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FERIA DE SAN ISIDRO : DES ABONNÉS NÎMOIS INVITÉS AUX ARÈNES DE MADRID

Posté le 14/05/19

Dans le cadre des avantages proposés aux abonnés des spectacles tauromachiques aux arènes de Nîmes, la société Simon Casas Production a offert une invitation pour deux corridas de la plus importante feria au monde, la San Isidro madrilène. C’est devant la Monumental de Las Ventas dont il est le directeur depuis trois ans que Simon Casas a accueilli une cinquantaine d’abonnés nîmois. Ceux-ci ont eu le privilège d’assister à la première corrida de la San Isidro, qui voyait notamment le retour à Las Ventas du torero français Thomas Dufau, sept mois après y avoir obtenu une oreille de valeur. Une course portant le fer de La Quinta complétée par Rubén Pinar et Javier Cortés, deux jeunes matadors bien connus de l’afición nîmoise.

La remise de ces billets d’invitation a donné lieu à une rencontre conviviale avec Simon Casas et Gilles Vangelisti, qui ont ainsi pu échanger avec les abonnés des arènes de Nîmes, ainsi que Charles Dayot, maire de Mont-de-Marsan, venu encourager son concitoyen Thomas Dufau.

Photo de famille pour des abonnés des arènes de Nîmes devant la Monumental madrilène de Las Ventas, invités par Simon Casas Production à assister à deux corridas de la Feria de San Isidro (crédit photo : SCP).

OBJECTIF FERIA DE PENTECÔTE : PABLO AGUADO, LE TORERO A NE PAS MANQUER

Posté le 13/05/19

- Antonio FERRERA (corrida du samedi 8 juin face aux toros de Jandilla) : chef de lidia consciencieux, le torero extremeño a salué au tiers à l’issue de sa première prestation lors de la corrida de Fuente Ymbro célébrée le 11 mai dernier, lors de l’avant-dernière journée de la Feria de Séville.

- Diego URDIALES (corrida du dimanche 9 juin face aux toros de Victoriano del Río) : programmé lors de l’une des corridas vedettes de la semaine des farolillos, le matador originaire d’Arnedo a tracé des gestes qui ont enchanté le public de la Real Maestranza. Le 6 mai dernier, Urdiales a effectué une vuelta à l’issue d’une faena importante devant un toro de Juan Pedro Domecq.

- Sébastien CASTELLA (corrida du dimanche 9 juin face aux toros de Juan Pedro Domecq) : c’était l’un des événements de la Feria d’avril, avec la première miurada toréée par le matador biterrois le dimanche 12 mai. Un rendez-vous qui n’a pas pleinement souri au matador français mais qui n’a pas écarté l’idée de renouveler l’expérience en dépit de l’écoute de deux silences.

- Octavio CHACÓN (corrida du lundi 10 juin face aux toros de Victorino Martín) : programmé en clôture de la Feria de Séville face aux toros de Miura, le torero andalou a renouvelé la qualité de ses intentions artistiques et Auteur des meilleurs passages de l’après-midi, Chacón a salué au tiers à l’issue de ses deux faenas.

- Paco UREÑA (corrida du dimanche 9 juin face aux toros de Victoriano del Río) : le torero murciano poursuit sa campagne de retour dans les pistes après la perte de son œil gauche. Technique et professionnel le jeudi 9 mai à Séville, Ureña a salué au tiers lors de sa première faena face au 3e exemplaire du lot de Santiago Domecq.

- Pepe MORAL (corrida du lundi 10 juin face aux toros de Victorino Martín) : desservi par le tirage au sort de la miurada de clôture de la Feria de Séville, le torero andalou n’a pas été en réussite, écoutant le silence par deux fois. Un résultat identique à celui entendu cinq jours plus tôt, le mardi 7 mai dans ces mêmes arènes, lors d’une décevante corrida d’El Pilar.

- Andrés ROCA REY (corrida du dimanche 9 juin face aux toros de Juan Pedro Domecq) : le matador sud-américain n’a pas manqué son retour sur la piste de la Real Maestranza de Séville une semaine après avoir tracé l’une des faenas les plus intenses de la Feria d’avril. Le 10 mai dernier, Roca Rey a obtenu une nouvelle oreille de poids face au 2e toro d’une excellente corrida de Jandilla. Le torero péruvien s’est notamment illustré cape en main en allant recevoir son premier adversaire a porta gayola, enchaînant plusieurs faroles à genoux qui ont fait se lever les spectateurs sévillans.

