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CINÉMA TAURIN : PROJECTION DU FILM « DIRE SON MYSTÈRE » AU MUSÉE DE LA ROMANITÉ

Posté le 07/10/18

Au-delà de la grande course camarguaise qui clôturera la saison taurine nîmoise le dimanche 14 octobre, d’autres manifestations culturelles se dérouleront tout au long de ce week-end. Ainsi, samedi 13 octobre, veille de finale du Trophée des As, le public est convié à la projection du film documentaire de Fany Vidal, Dire son mystère. Réalisée en 2009, cette œuvre pour la télévision s’interroge sur les fondements de la tauromachie à travers la parole des toreros.

Porté par les maestros Emilio Muñoz et Patrick Varin, le film apporte un éclairage personnel sur l’essence même de l’art tauromachique au gré des pérégrinations de Séville à Nîmes, du campo aux arènes, mêlant tournages d’hier et d’aujourd’hui. Une rencontre dans l’intimité des toreros afin de mieux saisir le « mystère taurin » et tenter de le comprendre… Un film qui sera diffusé à partir de 17h00 au Musée de la Romanité, face aux arènes de Nîmes.

Cette projection sera suivie par la diffusion d’un autre documentaire intitulé Protéger la Fé di Bioù. Une œuvre qui s’appuie sur les témoignages de l’ancien raseteur Jacky Siméon, lauréat 1979 du Trophée des As, et du manadier Henri Laurent. Elle révèle la nécessité de protéger les arènes des villages.

Cette projection, soutenue par la Ville de Nîmes, sera suivie d’une rencontre avec le public, en présence de la réalisatrice Fany Vidal, du maestro Patrick Varin et du raseteur Jacky Siméon.

L’affiche du film « Dire son mystère » (2009), réalisé par Fany Vidal.

FINALE DU TROPHÉE DES AS : PRÉSENTATION DE JUPITER, DE LAURENT

Posté le 06/10/18

« Jupiter » sera le sixième taureau de cette finale du Trophée des As. Porteur du fer de Laurent et de la célèbre devise blanche, verte et rouge, ce cocardier est âgé de 12 ans et porteur du numéro 619. Un taureau qui effectue sa dernière saison mais qui continue d’incarner la noblesse des bêtes de sa race.

Aujourd’hui encore, « Jupiter » est animé d’un moral inextinguible qui continue de se caractériser par une remarquable débauche barricadière. Ces valeurs en ont fait un taureau reconnu de tous tant son cœur est immense. Sur la piste nîmoise, « Jupiter » participera dans les points à l’avant-dernière course de sa carrière avant le rendez-vous de Lunel.

Le cocardier « Jupiter », de la manade Laurent (crédit photo : Jean Mansuy).

TEMPORADA : LES ÉVÉNEMENTS D’UNE GRANDE FIN DE SAISON A LAS VENTAS

Posté le 05/10/18

Dimanche 14 octobre, les arènes de Nîmes résonneront aux accords de Carmen avec la finale du Trophée des As qui verra le sacre du champion de France de course camarguaise. D’ici là, d’autres événements taurins d’importance auront lieu dans une autre capitale européenne de la tauromachie. Dès vendredi, Madrid s’apprête à vivre son second week-end de Feria d’Automne.

Un événement amplifié depuis la formule du tirage au sort des cartels qui a renforcé l’intérêt du public : 16.028 abonnements ont été vendus sur la période de réabonnement. C’est 1.000 de plus que pour la Feria de San Isidro ! Des attentes renforcées par la double présence d’Alejandro Talavante auquel le sort a réservé la corrida d’Adolfo Martín ce vendredi 5 octobre, pour le plus grand bonheur des aficionados.

Ce ne sera pas une première pour Talavante, qui a déjà défié les gris toros porteurs de la devise verte et rouge à deux reprises, dont une fois à Madrid le 30 mai 2008. Ce jour-là, le torero extremeño avait été ovationné à l’issue de sa seconde faena lors d’une corrida où El Fundi avait ravi l’unique oreille de la journée. Ce vendredi 5 octobre, Alejandro Talavante sera le chef de lidia d’un cartel complété par deux autres grandes révélations de la saison, Álvaro Lorenzo et le Mexicain Luis David.

