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BILANS DE LA SAISON 2020 : EL RAFI, UNIQUE NOM CHEZ LES NOVILLEROS

Posté le 08/10/20

Rafi Raucoule aurait dû être l’une des têtes d’affiche du Rendez-vous en Terre d’Afición qui allait inaugurer la temporada nîmoise 2020. Une année qui aurait dû voir l’apprenti-torero nîmois prendre part à sa dernière saison en qualité de novillero avant de prendre l’alternative lors de la Feria des Vendanges. La crise sanitaire du Covid-19 étant passée par là, la temporada nîmoise a été profondément remaniée afin de ne pas connaître de « page blanche » suite aux annulations du Rendez-vous en Terre d’Afición et de la Feria de Pentecôte.

En 2020, El Rafi aura donc été l’unique novillero à fouler le sable des arènes de Nîmes après avoir participé à la corrida mixte d’ouverture de la Feria des Vendanges, le jeudi 17 septembre, aux côtés de la rejoneadora Léa Vicens et du matador de toros Sébastien Castella. Opposé à deux novillos de Malaga, le novillero nîmois a ravi une oreille et obtenu un salut au tiers. A titre de comparaison, 5 novilleros avaient défilé au paseo de Carmen lors de la temporada nîmoise 2019 : aux côtés d’El Rafi, les spectateurs des arènes de Nîmes avaient applaudi aux prestations de Diego San Román, Francisco de Manuel, Fernando Plaza et Solalito.

Demi-véronique d’El Rafi face au 3e novillo de Malaga lors de la corrida mixte du 17 septembre 2020 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

BILANS DE LA SAISON 2020 : SÉBASTIEN CASTELLA CLÔT LA BOUCLE

Posté le 06/10/20

Du fait de la crise sanitaire qui a paralysé la société, la planète taurine a également été très fortement touchée par la pandémie de Covid-19. De nombreuses ferias européennes ont été rayées du calendrier de la temporada, d’autres ont été reportées ou leur programmation initiale a été profondément modifiée. A Nîmes, seule la Feria des Vendanges a pu être célébrée suite à l’annulation du Rendez-vous en Terre d’Afición en avril et de la Feria de Pentecôte en mai.

En 2020, ils ont donc été 8 matadors de toros à fouler le sable des arènes de Nîmes. 8 toreros professionnels qui se sont partagés 8 oreilles, ouvrant 1 Porte des Consuls et 1 Porte des cuadrillas, effectuant 2 vueltas, saluant à 7 reprises, écoutant 3 silences ou encore 9 avis. Des chiffres qu’il convient d’affiner avec une précision de taille : sur les 8 matadors de toros engagés, Sébastien Castella l’a été à deux reprises et figure donc en tête de cette classification.

Leader 2019, Sébastien Castella arrive donc en tête pour la deuxième année consécutive dans ce classement global des matadors de toros aux arènes de Nîmes. Du fait de son double engagement lors de la Feria des Vendanges, le matador biterrois a lidié 5 toros et obtenu 2 oreilles. Il devance son challenger de l’ultime corrida en mano a mano de la Feria des Vendanges, Miguel Ángel Perera, qui a défié 3 toros lors d’un seul après-midi, sans toutefois récolter le moindre trophée.

Si Sébastien Castella est le matador ayant lidié le plus grand nombre de toros cette année aux arènes de Nîmes – 5 – il est également celui qui a écouté le plus d’avis – 4 au total – du fait de la longueur de ses faenas. 3e de cette classification, Enrique Ponce présente le plus grand nombre d’oreilles récoltées, avec 3 trophées lors de la fameuse corrida de Victoriano del Río du vendredi 18 septembre. Le maestro de Chiva est également l’unique torero à avoir ouvert la Porte des Consuls dans la catégorie des matadors de toros.

Au 4e rang on retrouve Juan Leal, qui est l’unique matador de toros à avoir passé en triomphe par la Porte des cuadrillas, après avoir ravi deux oreilles lors de la corrida du samedi 19 septembre. Il devance Emilio de Justo, crédité d’un seul trophée devant un excellent lot de toros de Victoriano del Río. Curro Díaz, Daniel Luque et l’impétrant Marcos bouclent cette classification, avec 2 toros lidiés en 1 corrida toréée.

