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BILANS DE LA SAISON 2019 : SÉBASTIEN CASTELLA ET PACO UREÑA DANS UN MOUCHOIR DE POCHE

Posté le 03/10/19

En 2019, ils ont été 24 matadors de toros à fouler le sable des arènes de Nîmes lors de l’une ou des deux ferias organisées dans la capitale gardoise. 24 toreros professionnels qui se sont partagés 27 oreilles, ouvrant 4 Portes des Consuls et 3 Porte des cuadrillas, effectuant 3 vueltas, saluant à 11 reprises, écoutant 17 silences ou encore 24 avis. Des chiffres qu’il convient d’affiner avec une précision de taille : sur les 24 matadors de toros engagés, 3 l’ont été à deux reprises et se partagent donc le podium de cette temporada nîmoise, le nombre de toros lidiés et de trophées glanés permettant de les différencier.

Leader 2019, Sébastien Castella arrive donc en tête pour la deuxième année consécutive dans ce classement global des matadors de toros aux arènes de Nîmes. Du fait de son double engagement et du mano a mano avec Roca Rey, le matador biterrois a lidié 5 toros et ravi un total de 4 oreilles, soit le nombre le plus important de trophées sur l’ensemble de l’année. Cela lui a valu l’une des 4 sorties en triomphe par la Porte des Consuls comptabilisées cette année et au rang desquelles figurent également Miguel Ángel Perera, Paco Ureña et Juan Leal.

2e, Paco Ureña réalise sa meilleure temporada nîmoise depuis sa confirmation d’alternative lors de l’édition 2015 de la Feria de Pentecôte. Deux engagements et 4 toros lidiés pour le torero de Lorca, qui a obtenu le Dimanche de Pentecôte sa première sortie en triomphe par la Porte des Consuls face à un lot de Victoriano del Río. Trois oreilles lui ont été accordées lors de cette lumineuse matinée. Ureña devance au classement le troisième homme de cette corrida dominicale, Pablo Aguado, avec qui il a également partagé le cartel de la corrida de Victoriano del Río lors des dernières Vendanges. Crédité des deux oreilles de l’ultime toro de la course matinale du Dimanche de Pentecôte, le matador sévillan a lui aussi officié à deux reprises lors de cette temporada nîmoise, ouvrant au passage l’une des trois portes des cuadrillas de la saison 2019.

Au 4e rang on retrouve Andrés Roca Rey, qui a participé à une corrida cette année aux arènes de Nîmes, où il a lidié 3 toros dans le cadre du mano a mano avec Sébastien Castella, qui s’est déroulé à guichets fermés. Une première depuis 2012 ! Une oreille a été octroyée au torero péruvien, qui s’était distingué devant le 4e exemplaire du lot de Juan Pedro Domecq.

Égalité parfaite entre Miguel Ángel Perera et Juan Leal, 5e ex-aequo, après avoir lidié 2 toros chacun lors de la Feria des Vendanges et coupé un total de 3 oreilles – dont 2 symboliques pour le torero extremeño –, ouvrant ainsi la Porte des Consuls. Deux prestations marquées du sceau du brio, tout d’abord avec un Perera qui a excellé lors de la corrida de Garcigrande des Vendanges, et qui aurait pu prétendre à une récompense plus importante en termes de trophées. Lors de la corrida de clôture de la feria, Juan Leal a lui aussi fait la différence devant deux bons toros de Fuente Ymbro, proposant un toreo particulièrement exposé qui a porté sur le public.

7e, David de Miranda est l’unique matador de toros à avoir confirmé son alternative cette année aux arènes de Nîmes. Le torero andalou s’est distingué lors de la corrida de Jandilla, le samedi veille de Pentecôte, en ravissant les deux oreilles du 1er toro. Une prestation qui s’est distinguée pour la qualité de l’engagement du torero natif de Trigueros (Huelva) et d’un bon concept de tauromachie, qui lui a valu une sortie en triomphe par la porte des cuadrillas au côté de son parrain de confirmation, Antonio Ferrera, 8e au classement avec un nombre identique de trophées, mais deux avis sonnés illustrant la perte probable d’un triomphe plus important avec l’épée, alors que se dessinait la possibilité de l’ouverture de la Porte des Consuls, 14 ans après l’ouverture de sa dernière, acquise devant des toros de Samuel Flores.

Une porte des cuadrillas que Daniel Luque, 9e, n’a pas souhaité ouvrir même si les deux oreilles acquises lors de la corrida d’ouverture de la Feria des Vendanges le lui permettaient. Solide dans sa gestuelle et mû par une technique affinée, le matador originaire de Gerena a fait valoir à Nîmes une nouvelle face de sa personnalité devant deux exemplaires de Robert Margé et d’El Torero aux conditions opposées. Un retour réussi après quatre années d’absence dans l’amphithéâtre romain où il reçut l’alternative lors de l’édition 2007 de la Feria de Pentecôte.

