le 29 décembre dernier, les 10.000 spectateurs présents dans les plus grandes arènes au monde ont ainsi assisté à une belle rencontre entre le torero à cheval mexicain Emiliano Gamero et le grand toro « Gaspar », de l’élevage de Vistahermosa, sorti en 5e position. Une faena époustouflante, débutée a porta gayola sur les flancs du cheval « Malacara », qui a ainsi permis de clore en beauté la temporada 2019 dans la capitale mexicaine.

Deux oreilles et la queue symboliques ont été accordées dans une ambiance de gala à l’issue d’une faena enjouée, portée par les chevauchées impressionnantes de « Adame », « Glamour » ou encore « Jaque Mate ». Porteur du n°46, annoncé à 551 kg, « Gaspar », roi de la Fiesta Brava, a regagné le toril sous l’ovation. Des applaudissements nourris ont également salué les pegas impressionnantes du groupe de forcados de Lisbonne.

Emiliano Gamero, qui partageait l’affiche avec ses compatriotes Horacio Casas et Santiago Zendejas, est sorti en triomphe à l’issue de cette course mémorable. Précédemment, le rejoneador natif de Mexico avait partagé la vuelta avec le ganadero Jorge Barbachano Cordero, propriétaire de l’élevage de Vistahermosa.

Vuelta triomphale pour le rejoneador Emiliano Gamero au côté du ganadero mexicain Jorge Barbachano Cordero, propriétaire de l’élevage de Vistahermosa, dont le noble toro « Gaspar » a été gracié le 29 décembre dernier à Mexico (crédit photo : Emilio Méndez / agence Suerte Matador).

CULTURE : JOSÉ PIRÈS NOUS A QUITTÉS

Posté le 04/01/20

L’annonce de sa disparition a secoué tout Nîmes ce samedi matin : l’artiste peintre José Pirès est décédé la nuit dernière au CHU Carémeau des suites d’une longue maladie à l’âge de 64 ans. Figure incontournable de la scène artistique nîmoise, il avait notamment signé deux affiches de la Feria de Nîmes, en 1987 et 2011. La tauromachie était évidemment l’un des piliers incontournables de l’inspiration de ce grand artiste qui, outre les pinceaux, était également sculpteur et graveur.

Un parcours artistique débuté au Brésil et poursuivi sur les bancs de l’école des Beaux-Arts à Nîmes avant le démarrage d’une carrière internationale, avec de nombreuses expositions à travers l’Europe. L’équipe de Simon Casas Production présente ses sincères condoléances à sa famille, ses proches et ses nombreux amis.

Triste début d’année 2020 avec la disparition de l’artiste peintre nîmois José Pirès (crédit photo : page FB José Pirès).

 

REVUE DE PRESSE : ROCA REY ET VALENCIA AU CENTRE DES ATTENTIONS

Posté le 03/01/20

Andrés Roca Rey n’a plus officié en Europe depuis sa dernière corrida à Pampelune, le 10 juillet 2019. Lors de la dernière remise des trophées de la Communauté valenciane, le torero péruvien a annoncé qu’il effectuerait son retour en Europe lors des prochaines Fallas de Valencia. Dans les colonnes de la revue spécialisée Aplausos, le directeur de la publication José Luis Benlloch avance même un cartel pour la date annoncée du samedi 14 mars 2020.

Pour l’hebdomadaire espagnol, Andrés Roca Rey toréera aux côtés de Sébastien Castella et Cayetano, sans être en mesure de préciser un nom de ganadería. Des élevages pourtant listés par Aplausos, qui avance les fers de Victoriano del Río, Garcigrande, Jandilla, Juan Pedro Domecq, Alcurrucén et Zalduendo pour les corridas, Fuente Ymbro et El Parralejo pour les novilladas. L’article fait également référence à la célébration du 30e anniversaire de la prise d’alternative par Enrique Ponce, qui aura lieu le lundi 16 mars, évoquant la possibilité d’un mano a mano. Des supputations qui devront attendre l’officialisation de l’empresa avec la publication des cartels dans les prochaines semaines.

Andrés Roca Rey, l’un des toreros très attendus en 2020, fera son retour en piste européen le 14 mars à Valencia (crédit photo : Rafa Navarro / SCP Valencia).