Attitude en piste de Sébastien Castella lors de la corrida mixte du 17 septembre 2020 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

FERIA DES VENDANGES : LES CHIFFRES A RETENIR

Posté le 04/10/20

Les arènes de Nîmes ont rouvert leurs grilles du 17 au 20 septembre pour vivre la Feria des Vendanges, composée de 5 courses réparties en 3 corridas formelles, 1 corrida mixte et 1 corrida équestre. Une édition 2020 qui aura vu la coupe d’un total de 13 oreilles au cours de ces quatre journées de feria, réparties de la sorte : 8 trophées chez les matadors de toros, 4 pour les rejoneadors et 1 pour le novillero El Rafi. Des succès qui se seront traduits par 4 sorties en triomphe : 3 par la Porte des cuadrillas et 1 seule par celle des Consuls, pour Enrique Ponce, lors de la deuxième journée. 1 alternative a été concédée lors de cette feria, avec le doctorat en tauromachie de Marcos.

Côté toros, 1 animal porteur du fer de Victoriano del Río a été justement honoré d’une vuelta posthume, le 18 septembre, à l’issue de la première faena d’Emilio de Justo. Dans les rangs des cuadrillas, on a relevé pas moins de 5 saluts chez les banderilleros ; José Chacón réalisant la performance d’être ovationné à deux reprises, lors des deux corridas toréées par Sébastien Castella. Au tableau d’honneur figurent également Miguel Ángel Gómez, José Manuel Pérez et Juan Sierra. Du côté des picadors, Germán González et Vicente González, respectivement les 18 et 19 septembre, ont également été applaudis après avoir proposé de bons tiers de piques face aux deux meilleurs toros de Victoriano del Río et Domingo Hernández. Des picadors qui étaient respectivement montés sur les chevaux « Salitas » et « Voltigeur des Sables », deux montures de la cavalerie Heyral, mise à l’honneur pour la célébration de son centenaire lors de la corrida d’ouverture.

Paseo de la corrida de clôture de la Feria des Vendanges, l’après-midi du dimanche 20 septembre 2020 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

ESCALAFÓN DES REJONEADORS : LÉA VICENS MAINTIENT SON LEADERSHIP

Posté le 03/10/20

Avec ou sans crise sanitaire, les temporadas se suivent et se ressemblent pour Léa Vicens, qui se positionne encore en tête du classement des rejoneadors en ce début d’automne. Avec 15 oreilles coupées en 8 corridas toréées, la rejoneadora française maintient un haut niveau de compétitivité au cours de cette année 2020 si particulière. Triomphatrice le 6 septembre dernier à Priego de Córdoba (Cordoue) après avoir coupé trois pavillons aux toros de Fermín Bohórquez, l’amazone nîmoise a obtenu deux autres trophées lors de la corrida d’ouverture de la Feria des Vendanges devant le même élevage.

Léa Vicens devance le cavalier portugais, Luis Rouxinol, 2e avec 7 courses, toutes toréées au Portugal. Aucune oreille ne figure donc à son palmarès malgré des prestations notables à Figueira da Foz (Coimbra) le 29 août, Estremoz (Évora) le 5 septembre, ou encore Moita de Ribatejo (Setúbal) le 15 septembre. Rouxinol est suivi de près par son propre fils, Luis Rouxinol jr, 3e avec 6 corridas toréées au Portugal. Estremoz, Almeirim (Santarem) et Azambuja (Santarem) ont été les arènes témoins de ses belles prestations au cours du dernier mois de septembre.

D’autres toreros à cheval portugais figurent avec 7 corridas au compteur, également organisées sur les terres chères au maestro João Moura. Figurent dans ce gruppetto João Telles, Manuel Ribeiro Telles, Marcos Tenorio et Antonio Ribeiro Telles. Ana Rita occupe quant à elle le 8e rang, demeurant la deuxième amazone de ce Top 10 à avoir obtenu des trophées, soit un total de 8 oreilles coupées en 6 corridas toréées.