A la 10e place on retrouve Thomas Dufau, crédité de l’unique oreille de l’excellente corrida d’El Torero qui avait ouvert la Feria de Pentecôte. Une égalité de trophées partagée avec Román, particulièrement convaincant le lendemain devant le lot de Jandilla et Vegahermosa, ou encore José María Manzanares II, auteur de l’estocade de la Feria des Vendanges devant un exemplaire de Domingo Hernández.

Enrique Ponce figure au 13e rang après avoir ravi l’unique oreille de la corrida de Victoriano del Río organisée le dimanche matin de la Feria des Vendanges. Une position qu’il partage également avec Ginés Marín, dont le toreo au ralenti devant le 3e exemplaire du lot de Fuente Ymbro a marqué les esprits. Octavio Chacón se positionne en 15e position après avoir officié comme chef de lidia lors de la corrida de Victorino Martín lors de la Feria de Pentecôte.

Le torero andalou ouvre un groupe de dix matadors de toros ayant officié cette année lors d’une corrida aux arènes de Nîmes, sans avoir coupé la moindre oreille : outre Chacón, on retrouve Curro Díaz, auteur de gestes stylés et dominateurs face aux toros de Margé, mais aussi Andy Younès et Rubén Pinar. 19e, Luis David figure également dans cette fin de classement, également composée par Thomas Joubert, l’infortuné López Simón – qui a perdu avec l’épée un triomphe certain face aux Fuente Ymbro lors de la corrida de clôture de la Feria des Vendanges – ou encore Pepe Moral. Toñete et Diego Urdiales ferment la marche, respectivement aux 23 et 24e places, du fait d’un nombre de silences plus important par rapport aux toreros qui les ont précédés.

Concentration de Sébastien Castella dans le patio de cuadrillas des arènes de Nîmes le samedi 14 septembre 2019 avant la corrida de Garcigrande (crédit photo : Anthony Maurin).

TEMPORADA : UN GRAND WEEK-END DE FERIA D’AUTOMNE A MADRID

Posté le 02/10/19

Le week-end dernier, Miguel Ángel Perera, Paco Ureña, le novillero Tomás Rufo et les élevages de Núñez del Cuvillo et Fuente Ymbro ont été les grands animateurs de deux bons après-midis à Madrid. Pour sa seconde fin de semaine taurine, la Feria d’Automne promet sur le papier quelques bons moments à venir, avec la constatation d’un public sans cesse fidélisé sur les gradins de la Monumental de Las Ventas. Une feria qui proposera trois corridas avec les meilleurs élevages du moment et un événement autour de l’un des grands triomphateurs de la dernière San Isidro.

Ce vendredi 4 octobre, à 18h00, la troisième corrida de la Feria d’Automne verra les adieux de Manuel Jesús Cid « El Cid » à l’afición madrilène. Actuel 10e du classement Escalafón avec 32 corridas toréées, 41 oreilles et 1 queue coupées, le torero originaire de Salteras fait partie des matadors qui ont marqué de son empreinte les deux dernières décennies à Las Ventas. Rappelons qu’El Cid avait été sacré matador de toros un Dimanche de Pâques, à Madrid, le 23 avril 2000, où il avait été ovationné à deux reprises face à un sobrero de José Vázquez puis un toro de Gabriel Rojas, après avoir pris l’alternative des mains de David Luguillano, en présence de Finito de Córdoba. Le toro de la cérémonie était « Gracioso », n°47, cárdeno bragado, de José Vázquez.

Ce sera la 62e et dernière corrida d’El Cid à Las Ventas, sable sur lequel le matador andalou s’est tant de fois illustré, notamment grâce à l’excellence de sa main gauche et son ressenti unique face aux toros de Victorino Martín. Un fer de légende que Manuel Jesús Cid a défié à dix reprises dans le temple de Las Ventas. Des statistiques impressionnantes, enrichies par deux sorties par la Grande porte (2005 et 2006), et de nombreuses faenas de triomphe gâchées au moment suprême, notamment devant les cornes de « Guitarrero » d’Hernández Pla (2002), « Portilloso » d’El Pilar (2007) et « Verbenero » de Victoriano del Río (2013). Un torero respecté par le public de Las Ventas, notamment pour ses nombreux gestes, comme celui de toréer une corrida de Victorino Martín, en 1 contre 6, lors de l’édition 2015 de la Feria de San Isidro.