- Pablo AGUADO (corrida du dimanche 9 juin face aux toros de Victoriano del Río : la date du vendredi 10 mai demeurera dans toutes les mémoires comme la corrida historique de la rencontre entre Séville et « son » nouveau torero, Pablo Aguado. Toréant avec profondeur, esthétique et personnalité, le jeune matador andalou a survolé l’excellente corrida de Jandilla par son talent, obtenant un total mérité de quatre oreilles. La Porte du Prince s’est ouverte à lui en toute légitimité, le couronnant d’ores et déjà comme l’un des toreros majeurs de cette Sa confirmation d’alternative à Nîmes est donc un événement en soi. Deux jours plus tard, le torero andalou a confirmé ce grand triomphe en ouvrant la Grande porte des arènes de Valladolid, fruit de deux faenas savoureuses et particulièrement cadencées face à des toros de García Jiménez. Un pavillon est revenu entre les mains d’Aguado à l’issue de chacune d’elles.

- Léa VICENS (corrida équestre du lundi 10 juin face aux toros de Fermín Bohórquez) : la rejoneadora nîmoise a ravi un pavillon devant le 5e toro d’El Capea lidié le dimanche 12 mai à Villarobledo (Albacete). L’actuelle n°1 à l’Escalafón a signé une prestation valeureuse lors d’une corrida équestre d’un bon niveau de compétition.

Pablo Aguado, grand triomphateur de la Feria de Séville, lors de sa présentation de novillero aux arènes de Nîmes le 13 mai 2016 (crédit photo : Anthony Maurin)

TEMPORADA : PABLO AGUADO ÉCRIT L’HISTOIRE A SÉVILLE ET OUVRE LA PORTE DU PRINCE

Posté le 12/05/19

C’est une corrida pour l’Histoire à laquelle les spectateurs des arènes de Séville ont assisté ce vendredi 10 mai. En coupant un total de quatre oreilles face à un excellent lot de toros de Jandilla, Pablo Aguado est entré de plain-pied dans le cœur de l’afición de la Real Maestranza. Un coup de maître pour un grand espoir du toreo, qui s’était illustré en France lors de nombreuses novilladas et avait laissé entrevoir l’étendue de talents qui ne doivent rien au hasard.

En ravissant ces quatre pavillons lors de la dixième course de cette Feria d’avril, Pablo Aguado a fait taire la moindre once de contestation susceptible de flétrir son triomphe. Son succès et la Porte du Prince ouverte sont les symboles d’un après-midi placé sous le signe de la perfection gestuelle, de la profondeur et d’une personnalité de torero unique. Au-delà de l’art et de la technique, le torero natif de Séville recèle en son cœur cette expression profonde qui fait du toreo un chant unique que seuls quelques élus peuvent interpréter avec esthétique et émotion.

Deux faenas d’une densité artistique intenses, elles-mêmes précédées d’interventions à la cape qui ont régalé le public maestrante. Non seulement Pablo Aguado s’est rendu « indispensable » à toute feria cette année, mais il a su également révéler le grand tempérament des toros de Jandilla, élevage qui sera aussi à l’affiche de la Feria de Nîmes. Un grand après-midi de toros relevé par les détails de Morante de la Puebla, récompensé d’une oreille, tout comme Andrés Roca Rey – autre star de la prochaine Pentecôte – qui a tenu à se justifier par une porta gayola et plusieurs largas serrées, une semaine après son grand triomphe face aux Núñez del Cuvillo.

A l’issue de deux bijoux de faena empreintes de douceur et de plastique torera, Pablo Aguado a été porté en triomphe, au milieu d’une foule transie de bonheur. Séville semble enfin avoir trouvé « son » torero en la personne de Pablo Aguado. Un matador promis à un grand avenir et dont la suavité d’interprétation des naturelles a fait la différence entre ce qui relève du toreo et l’alignement abrupt de passes dénuées de saveur. Des faenas de deux oreilles orchestrées en cinq minutes, au profil quasi-madrilène, histoire de prouver que les plus grands triomphes sont ceux qui préféreront toujours la qualité à la quantité…

Le Dimanche de Pentecôte, 9 juin, à 11h30, trois ans après sa présentation en qualité de novillero, Pablo Aguado confirmera son alternative aux arènes de Nîmes. Un moment précieux à ne manquer sous aucun prétexte. Le cartel sera complété par Diego Urdiales et Paco Ureña face à un lot de toros de Victoriano del Río.

