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REVUE DE PRESSE : MARIE SARA ANALYSE LE MONDE TAURIN À L’ÉPREUVE DU CONFINEMENT

Posté le 29/03/20

« Il y a un mois, on vivait avec une insouciance » titre le quotidien régional Midi Libre en tête de l’une de ses pages spéciales « Gardez le moral ». Dans un entretien accordé à Vincent Coste, l’une des responsables de la société SCP France aux arènes de Nîmes se confie ainsi sur la période de confinement vécue depuis deux semaines : « Toutes les ferias du début de saison ont été annulées (…) et on ne sait pas encore ce qu’il va en être pour Nîmes. On attend la position que vont prendre la préfecture et la mairie, mais pour l’instant, on ne peut rien imaginer, c’est trop tôt ». Que ce soit en Espagne ou en France, le Covid-19 paralyse tout le monde ainsi que le secteur économique, impactant au passage l’activité taurine, très importante en début de temporada.

Pour Marie Sara, toutes les strates du secteur taurin sont touchées par cette crise sanitaire sans commune mesure : « éleveurs, organisateurs, matadors, tous les petits métiers ; il y aura un manque à gagner terrible, irrécupérable (…)  des organisateurs vont mettre la clé sous la porte, ne tiendront pas financièrement ». Des menaces réelles que l’ancien rejoneadora tient à contrebalancer avec son optimisme naturel : « Je me dis qu’après il y aura un rebond. Quand tout le monde va vouloir sortir, consommer, même si l’économie est par terre (…) il y aura peut-être une réflexion à mener sur le rôle des cultures taurines, leur dimension sociale, économique, culturelle, écologique aussi, dans la reconstruction de nos sociétés post-Covid, au niveau local » analyse-t-elle.

Une directrice d’arènes résolument positive, qui prend son mal en patience tout en pensant d’ores et déjà à l’après-crise sanitaire : « Chaque matin, quand je me réveille, je me pince pour y croire. Le contraste est fou par rapport à la façon dont on vivait il y a seulement un mois, avec une insouciance, une légèreté… Mais si on s’en sort, je ne te dis pas la libération, ça va exploser ! ». Confinée à son domicile en Camargue, Marie Sara prend le temps pour profiter de sa famille et de loisirs habituellement mis de côté : « Je viens de finir le livre de Bartabas, D’un cheval l’autre, qui est formidable, superbement bien écrit ». Un bon conseil de lecture avant de formuler les meilleurs vœux pour une prompte sortie de crise…

Marie Sara espère une sortie de crise rapide en cette période de confinement (crédit photo : Jean-Marie Lopez).

TOREROS DE NÎMES : CURRO ROMERO ET PACO OJEDA HONORÉS EN ANDALOUSIE

Posté le 24/03/20

Entre 1963, année de sa présentation nîmoise et 1999, temporada de son dernier passage par la capitale gardoise, Curro Romero aura participé à 11 corridas sur le sable de notre amphithéâtre romain. Une légende de la tauromachie, retirée du toreo depuis bientôt vingt ans, et dont le récit des faenas demeure aujourd’hui encore un régal pour tous les amateurs d’art et d’esthétique.

Le 21 septembre 1991, lors de l’alternative de Marie Sara, Curro Romero a composé à Nîmes l’une des plus belles faenas de son atypique carrière. La photo de sa vuelta, rameau de romarin à la main, a fait le tour de la planète taurine, lui qui détestait promener les oreilles qu’on venait de lui accorder, car la vue du sang le répugnait ! Paradoxe d’un matador de toros unique devenu en un demi-siècle l’une des plus grandes légendes de la tauromachie.

108 kilomètres séparent Camas (Séville), commune historique du plus taurin des pharaons, de Sanlúcar de Barrameda (Cadix), capitale mondiale des matadors de toros. Sur les plages bordant l’embouchure du Guadalquivir, Diego Robles a été le témoin de la naissance et de l’accomplissement artistique de Paco Ojeda. Au début des années 80, le natif de la Puebla del Río devient le matador incontournable de toutes les programmations, participant à sa première corrida nîmoise en 1982, un mois et demi après avoir convaincu le public de Las Ventas devant des toros de Cortijoliva.

