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FERIA DE PENTECÔTE : PALMARÈS DES NOVILLEROS

Posté le 01/06/18

Raphaël Raucoule « El Rafi » est un phénomène. Le novillero nîmois présente une statistique intéressante : en trois paseos dans les arènes de sa ville natale, jamais le petit-fils du concierge historique du toril de l’amphithéâtre romain n’est reparti à pied du vénérable monument. Les faits sont là pour le prouver : lors de ses deux novilladas sans picadors toréées en 2016 et 2017, lors du Rendez-vous en Terre d’Afición, « El Rafi » est successivement sorti en triomphe par la Porte des cuadrillas puis par celle des Consuls l’année suivante. A chaque occasion, le becerrista de l’époque avait tiré un bon parti de ses partenaires de Malaga et Blohorn (2016), puis de Los Galos (2017). 

Vêtu d’un costume bleu marine flambant neuf arborant fièrement le blason de sa ville natale – le crocodile attaché au palmier – « El Rafi » a poursuivi sa belle série « à domicile » à l’échelon supérieur. Une sacrée performance pour l’ancien élève du Centre français de Tauromachie qui a su profiter du jeu proposé par ses deux exemplaires de Pagès-Maihan. Face à « Rebujino », Raphaël a su faire preuve de patience dans le tracé de sa lidia tout en proposant plusieurs adornos de qualité ponctués d’une épée entière fort efficace. 

Une oreille en main, « El Rafi » conservait l’espoir de marquer les esprits pour sa première novillada nîmoise. Le sort a favorisé ce succès en permettant à Raphaël de croiser sur son chemin « Ocurrente », excellent sobrero de Pagès-Mailhan sorti en 6e position et honoré d’une vuelta posthume. Dans une faena intelligemment dédiée aux areneros et membres de l’équipe du toril nîmois, « El Rafi » a conquis le cœur de son public. Porté par les chants déjà entendus aux Costières, Raphaël a définitivement été adopté par les spectateurs nîmois. 

Une faena enthousiaste et conclue avec bonheur aux aciers avec deux nouveaux pavillons à la clé, synonymes de nouvelle sortie par la Porte des Consuls. Un moment unique partagé dans une vuelta sous l’ovation, au côté du mayoral de l’élevage de Pagès-Mailhan, avant la remise en piste du trophée de la Cape d’or pour « El Rafi », succédant au palmarès à Andy Younès. Une France décidément bien représentée lors de cette matinée avec l’oreille d’encouragement accordée en ouverture de course à Adrien Salenc à l’issue de sa faena face au novillo « Leyenda ». Seul novillero à repartir bredouille de Nîmes, Ángel Téllez a salué par deux fois, livrant des partitions de toreo profond, servi par une ceinture d’une rare élégance. Un torero dont on entendra parler à nouveau… 

L’engagement d’El Rafi aux banderilles face au 6e novillo de Pagès-Mailhan, « Ocurrente », le samedi 19 mai 2018 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

FERIA DE PENTECÔTE : LA CAPE D’OR CÔTÉ BÉTAIL

Posté le 30/05/18

La ganadería de Pagès-Mailhan n’a officiellement pas effectué sa présentation aux arènes de Nîmes le 19 mai dernier lors de la novillada de la Cape d’or. On trouve la trace d’un novillo porteur de la devise bleue et blanche le 13 mai 2010, Jeudi de l’Ascension, lors d’une autre novillada de la Cape d’or. Ce matin-là, le novillo n°724, « Navegante », avait représenté l’élevage implanté sur le domaine des Jasses de Bouchaud, situé sur la route arlésienne des Saintes-Maries-de-la-Mer. Applaudi à l’arrastre, l’exemplaire propriété de Philippe Pagès et Pascal Mailhan avait permis à Thomas Joubert de ravir la première oreille de cette course organisée au profit des sinistrés d’Haïti et de s’adjuger au final le fameux trophée mis en jeu par la peña Antonio Ordóñez. 