A cette occasion, El Cid défiera un lot de toros de Fuente Ymbro, élevage qu’il n’a jamais lidié en corrida à Madrid. Une « première » donc, lors de cette dernière, partagée avec Emilio de Justo, grand triomphateur l’an passé de la Feria d’Automne madrilène et de Ginés Marín, autre torero incontournable du moment.

Le lendemain, samedi 5 octobre, à 18h00, Antonio Ferrera sera attendu pour une autre performance : celle de défier en solitaire six toros issus des élevages de Núñez del Cuvillo, Alcurrucén, Adolfo Martín, Juan Pedro Domecq / Parladé, Victoriano del Río / Cortés et Domingo Hernández / Garcigrande. Un melting-pot ganadero qui devrait permettre au torero extremeño de développer le toreo de sentiment qui lui avait permis de ravir trois oreilles à Madrid, le 1er juin dernier, face aux toros de Zalduendo. Une tarde extraordinaire au cours de laquelle le public de Las Ventas avait pleinement communié avec le matador natif de Bunyola.

Le dernier paseo de cette Feria d’Automne aura lieu dimanche 6 octobre, toujours à 18h00, avec le retour attendu des toros d’Adolfo Martín et d’un matador durement châtié par cet élevage lors de la dernière San Isidro. Le 30 mai dernier, nul n’a oublié le courage immense de Manuel Escribano, grièvement blessé par le 4e toro d’Adolfo Martín lors d’un après-midi placé sous le sceau du danger permanent. Également blessé, Román avait lui aussi fait valoir un sens aigu du professionnalisme, ravissant l’unique oreille de course.

Des retrouvailles entre Manuel Escribano et les adolfos attendues par toute l’afición madrilène. Ce sera la cinquième fois que le torero originaire de Gerena défiera cette fameuse ganadería à Las Ventas, avec le souvenir d’une première particulièrement réussie, en San Isidro, le 4 juin 2015, et l’unique oreille de la course obtenue, au nez et à la barbe de Diego Urdiales et Sébastien Castella. Ce dimanche, le matador andalou partagera l’affiche avec deux spécialistes de cet exercice, le fin esthète andalou Curro Díaz, ainsi que Domingo López Chaves, un spécialiste des toros réputés âpres.

Portrait d’El Cid lors de la campagne publicitaire pour la Feria d’Automne à la Monumental de Las Ventas (crédit photo : Plaza 1).

FERIA DES VENDANGES : FUENTE YMBRO A LA RELANCE

Posté le 01/10/19

Programmé le 17 septembre 2017 lors de l’ultime corrida de la Feria des Vendanges, l’élevage de Fuente Ymbro n’avait pas marqué les esprits avec un lot assez terne, lidié ce jour-là par Joselito Adame, Paco Ureña et Juan del Álamo. Deux ans plus tard, l’éleveur andalou Ricardo Gallardo est revenu avec des arguments notables aux arènes de Nîmes et six toros qui ont fourni un plateau ganadero plaisant et varié. Ainsi, Fuente Ymbro termine en tête de la classification générale des élevages programmés en corridas de toros de la dernière Feria des Vendanges.

Au total, 24 toros ont été lidiés en pistes lors des quatre corridas programmées. 52 rencontres à la cavalerie ont été dénombrées pour les toros lidiés en intégralité, 14 oreilles ont été coupées par des matadors de toros, 1 grâce et 1 vuelta posthume (Garcigrande) ont été accordées, 3 toros (Fuente Ymbro, Victoriano del Río, Robert Margé) ont été changés pour des problèmes physiques, 1 exemplaire a été ovationné à l’arrastre (Fuente Ymbro), 12 ont été applaudis, 1 a reçu une division d’opinions (Victoriano del Río), 7 des silences et 1 seul toro a été sifflé (Domingo Hernández).

En tête de cette classification, Fuente Ymbro apparaît à égalité de toros lidiés et de rencontres à la cavalerie, mais avec un nombre supérieur de toros applaudis à l’arrastre – 5 contre 3 – et surtout un meilleur ratio en termes de trophées : dimanche après-midi, les toreros programmés face au lot de Fuente Ymbro ont ravi un total de quatre oreilles contre un seul pavillon lors de la corrida dominicale de la mi-journée. Une corrida de Fuente Ymbro particulièrement entretenue qui aurait pu s’achever sur un bilan encore plus brillant si López Simón s’était montré plus habile avec l’épée.  

3e de la classification, l’élevage de Robert Margé a fait son retour aux arènes de Nîmes après sept années d’absence. Cinq toros lidiés pour le ganadero des Monteilles et le meilleur ratio en termes de rencontres à la cavalerie, avec 13 piques relevées contre les groupes équestres de Philippe Heyral. Une seule oreille en revanche est revenue entre les mains d’un très technique Daniel Luque.