Le lendemain, Diego Ventura sera au centre de l’une des plus importantes affiches de l’année dans le monde du rejoneo. Après avoir ravi une queue lors de la Feria de San Isidro, le torero à cheval luso-andalou affrontera six toros en solitaire. Le plateau ganadero sera composé par les fers de Miura, Ángel Sánchez y Sánchez et Maria Guiomar Cortés Moura.

La Feria d’Automne se clôturera le dimanche 7 octobre par une attendue corrida de Fuente Ymbro. Face aux toros porteurs de la devise verte, trois toreros aux ambitions nourries en cette fin de temporada : Diego Urdiales, auteur de l’une des faenas de l’année à Bilbao ; Octavio Chacón, triomphateur des principales ferias de l’été, et David Mora, qui jouit d’une grande réputation à Las Ventas. Cette corrida ne sera pas la dernière de l’année à Madrid puisqu’une ultime course sera programmée le Jour de l’Hispanité, vendredi 12 octobre, férié chez nos voisins espagnols : six toros de Partido de Resina pour Rubén Pinar, Javier Cortés et Gómez del Pilar.

Alejandro Talavante, l’une des grandes attractions de la Feria d’Automne, défiera les toros d’Adolfo Martín à Madrid ce vendredi 5 octobre (crédit photo : Plaza 1).

FINALE DU TROPHÉE DES AS : PRÉSENTATION DE CUPIDON, DE PAULIN

Posté le 04/10/18

« Paulin » sera le cinquième taureau de cette finale du Trophée des As. Porteur du fer de Paulin et de la fameuse blanche et bleue, ce cocardier est âgé de 11 ans et porteur du numéro 570. Bioù de l’Avenir en 2015, c’est un taureau d’une bravoure exemplaire qui sait progresser dans ses courses comme au fil de la saison.

Très vaillant, « Paulin » ponctue ses prestations de vives anticipations gauchères et de plusieurs actions aux planches. Lauréat à Arles en début de saison, il a été élu meilleur taurin de la temporada au Grau-du-Roi, devenant ainsi l’une des révélations de l’année.

Le cocardier « Cupidon », de la manade Paulin (crédit photo : Jean Mansuy).

TEMPORADA : EMILIO DE JUSTO TRIOMPHE AVEC PANACHE A MADRID

Posté le 03/10/18

Il y a quinze jours, lors de la corrida de clôture de la Feria des Vendanges, son toreo pur et classique face aux toros de Victorino Martín avait touché l’afición nîmoise. Deux semaines plus tard, en pleine période de deuil suite à la disparition de son père, Emilio de Justo a surpassé les difficultés. Seul face à ses responsabilités, le matador originaire de Cáceres a signé à Madrid l’un de ses triomphes les plus probants d’une saison déjà fort convaincante.

Une oasis bien méritée pour ce torero espagnol dont la traversée du désert a duré près de dix ans. Sous la houlette de Ludovic Lelong «  Luisito » – découvreur d’un autre talent triomphateur ce week-end à Madrid, Pablo Aguado – Emilio de Justo a répondu à toutes les attentes. Lui qui s’était révélé devant les Victorino Martín a su montrer l’étendue de son toreo face à d’autres types de toros.

En coupant l’oreille de ses deux toros de la Ventana del Puerto et du Puerto de San Lorenzo, Emilio de Justo a conquis le cœur de Las Ventas. Un public qui l’a d’ailleur gratifié d’une grande ovation à l’issue du paseo, une semaine après la mort de son père. Avec cape et muleta, le matador cacereño a cultivé la différence d’un temple subtil, porté par des muletazos profonds. Avec l’épée, Emilio de Justo a certainement porté l’une des meilleures estocades de la saison à Las Ventas…

Raison pour laquelle le président Jesús María Gómez a récompensé ses deux faenas d’une oreille de poids, synonymes d’une sortie en triomphe par la Grande porte. C’est la première fois que le protégé de « Luisito » sort a hombros sous la grande arche de la Monumental de la calle de Alcalá.  Il n’avait plus ravi d’oreille depuis 2009 sur le sable des plus importantes arènes au monde. Nul doute que ce triomphe, qui couronne une temporada « pleine » à plus d’un titre, fera d’Emilio de Justo l’un des toreros à suivre en 2019. A Madrid comme ailleurs…

Sortie en triomphe pour Emilio de Justo des arènes de Las Ventas à Madrid, le dimanche 30 septembre 2018 (crédit photo : Plaza 1).