Huit ans plus tard, l’élevage français a proposé un lot intégral d’origine Fuente Ymbro – par Julio García – dont le profil de comportement a souri aux trois apprentis-toreros inédits à Nîmes. En douze rencontres à la cavalerie, les novillos de Pagès-Mailhan ont exprimé différents degrés de toréabilité, s’inscrivant dans une bonne moyenne générale pour quatre exemplaires. Le meilleur novillo de la matinée aura incontestablement été l’ultime – un sobrero – sorti en 6e position. 

Généreux dans ses assauts, « Ocurrente » a été le novillo synonyme de triomphe pour « El Rafi ». Présentant un haut niveau de transmission et animé d’un moteur inlassable dans la muleta du novillero nîmois, le Pagès-Mailhan a été justement gratifié d’un tour de piste posthume, pour l’unique mouchoir bleu brandi lors de cette feria. Les cinq autres exemplaires du lot ont été applaudis à l’arrastre alors qu’un total de quatre oreilles a été réparti entre les deux novilleros nîmois Adrien Salenc (1) et « El Rafi » (3). 

L’entrée en piste d’Ocurrente, novillo de vuelta al ruedo, sous le regard des banderilleros, le samedi 19 mai 2018 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

FERIA DE PENTECÔTE : PALMARÈS DES MATADORS DE TOROS

Posté le 28/05/18

Première analyse du palmarès des matadors de toros pour cette Pentecôte 2018 on ne peut plus tricolore : 40% des toreros engagés étaient français ! Au total, six matadors de toros français ont défilé au paseo de Carmen, aux côtés de sept confrères espagnols, un Péruvien et un Vénézuélien. Ce sont toutefois les représentants nationaux qui apparaissent en tête de la classification des matadors pour cette Feria de Pentecôte. 

Encore une fois, Juan Bautista et Sébastien Castella se partageant la plus grosse part du succès, avec quatre oreilles coupées chacun et une sortie en triomphe par la Porte des Consuls. Le torero arlésien devance toutefois son homologue biterrois, qui a récolté un total de trois avis sur l’ensemble de ses deux prestations face aux toros de Garcigrande samedi après-midi. Deux beaux triomphes pour les deux matadors qui ont su s’exprimer dans leurs styles respectifs et dans des profils de courses totalement différents. Nous aurons prochainement l’occasion de revenir sur l’histoire personnalisée des triomphes nîmois de ces deux grands toreros de France. 

Les statistiques générales de cette feria laissent apparaître un total de vingt oreilles coupées, dont huit dans les seules escarcelles de Juan Bautista et Sébastien Castella, record absolu pour cette édition 2018. Si dix avis ont été sonnés, signe de faenas longues, la Porte des Consuls s’est ouverte à trois reprises contre deux fois pour celle des cuadrillas. Trois toreros ont effectué une vuelta sans trophée, cinq ont salué au tiers alors que le silence s’est fait à huit reprises pour les hommes vêtus de lumières. 

Sur la troisième marche du podium, on retrouve l’un des grands hommes de cette feria, Juan José Padilla, qui, pour sa 21e et dernière corrida nîmoise, a enfin réussi à ouvrir la Porte des Consuls. Une performance favorisée par deux bons toros de Joaquín Núñez del Cuvillo devant lesquels le « cyclone de Jerez » a retrouvé toute la générosité de son toreo et la fougue belluaire de ses premières années de lutte. 

Suivent aux places suivantes les deux matadors de toros à avoir ouvert la Porte des cuadrillas, Enrique Ponce et Andy Younès, respectivement dimanche matin et samedi après-midi, face au bétail de Juan Pedro Domecq et Garcigrande. Si le Valencian a réalisé une démonstration de toreo de salon devant le 4e exemplaire de la corrida du Dimanche de Pentecôte, il est à noter l’effort réalisé sous la pluie par le jeune matador arlésien, qui est allé jusqu’au bout de lui-même après la grande performance de Sébastien Castella. 