L’élevage français est talonné par le fer de Garcigrande, qui, en quatre toros lidiés, a favorisé la coupe de 6 oreilles, équitablement partagées entre Sébastien Castella et Miguel Ángel Perera. Concernant ce dernier, les deux ultimes pavillons ont été symboliques, conséquence logique de la grâce du toro « Cazadotes », 6e exemplaire de la corrida du samedi 14 septembre. Précédemment, une vuelta posthume avait été accordée au 3e toro de Garcigrande, « Tornesolado », également divinement toréé par Miguel Ángel Perera.

5e de ce classement, Domingo Hernández apparaît avec 2 toros lidiés afin de compléter le lot de la course du samedi après-midi. Un 2e exemplaire dépossédé de son oreille avec maestria par José María Manzanares II, auteur de l’estocade de la feria. Un toro également raccompagné par des sifflets à l’arrastre du fait de son manque de relief et de transmission.

La ganadería d’El Torero, qui a livré pour Pentecôte l’une des meilleures corridas de la saison en France, a fait son retour à Nîmes en fournissant le toro de réserve de la corrida du vendredi 13 septembre. Sorti en 5e position, « Bravucón » a permis à Daniel Luque d’exprimer son ressenti de torero et d’obtenir une nouvelle oreille.

Entrée en piste de « Pardillo », deuxième exemplaire de la corrida de Fuente Ymbro, le dimanche 15 septembre 2019 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

ESCALAFÓN DES REJONEADORS : ENCORE UN EFFORT A ACCOMPLIR POUR LÉA VICENS

Posté le 30/09/19

En conservant encore et toujours une course supplémentaire par rapport à son poursuivant direct, Diego Ventura, Léa Vicens demeure en tête du classement Escalafón. Avec 38 corridas toréées cette saison, 63 oreilles et 2 queues coupées, la cavalière nîmois confirme que ses titres de 2017 et 2018 étaient tout sauf le fruit du hasard. A l’origine d’un mois de septembre marqué du sceau du succès, la rejoneadora française a ouvert les grandes portes des arènes de Valdilecha (Madrid), Navalcarnero (Madrid), Salamanque et Logroño (La Rioja). Léa Vicens devrait ainsi finir en tête de cette classification pour la troisième année consécutive à l’issue de ses deux prochains engagements, à Montoro (Cordoue), le 6 octobre, puis Jaén, une semaine plus tard.

2e, Diego Ventura s’est battu admirablement tout au long de cette saison au profil très disputé. Crédité de 81 oreilles et 4 queues en 37 courses toréées, le cavalier luso-andalou a lui aussi obtenu quelques triomphes remarquables à Ronda (Málaga), Cabra (Cordoue), Aranjuez, Guadalajara, Albacete, Murcie et Pozoblanco (Cordoue). Ventura de dix courses le 3e au classement, Rui Fernandes, qui a obtenu 38 oreilles et 1 queue en 27 corridas toréées. Le cavalier portugais, qui a énormément toréé en septembre, a lui aussi ouvert la grande porte des arènes de Ronda mais aussi celle de Cabra, Trillo (Guadalajara), Villahermosa (Ciudad Real) et Arroyo de la Luz (Cáceres).

En apparaissant au 4e rang, Andy Cartagena réalise l’une des meilleures progressions du dernier mois, avec un total impressionnant de trophées obtenus : pas moins de 72 oreilles et 5 queues coupées dans l’esportón du centaure originaire de Benidorm, en seulement 26 paseos européens depuis le début de la saison. Porté en triomphe à l’issue de ses prestations à Requena (Valencia), Ejea de los Caballeros (Saragosse), Pozuelo de Alarcón (Madrid), Aranjuez, Albuquerque (Badajoz) ou encore Aranda de Duero (Burgos), Andy Cartagena est l’auteur d’une fin de temporada exceptionnelle.

Il n’en demeure pas moins qu’Andy Cartagena est talonné, à un trophée près, par la talentueuse Ana Rita, créditée de 71 oreilles et 4 queues en 26 corridas toréées. L’amazone portugaise s’est notamment signalée pour la qualité de ses faenas à Ejea de los Caballeros, Polaciones (Cantabrie), Albuquerque, Navamorcuende (Tolède), Ólvega (Soria), Fuenlabrada (Madrid), Paredes de Nava (Palencia), Villaviciosa de Odón (Madrid) ou encore Algemesí (Valencia), lors de la feria des novilladas. Elle devance Leonardo Hernández II, qui a obtenu 56 oreilles en 26 courses, à l’issue d’un mois de septembre moins soutenu, mais marqué par quelques grands succès à Pozuelo de Alarcón, Monesterio (Badajoz), Don Benito (Badajoz), Villacarrillo (Jaén), Aranda de Duero et Soria.