9e, Andrés Romero totalise 6 corridas toréées et 1 oreille coupée du fait de sa participation à une majorité de courses au Portugal. Son passage par les arènes de Campo Pequeno, à Lisbonne, le 1er octobre dernier, a été marqué par une vuelta méritée face à un toro de Passanha. 10e ex-aequo, Francisco Palha et Duarte Pinto complètent cette classification avec 6 corridas toréées au Portugal. Tous deux ont officié à un nombre important de courses sur le sable de la capitale portugaise, Lisbonne.

Léa Vicens lors de son triomphe du 17 septembre 2020 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

ÉPHÉMÉRIDES – ÇA S’EST PASSÉ UN 2 OCTOBRE

Posté le 02/10/20

- Dimanche 2 octobre 1983 : Jean-Marie Pourquier, ganadero au Sambuc, propose un lot de novillos de qualité. Une oreille revient entre les mains des novilleros Marcos Valverde et Paquito Leal. Seul Julián Maestro quitte l’amphithéâtre romain sans la moindre récompense…

Détail des corrals de la route de Beaucaire (crédit photo : SCP).

ESCALAFÓN DES NOVILLEROS : MONTERO RAVIT LA PREMIÈRE PLACE

Posté le 01/10/20

L’histoire de Francisco Montero participe au romantisme de la Fiesta Brava. Aujourd’hui âgé de 28 ans, cet apprenti-torero andalou poursuit son long chemin sur les sentiers sinueux de l’une des professions les plus difficiles qui soit. Trois ans après ses débuts en novillada formelle, le natif de Chiclana de la Frontera (Cadix) demeure animé de la même foi, quel que soit le profil des novillos qui sortent du toril.

Aujourd’hui leader de l’Escalafón des novilleros avec 4 oreilles coupées en 4 courses toréées, Montero a marqué de son passage la récente novillada de Dax en ravissant un pavillon devant le 2e exemplaire de la course de Pedraza de Yeltes. Le novillero gaditano est suivi à la 2e place par José Cabrera, qui affiche 2 novilladas toréées et 2 oreilles coupées au compteur. L’apprenti-torero originaire d’Almería peut également être considéré comme un vétéran du fait de ses 27 printemps. Le 19 septembre dernier, Cabrera a signé un joli triomphe à Antequera (Málaga) après avoir ravi l’oreille de ses deux novillos d’Hermanos Domínguez Camacho.

2e ex-aequo avec Cabrera, El Rafi apparaît lui aussi sur ce podium si particulier. Après une longue préparation au campo, la temporada nîmoise a finalement débuté à Nîmes pour Rafi Raucoule le 17 septembre dernier. 2 paseos et 2 trophées récoltés pour le novillero nîmois, qui vient de souffler ses 21 bougies et qui s’est mis en évidence à Nîmes, puis Dax, chaque fois en remportant une oreille, respectivement devant du bétail de Malaga et Pedraza de Yeltes.

A la 4e place on retrouve Álvaro Alarcon, auteur d’un triomphe probant le 12 juillet dernier à Torrijos (Tolède), avec 4 oreilles récoltées lors de son unique course de la temporada face à un bon lot d’El Cortijillo. Trois novilleros suivent à la 5e place ex-aequo, avec 3 pavillons obtenus en 1 seule course : Lagartijo de Córdoba, Rafael González et Manuel Perera. Quatre apprentis-toreros se partagent enfin la 8e place ex-aequo, avec 2 oreilles coupées en 1 novillada toréée : Antonio Grande, Manuel Diosleguarde, Jaime González-Écija et Leandro Gutiérrez.

Sur les sept derniers noms cités, seuls deux novilleros ont officié au cours du dernier mois. Pour Jaime González, originaire du village andalou d’Écija, deux trophées ont salué la qualité de sa première faena lors de la course organisée le 19 septembre à Antequera devant un bon lot de Domínguez Camacho. Originaire de Colombie, Leandro Gutiérrez a débuté en novillada formelle de façon triomphale le 31 août dernier à Añover de Tajo (Tolède), avec deux oreilles obtenues devant l’ultime exemplaire du lot de San Isidro.

A ce jour, 31 novilleros figurent dans ce classement Escalafón, dont 28 apprentis-toreros n’ayant officié qu’à une seule reprise depuis le début de saison européenne.