Avec une oreille coupée figure un gruppetto de cinq jeunes matadors composé de Juan Leal – récompensé du premier pavillon de la feria devant un bon toro de Partido de Resina –, Thomas Joubert – venu remplacer Paco Ureña au pied levé face aux Jandilla –, Álvaro Lorenzo, Jesús Enrique Colombo et Andrés Roca Rey. Des jeunes matadors dont la variété des personnalités a su conquérir le public nîmois : détermination absolue de la part de Juan Leal alors que Thomas Joubert a su lui aussi tirer profit d’un bon toro de Jandilla. Lors de cette même corrida, Álvaro Lorenzo est allé chercher la dernière oreille de la feria à la force du poignet face à un manso Vegahermosa peu évident à consentir. L’élégance de Jesús Enrique Colombo a charmé le public de la corrida matinale du Dimanche de Pentecôte lors de la confirmation d’alternative en France du torero vénézuélien. L’après-midi, Andrés Roca Rey a également mis tous les atouts de son côté afin de briller face à son premier adversaire de Núñez del Cuvillo même si le triomphe lui a encore échappé dans ces arènes. 

Des vueltas pour Román, Thomas Dufau et José María Manzanares II à l’issue de faenas aux profils nettement différents. Si le Valencian s’est battu comme un beau diable lundi après-midi face au 5e exemplaire de la corrida de Jandilla, Thomas Dufau a conquis le public, vendredi, face au 2e toro de Partido de Resina, accueilli de façon spectaculaire par plusieurs largas agenouillées. La faena la plus savoureuse de ce « trio de vueltas » a toutefois été celle proposée par Manzanares, dimanche après-midi, lors d’une symphonie de toreo cadencé conclue d’une épée entière al recibir au second essai. Un petit bijou de trasteo que la présidence n’a pas récompensé, considérant que la pétition d’oreille n’était pas assez importante. 

Respectivement 14e et 15e de ce palmarès des matadors de toros, El Juli et Rafaelillo n’ont pas eu de chance avec leurs sorteos. Desservis par leurs toros, les deux maestros ont écouté les silences du public nîmois mais auront à cœur d’inverser prochainement cette tendance. Rappelons que cette année Julián López « El Juli » fêtera le vingtième anniversaire de sa prise d’alternative dans ces arènes de Nîmes. Pour l’occasion, Simon Casas prépare une corrida exceptionnelle avec un solitaire d’El Juli face à six toros issus de différents élevages lors de la prochaine édition de la Feria des Vendanges. 

Réception spectaculaire à la cape du 5e toro de la corrida de Juan Pedro Domecq par Juan Bautista le dimanche 20 mai 2018 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

FERIA DE PENTECÔTE : PALMARÈS DES LOTS DE TOROS

Posté le 27/05/18

Entre le vendredi 18 et le lundi 21 mai 2018, cinq corridas de toros ont été organisées aux arènes de Nîmes. Sur ces cinq courses, trente toros ont lidiés, occasionnant un total de soixante-deux rencontres avec les groupes équestres de Philippe Heyral. Trois chutes de la cavalerie ont été dénombrées lors de ces corridas sans que celles-ci n’occasionnent de blessure majeure côté hommes ou côté chevaux. Des toros auxquels les matadors ont ravi un total de vingt oreilles et pour lesquels le mouchoir n’a été brandi qu’à deux reprises par les présidents de courses. Un bon niveau général souligné par les résultats aux arrastres avec un toro ovationné, vingt-quatre exemplaires applaudis, trois recueillant un silence et seulement deux toros étant sifflés. 

En conjuguant les données relatives au nombre de toros lidiés, rencontres à la cavalerie puis oreilles coupées, l’élevage de Partido de Resina – qui effectuait son retour aux arènes de Nîmes après quinze années d’absence – remporte la palme. Lors de la corrida d’ouverture de la Feria de Pentecôte, l’élevage propriété du vétérinaire José Luis Algora s’est mis en évidence avec six toros s’exprimant à quatorze reprises sous les fers des picadors. La première oreille de la feria a récompensé la détermination sous le déluge de Juan Leal, mais il ne fait aucun doute que les deux jeunes matadors français présents à l’affiche auraient pu prétendre à un nombre de trophées plus important s’ils s’étaient montrés plus adroits avec l’épée. Outre le record du nombre de rencontres à la cavalerie, le lot de Partido de Resina obtient un carton plein avec six toros applaudis à l’arrastre et une chute de la cavalerie, occasionnée par le 6e exemplaire sur le picador Vicente González, qui montait « Voltigeur » et qui a été suppléé par le cheval « Léon ». Une chute de la cavalerie également obtenue par les élevages de Núñez del Cuvillo et Jandilla. 