L’afición de Séville s’est livrée corps et âme au toreo pur et profond de Pablo Aguado, exceptionnel face aux toros de Jandilla, et qui a ouvert la Porte du Prince, quatre oreilles en mains (crédit photo : Real Maestranza / empresa Pages).

 

OBJECTIF FERIA DE PENTECÔTE : VICTORINO MARTÍN TIENT SON RANG A SÉVILLE

Posté le 11/05/19

- Fermín BOHÓRQUEZ (corrida équestre du lundi 10 juin avec Pablo Hermoso de Mendoza, Léa Vicens et Guillermo Hermoso de Mendoza) : 6 toros pour Pablo Hermoso de Mendoza, Léa Vicens et Guillermo Hermoso de Mendoza, qui prenait l’alternative, le 5 mai à Séville. Dans le cadre unique de la Feria d’avril et d’une corrida de pré-farolillos, l’éleveur andalou avait envoyé un lot de qualité pour la prise de doctorat de Guillermo Hermoso de Mendoza. Six toros dont le niveau de caste a parfois joué des tours aux rejoneadors à l’affiche, l’impétrant étant surpris par l’agressivité des charges de son premier exemplaire. Une constante qui s’est vérifié avec le 6e toro de l’après-midi, tout aussi encasté, et dont la franchise des charges a donné de la valeur au travail de Guillermo Hermoso de Mendoza, récompensé de l’unique oreille de la journée.

- Victorino MARTÍN (corrida du lundi 10 juin avec Octavio Chacón, Rubén Pinar et Pepe Moral) : 6 toros pour Antonio Ferreran, Manuel Escribano et Emilio de Justo, le 4 mai à Séville. « Paquetillo », « Corretón », « Bochinchero », « Petrolero », « Moreliano » et « Minueto » sont les six toros qui ont défendu les couleurs de la devise bleue et rouge de Victorino Martín en cette corrida de fin de première semaine de Feria d’avril. Tous les toros ont été applaudis à l’arrastre, exception faite des 2e et 3e Une corrida qui n’a pas manqué d’intérêt, qualifiée de « variée » et « d’encastée » par l’éleveur, conquis par la prestation du 4e toro, « très exigeant avec les complications inhérentes à son niveau de caste ». Un 4e toro nommé « Petrolero », auquel Antonio Ferrera a ravi l’unique oreille de l’après-midi. Victorino Martín a également souligné la qualité de la prestation d’Emilio de Justo – autre torero que le public retrouvera aux arènes de Nîmes lors du week-end de Pentecôte –, qui, s’il n’avait pas failli avec les aciers « aurait certainement remporté un triomphe ». Un ganadero qui est reparti de Séville satisfait de la corrida présentée.

Véronique stylisée d’Emilio de Justo face au 5e toro de la corrida de Victorino Martín du 16 septembre 2018 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

ESCALAFÓN DES MATADORS DE TOROS : SÉBASTIEN CASTELLA EN EMBUSCADE

Posté le 10/05/19

5e avec 5 corridas toréées et 8 oreilles coupées, Sébastien Castella signe un bon début de saison. Présent dans toutes les ferias européennes d’importance, le torero biterrois a signé quelques faenas majeures au cours du dernier mois : triomphateur à Arles face aux toros de Jandilla, Castella s’est lancé dans une course de fond, animé d’intentions qui devraient le porter vers les sommets de l’Escalafón. Raison pour laquelle la lecture de ce Top 10 demeure encore imparfaite.

Étonnant leader, Morante de la Puebla totalise 7 corridas toréées pour 4 oreilles coupées. Plus régulier en début de saison après s’être montré à son avantage dans des arènes de 2e et 3e catégories, l’artiste andalou semble plus en retrait lorsqu’il officie lors de ferias plus importantes. Il devance d’un seul paseo le véritable « patron » de l’Escalafón, Andrés Roca Rey, qui totalise 14 oreilles et 1 queue en seulement 6 corridas toréées !