TEMPORADA : SÉBASTIEN CASTELLA ET LUIS DAVID EN ETAT DE GRÂCE A CALI

Posté le 02/01/20

Ce n’est pas la première fois que Sébastien Castella obtient un indulto dans les arènes de Cañaveralejo, l’une de ses plazas colombiennes de prédilection. Samedi soir, dans le cadre du festival taurin traditionnel du Señor de Los Cristales, le mouchoir orange a été déployé à deux reprises pour saluer le jeu donné par deux novillos de l’élevage colombien d’Ernesto González. Devant des gradins remplis aux trois-quarts, Sébastien Castella et Luis David ont été deux des toreros les plus en vue d’une soirée marquée par la coupe de sept trophées.

Débuté par la traditionnelle procession de la Vierge de la Macarena, ce festival taurin a proposé plusieurs nuances en termes de styles de toreo. Enrique Ponce a donné le « la » en ravissant l’oreille du premier novillo de la soirée. Une récompense également récoltée par le matador colombien Luis Bolívar ainsi que par Paco Ureña, vivement secoué par son adversaire durant la faena.

Deux oreilles symboliques ont salué l’intensité des oeuvres de Sébastien Castella et Luis David, qui ont obtenu la grâce respectivement des novillos « Colibri » et « Botafuegos ». Emilio de Justo a dû pour sa part se contenter d’un salut au tiers.

Naturelle relâchée de Sébastien Castella face au novillo d’Ernesto González, « Colibri », gracié lors du festival taurin du Señor de Los Cristales (crédit photo : plaza de toros de Cañaveralejo / agence Promotoreando).

VŒUX – BONNE ET HEUREUSE ANNÉE 2020 A TOUS NOS LECTEURS

Posté le 01/01/20

Que les toros chargent avec le même cœur, le même entrain ; qu’ils soient animés de cette bravoure unique qui fait d’eux une espèce animale rare et précieuse que nous nous devons de protéger. Que les toreros accomplissent leurs rêves de lumières et soient touchés par la grâce taurine afin de réaliser la faena parfaite qu’ils cherchent inlassablement et quotidiennement à accomplir. Que les spectateurs des arènes de Nîmes soient animés de la même foi en la Fiesta Brava, qu’ils conservent cette insatiable envie de se laisser surprendre par la rencontre unique entre un Animal-Roi, le Toro, et un « tor-héros » des temps modernes, vêtu de lumières.

A tous ceux qui font que le miracle de la Tauromachie se renouvelle dès lors que retentissent les clarines et que le toro déboule du long couloir du toril, tous nos vœux d’une belle et heureuse année. L’équipe de Simon Casas Production souhaite une belle année 2020 à tous les fidèles des arènes de Nîmes, aux aficionados ainsi qu’aux lecteurs de ce site. Que celle-ci vous comble de joie et que la temporada nîmoise soit synonyme de beaux et grands moments de tauromachie.

Cérémonie de la cape de paseo liée entre les mains d’un subalterne (crédit photo : Plaza 1).

TEMPORADA : RODRIGO OCHOA, PREMIÈRE ALTERNATIVE DE L’ANNÉE 2020

Posté le 31/12/19

C’est au Mexique qu’aura lieu l’une des premières surprises de l’année taurine 2020 avec la célébration d’une corrida assez particulière demain mercredi 1er de l’an. C’est sur le sable des arènes de Tlahuelilpan de Ocampo (Mexique, état d’Hidalgo) que sera conférée l’alternative de Rodrigo Ochoa, novillero mexicain originaire de la cité d’Apán. Antonio García « El Chihuahua » officiera en qualité de parrain, en présence de Jorge Sotelo, face à des toros de La Guadalupana, propriété de l’éleveur mexicain Juan Flores.

D’autres corridas sont annoncées ce 1er-Janvier au Mexique, notamment à Mérida (Yucatán), avec les rejoneadors Diego Ventura, Emiliano Gamero et Santiago Zendejas qui défieront un lot de toros de San Martín. A Apizaco (Tlaxcala), sur les terres du regretté Rodolfo Rodríguez « El Pana », Fermín Rivera, Antonio Mendoza et José María Macías en découdront avec un encierro porteur du fer de De Haro.

Les premiers paseos de l’année taurine 2020 auront lieu au Mexique (crédit photo : Plaza 1).