7e, Pablo Hermoso de Mendoza rétrograde de quatre places en un mois : avec 32 oreilles coupées en 26 courses toréées, l’ancien roi de Navarre maintient toutefois son cartel dans des arènes qu’il connaît par cœur après plus de trente années de métier. Aujourd’hui âgé de 40 ans, Raúl Martín Burgos récolte les fruits d’une bonne temporada en faisant son entrée dans le Top 10 à la 8e place. Avec 25 corridas toréées, 54 oreilles et 4 queues coupées, le rejoneador madrilène a passé la vitesse supérieure en réalisant des faenas particulièrement intenses sur le sable des arènes d’Alcaraz (Albacete), Torrenueva (Ciudad Real), Velada (Tolède), Villahermosa (Ciudad Real), Arcos de Jalón (Soria), Burgohondo (Ávila), Yunquera de Henares (Guadalajara) et Villaviciosa de Odón.

Au 9e rang, on retrouve João Moura Caetano, qui maintient sa position avec 24 corridas toréées pour 15 oreilles coupées. Toujours aussi présents sur ses terres natales lusitaniennes, le cavalier originaire de Monforte s’est notamment distingué à Oliva de la Frontera (Badajoz), le 13 septembre dernier, face à des toros de Bernardino Píriz. Guillermo Hermoso de Mendoza clôt ce Top 10 avec 46 oreilles et 3 queues coupées en 22 courses toréées, fort de ses triomphes obtenus à Cuéllar (Ségovie), Palencia, Peralta (Navarre), Lisbonne, Santoña (Cantabrie), Salamanque et Logroño.

A ce jour, 99 rejoneadors figurent dans ce classement Escalafón, dont 28 cavaliers n’ont figuré qu’à une seule reprise depuis le début de la saison européenne.

Vuelta triomphale de Léa Vicens lors de l’un de ses nombreux succès aux arènes de Nîmes, le 16 mai 2016 (crédit photo : Anthony Maurin).

FERIA DES VENDANGES : LE BILAN GANADERO

Posté le 28/09/19

Trois ans après une présentation nîmoise couronnée de succès, la ganadería de San Sebastián était répétée sur le sable de l’amphithéâtre romain afin de fournir le plateau ganadero de la Feria des Vendanges. On dit qu’il est fréquemment plus difficile de confirmer pour un jeune élevage après une « première » réussie. L’adage s’est vérifié lors de cette novillada matinale, le ganadero faisant preuve de générosité en offrant un novillo de réserve au novillero Fernando Plaza, desservi à la suite d’un incident survenu en piste.

Sur les sept novillos lidiés par l’élevage français de San Sebastián, tous se sont avérés maniables malgré des problèmes de faiblesse et de transmission après avoir rencontré les fers des picadors à deux reprises. La seconde partie de course a offert un peu plus de matière aux apprentis-toreros, avec une meilleure note pour « Príncipe », novillo des débuts de Solalito en novillada formelle, pour l’unique oreille de cette course. A l’arrastre, quatre novillos ont reçu un silence, deux ont été applaudis (5e et 6e) et un a été sifflé (4e).

Entrée en piste de « Lidor », premier exemplaire de la novillada de San Sebastián, le samedi 14 septembre 2019 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

HOMMAGE : INAUGURATION DE LA STATUE D’IVÁN FANDIÑO A AIRE-SUR-L’ADOUR

Posté le 27/09/19

Ce dimanche 29 septembre, vers 11 heures, sera dévoilée et inaugurée la statue érigée en l’honneur du maestro Iván Fandiño, mortellement blessé le 17 juin 2017 aux arènes d’Aire-sur-l’Adour par un toro de Baltasar Ibán. Cet acte se déroulera à une date symbolique, celle de l’anniversaire du torero basque, qui aurait fêté ses 39 ans. Deux discours seront prononcés à cette occasion par le maire de la commune landaise, Xavier Lagrave, et par un représentant de l’association « Eterno Fandiño », qui a lancé la souscription de fonds afin que cette statue voie le jour.

Cette statue de bronze en pied est l’œuvre du sculpteur Sergio del Amo, un artiste proche d’Iván Fandiño. Elle figurera un torero plus grand que nature, saluant à l’issue de l’une de ses faenas, à la manière d’un héros de l’Antiquité, qui, dévêtu de sa chaquetilla, montre un torse « qui porte les stigmates de ses combats » précise le journal Sud-Ouest dans son édition du 25 septembre. Del Amo a reproduit avec une minutie extrême le costume pêche et or que portait le maestro basque lorsqu’il effectua son estocade historique, a cuerpo limpio, face à un toro de Parladé, lors de l’édition 2014 de la Feria de San Isidro à Madrid.