Le fer de Joaquín Núñez del Cuvillo, qui faisait combattre à Nîmes sa septième corrida intégrale, apparaît en deuxième position du palmarès avec certainement ce qui restera comme l’un des lots les plus satisfaisants de la feria. Les toros porteurs de la devise verte, blanche et rouge ont favorisé la coupe de quatre oreilles, permettant à Juan José Padilla d’ouvrir la Porte des Consuls et à Andrés Roca Rey de repartir également avec un trophée dans son escarcelle. Des toros mobiles qui ont assuré le spectacle en piste lors de douze rencontres à la cavalerie, avec un lot notable pour Padilla. Le dernier exemplaire de la course a par ailleurs réussi à faire chuter le cheval « L’Unique » monté par le picador José Manuel Quinta. Côté satisfactions, le 4e toro, « Pajarraco », a été ovationné à l’issue de la dernière faena nîmoise de Juan José Padilla, alors que le 5e exemplaire n’a pu être combattu du fait d’une incidence fatale à l’antérieur gauche, conduisant le valeureux banderillero de Manzanares, Luis Blázquez, à le puntiller au burladero.

Sur la troisième marche du podium, on retrouve l’élevage de Juan Pedro Domecq, dont les toros ont laissé un total de sept oreilles entre les mains des matadors engagés le Dimanche matin de Pentecôte. Chiffre record pour cette feria avec cinq toros applaudis à l’arrastre. Triomphateur de la Pentecôte 2017, la ganadería de Jandilla était attendue au tournant : avec cinq toros lidiés et une oreille coupée par Thomas Joubert, les porteurs de la devise bleue n’ont pas occasionné la même intensité que l’an passé. Un lot de qualité qui a tout de même été marqué par la pelea du 3e exemplaire – un sobrero – qui a réussi à faire chuter le groupe équestre conduit par Francisco Javier Sánchez sur les flancs de « Néral ». Cinq exemplaires de Borja Domecq ont été applaudis à l’arrastre. 

Cinq toros lidiés également samedi après-midi pour la marque de Garcigrande, qui tient son rang avec la coupe totale de quatre oreilles entre les mains de deux toreros français : la double récompense attribuée à Sébastien Castella à l’issue de sa première faena et les pavillons glanés par Andy Younès lors de ses deux prestations. Un lot complété par un 5e exemplaire de Domingo Hernández qui a permis à Sébastien Castella d’asseoir son triomphe par la Porte des Consuls, quatre trophées en mains. En septième position, l’ancien fer de Vegahermosa ferme la marche afin de compléter la corrida de Jandilla du Lundi de Pentecôte. Indécis dans ses charges, le sixième et ultime toro de la feria aura été témoin d’une débauche d’efforts de la part d’Álvaro Lorenzo, justement récompensé d’une oreille. 

« Espejo », sixième et dernier toro de la corrida de Partido de Resina du vendredi 18 mai 2018, qui a offert à Juan Leal la première oreille de la feria (crédit photo : Anthony Maurin).

MADRID : RENAUD RIPART CONFIRME SON ALTERNATIVE A LAS VENTAS !

Posté le 26/05/18

Après avoir invité les joueurs du Nîmes Olympique ainsi que le staff croco lors de la corrida du dernier samedi de Pentecôte, Simon Casas a accueilli l’attaquant Renaud Ripart dans le callejón de la Monumental de Las Ventas lors de la novillada de Fuente Ymbro, en plein cœur de la Feria de San Isidro. Une belle initiative qui a ravi le joueur nîmois, pur produit du centre de formation du Nîmes Olympique, auteur cette saison de cinq buts, célébrés de manière très « torera » sur la pelouse des Costières. Nul n’a oublié les véroniques décrites par Ripart, cape en main, le soir de la montée en Ligue 1 des « crocos ». 