Le 24 septembre 1982, Paco Ojeda effectue le paseo tête nue dans les arènes de Nîmes. Il est encadré par Roberto Domínguez et Patrick Varin, annoncés à ses côtés pour lidier une corrida du Conde de la Maza. 30 autres corridas suivront jusqu’à l’ultime paseo nîmois, vêtu de lumières, un vendredi matin de la Pentecôte 2002, pour un mano a mano unique avec une autre légende du siècle, Manuel Benítez « El Cordobés ».

Curro Romero et Paco Ojeda n’ont toréé qu’une seule corrida ensemble aux arènes de Nîmes. C’était le 6 juin 1992, le matin de l’alternative d’Antonio Borrero « Chamaco », dont Ojeda était également le parrain. Le maestro sanluqueño avait accepté de doubler sa participation pour la « corrida de l’art », aux côtés de Curro Romero et Julio Aparicio, en raison du forfait d’Álvaro Domecq dont les montures étaient bloquées en raison de la peste équine. Ce matin-là, Paco Ojeda portait un exquis costume blanc et or parsemé de roses et autres fleurs mauves. Un traje dont s’est largement inspiré Sébastien Castella lorsque celui-ci conféra les trastos de matador à Juan Leal à Nîmes, lors de l’édition 2013 de la Feria de Pentecôte.

Le 28 février dernier, jour férié en Andalousie, le gouvernement andalou a nommé Curro Romero et son biographe Antonio Burgos « fils de prédilection de l’Andalousie ». Pour sa part, Paco Ojeda a reçu le Drapeau d’Andalousie « pour sa contribution dans le monde des arts ». Une belle manière de réaffirmer la prégnance du caractère culturel et artistique de la tauromachie et d’y associer ses plus glorieux interprètes : Curro et Paco, les deux plus « nîmois » des toreros andalous…

Curro Romero et Paco Ojeda, deux légendes du toreo et des ferias de Nîmes, ont été mises à l’honneur par le gouvernement andalou (crédit photo : archives SCP).

DISPARITION – BORJA DOMECQ SOLÍS, UNE ÉTOILE DE L’ÉLEVAGE S’EST ÉTEINTE

Posté le 23/03/20

« Juguetón », toro n°71, 8e et dernier exemplaire de la corrida lidiée le samedi 8 juin 2019, toréé par Toñete, est l’ultime produit de Francisco de Borja Domecq Solís présenté à Nîmes au cours de son immense carrière de ganadero. L’éleveur légendaire, propriétaire de l’élevage de Jandilla, qui avait passé le relais à son fils homonymique, Francisco de Borja Domecq Noguera, à la tête du second fer familial de Vegahermosa, s’est éteint ce lundi 23 mars à l’âge de 74 ans à l’Hôpital général de Mérida (Badajoz), terrassé par le coronavirus, des suites d’une pneumonie. L’annonce du décès de Borja Domecq a causé un grand traumatisme dans le monde taurin et plus particulièrement dans le milieu ganadero, où la plupart des éleveurs ont rendu hommage à la mémoire d’un ganadero « exemplaire » et « conciliateur ».

Petit-fils de Juan Pedro Domecq y Núñez de Villavicencio et fils de Juan Pedro Domecq y Díez, Francisco de Borja Domecq Solís était le frère de Juan Pedro Domecq Solís – disparu au printemps 2011 dans un accident de la circulation – et de Fernando Domecq Solís, décédé en mai dernier. Natif de Pampelune, ce ganadero de légende avait pris en mains les destinées de l’élevage familial de Jandilla en 1987 lorsque son frère Fernando décida de créer la ganadería de Zalduendo, à partir de la même origine. Pendant trente ans, Borja Domecq a porté le fer de l’étoile sur les cimes les plus élevées de la galaxie taurine, imprimant une personnalité propre à des toros dont le niveau de caste et de bravoure provoquait passion et émotion, de la piste aux gradins.

Cité en exemple pour la qualité de sa sélection, Borja Domecq a vu son travail devenir une référence : au cours du dernier quart de siècle, l’élevage de Jandilla est devenu l’une des principales matrices de production de nouvelles ganaderías d’origine Domecq. Parmi les noms les plus célèbres, on retiendra les fers de Fuente Ymbro, Daniel Ruiz ou encore El Torero. Francisco de Borja Domecq Solís était le père de Fátima et de Borja, ce dernier ayant officiellement hérité de la destinée des ganaderías familiales le 31 octobre 2016.