ESCALAFÓN DES REJONEADORS : DIEGO VENTURA, CHAMPION DE LA TEMPORADA AU MEXIQUE

Posté le 30/12/19

Les rejoneadors européens ont la cote au Mexique. Après une décennie 2010 marquée par le règne de Pablo Hermoso de Mendoza, Diego Ventura est en train d’asseoir son pouvoir de l’autre côté de l’océan Atlantique. Le torero à cheval originaire de Lisbonne termine effectivement en tête de l’Escalafón mexicain avec 20 corridas toréées et 36 oreilles coupées.

Diego Ventura devance un nom inconnu en Europe : Cuauhtémoc Ayala, un rejoneador mexicain en activité depuis 2013 et dont l’ascension a été croissante dans son pays, comme l’illustrent les 26 oreilles et 2 queues accordées lors des 18 courses où il a pris part lors de cette temporada. Sur la 3e marche du podium figure Andy Cartagena, toujours autant ambitieux et régulier dans les succès avec 38 pavillons et 4 queues récoltées en seulement 17 paseos.

4e, Pablo Hermoso de Mendoza rétrograde après avoir levé le pied cette année au Mexique. Longtemps leader de ce classement mexicain, l’ancien « roi de Navarre » s’est tout de même signalé tout au long de l’année 2019 en obtenant un total de 24 oreilles et 2 queues en 17 courses. Le rejoneador espagnol devance l’une des promesses du toreo à cheval au Mexique, le jeune Santiago Zendejas. Âgé de 21 ans et originaire de Querétaro, Zendejas figure en 5e position avec 8 trophées récoltés en 16 courses.

Troisième Mexicain classé au sein de ce Top 10, Emiliano Gamero occupe le 6e rang avec un total flatteur de 20 oreilles et 1 queues en 15 corridas toréées. Le torero à cheval natif de Mexico est aujourd’hui doté d’une grande expérience qui lui permet d’officier dans tout type d’arènes. 7e, Guillermo Hermoso de Mendoza poursuit sa progression, au côté de son père, dans plusieurs courses où leurs noms apparaissaient sur une même affiche. 17 oreilles et 2 queues apparaissent au crédit du « nouveau » Mendoza, programmé à 14 reprises au Mexique en 2019.

Fauro Aloi, rejoneador mexicain, occupe la 8e place avec 13 courses toréées et un total de 11 oreilles et 1 queue. Un bilan qui présente également une particularité : Aloi a été le premier rejoneador de ce Top 10 à gracier un toro cette temporada. Une rareté dans les corridas équestres qui s’est produite le 18 mai dernier à Ixtlahuaca, dans l’état de Mexico, face à un toro de Santo Tomás. Aloi devance son compatriote Joaquín Gallo, natif de Mexico, programmé en 2019 à 10 reprises pour une coupe totale de 13 oreilles et 2 queues.

Un Top 10 bouclé par Jorge Hernández Gárate : avec 7 oreilles obtenues en 9 corridas toréées, le rejoneador originaire de San Luis Potosí a réalisé une temporada assez inégale.

Au total, 25 rejoneadors figurent dans ce classement Escalafón 2019, dont 4 cavaliers n’ont figuré qu’à une seule reprise depuis le début de la saison mexicaine. Une classification qui renvoie à un total de 205 courses toréées, 240 pavillons décernées et 18 queues attribuées. L’an passé, 22 toreros à cheval figuraient dans cette classification mexicaine, ce qui représente donc une légère progression de 2018 à 2019.

Le sourire de Diego Ventura, leader de la classification mexicaine des rejoneadors (crédit photo : Emilio Méndez / agence Suerte Matador).

TEMPORADA : LA COMMUNAUTÉ DE MADRID REDONNE VIE A LA VENTA DEL BATÁN

Posté le 29/12/19

C’est un monument de la vie taurine madrilène qui connaît un second souffle. Près de deux ans après sa fermeture sur décision « municipale », le site de La Venta del Batán a été rouvert afin qu’y soient célébrée les 14 et 15 décembre dernier une session de classes pratiques ouverte aux élèves d’écoles taurines. Avec l’aval de la Communauté de Madrid, l’association « Tauromaquias Integras » présidée par Enrique Martín Arranz a pu établir un calendrier de 17 événements taurins au cours desquels « plus de 70 vaches et plus de 16 novillos seront testés ». Les premières tientas de présélection se sont déroulées avec succès, sous la direction du matador retiré José Luis Bote.