Sur la 3e marche du podium, on retrouve El Juli, d’une régularité absolue avec 6 oreilles coupées en 6 corridas toréées. Une moyenne améliorée grâce à la Porte du Prince acquise le 2 mai dernier à Séville face aux toros de Garcigrande, même si l’attribution des trophées a pu faire débat auprès des aficionados sévillans les plus exigeants. Juste devant Sébastien Castella figure José María Manzanares II, triomphateur à Arles et Brihuega (Guadalajara), avec un total de 11 trophées glanés en seulement 5 paseos.

Étonnant 6e, David Galván confirme son apparition dans le Top 10 des matadors de toros. Le torero andalou, dont le style de tauromachie s’apparente énormément à celui d’El Juli, semble s’aguerrir après sept années d’alternative. Après une belle prestation à Gamarde-les-Bains puis à Saragosse, le natif de San Fernando (Cadix) totalise 7 oreilles coupées en 5 corridas toréées.

Galván devance Cayetano d’un tout petit trophée : 7e avec 5 corridas toréées et 6 oreilles coupées, le fils cadet de Francisco Rivera « Paquirri » demeure dans le haut du classement, notamment grâce à son récent succès à Brihuega, le 27 avril dernier. On retrouve au 8e rang un habitué du haut niveau, Miguel Ángel Perera, auteur de deux faenas épatantes à Arles face aux toros de Jandilla, et qui totalise seulement 4 trophées en 5 paseos.

9e, Pablo Aguado doit maintenir le rythme en cette temporada 2019, synonyme de nombreux espoirs chez les partisans du torero sévillan. Muet le Dimanche de Pâques à Madrid face à un lot inégal d’El Torero, l’espoir andalou reste au centre de toutes les attentions avec 5 pavillons récoltés en 4 courses toréées. Octavio Chacón ferme la marche à la 10e place, avec 4 corridas au compteur et 3 oreilles dans son escarcelle. Ovationné à Madrid face aux toros de Victorino Martín, le torero andalou a connu un mois d’avril encourageant en France, ravissant une oreille à Saint-Martin-de-Crau (Bouches-du-Rhône), puis Aignan (Gers).

A ce jour, 71 matadors de toros figurent dans ce classement Escalafón, dont 37 toreros n’ayant officié qu’à une seule reprise depuis le début de saison européenne.

Toujours à la 5e place, Sébastien Castella demeure en embuscade, aux avant-postes du classement Escalafón des matadors de toros (crédit photo : Anthony Maurin).

OBJECTIF FERIA DE PENTECÔTE : TOÑETE PREND SON ENVOL

Posté le 09/05/19

- Antonio FERRERA (corrida du samedi 8 juin face aux toros de Jandilla) : grande semaine pour le torero espagnol qui aligne une série flatteuse de succès et triomphes en tous genres sur les deux continents de la planète taurine. Le 1er mai, Ferrera a marqué les esprits en sortant en triomphe des arènes d’Aguascalientes, l’une des ferias les plus prestigieuses au Mexique. Un succès qui s’est construit notamment lors de sa seconde faena devant le bon 4e toro de la corrida de Los Encinos, honoré d’un arrastre lent. Une lidia toute en personnalité et toreo de ressenti qui a vu l’octroi de deux oreilles en faveur du matador originaire d’Estrémadure. Trois jours plus tard, sur le sable ocré de la Real Maestranza de Sévilla, Antonio Ferrera a confirmé ses intentions artistiques en ravissant, avec la manière, l’unique pavillon de la corrida de Victorino Martín. Une série en cours qui n’est pas près de s’arrêter et un jeune torero vétéran à suivre de près en ce mois de mai !

- Sébastien CASTELLA (corrida du dimanche 9 juin face aux toros de Juan Pedro Domecq) : petite escapade sévillane en ce vendredi 3 mai pour le matador biterrois, programmé face aux toros de Núñez del Cuvillo à la Real Maestranza. Un lot fort décevant – à une exception près – qui n’a pas permis au torero français de surnager lors d’une course où l’ennui a souvent régné. Cela n’a pas été le cas, deux jours plus tard, à Aguascalientes, de l’autre côté de l’Atlantique. Dans le cadre de la corrida de clôture de la feria, Castella a brillé en obtenant les deux oreilles du 5e exemplaire de la corrida de Baralva. Une faena pleine d’assurance qui a ainsi permis au matador biterrois de sortir en triomphe au côté d’Ignacio Garibay, qui participait à sa dernière corrida dans ces arènes de la Monumental d’Aguascalientes.

