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TEMPORADA : DIEGO VENTURA BLESSÉ A GUADALAJARA

Posté le 13/11/19

Diego Ventura a entamé sa campagne latino-américaine le 1er novembre dernier, avec un premier triomphe acquis à Juriquilla (Querétaro) face à des toros de Fernando de la Mora. Dimanche 10 novembre, à Guadalajara (Mexique), c’est face au toro de réserve de San Isidro, offert en supplément, que l’un des ténors du rejoneo a été grièvement blessé. Repris au sol après avoir chuté de sa monture lors d’une pose de banderille, Ventura a repris le cours de sa faena afin d’obtenir la récompense légitime de deux oreilles.

Une démonstration de courage à l’état brut qui n’a pas occulté la réalité de la blessure, avec un transfert du torero à cheval luso-andalou vers la clinique Country 2000 de la cité mexicaine. Ventura souffre d’une fracture des terminaisons osseuses de la capsule radiale du bras gauche assortie d’une hémarthrose. Les médecins ont prescrit à Diego Ventura un repos absolu pendant l’immobilisation totale de son bras gauche.

Une mauvaise nouvelle pour Diego Ventura qui était annoncé ce jeudi 14 novembre à Irapuato (Guanajuato), puis à Plaza Caliente (Tijuana, Basse Californie), dimanche prochain. Un rejoneador qui figure également à l’affiche de l’une des corridas du Jour de l’An, organisée le 1er janvier 2020 à Mérida (Yucatán). Tout le milieu de l’afición équestre lui souhaite un prompt rétablissement.

La douleur de Diego Ventura visible lors de sa vuelta, après la blessure contractée le 10 novembre 2019 à Guadalajara (crédit photo : Info Diego Ventura).

 

 

MERCATO TAURIN : CURRO DÍAZ, NOUVEAU POULAIN DE DE JUAN RUIZ PALOMARES

Posté le 12/11/19

Torero apprécié pour sa technique et son esthétique, Curro Díaz a dévoilé l’identité de son nouvel apoderado pour la prochaine temporada. C’est désormais Juan Ruiz Palomares qui officiera au poste de manager de la carrière du matador de toros natif de Linares. Une décision prise à la suite d’un tentadero qui s’est déroulé ce mardi.

Díaz et Ruiz Palomares ont procédé à la traditionnelle poignée de mains pour sceller leur union professionnelle, et ce, pour une durée indéterminée. De 2016 à 2019, la carrière de Curro Díaz avait été gérée par Joxín Iriarte, alors que Juan Ruiz Palomares avait été le dernier apoderado du matador vénézuélien Jesús Enrique Colombo. Rappelons que Curro Díaz a officié au poste de chef de lidia de la corrida de Robert Margé qui a ouvert la dernière édition de la Feria des Vendanges aux arènes de Nîmes, le 13 septembre dernier.

Aujourd’hui âgé de 45 ans, Curro Díaz a fêté le 1er septembre dernier le 22e anniversaire de sa prise d’alternative. Plusieurs fois triomphateur aux arènes de Las Ventas à Madrid, le torero andalou s’est classé cette année 18e à l’Escalafón des matadors de toros, avec 26 corridas toréées pour 24 oreilles coupées.

Concentration de Curro Díaz, dans le patio de cuadrillas des arènes de Nîmes, lors de sa dernière corrida toréée dans l’amphithéâtre romain, le 13 septembre 2019 (crédit photo : Anthony Maurin).

TEMPORADA : SÉBASTIEN CASTELLA HONORÉ PAR L’UNION NATIONALE DES CLUBS TAURINS PAUL-RICARD

Posté le 11/11/19

Réunie au Musée des Cultures taurines de la Ville de Nîmes, la commission sud-est des trophées de l’Union des Clubs taurins Paul-Ricard a donné lecture de ses différents prix. Lauréat 2019 du prix du meilleur matador de toros, Sébastien Castella remporté un nouveau prix du triomphateur dans une zone qui lui est chère. Triomphateur à Nîmes, Béziers et Lunel, mais aussi à Arles, Istres, Les Saintes-Maries-de-la-Mer ou encore Saint-Gilles, le matador biterrois a réalisé une saison importante, quelques mois avant de fêter les vingt ans de son alternative.

Programmé à deux reprises en 2019 aux arènes de Nîmes, Sébastien Castella a notamment ouvert la Porte des Consuls lors de la dernière Feria des Vendanges, réaffirmant au côté de Miguel Ángel Perera son statut de torero vedette. Dans les autres catégories, on notera la présence du fer de Pagès-Mailhan, élevage français programmé pour la deuxième année consécutive à Nîmes, au titre de la meilleure novillada de l’année (Pentecôte), ex-aequo avec celle proposée à Béziers le 18 août dernier. Vainqueur du trophée Nimeño II aux arènes de Nîmes lors du Rendez-vous en Terre d’Afición, Solal Calmet « Solalito » a logiquement été désigné comme le meilleur apprenti-novillo.