Une afición pleinement assumée par Renaud Ripart, qui en a d’ailleurs profité pour essayer ses trastos lors d’une capea organisée dans la placita du Bosquet, lors de la Feria de Pentecôte. Aux côtés de représentants de la presse nîmoise, le footballeur nîmois âgé de 25 ans s’était essayé face à du jeune bétail. Samedi après-midi, Renaud Ripart a pu apprécier le jeu des novillos de Fuente Ymbro et le succès du Madrilène Francisco de Manuel, récompensé d’une oreille et qui a manqué de peu la sortie en triomphe par la Grande porte. 

L’occasion lui a également été donnée de rencontrer en contre-piste son torero de prédilection, Rubén Pinar, qui officiera ce dimanche 27 mai à Madrid face aux redoutables toros de Dolores Aguirre. Une passion pour le torero albaceteño qui remonte au 22 mai 2010 à Nîmes. En cette veille de faena « morantesque » de la chaise, le jeune Renaud Ripart, âgé de 17 ans et membre des U19 du Nîmes Olympique, découvre un matador âgé de 19 ans qui retourne l’amphithéâtre romain ! Ce torero n’est autre que Rubén Pinar, qui avait ouvert la Porte des Consuls après avoir triomphé avec force, trois oreilles en mains, face à des toros de… Fuente Ymbro ! 

Renaud Ripart dans le callejón des arènes de Las Ventas, aux côtés de Simon Casas et Robert Pilès avant de rencontrer son « idole » taurine, Rubén Pinar.

FERIA DE PENTECÔTE : BILAN DE L’ÉDITION 2018

Posté le 23/05/18

Simon Casas l’affirme haut et fort, « nous avons vécu l’une des meilleures ferias de Nîmes de ces trente dernières années ! ». Un enthousiasme qui s’explique par la qualité des affiches taurines proposées, avec des cartels équilibrés qui ont su attirer aux arènes un public varié et toujours intéressé. Dans le top 3 des entrées, on retrouve la fameuse corrida de Garcigrande du samedi après-midi, avec 12.000 spectateurs, suivie de près par la course du Dimanche de Pentecôte en après-midi, puis la corrida de rejón du lundi matin qui conserve toujours son public spécifique. 

Après la course camarguaise d’ouverture, sept spectacles tauromachiques ont été proposés aux arènes : cinq corridas, une novillada et une corrida mixte équestre. Quatre journées au cours desquelles 28 oreilles et 1 queue ont été coupées, dont 18 pour les seuls professionnels taurins français ! Une récompense et une performance qui prouvent l’évolution positive des toreros tricolores mis à l’honneur au cours de cette feria. La répartition de ces trophées s’effectue de la sorte : 20 dans l’escarcelle des matadors de toros, 4 chez les novilleros et quatre oreilles et une queue pour les rejoneadores. 

Sur les 42 toros lidiés – 30 en corrida, 6 en novillada et 6 autres lors de la course mixte de rejón –, seuls trois ont dû être changés en piste pour un problème physique. Quatre toros ont réussi à obtenir la chute des groupes équestres de la cavalerie Heyral : ce fut le cas du 6e exemplaire de la corrida de Partido de Resina vendredi soir, du 4e novillo de Pagès-Mailhan samedi midi, du 6e toro de Núñez del Cuvillo combattu dimanche soir et du 6e et dernier exemplaire de la feria, lundi soir, porteur du fer de Vegahermosa. Le mouchoir bleu a été déployé à une seule reprise au cours de cette feria afin de saluer l’excellent jeu proposé par le 6e et dernier novillo de Pagès-Mailhan, « Ocurrente », qui a favorisé le triomphe du Nîmois « El Rafi », lauréat 2018 de la Cape d’or et qui a connu une nouvelle fois les honneurs de la Porte des Consuls. 

Huit sorties en triomphe qui se répartissent en cinq Porte des Consuls et trois Portes des cuadrillas. Côté « petites portes », on retrouve deux matadors de toros et une rejoneadora : Enrique Ponce et Andy Younès, qui ont respectivement brillé dans des contextes de course différents face au bétail de Juan Pedro Domecq et Garcigrande. L’amazone nîmois a pour sa part obtenu un nouveau succès sur ses terres malgré la concurrence de la famille Hermoso de Mendoza. Ce dernier nom est associé à l’une des cinq Portes des Consuls ouverte en trois journées de feria : lundi midi, Guillermo Hermoso de Mendoza n’a pas manqué sa présentation nîmoise en obtenant les deux oreilles et la queue d’un bon novillo de Carmen Lorenzo. Précédemment, le cavalier navarrais avait été imité par trois matadors de toros et un novillero. 