- Emilio de JUSTO (corrida du samedi 8 juin face aux toros de Jandilla) : depuis sa prise d’alternative et ses trois paseos à la Maestranza en tant que novillero, le torero originaire de Cáceres ne rêvait que de cette date… Celle de sa présentation en qualité de matador de toros aux arènes de Séville. Un souhait devenu réalité le 4 mai dernier lors de la corrida de Victorino Martín. Sans parvenir à obtenir de trophée, de Justo a laissé une bonne impression sur les gradins de la Maestranza, les spectateurs étant charmés dans la qualité de son toreo et la profondeur classique de sa gestuelle.

- Andrés ROCA REY (corrida du dimanche 9 juin face aux toros de Juan Pedro Domecq) : le matador sud-américain n’en finit plus de triompher avec la manière et de conquérir toutes les arènes. Il est l’un des toreros incontournables du moment, auteur d’une nouvelle semaine époustouflante. Le 3 mai dernier à Séville, à quelques mouchoirs près, Roca Rey a failli couper la queue d’un toro de Núñez del Cuvillo à Séville. Une récompense historique qui aurait pu lui permettre d’ouvrir la Porte du Prince, conclusion heureuse d’une course assez décevante. Auteur d’une faena extraordinaire devant l’ultime toro de la corrida, le matador péruvien a communié avec public de la Real Maestranza, coupant deux oreilles de poids et s’affirmant ainsi comme l’un des premiers grands triomphateurs de cette Feria d’avril.

- TOÑETE (corrida du samedi 8 juin face aux toros de Jandilla) : dans le cadre de sa première saison complète en qualité de matador de toros, le torero madrilène a une fois de plus brillé, y compris dans le cadre d’une corrida mineure. Dimanche 5 mai, à Mora (Tolède), Toñete a tracé une faena convaincante et pleine d’assurance devant le 5e exemplaire d’une bonne corrida d’Alcurrucén. Celui qui avait conquis les arènes de Nîmes en septembre dernier lors de sa prise d’alternative a ainsi partagé la sortie en triomphe avec le torero local Eugenio de Mora et Ángel Téllez. Une excellente course qui a vu la coupe totale de huit oreilles et une queue !

- Diego SAN ROMÁN (novillada du samedi 8 juin face aux novillos de Pagès-Mailhan) : programmée le 1er mai dernier aux arènes de Las Ventas à Madrid, la novillada de Montealto n’a pas répondu à toutes les attentions et n’a pas permis au trio de novilleros de se mettre en évidence. A l’occasion de sa présentation dans la capitale espagnole, l’apprenti-torero mexicain a écouté le silence à l’issue de ses deux prestations.

- Pablo HERMOSO DE MENDOZA (corrida équestre du lundi 10 juin face aux toros de Fermín Bohórquez) : grande émotion ce dimanche 5 mai à Séville où l’ancien maître de la tauromachie à cheval a donné l’alternative à son fils Guillermo. Face aux toros de Fermín Bohórquez, le roi de Navarre a principalement brillé lors de sa seconde faena, récompensée d’une vuelta malgré une importante pétition d’oreille. Ses chevauchées sur « Alabama » ont été au centre de tous les intérêts auprès des inconditionnels de l’art du

- Léa VICENS (corrida équestre du lundi 10 juin face aux toros de Fermín Bohórquez) : la rejoneadora nîmoise a connu un après-midi important à Séville ce dimanche 5 mai. Témoin d’alternative de Guillermo Hermoso de Mendoza, l’amazone française a perdu avec le rejón de mort l’oreille qui aurait pu récompenser la qualité de sa faena devant le 3e toro de Fermín Bohórquez. Un effort que la cavalière nîmoise a renouvelé, avec la manière, devant le 5e exemplaire de l’après-midi, avec une vuelta comme récompense finale.

- Guillermo HERMOSO DE MENDOZA (corrida équestre du lundi 10 juin face aux toros de Fermín Bohórquez) : le public des arènes de Nîmes l’avait découvert l’an passé comme apprenti-rejoneador, Guillermo Hermoso de Mendoza est désormais torero à cheval professionnel depuis sa prise d’alternative du dimanche 5 mai à Séville. Après quelques frayeurs lors de sa réception de son toro d’alternative, porteur du fer de Fermín Bohórquez, le fils de Pablo Hermoso de Mendoza a écrit son succès en toute fin de course. Guillermo a ainsi ravi l’unique trophée de la journée devant le 6e toro de la course, à l’issue d’une faena pleine de décision et conclue efficacement à l’estocade.