La statue d’Iván Fandiño fera face aux arènes d’Aire-sur-l’Adour, dominant ainsi la foule venant par les allées. Maestro de devoir et modèle pour de nombreux apprentis-toreros et les nouvelles générations de jeunes aficionados, Iván Fandiño sera ainsi immortalisé. Un bel hommage qui réunira toutes celles et ceux qui l’ont admiré et accompagné jusqu’au faîte de sa gloire, désormais éternelle.

Dans nos arènes, Iván Fandiño avait toréé trois corridas : sa présentation remonte au vendredi 17 mai 2013, où le matador d’Orduña avait confirmé son alternative des mains de Juan José Padilla, en présence de Juan Bautista, face à un lot de toros de Jandilla et Vegahermosa. L’année suivante, toujours pour la Feria de Pentecôte, le maestro basque avait lidié une importante corrida de Fuente Ymbro, aux côtés de Juan del Álamo et de Juan José Padilla. Son dernier paseo dans nos arènes remonte au Lundi de Pentecôte de l’édition 2015 de la feria, 25 mai, dans un cartel complété par Juan Bautista et Daniel Luque, face à une corrida d’El Torero.

Le regretté maestro Iván Fandiño dans le patio de cuadrillas des arènes de Nîmes, le dimanche 8 juin 2014 (crédit photo : Anthony Maurin).

FERIA DES VENDANGES : SOLALITO BRILLE POUR SES DÉBUTS

Posté le 26/09/19

Les débuts en novillada formelle de Solal Calmet « Solalito », jeune Nîmois âgé de 18 ans, ont récompensé une temporada particulièrement réussie pour l’ancien élève du Centre français de Tauromachie dans la catégorie « non piquée ». Triomphateur dans de nombreuses arènes françaises et espagnoles, Solal méritait incontestablement qu’on lui accordât cette opportunité dans le cadre de la Feria des Vendanges. Des arènes de Nîmes où il avait d’ailleurs triomphé, le 7 avril dernier, en remportant le trophée Nimeño II.

Solalito figure en 2e position du bilan final des novilleros ayant participé à la Feria des Vendanges : ils sont trois apprentis-toreros à avoir défilé au paseo de l’unique novillada organisée, le samedi 13 septembre, en fin de matinée, face à sept novillos de San Sebastián ; le ganadero ayant offert à Fernando Plaza un novillo supplémentaire suite à un incident de lidia en piste. Une seule oreille a été accordée lors de cette course à Solalito devant le 4e exemplaire de la mi-journée.

3 novillos lidiés par Fernando Plaza du fait du cadeau offert par l’éleveur et une présentation en France réussie pour le novillero madrilène, qui a fait valoir les qualités de son toreo. Complet dans les trois tiers de la lidia, Solalito a effectué le spectacle, notamment devant le 7e et dernier novillo de la course, invitant El Rafi à poser les banderilles. Technique et impliqué, Solal est apparu comme un novillero consciencieux, réussissant bien ses débuts dans cette nouvelle catégorie.

3e de cette classification, El Rafi est certainement passé à côté d’un succès plus important. Le double vainqueur de la Cape d’or a salué au tiers à l’issue de sa première prestation avant d’effectuer une vuelta à l’arrastre du 6e novillo. A cette occasion, « Rafi » participait à la quatrième novillada de sa carrière aux arènes de Nîmes.

Véronique poderosa de Solalito devant le 7e et dernier exemplaire de la novillada de San Sebastián (crédit photo : Anthony Maurin).

TEMPORADA : LA FERIA D’AUTOMNE DÉBUTE A MADRID

Posté le 25/09/19

Nombreux seront les Nîmois à faire le déplacement en cette fin de semaine à Madrid. Ce vendredi, à 18 heures, « Rafi » Raucoule sera au paseo de la novillada d’ouverture de la Feria d’Automne. Une présentation importante pour l’apprenti-torero âgé de 20 ans, qui découvrira le « temple » de Las Ventas à l’issue de sa deuxième saison complète en novillada formelle. « Rafi » sera accompagné au cartel par Tomás Rufo et Fernando Plaza, avec qui il a notamment partagé l’affiche lors des dernières Vendanges nîmoises. La novillada portera le fer de Fuente Ymbro, élevage particulièrement apprécié de l’afición de Las Ventas. Une course que pourront suivre les abonnés promotionnels des arènes de Nîmes, invités à Las Ventas, car celle-ci figurait dans l’offre spéciale proposée lors de la période de renouvellement des abonnements.