L’élevage de Jandilla fait partie des ganaderías incontournables de la programmation tauromachique nîmoise depuis 45 ans, les premiers toros marqués du fer de l’étoile ayant foulé le sable de l’amphithéâtre le 19 mai 1975. C’est encore devant ces toros – alors propriété de Fernando Domecq – que Paco Ojeda écrivit ses plus grandes symphonies de toreo, au cœur du ruedo nîmois, entre 1983 et 1988. Au cours des vingt dernières années, le public des arènes de Nîmes a été témoin de la lidia de quelques toros d’exception, fruits de la sélection de Borja Domecq : « Zafio », n°5, annoncé à 460 kg, né en janvier 1999, toréé par El Fandi, qui lui coupa une oreille le 9 juin 2003, Lundi de Pentecôte ; toro d’un niveau de bravoure exceptionnel qui aurait certainement mérité un sort supérieur que celui de la vuelta posthume qui fut accordé à sa dépouille. Un mouchoir orange qui fut déployé onze ans plus tôt, lors d’un festival taurin donné sous la bulle des arènes de Nîmes, lorsque Dámaso González gracia le novillo « Afligido » à l’issue d’une faena au temple éternel. Un autre indulto récompensa le jeu de « Pañero », 6e exemplaire de la corrida de Jandilla lidiée le 5 juin 2017, porteur du fer de Vegahermosa, entre les mains de José Garrido.

L’équipe de SCP France adresse ses sincères condoléances à la famille de Francisco de Borja Domecq Solís, à ses proches ainsi qu’à toutes les personnes touchées par ce deuil. Nous rendrons hommage à la trajectoire de l’éleveur Borja Domecq à travers différents chapitres dédiés à l’histoire nîmoise de la ganadería de Jandilla au cours des prochaines semaines.

La disparition de Borja Domecq Solís a été ressentie comme un cataclysme au sein du monde de l’élevage brave (crédit photo : Association El Toro de Madrid).

REVUE DE PRESSE : LE POIDS ÉCONOMIQUE DU CORONAVIRUS

Posté le 21/03/20

Les Fallas n’ont point brûlé, les toros n’ont pas investi le ruedo castellonense et les clarines des arènes de Las Ventas demeurent muettes. La planète taurine est à l’arrêt, comme des millions de personnes confinées à leur domicile, face à la crise sanitaire imposée par la propagation du Covid-19. Un sujet largement traité par la presse espagnole, qui s’est interrogée sur le coût d’une telle situation.

Le quotidien El País se fait par exemple l’écho des difficultés économiques auxquelles tous les professionnels du secteur taurin vont être confrontés, qu’ils soient éleveurs, organisateurs ou toreros. Associé de Simon Casas aux arènes de Las Ventas à la tête de la société Plaza 1, Rafael García Garrido rappelait récemment aux membres de l’Association « El Toro » « qu’ouvrir les portes des arènes de Las Ventas, sans acheter de toros ni payer des toreros, coûtait 80.000 euros ». A Séville, Ramón Valencia évoque dans les mêmes colonnes que l’annulation de la Feria d’Avril « va avoir un impact économique de 12 millions d’euros ». Une réalité accentuée par les professionnels de l’hôtellerie et de la restauration sévillane qui évoquent la perte de 900 millions d’euros de retombées économiques.

A Valencia, l’annulation des Fallas va coûter près de 700 millions d’euros, dont 15 millions pour les corridas du cycle. Des chiffres qui donnent le tournis, également relayés par le quotidien El Mundo, auxquels s’ajoutent les préoccupations de l’ANOET, la plus importante association européenne des organisateurs de spectacles taurins présidée par Simon Casas. Dans sa page taurine du jeudi, aux éditions de l’atelier Baie, Jacques Durand parle également des corridas de Castellón de la Plana « qui rapportaient 5 millions d’euros à la ville ». L’heure est grave, plus que jamais tournée vers les questions de solidarité, au moment où plusieurs personnalités politiques espagnoles s’alignent sur la position de l’ANOET afin que le gouvernement engage un plan spécifique de sauvegarde du secteur taurin.

Le secteur taurin au repos forcé, à l’épreuve de la crise sanitaire du Covid-19 (crédit photo : Plaza 1).

ESCALAFÓN DES NOVILLEROS : EN ATTENDANT DES JOURS MEILLEURS…

Posté le 20/03/20

En cette période de confinement, nous allons laisser un peu d’espace à l’analyse des forces taurines en présence dans l’Escalafón des novilleros. Certains des ces apprentis-toreros feront partie de ceux qui animeront la temporada 2020 dès lors que la pandémie du Covid-19 ne sera plus qu’un mauvais souvenir. En tête de ce Top 10 figure Manuel Perera, avec 3 oreilles ravies lors de la novillada organisée le 6 mars dernier à Olivenza (Badajoz).