Toute la joie de Toñete lors de son alternative triomphale aux arènes de Nîmes le 15 septembre 2018 (crédit photo : Anthony Maurin).

OBJECTIF FERIA DE PENTECÔTE : LES TOROS DE FERMÍN BOHÓRQUEZ, NEC PLUS ULTRA GANADERO DU REJONEO

Posté le 07/05/19

- Fermín BOHÓRQUEZ (corrida équestre du lundi 10 juin avec Pablo Hermoso de Mendoza, Léa Vicens et Guillermo Hermoso de Mendoza) : 4 toros et 2 novillos pour Pablo Hermoso de Mendoza, Andy Cartagena et Guillermo Hermoso de Mendoza, en corrida mixte, le 28 avril à Talayuela (Cáceres). Un lot d’une grande qualité dont la qualité des charges et la franchise des galops a offert une matière première idéale pour le trio de rejoneadors à l’affiche. Si Pablo Hermoso de Mendoza s’est contenté d’un seul trophée, Andy Cartagena et Guillermoso Hermoso de Mendonza ont rencontré sur leur route un bétail extraordinaire afin d’orchestrer des faenas au relief affirmé. Quatre oreilles et une queue ont été décernées à chacun d’eux, ce qui porte un total de trophées coupés à neuf pavillons et deux

Belle ouverture de Pablo Hermoso de Mendoza lors de la phase de réception d’un toro de Fermín Bohórquez aux arènes de Nîmes, le 5 juin 2017 (crédit photo : Anthony Maurin).

TEMPORADA : ANTONIO FERRERA S’ILLUSTRE FACE AUX VICTORINO MARTÍN A SÉVILLE

Posté le 06/05/19

Séville, Victorino Martín et Antonio Ferrera, un refrain connu de la Feria d’avril sur le sable ocré de la Real Maestranza. Pour la huitième fois de sa longue carrière, Antonio Ferrera a défié les toros de Victorino Martín à Séville, et y a obtenu samedi l’unique oreille de la corrida. Le troisième pavillon glané par le torero extremeño face au bétail marqué du « A » couronné d’Albaserrada dans la capitale andalouse.

Un succès qui est survenu dans le cadre de la sixième course de l’abonnement sévillan, Ferrera obtenant l’oreille du 4e toro de l’après-midi. Une corrida par ailleurs marquée par la qualité du toreo d’Emilio de Justo, autre torero que les fidèles spectateurs des arènes de Nîmes retrouveront le 8 juin prochain au côté de Ferrera face aux toros de Jandilla.

C’est toute la personnalité du matador natif de Bunyola qui s’est révélée face au tempérament du 4e exemplaire de la corrida. Un toro vif et encasté qui s’est mis en valeurs lors du tiers de piques par la franchise de ses charges. Muleta en main, le chef de lidia a développé les bases d’un toreo pur, aux sources du classicisme, répondant ainsi à la profondeur de la gestuelle d’Emilio de Justo.

Une faena de qualité, qui a parfois péché par manque de continuité entre les séries, relevée par l’investissement de Ferrera dans le tracé de ses naturelles. Des gestes gauchers à la saveur unique, poursuivis à droite avec un niveau de lien rehaussé et un temple affirmé. L’expression d’une personnalité unique qui a une fois de plus conquis le public sévillan.

Une nouvelle oreille pour Antonio Ferrera face aux toros de Victorino Martín à Séville. Le torero extremeño a confirmé son excellent moment (crédit photo : Real Maestranza / empresa Pages).

OBJECTIF FERIA DE PENTECÔTE : ROCA REY TRIOMPHE SANS PARTAGE AU MEXIQUE

Posté le 05/05/19

- Antonio FERRERA (corrida du samedi 8 juin face aux toros de Jandilla) : pour la dernière corrida de sa campagne mexicaine de printemps, le torero espagnol était annoncé à Aguascalientes le 26 avril dernier. Face à un lot de toros assez inégal de San Miguel de Mimiahuápam, Ferrera a livré quelques détails muleteros de qualité devant le premier exemplaire de la course.