FINALE DU TROPHÉE DES AS : PRÉSENTATION DE POURPIER, DE SAUMADE

Posté le 02/10/18

« Pourpier » sera le quatrième taureau de cette finale du Trophée des As. Porteur du fer de Saumade et de la fameuse devise rouge, bleue et jaune, ce cocardier est âgé de 13 ans et porteur du numéro 524. C’est un taureau expérimenté dont la carrière est jalonnée de nombreux titres, notamment sur les cinq dernières années.

Il y a deux ans, c’est sur cette même piste nîmoise que « Pourpier » était élu meilleur cocardier de la finale du Trophée des As. Auteur de nombreuses actions dangereuses, ce taureau vedette de Saumade poursuit sur cette dynamique, avec notamment cette saison une victoire à Pérols.

Habituellement présenté en 6e position, « Pourpier » officiera après l’entracte, une rareté pour cette finale du Trophée des As.

Le cocardier « Pourpier », de la manade Saumade (photo : Jean Mansuy).

TEMPORADA : DÉBUTS RÉUSSIS POUR EL RAFI FACE AUX VICTORINO MARTÍN A ALGEMESÍ

Posté le 01/10/18

Il est fort rare de voir Victorino Martín lidier du bétail en novillada. Les deux derniers novillos marqués du fameux « A » couronné d’Albaserrada remontaient au 18 septembre 2017, à Mejorada del Campo (Madrid). Le novillero français Maxime Solera avait effectué une vuelta.

Samedi dernier, c’est dans l’un des temples de la novillada en Espagne que Victorino Martín a été mis à l’honneur, dans le cadre d’une journée spéciale et d’un hommage rendu à son père. Sur le sable d’Algemesí (Valencia), quatre novillos porteurs de la devise bleue et rouge ont été défiés par Alejandro Fermín et Raphaël Raucoule « El Rafi », deux débutants dans ces arènes. Une première également pour ces deux apprentis-toreros face au bétail du regretté « sorcier de Galapagar ».

Excellent banderilles en mains, El Rafi a ravi l’unique oreille de la course face à un novillo très inégal en forces mais conduit avec décision à la muleta. Une faena au tracé intense qui a permis à « Rafi » de faire étalage de ses dispositions face à un Victorino étonnamment noble. Applaudi à l’arrastre, « Patalero » a laissé une de ses oreilles entre les mains d’El Rafi, auteur d’une bonne estocade au second essai.

Une journée placée sous le gris des Victorino Martín qui ont plutôt souri aux toreros français. Pendant qu’El Rafi officiait avec réussite à Algemesí, Thomas Dufau coupait l’oreille de son premier exemplaire de Victorino Martín à Corella (Navarre). C’était la deuxième fois que le matador landais défiait cet élevage de légende dont l’une des corridas a illuminé la clôture de la dernière Feria des Vendanges aux arènes de Nîmes. Une bonne nouvelle pour Thomas Dufau, moins d’une semaine après avoir coupé la première oreille de sa carrière à Madrid.

Neuvième oreille de la temporada pour El Rafi, à la régularité exemplaire en neuf courses (crédit photo : Anthony Maurin).

FINALE DU TROPHÉE DES AS : PRÉSENTATION DE TRANCARDEL, DE BON

Posté le 30/09/18

« Trancardel » sera le troisième taureau de cette finale du Trophée des As. Porteur du fer de Bon et de la devise violette, verte et rouge, ce cocardier est âgé de 12 ans et porteur du numéro 641. Vainqueur de la dernière finale du Trophée des As en 2017, à Arles, son envergure s’est alliée à une maturité qui font aujourd’hui de lui un taureau complet.

Dans l’actualité, « Trancardel » a remporté le prix du meilleur taureau de la saison à Sommières pour sa course du 2 septembre dernier, confirmant une grande année pour le cocardier vedette de la manade Bon. C’est un taureau classique, auteur de beaux coups de barrière, capable d’assurer le spectacle.