Si « El Rafi » n’a pas manqué ses débuts en novillada dans sa ville natale, ceint dans son dos du fameux crocodile nîmois, les autres corridas ont été marquées par des faenas d’importance. Quatre oreilles pour Sébastien Castella samedi après-midi, plus décidé que jamais face aux toros de Garcigrande, et quatre autres trophées dimanche matin entre les mains d’un Juan Bautista particulièrement inspiré par son lot de Juan Pedro Domecq. L’ultime torero à franchir la Porte des Consuls n’était jusqu’alors jamais passé sous la prestigieuse arche romaine : il s’agit de Juan José Padilla, qui, dans le cadre de sa 21e corrida nîmoise, dix-huit ans après sa première course sur ce sable, s’est rappelé au bon souvenir de l’afición face aux toros de Núñez del Cuvillo. Une prestation empreinte de générosité et d’émotion pour le plus pirate des toreros : trois oreilles entre les mains du « cyclone de Jerez » et un triomphe dédié à la mémoire de Christian Montcouquiol « Nimeño II », célébré comme il se doit après la corrida dans les salons du carré partenaires de Simon Casas Production. 

Nous reviendrons en détails prochainement sur l’analyse détaillée de cette édition 2018 de la Feria de Pentecôte qui restera incontestablement dans les annales. 

L’une des images fortes de cette Feria de Pentecôte : l’adieu de Juan José Padilla et le ballon du bateau de corsaire s’envolant dans le ciel nîmois (crédit photo : Anthony Maurin).

RESUME CORRIDA REJON 21 MAI 2018 PENTECOTE

Posté le 21/05/18

VIDEO RESUME CORRIDA REJON // FERIA PENTECÔTE NÎMES matin (21/05/2018) – Le jeune Guillermo Hermoso de Mendoza ouvre la porte des consuls en coupant 2 oreilles et la queue, Léa Vicens (2 oreilles) celle des cuadrillas


 

RESUME CORRIDA LUNDI SOIR 21 MAI 2018

Posté le 21/05/18

VIDEO // RESUME CORRIDA// FERIA PENTECÔTE NÎMES soir (21/05/2018) – Le résumé vidéo de la corrida – Les dernières oreilles d ela féria à Thomas Joubert et Alvaro Lorenzo

 

LA CORRIDA DU JOUR : JANDILLA, L'ÉTOILE DE LA RENOMMÉE

Posté le 21/05/18

La fameuse étoile de Borja Domecq brillera cette année encore un an après la grande corrida proposée lors de ce même Lundi de Pentecôte et le nouvel indulto obtenu le Dimanche de Pâques à Arles. Une course qui verra le retour à Nîmes de Thomas Joubert, triomphateur lors de l'édition 2016 de la Feria des Vendanges face à un bon lot de Victoriano del Río, qui palliera le forfait de Paco Ureña, blessé samedi au campo et qui était initialement programmé. Blessé à Valencia, Román reviendra également sur sa piste d’alternative avec l’intention d’y obtenir son premier grand triomphe après ses grands succès madrilènes de 2017. Autre torero sacré matador à Nîmes, Álvaro Lorenzo découvrira les toros porteurs de la devise bleue pour la première fois de sa carrière, ceint d’un triomphe important à Madrid après avoir coupé trois oreilles lors de la corrida du Dimanche de Résurrection.

"Pañero", le toro de Vegahermosa qui avait été gracié en clôture de la Feria de Pentecôte 2017 (crédit photo : Anthony Maurin).

RESUME CORRIDA SOIR 20 MAI 2018

Posté le 20/05/18

VIDEO RESUME CORRIDA // FERIA PENTECÔTE NÎMES soir (20/05/2018) – Juan José Padilla triomphe pour sa dernière à Nîmes et envoûte la Féria de Pentecôte

 

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