- Sébastien CASTELLA (corrida du dimanche 9 juin face aux toros de Juan Pedro Domecq) : après son triomphal week-end pascal, le matador biterrois a réembarqué pour le Mexique pour une fin de semaine bien remplie, avec trois corridas figurant sur son agenda. Le vendredi 26 avril, à Aguascalientes, Castella n’a pas été favorisé par le tirage au sort de ses toros de San Miguel de Mimiahuápam. Ovationné à l’issue de sa première prestation, le torero français a salué une nouvelle fois après avoir offert un toro de réserve du même fer sorti en 7e Ce geste faisait suite au grand triomphe du matador mexicain Arturo Saldívar, qui avait précédemment gracié le 6e toro de la corrida. Le lendemain, Castella n’a guère été plus en réussite devant un autre lot décevant de La Estancia, saluant à l’issue de sa première prestation sur le sable des arènes de Juriquilla (Querétaro). Dimanche 28, à Plaza Caliente de Tijuana (Basse-Californieà l’inspiration n’a pas plus été au rendez-vous devant un autre sorteo défavorable de Bernaldo de Quirós. Le public a tout de même appelé le matador biterrois à saluer au tiers à l’issue de sa seconde faena.

- Thomas JOUBERT (corrida du vendredi 7 juin face aux toros d’El Torero) : sur ses terres, le torero arlésien a été l’un des animateurs de la corrida du Lundi de Pâques. Une oreille a récompensé la deuxième faena du matador français devant un excellent toro de Torrestrella, gratifié d’une vuelta Un succès qui aurait pu être plus important pour Thomas Joubert si un échec répété avec les aciers n’avait pas altéré la finition de ses autres prestations.

- Andrés ROCA REY (corrida du dimanche 9 juin face aux toros de Juan Pedro Domecq) : le matador péruvien poursuit une campagne de printemps triomphale et les arènes d’Aguascalientes ont encore été le théâtre d’un triomphe majeur pour le n°1 de l’Escalafón. Héritant d’un bon toro de Begoña honoré d’un arrastre lent, Roca Rey a coupé deux oreilles à l’issue d’une première faena empreinte de personnalité le 25 avril dernier. Un triomphe que le torero sud-américain n’a pu malheureusement répéter trois jours plus tard, sur cette même piste, du fait d’un lot décevant de Jaral de Peñas. Ovationné à l’issue de sa première prestation, Roca Rey a été le témoin du triomphe d’Arturo Macías, qui a obtenu son succès en offrant un toro de réserve de Bernaldo de Quirós.

- Francisco de MANUEL (novillada du samedi 8 juin face aux novillos de Pagès-Mailhan) : semaine fort entretenue pour le novillero madrilène annoncé le Lundi de Pâques à la novillada de Mugron (Landes). Face à un lot peu évident de Baltasar Ibán, de Manuel n’a pas été en mesure de s’imposer. Ses faenas ont été plus convaincantes, le dimanche suivant à Saragosse, avec un salut au tiers et une vuelta, illustration d’un après-midi plus brillant face aux novillos de María Cascón.

- Pablo HERMOSO DE MENDOZA (corrida équestre du lundi 10 juin face aux toros de Fermín Bohórquez) : retour en force pour l’ancien n°1 du rejoneo, présent samedi 27 avril à Brihuega (Guadalajara), aux côtés de José María Manzanares II et Cayetano. Opposé à deux toros de Sánchez y Sánchez, Mendoza a ravi l’oreille de son premier adversaire avant d’être ovationné à l’issue de sa seconde prestation. Le lendemain, le rejoneador navarrais s’est vu attribuer un autre trophée à Talayuela (Cáceres) devant le premier toro du lot de Fermín Bohórquez. Une corrida mixte marquée par le grand triomphe de son fils Guillermo et d’Andy Cartagena, tous deux crédités d’un total de quatre oreilles et une queue.

- Léa VICENS (corrida équestre du lundi 10 juin face aux toros de Fermín Bohórquez) : de retour à Arles, l’amazone nîmoise a signé une partition lumineuse de rejoneo lors de la matinée du Lundi de Pâques. Une oreille de poids a récompensé sa première faena, portée par des chevauchées spectaculaires et pleines d’assurance de ses montures « Bético » et « Bazuka ». Seul un échec avec le descabello devant le 6e exemplaire de Los Espartales lui a fait perdre une sortie en triomphe.