Le cocardier « Trancardel », de la manade Bon (crédit photo : Gérard Frances).

TEMPORADA : CONFIRMATION D’ALTERNATIVE RÉUSSIE POUR PABLO AGUADO A MADRID

Posté le 29/09/18

Certains l’ont désigné depuis quelques années comme le successeur de Morante de la Puebla alors qu’il n’était qu’un novillero inconnu du grand public. Quatre ans plus tard, le nom de Pablo Aguado fait déjà référence auprès des aficionados amateurs de bon toreo. Vendredi soir à Madrid, le torero natif de Séville n’a pas laissé de place au doute au moment de confirmer son alternative sur le sable de la Monumental de Las Ventas.

Somptueux cape en main, Pablo Aguado s’est livré à une appréciable compétition au quite avec Alejandro Talavante, son parrain de confirmation d’alternative. Par véroniques, chicuelinas et delantales, le benjamin du cartel a affirmé sa détermination avant de faire la différence avec la muleta. Après avoir salué face à « Bolero », le toro de Cortés de la confirmation, Pablo Aguado a su faire la différence devant « Corchero », de Victoriano del Río, aux coups de tête parfois brusques et imprévisibles.

Une faena sérieuse où chaque muletazo s’est avéré pensé et construit. Une muleta conduite avec pouvoir et personnalité, doublée d’une personnalité torera qui ne cesse de s’affirmer. Après avoir portée une épée quasi-entière, c’est en toute logique que Pablo Aguado s’est vu attribuer l’unique oreille de cette journée par le président Justo Polo. Une corrida marquée par le terrible accrochage subi par Fortes en estoquant le sobrero du Conde de Mayalde qui lui a fracturé le péroné.

Ce nouveau succès de Pablo Aguado est donc une confirmation pour ses plus fidèles suiveurs, au premier rang desquels Ludovic Lelong « Luisito », qui fut son premier apoderado avant de prendre en mains les destinées artistiques d’Emilio de Justo. Un après après sa prometteuse alternative sévillane, Pablo Aguado demeure sur les bons rails, lui qui avait ravi une oreille à un toro de Torrestrella lors de la dernière Feria d’avril.

Un torero qui n’est pas totalement inconnu à Nîmes puisqu’il y a effectué sa présentation de novillero le 13 mai 2016 dans le cadre de la novillada de la Cape d’or. Des saluts avaient ponctué chacune de ses deux faenas placées sous le sceau du classicisme et de l’empaque andalou. Par ce nouveau succès de premier plan, Pablo Aguado poursuit son chemin et se positionne idéalement pour participer peut-être à une future confirmation d’alternative… La Feria de Pentecôte se déroulera du 6 au 10 juin 2019 aux arènes de Nîmes.

La joie de Pablo Aguado, crédité de l’oreille du 6e toro de Victoriano del Río, « Corchero », en clôture de la première corrida de la Feria d’Automne à Madrid (crédit photo : Plaza 1).

FINALE DU TROPHÉE DES AS : PRÉSENTATION D’ÉPERVIER, DE CUILLÉ

Posté le 28/09/18

« Épervier » sera le deuxième taureau de cette finale du Trophée des As. Porteur du fer de Cuillé et de la célèbre blanche et verte, ce cocardier est âgé de 11 ans et porteur du numéro 726. Toujours à l’aise dans les arènes de Nîmes, c’est un élément offensif qui s’était révélé sur cette piste lors des courses camarguaises organisées en ouverture des dernières ferias de Pentecôte. Un allant et une générosité qu’il a récemment confirmés au Grau-du-Roi.

C’est un bon taureau, exigeant, qui sait sélectionner les rasets, plus gaucher que droitier et qui peut également s’avérer barricadier.

Dans l’historique du titre de « Bioù d’or », la manade Cuillé a été récompensée à ce jour à sept reprises. Au palmarès de l’élevage aujourd’hui géré par Pierre et Jean-Pierre Cuillé figurent les cocardiers « Rousset » (1981, 1982), « Pythagore » (2000), « Guépard » (2010) et « Mignon » (2015, 2016, 2017).

Le cocardier « Épervier », de la manade Cuillé (crédit photo : Jean Mansuy).

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