Révélation du festival taurin de Ciudad Rodrigo (Salamanque), le protégé de Juan José Padilla a confirmé son coup d’essai par un triomphe notable devant des novillos d’El Freixo et Vistalegre. Antonio Grande suit de près Manuel Perera en se classant 2e après avoir ravi 2 pavillons à Ciudad Rodrigo le 24 février dernier devant un bon exemplaire d’Esteban Isidro. Le novillero salmantin, natif de San Muñoz, aspire à confirmer les espoirs entrevus l’an passé lors de sa deuxième temporada complète en novillada formelle.

Autre apprenti-torero en forme en 2019, Manuel Diosleguarde figure au 3e rang de cette première classification de la saison. Lui aussi triomphateur à Ciudad Rodrigo, le novillero salmantin doit consolider sa position d’outsider afin de devenir une référence. Il devance Francisco Montero, également crédité de 2 oreilles lors de ce même carnaval taurin, l’une des révélations de l’année 2019 dans les arènes de 2e et 3e catégories.

5e, Tomás Rufo se prépare en vue de sa prochaine alternative. Grand triomphateur en fin de temporada dernière, le novillero originaire de Talavera de la Reina (Tolède) a brillé lors de son unique comparution de la saison à Olivenza, le 6 mars dernier. Crédité de l’oreille d’un novillo de la Peregrina, Rufo fait partie des muletas de style dont il faudra suivre l’évolution à l’échelon supérieur. Il est suivi au 6e rang par Valentín Hoyos, apprenti-torero originaire de La Alberca (Salamanque), qui a débuté en novillada formelle le 24 février dernier à Ciudad Rodrigo devant un exemplaire d’Esteban Isidro.

Également aux portes de l’alternative, le Mexicain Diego San Román boucle ce premier classement Escalafón avec 1 novillada toréée. Deux saluts au tiers ont ponctué ses prestations devant des novillos de Juan Albarrán et José Luis Iniesta à Olivenza le 6 mars dernier. A ce jour, 7 novilleros figurent dans ce classement Escalafón.

Vuelta de Tomás Rufo lors de sa présentation madrilène du 18 juillet 2019 (crédit photo : Plaza 1).

REVUE DE PRESSE : LES GANADEROS FACE AU CORONAVIRUS

Posté le 19/03/20

Propriétaire de l’élevage de La Palmosilla, établi sur la commune de Tarifa (Cadix), le ganadero José Javier Núñez a répondu aux anti-taurins qui se sont réjouis de l’annulation des premières ferias européennes de la saison 2020. Des activistes animalistes qui se sont félicités du maintien au campo des toros qui devaient être lidiés au cours de ce mois de mars. Selon ces derniers, ces annulations vont « sauver la vie de nombreux toros ».

Participant à un débat sur son propre compte Twitter, l’éleveur andalou a renvoyé les animalistes dans les cordes, en s’appuyant sur la réalité de certains chiffres et de son vécu de ganadero. « J’ai 1.140 têtes de bétail, qui forment mon élevage. Leur survie dépend des 72 toros que nous devrions faire combattre cette saison. C’est-à-dire que chacun de ces toros sauvegarde la vie de 15 autres » a expliqué Javier Núñez. La Palmosilla fait partie des nombreuses exploitations agricoles taurines dont la crise sanitaire du Covid-19 met en péril la survie.

« Ne pas pouvoir lidier cette année supposerait une réduction drastique du nombre de têtes de bétail et, par voie de conséquence, une perte génétique qui conduirait à l’extinction de l’élevage à moyen terme » explique l’éleveur de La Palmosilla, avant de poursuivre « cela serait également une perte irréparable pour la biodiversité que l’on retrouve dans les 250.000 hectares de propriétés définis par l’Union européenne comme des secteurs de Haute valeur naturelle ». Avant de s’interroger quant à l’avenir de la faune vivant sur ses terres : « que deviendraient les 22 chevaux, les 17 bœufs, les 14 chiens et tous les chats vivant ici en pleine liberté, grâce à la lidia des toros ? Oserez-vous à présent dire que vous êtes des amis des animaux ? » conclut Javier Núñez.