Les autres tientas se dérouleront au cours des deux premiers mois de l’année 2020 : les 11, 12 et 18 janvier dans le cadre du bolsín Mirobrigense, puis les 19, 25 et 26 janvier ; 1er, 2, 8, 9 et février. Les 16, 22, 23 et 29 février auront lieu les tentaderos de machos et classes pratiques au cours desquels seront testés « de nouveaux formats de banderilles, de piques, d’épées et de descabello ». Rappelons que La Venta del Batán a été inaugurée le 11 mai 1950 par la municipalité de Madrid, avec l’appui de l’empresa des arènes de Las Ventas. Elle est le siège de l’école taurine Marcial Lalanda.

Madrid, une capitale taurine qui est fière de la richesse de ses écoles taurines, comme celle qui porte le nom du regretté José Cubero « Yiyo » et qui est patronnée par la Communauté de Madrid. Lors d’un gala récemment organisé à Las Ventas, cette école taurine s’est félicitée de la participation de 126 de ses élèves à des courses réparties dans différentes catégories : 21 novilladas formelles, 66 novilladas sans picadors, 3 festivals sans picadors et 36 classes pratiques. Une entité qui a également favorisé l’engagement de 420 professionnels taurins, qu’ils soient picadors, banderilleros, valets d’épées et auxiliaires.

Cette école est aujourd’hui dirigée par un groupement de matadors de toros madrilènes qui officient en qualité de professeurs auprès des élèves. On y retrouve plusieurs connus de l’afición française comme José Pedro Prados « El Fundi », Miguel Rodríguez ou encore Rafael de Julia, entre autres.

Photo de classe des lauréats 2019 de l’école de tauromachie de la Communauté de Madrid « José-Cubero-Yiyo » dans les salons de Las Ventas (crédit photo : Plaza 1).

TEMPORADA : ENRIQUE PONCE RAVIT UNE OREILLE A LA GOYESQUE DE CALI

Posté le 28/12/19

Entièrement décorées par l’artiste français Loren, les arènes de Cali ont été le théâtre d’une corrida goyesque qui réunissait Enrique Ponce, Paco Ureña et Juan de Castilla face à un lot de toros colombiens d’Ernesto Gutiérrez. Un bétail relativement décevant du fait du manque de tempérament des toros, mansos en général. Cette première corrida de la Feria de Cali – dont le paseo a été retardé de 15 minutes – a été marquée par l’oreille coupée par Enrique Ponce devant le 4e exemplaire de la course.

Une faena majeure composée avec goût et mesure par le torero espagnol qui a su intéresser un toro initialement distrait et peu impliqué lors des premiers accords de la lidia. A force de technique, d’abnégation et d’intelligence torera, Ponce a réussi à composer une œuvre rapidement soulignée par l’accompagnement de la musique. Un travail d’intensité croissante conclu d’une demi-lame, synonyme de l’octroi d’un pavillon bien mérité pour le maestro de Chiva, qui avait été précédemment applaudi face au toro d’ouverture.

Benjamin du cartel, le torero colombien Juan de Castilla avait donné le « la » à cette corrida en effectuant une vuelta à l’arrastre du 3e toro, un sobrero du même fer. De meilleure charge que ses frères, cet exemplaire d’Ernesto Gutiérrez a permis au matador sud-américain de briller cape en mains avant le tracé d’une faena au profil allègre et varié. Un trasteo engagé, empreint de relief, notamment sur des séries de muletazos en redondo. Un pinchazo précédant l’estocade entière lui a peut-être ôté la première oreille de la course. Des applaudissements ont ponctué la seconde prestation de Juan de Castilla.

Malgré quelques détails toreros de grande qualité, notamment sur des passes statuaires, Paco Ureña n’a pas été en réussite pour sa présentation dans ces arènes de Cali. Auteur d’une première faena gauchère de qualité, le torero murciano a perdu avec l’épée les fruits d’un ouvrage bien construit face à un toro dénué de fond. Le 5e exemplaire s’est avéré pire en termes de comportement, occasionnant le silence, à l’instar du 2e toro.

Enrique Ponce répond à l’ovation du public colombien après avoir coupé l’unique oreille de la corrida goyesque de Cali (crédit photo : plaza de toros de Cañaveralejo / agence Promotoreando).

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