Francisco Montero avant d’accueillir un novillo a porta gayola avec sa cape de paseo le 25 août 2019 à Madrid (crédit photo : Plaza 1).

TEMPORADA : LE RETRAIT DE SÉBASTIEN CASTELLA, « TORERO DE NÎMES »

Posté le 30/09/20

Le dimanche 20 septembre 2020, Sébastien Castella aura donc participé à sa dernière corrida sur le sable des arènes de Nîmes. Ceint d’un costume de sa couleur préférée, parme et or, le matador de toros natif de Béziers, a partagé l’affiche une dernière fois, en mano a mano, au côté de Miguel Ángel Perera, face à des toros de Jandilla. Même si nul ne sait de quoi demain sera fait, l’histoire taurine retiendra que le torero français aura ravi sa dernière oreille dans la plaza nîmois devant le 5e exemplaire de la corrida, baptisé « Tenebroso » et applaudi à l’arrastre.

Le communiqué tardif de Sébastien Castella, mercredi soir, a créé la surprise au sein du milieu taurin alors que le matador français était annoncé pour participer à la « Gira de Reconstrucción del Toreo », un cycle de mini-corridas de 4 toros avec deux toreros en mano a mano, organisé par la Fondation du Toro de Lidia. Sébastien Castella était annoncé le vendredi 9 octobre à Antequera (Málaga), en mano a mano avec Luis Bolívar, devant des toros de Zalduendo.

L’arrêt de la carrière de Sébastien Castella est présenté par le principal intéressé comme « une décision difficile » mais « très réfléchie ». L’occasion pour le maestro biterrois de remercier également tous ceux qui l’ont accompagné tout au long de ses 26 ans de carrière. « Tout ce que j’ai, ce que j’ai vécu et ce que j’ai obtenu, je le dois au monde du Toro » écrit Castella avant de poursuivre « je pense qu’il y a d’autres univers à découvrir et j’ai beaucoup à apprendre au-delà de ce qu’a été ma vie depuis tout petit ».

Sébastien Castella justifie également sa participation aux corridas qui ont été organisées depuis la sortie du confinement, lors de cette temporada totalement bouleversée par la crise sanitaire du Covid-19 : « j’ai décidé de toréer (…) pour mon équipe, qui a tant souffert du manque de contrats et qui m’ont été si fidèles, pour l’afición dont j’ai toujours ressenti l’affection et le soutien, pour les empresas qui ont décidé d’organiser des corridas, pour les éleveurs auxquels nous devons tant ». Une décision que Sébastien Castella nuance toutefois en précisant « je ne sais pas si ce sera un adieu définitif ou un simple au revoir. Seul le temps détient la réponse. On dit que les toreros ne se retirent jamais et je pense que c’est le cas ».

« Torero de Nîmes », Sébastien Castella a pris part à son premier paseo dans l’amphithéâtre romain le 15 février 1998, sous la Bulle, lors de la Feria de Primavera, aux côtés de Mateo Román et Javier Castaño, devant des erales de la Ganadería Cévenole. Un an plus tard, il prenait part à sa première novillada formelle sur le sable nîmois, toujours sous la Bulle, le 27 février 2000, avec El Fandi et Javier Castaño comme compagnons de cartel, face à des novillos de Yerbabuena. La même année, lors de la corrida d’ouverture de la Feria des Vendanges, un mois après sa prise d’alternative biterroise, il effectue sa présentation à Nîmes en qualité de matador de toros, le 15 septembre 2000, aux côtés de Miguel Abellán et Juan Bautista, face à des toros de Samuel Flores.

Vingt ans plus tard, Sébastien Castella est entré dans l’Histoire des arènes de Nîmes, dépassant numériquement des maestros de légende comme José María Manzanares, Enrique Ponce ou encore El Juli, en devenant le matador de toros qui a pris part au plus grand nombre de corridas dans l’amphithéâtre nîmois. Une arène où Sébastien Castella a donné l’alternative à son compatriote Juan Leal, le dimanche matin de la Pentecôte 2013. A Nîmes, le torero français a également confirmé l’alternative de deux autres matadors, Mehdi Savalli (2006) et López Simón (2015). Nîmes, la plaza de tous les records pour Castella et une arène indissociable de son ascension vers la gloire.