Le lendemain se déroulera certainement l’une des corridas les plus attendues en cette fin d’année : face aux toros du Puerto de San Lorenzo et La Ventana del Puerto, Daniel Luque reviendra à Madrid auréolé d’une temporada estivale triomphale. Un cartel d’importance pour le matador natif de Gerena qui devra se justifier auprès de l’exigeant public de Las Ventas, deux semaines après avoir coupé deux oreilles lors de la corrida d’ouverture de la Feria des Vendanges aux arènes de Nîmes. Il sera accompagné à l’affiche par l’un des triomphateurs de ces Vendanges, Juan Leal, éblouissant de détermination lors de la corrida de clôture face aux toros de Fuente Ymbro. Le cartel sera complété par l’un des matadors révélations de cette temporada, le Sévillan Juan Ortega.

Dimanche 29 septembre, toujours à 18 heures, la société « Plaza 1 » proposera l’un des cartels les plus attractifs de cette saison taurine avec une confrontation directe entre deux des toreros triomphateurs de la dernière Feria de San Isidro. Ainsi, face aux toros de Victoriano del Río, Cortés, Núñez del Cuvillo, Juan Pedro Domecq et Parladé, Miguel Ángel Perera et Paco Ureña se mesureront en mano a mano. La récente prestation de Perera devant les toros nîmois de Garcigrande a été l’illustration du grand moment artistique traversé par le torero originaire d’Estrémadure. Auteur d’une temporada remarquable en tous points, Paco Ureña ne voudra certainement pas se laisser gagner la partie face à son prestigieux adversaire et compañero.

Portrait de « Rafi » Raucoule, inédit à Madrid, qui a participé à la campagne publicitaire « Retour vers le passé » organisée par les arènes de Las Ventas, avec une thématique autour de la photographie argentique en noir et blanc (crédit photo : Plaza 1).

FERIA DES VENDANGES : JUAN LEAL S’EMPARE DU POUVOIR

Posté le 24/09/19

15 matadors de toros avaient pris part aux cinq corridas de la dernière Feria de Pentecôte aux arènes de Nîmes. Aux Vendanges, ce sont 12 toreros qui ont pris part aux quatre corridas de ce troisième week-end du mois de septembre. 12 matadors de toros qui ont lidié un total de 24 toros, obtenant 14 oreilles et 3 sorties en triomphe par la Porte des Consuls.

Avec trois oreilles coupées, Juan Leal est le grand triomphateur de la corrida de Fuente Ymbro, en conclusion de feria. Une prestation complète, marquée du sceau de l’engagement, d’une technique murie et d’une détermination à toute épreuve. Le torero natif d’Arles, qui avait déjà ouvert la Porte des Consuls lors de son alternative nîmoise de la Pentecôte 2013, a montré en ce dimanche après-midi une nouvelle facette de sa tauromachie, pleine de pouvoir, qui lui a valu bon nombre de succès, tout au long de l’été, dans des arènes espagnoles de renom.

Autre Porte des Consuls pour le 2e au classement, Sébastien Castella, qui s’est montré à son avantage samedi après-midi face aux toros de Garcigrande. Faisant preuve d’une technique affinée et d’une aisance affirmée, le matador biterrois a conforté son cartel nîmois. Ce nouveau triomphe par la grande porte renforce un peu plus encore l’idylle entre Castella et les arènes de Nîmes, à l’orée de ses vingt ans d’alternative.

Troisième torero à être passé sous l’arche de la Porte des Consuls lors de cette Feria des Vendanges, Miguel Ángel Perera a retrouvé les saveurs du succès dans l’amphithéâtre romain. Cinq ans après son fameux solo des Vendanges 2014 face aux toros de Jandilla, le torero originaire d’Estrémadure a certainement livré sa partition de toreo la plus aboutie devant le meilleur lot de la corrida de Garcigrande. Une première faena qui aurait sans aucun doute mérité une double récompense et un rabo acquis avec la muleta si l’épisode de l’indulto n’avait pas mis une note finale au travail exceptionnel de Perera, finalement crédité d’un total de trois trophées.

Particularité de cette Feria des Vendanges, aucun torero n’est sorti en triomphe par la porte des cuadrillas. Un droit auquel aurait pu prétendre Daniel Luque, récompensé de l’oreille de ses deux toros de Robert Margé et d’El Torero lors de la corrida d’ouverture du cycle. Capeador remarquable, technicien talentueux et muletero d’une grande vista, le matador andalou a survolé l’après-midi de son retour nîmois, estimant qu’il était capable de mieux, d’où cette sortie à pied finale.

5e de ce classement, José María Manzanares a ravi l’oreille du 2e toro de Domingo Hernández, le samedi 14 septembre, après avoir porté l’estocade de la feria, al recibir. Un engagement sans failles au moment suprême qui a d’ailleurs valu une blessure au niveau d’un tendon du matador alicantin, considérablement handicapé au moment d’estoquer le 5e exemplaire de l’après-midi. Un torero de responsabilités qui a également dispensé plusieurs muletazos de qualité lors de sa première faena.