FIESTA BRAVA : LES PROMESSES D’UN POTENTIEL ÉCONOMIQUE

Posté le 18/03/20

Désireuse de défendre la tauromachie, la présidente de la Communauté de Madrid, Isabel Díaz Ayuso, a présenté aux arènes de Las Ventas les grandes lignes des célébrations relatives au centenaire de la disparition de Joselito « El Gallo ». L’occasion pour la dirigeante madrilène de remettre en perspective l’importance des racines culturelles de la tauromachie. Une pratique qui a eu un impact bénéfique de 414 millions d’euros sur l’économie madrilène au cours de la temporada 2019, Isabel Díaz Ayuso précisant que cette activité « générait de la richesse pour tous ».

Aux yeux de la présidente de la Communauté de Madrid, les spectacles taurins génèrent une attractivité touristique. Un atout renforcé par le cap des 100.000 visiteurs franchi l’an passé au Musée de la Monumental de Las Ventas. Un discours politique qui tranche en faveur de la Fiesta Brava, au sein d’une Espagne très divisée, sans doute grâce à l’apport et aux conseils du matador Miguel Abellán, nouveau directeur des Affaires taurines de la Communauté.

L’économie de la tauromachie a généré 414 millions d’euros sur le territoire de la Communauté de Madrid (crédit photo : Plaza 1).

ARÈNES DE NÎMES – FERMETURE JUSQU’À NOUVEL ORDRE DES BUREAUX ET DE LA BILLETTERIE

Posté le 17/03/20

Les bureaux et la billetterie SCP France des arènes de Nîmes resteront fermés jusqu’à nouvel ordre. Une décision prise à la suite de l’allocution présidentielle de lundi soir et des annonces gouvernementales prononcées en suivi concernant la pandémie du Covid-19 et le dispositif de confinement qui en découle. A ce titre, la vente des abonnements et des billets pour les ferias demeure suspendue dans l’attente de plus amples informations quant à l’évolution de la situation sanitaire.

REVUE DE PRESSE : TORERO ET REJONEADOR, LES HÉROS DE LÉA VICENS

Posté le 16/03/20

Remarquable défenseuse de la tauromachie, Léa Vicens s’est récemment exprimée sur son métier. Interrogée par le site Mundotoro, l’amazone nîmoise est revenue dans un reportage vidéo sur les différents aspects liés à l’évolution du rejoneo et de la tauromachie en général. Léa Vicens a notamment déclaré que « le torero et le rejoneador devaient être à nouveau considérés comme des héros, non comme des criminels ».

Un sujet sensible mais dans lequel excelle Léa Vicens, qui a également expliqué les progrès de ses chevaux au sein de son écurie. La rejoneadora a également confié sa préférence pour « les toros qui bougent » face à des chevaux « résistants et qui fassent preuve d’élasticité ». Léa Vicens a également évoqué la nécessité « d’ouvrir la tauromachie à d’autres types de publics, aux plus jeunes, mais aussi de bénéficier d’un plus large soutien de la presse internationale (…) afin que les gens tombent amoureux du toro et du toreo ».

Entrevista Lea Vicens. 27.01.2020 from Mundotoro.com on Vimeo.

Léa Vicens en pleine action lors d’une pose de banderille al violín face à un toro de Fermín Bohórquez, le 5 juin 2017 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

 

PATRIMOINE TAURIN : LE TRIBUNAL CONSTITUTIONNEL DU PÉROU LÉGITIME LA TAUROMACHIE

Posté le 15/03/20

Après d’autres nations taurines, le Pérou vient de renforcer le statut juridique et culturel de la tauromachie. Le Tribunal constitutionnel du pays présidé par Martín Vizcarra vient de classifier comme « infondée » la demande d’un groupe animaliste afin d’éliminer l’exception à la loi 30.407 de protection animale. Cette dernière autorise notamment la tenue de corridas de toros et de combats de coqs dans les provinces péruviennes qui les organisent.

Les juges péruviens ont également écarté la proposition de nouvelles règles visant à restreindre le territoire de célébration des corridas ou à interdire l’accès des arènes aux mineurs. La tauromachie demeure donc légale dans la patrie de Roca Rey, qui s’appuie sur une tradition historique des courses de toros depuis le XVIe siècle.

Détail de la contre-piste nîmoise, quelques minutes avant le paséo de la corrida d’alternative du torero péruvien Andrés Roca Rey, le 19 septembre 2015 (crédit photo : Anthony Maurin).

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