- Guillermo HERMOSO DE MENDOZA (corrida équestre du lundi 10 juin face aux toros de Fermín Bohórquez) : à quelques jours de sa prise d’alternative sévillane, la future promesse de la tauromachie à cheval a pleinement brillé lors de la corrida mixte célébrée à Talayuela. Au côté de son père Pablo, Guillermo Hermoso de Mendoza a signé un triomphe probant devant deux novillos de Fermín Bohórquez, obtenant un total flatteur de quatre oreilles et une queue. Une prestation d’un haut niveau de rejoneo qui lui a valu de sortir en triomphe avec l’expérimenté Andy Cartagena, lui aussi récompensé de quatre oreilles et une queue face à deux toros du même élevage.

Finition avec la cape d’Andrés Roca Rey le 16 mai 2016 aux arènes de Nîmes lors de la corrida de clôture de la Feria de Pentecôte (crédit photo : Anthony Maurin).

TEMPORADA : GRANDIOSE TRIOMPHE DE ROCA REY A SÉVILLE

Posté le 04/05/19

Vendredi soir, Andrés Roca Rey est sorti en triomphe pour la deuxième fois de sa carrière de matador dans les arènes de Séville. Il s’en est fallu de peu pour que la Porte du Prince ne s’ouvre à lui, à un trophée près. A l’issue d’une corrida longue et décevante de Núñez del Cuvillo, le matador sud-américain a livré une partition exceptionnelle de toreo devant l’ultime toro de la journée, dépossédé de ses deux oreilles.

Une faena époustouflante pour laquelle le public de la Real Maestranza a longuement réclamé l’octroi de la queue. Un refus qui indiquait dès lors à Roca Rey la direction de la porte des cuadrillas lors d’une sortie en triomphe unanimement fêtée par l’afición sévillane. Depuis sa brillante alternative nîmoise, le torero péruvien est très apprécié sur les bords du Guadalquivir, avec 7 oreilles coupées en 11 corridas toréées, et des faenas qui restent gravées dans les mémoires.

A l’affiche avec Sébastien Castella et José María Manzanares II, Roca Rey a confirmé qu’il était non seulement le patron de l’Escalafón, mais un des toreros incontournables du moment. Face au toro « Encendido », peu piqué, le natif de Lima a pris le pari d’une faena au profil audacieux, en misant sur la mobilité de son adversaire. Genoux en terre, Roca Rey a fait rugir les spectateurs de la Maestranza, ravis d’assister à un moment intense de tauromachie.

Poussé par l’enthousiasme des spectateurs, Roca Rey a proposé une faena appréciée de tous, spécialistes et néophytes. La force d’un toreo grand public, porté par la qualité de charge du toro de Núñez del Cuvillo et la personnalité unique du torero sud-américain. Sourire aux lèvres, tel un novillero débutant, Roca Rey a conservé la fraîcheur de ses débuts et cette soif permanente de triomphes.

Une faena pour l’Histoire, portée à gauche par de sublimes naturelles, d’une profondeur océanique et d’une lenteur exceptionnelle. Des caresses de passes, un toreo subtil et varié culminant sur un climax de sept derechazos liés dignes de tous les éloges. Une œuvre muletera qui s’est conclue avec la signature de la maison Roca Rey, avec un arrimón entre les cornes du toro, faisant passer frissons et émotions sur les gradins d’une Maestranza totalement conquise.

Une grande estocade, foudroyante, digne des meilleurs volapiés, sans subterfuge ni artifice, a mis un terme à cette faena extraordinaire. L’une des plus grandes œuvres de Roca Rey à Séville, et certainement depuis ses débuts en tant que matador. Une simple sortie en triomphe par la porte des cuadrillas, mais un seul souhait : retrouver au plus vite Roca Rey dans le cadre de l’une des corridas de cette temporada, le 9 juin prochain aux arènes de Nîmes, en mano a mano avec Sébastien Castella, face aux toros de Juan Pedro Domecq.

Extraordinaire faena d’Andrés Roca Rey vendredi soir à Séville, qui a écouté une pétition de queue. Un torero à voir impérativement à Nîmes le Dimanche de Pentecôte (crédit photo : Real Maestranza / empresa Pagés).

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