Une oreille encore pour Enrique Ponce, qui a su mener la lidia du 4e exemplaire de Victoriano del Río, au comportement froid et déroutant lors des deux premiers tiers. Avec science, technique et sens de la mise en scène, le maestro de Chiva a encore une fois conquis le cœur du public nîmois, soutenu par les accords de l’orchestre « Chicuelo II ». Une de ces faenas qui touchent le public des corridas du matin, et une vuelta particulièrement fêtée.

Au 7e rang apparaît Ginés Marín, ultime matador de toros de cette feria à avoir ravi un trophée. Une récompense acquise avec la manière devant le 3e exemplaire de la corrida de Fuente Ymbro, à l’issue d’une faena à la gestuelle sublime, templée et cadencée. Une séquence de toreo qui ressemblait presque à une séance de toreo de salon tant le toro de Ricardo Gallardo chargeait dans la muleta au ralenti, à la manière d’un toro mexicain.

Du fait de sa vuelta effectuée dimanche matin, Paco Ureña figure à la 8e place lors d’une prestation méritoire bien qu’au profil inachevé en termes de transmission. Il devance un remarquable Curro Díaz, qui a salué à l’issue de ses deux prestations, auteur de deux faenas pleines de technique et de torería face à un lot de Robert Margé peu évident à lidier. Desservi par son tirage au sorti lors de cette corrida d’ouverture de la feria, le Mexicain Luis David n’a pas pu véritablement se mettre en évidence pour son retour dans la capitale gardoise.

A la 11e place, on retrouve Alberto López Simón dont le maniement défectueux de l’épée a transformé un grand succès en une prestation de mérite. Auteur d’une excellente faena en ouverture de la corrida de Fuente Ymbro, le torero originaire de Barajas (Madrid) aurait dû incontestablement être l’un des triomphateurs de cette corrida de clôture de la feria. Il devance Pablo Aguado, sanctionné de deux silences après sonnerie d’un avis, qui n’a pas été en mesure de s’illustrer dimanche matin lors de la corrida de Victoriano del Río.

Grande naturelle de Juan Leal face au 2e toro de la corrida de Fuente Ymbro, « Pardillo », le dimanche 15 septembre 2019 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

TEMPORADA : LÉA VICENS ÉBLOUISSANTE A LOGROÑO

Posté le 23/09/19

Au cœur d’une temporada particulièrement disputée chez les centaures toreros, Léa Vicens poursuit sa marche en avant. Dimanche dernier, le public des arènes de la Ribera, à Logroño, a assisté à un nouveau triomphe de la cavalière nîmoise, particulièrement inspirée. Applaudie à l’issue de sa première prestation, Léa Vicens a signé la meilleure faena de l’après-midi devant le 5e exemplaire de la corrida équestre fournie par l’élevage de d’Ángel Sánchez y Sánchez, un fer fréquemment programmé dans les courses de rejoneo.

Une lidia parfaitement menée de bout en bout, avec une réception sur les flancs de « Guitarra », suivie d’un récital avec les banderilles orchestré avec « Gacela » et « Bético ». Les montures étoiles de Léa Vicens ont exprimé tempérament et personnalité lors d’une faena où l’amazone nîmoise a fait valoir technique, souplesse de la gestuelle et un extraordinaire ressenti dans ses attitudes. Une faena d’intensité croissante, ponctuée par des poses al violín et par le port d’une estocade décisive synonyme de l’octroi de deux oreilles.

Précédemment, Pablo Hermoso de Mendoza avait ravi l’oreille du 4e toro de la course, bien embarqué sur des cites latéraux proposés par « Ilusión » puis « Donatelli ». Mais le Mendoza triomphateur aura finalement été le benjamin du cartel, Guillermo. Le fils de l’ancien « roi de Navarre » a une fois de plus profité des qualités d’une partie de l’écurie de son père pour signer un succès probant, notamment lors de fins de faenas enjouées sur les flancs de « Pirata », pour un total de trois trophées.

Léa Vicens est annoncée à l’affiche de la corrida équestre de ce dimanche 29 septembre à Pozoblanco (Cordoue), où elle alternera avec Rui Fernandes et Diego Ventura face à des toros de Luis Terrón. La rejoneadora nîmoise sera également programmée le 13 octobre prochain à Jaén, aux côtés d’Andy Cartagena et Leonardo Hernández II devant du bétail d’El Capea.

La joie de Léa Vicens, triomphatrice dimanche dernier à Logroño, avec les deux oreilles du 5e toro de la corrida équestre d’Ángel Sánchez y Sánchez (crédit photo : Ignacio Pereletegui / twitter Léa Vicens).

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