Sébastien Castella a annoncé l’arrêt de sa carrière ce mercredi 30 septembre, en soirée (crédit photo : Anthony Maurin).

ÉPHÉMÉRIDES : ÇA S’EST PASSÉ UN 28 SEPTEMBRE

Posté le 28/09/20

- Dimanche 28 septembre 1986 : la journée de clôture de la Feria des Vendanges débute en matinée par une novillada de Torrestrella complétée par un exemplaire de Bernardino Giménez. Le lot donne du jeu et favorise le succès général du mano a mano réunissant les deux apprentis-toreros en devenir du moment : Miguel Báez « Litri » et Rafi Camino. Une oreille récompense les prestations du novillero originaire de Huelva devant les 3e et 5e exemplaires de la course. Rafi Camino obtiendra le même résultat face aux 4e et 6e novillos. Plaisante et variée tout au long de son déroulement, la novillada réunira plus de trois-quarts d’assistance sur les gradins nîmois. L’après-midi, les arènes de Nîmes enregistrent un plein absolu pour la corrida de clôture fournie par l’élevage de José Luis Marca. Dans une ambiance automnale, la course voit l’allumage des projecteurs dès le 4e toro et une oreille revenir dans la montera des trois figuras à l’affiche : José María Manzanares, Christian Montcouquiol « Nimeño II » et Paco Ojeda.

Rafi Camino et Miguel Báez « Litri » dans une photo publicitaire (crédit photo : Chapresto).

ÉPHÉMÉRIDES : ÇA S’EST PASSÉ UN 27 SEPTEMBRE

Posté le 27/09/20

- Vendredi 27 septembre 1985 : une novillada de Bernardino Giménez donne le coup d’envoi d’une très médiatique Feria des Vendanges marquée par le mariage nîmois de Véronique et Yves Mourousi, le journaliste vedette de TF1. Rafael Camino Barbero, neveu de Paco Camino, se montre sous son meilleur jour en ravissant deux oreilles. Assez terne dans sa proposition artistique, Carmelo passe sur la pointe des pieds à la différence de Stéphane Fernandez Meca. Particulièrement convaincant, le novillero nîmois ravit une oreille de poids.

- Dimanche 27 septembre 1987 : la Feria des Vendanges se referme par une double session de courses. Celle-ci débute en matinée par une novillada de Bernardino Giménez nettement perturbée par le vent. Malgré la qualité du lot, une seule oreille est attribuée à Juan Villanueva, Denis Loré effectuant une vuelta et Juan Laffite saluant à deux reprises. Une novillada également ponctuée par le salut du banderillero Vallito au 5e toro. L’après-midi, les grandes stars de la tauromachie proposent un festival de bon toreo aux spectateurs venus remplir les 18.000 places de l’amphithéâtre de l’époque. Fort inspiré par le 4e toro de González Sánchez-Dalp, José María Manzanares coupe deux oreilles à l’issue d’une faena intense. Il est suivi par José Ortega Cano, auteur d’une partition au classicisme raffiné devant le 5e exemplaire de Manolo González, dépossédé de ses deux pavillons. Le grand triomphateur demeure l’idole des arènes de Nîmes, Paco Ojeda, trois oreilles dans son escarcelle, qui tutoie les anges. Dans un style unique, le torero sanluqueño repousse les lois de la gravité taurine, arrêtant même la charge du toro de sa main au sortir d’une passe.

Portrait de Paco Ojeda (crédit photo : Daniel Polo, extrait de l’ouvrage « Paco Ojeda, torero d’époque »).

11 OCTOBRE : ANNULATION DE LA COURSE CAMARGUAISE

Posté le 24/09/20

Compte tenu de l’aggravation de la situation sanitaire dans le département du Gard et des risques accrus de propagation du Covid-19, la société SCP France, la Ville de Nîmes, le Trophée taurin « Midi Libre / La Provence » et la Fédération française de Course camarguaise ont, d’un commun accord, décidé d’annuler purement et simplement la course camarguaise prévue le dimanche 11 octobre 2020 dans les arènes de Nîmes.

Mis en jeu pour désigner le meilleur cocardier, le trophée Jean-Lafont devait également réunir les raseteurs les plus en vue cette année.

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