Le collectif « Touche pas à mes passions », qui a lancé son mouvement devant les arènes de Nîmes le 5 octobre dernier, à l’initiative de la jeunesse aficionada locale, s’est vu pour sa part attribuer un coup de cœur pour sa lutte contre l’interdiction de l’accès aux corridas pour les mineurs. Différents prix qui seront remis à Méjanes le 25 janvier 2020 à l’occasion de l’assemblée générale de l’Union nationale des Clubs taurins Paul-Ricard, qui réunit 388 clubs taurins à travers le monde et près de 16.000 membres.

Moment de joie de Sébastien Castella lors de son triomphe aux arènes de Nîmes, le samedi 14 septembre 2019 (crédit photo : Anthony Maurin).

ESCALAFÓN DES MATADORS DE TOROS : EL JULI, 17 ANS PLUS TARD…

Posté le 10/11/19

La lecture de l’Escalafón des matadors de toros est intéressante car elle offre différents niveaux de lecture. La proclamation du classement 2019 est donc riche en enseignements d’autant plus que ce 4e titre d’El Juli, 17 ans après celui de la temporada 2002, est révélateur de plusieurs aspects de l’année taurine qui vient de s’écouler. En 2002, El Juli avait terminé en tête de l’Escalafón avec 112 corridas toréées, 166 oreilles et 6 queues, devançant Manuel Díaz « El Cordobés », lui aussi crédité de plus de 100 corridas. Des records qui n’ont plus lieu d’être à une époque où le nombre de courses données dans des arènes de 3e catégorie a considérablement diminué au cours des quinze dernières années.

En 2018, le leader était Andrés Roca Rey, qui totalisait 91 oreilles et 2 queues coupées pour 53 corridas toréées en Europe. Cette année, le leader de l’Escalafón a toréé encore moins que son prédécesseur péruvien. El Juli affiche en effet 43 corridas toréées pour un total de trophées bloqué à 43 oreilles et 1 queue. On a connu le matador de Velilla de San Antonio bien plus prolixe en la matière… Un leader de l’Escalafón à 43 corridas, on n’avait pas fait « pire » depuis les 39 courses toréées par Juan Belmonte Campoy en 1939. Il y a 80 ans…

Cette critique statistique ne doit toutefois pas occulter un Top 10 européen réunissant des toreros de grand talent, qui, s’ils ont moins toréé, ont fréquemment officié avec bonheur et talent. Il est également nécessaire de constater un resserrement général des positions en tête de l’Escalafón, avec les cinq premiers matadors qui se tiennent en deux courses… Derrière El Juli nombreux sont les toreros talentueux à venir bousculer cette hiérarchie.

Leader 2019, El Juli a conclu sa saison sur la pointe des pieds, écoutant différents silences lors de ses passages à Saragosse. Le Madrilène devance un réjouissant Ginés Marín, qui, pour sa troisième saison complète d’alternative, a confirmé bon nombre d’espoirs placés en lui. 2e avec 42 corridas toréées, 61 oreilles et 4 queues coupées, le torero jerezano a prix beaucoup de plaisir lors de sa dernière course de la saison, à Fregenal de la Sierra (Badajoz), le 12 octobre dernier, ravissant quatre oreilles et une queue devant un bon lot de Núñez de Tarifa. Marín est à égalité de courses avec l’excellent Miguel Ángel Perera, 3e, avec 42 courses, 57 oreilles et 2 queues à mettre à son crédit.

Étonnant 4e, Cayetano totalise lui aussi 42 paseos, mais avec une moisson de trophées moindre, arrêtée à 57 pavillons, dont deux derniers ravis à Jaén le 19 octobre dernier, lors de la corrida de Núñez del Cuvillo. Le matador madrilène est suivi par Pablo Aguado, qui termine au 5e rang, après avoir obtenu 37 oreilles et 1 queue lors de ses 41 corridas toréées en Europe. Une saison importante pour le torero andalou, ponctuée par des faenas de grande intensité, mais qui devra également être accompagnée en 2020 par une régularité plus affirmée.

6e, José María Manzanares II demeure l’une des valeurs sûres de ce Top 10 européen avec un total flatteur de 57 trophées récoltés en seulement 37 courses. Il devance Sébastien Castella, 7e avec 36 corridas à son actif, 50 oreilles et 3 queues dans son esportón. Morante de la Puebla suit au 8e rang, avec ses 36 corridas et une coupe totale de 20 oreilles.

Pour sa dernière saison vêtu de lumières, Manuel Jesús Cid « El Cid » a officié à 34 reprises et coupé un total de 43 oreilles et 1 queue. Le torero de Salteras a participé à sa dernière corrida le 12 octobre à Saragosse, où il a ravi les deux pavillons du 4e exemplaire de García Jiménez. Un joli triomphe pour mettre un terme à une carrière placée sous le signe de l’exemplarité.

10e, David Fandila « El Fandi » boucle cette classification avec un total de 33 corridas pour une moisson de trophées indiquant 61 oreilles et 1 queue dans les arènes européennes.

En 2019, 145 matadors de toros figurent dans ce classement Escalafón, dont 37 toreros n’ayant officié qu’à une seule reprise depuis le début de saison européenne. L’an passé, ils avaient été 148 matadors de toros à être répertoriés dans cette classification.

Détermination de Julián López « El Juli », leader de l’Escalafón, lors de l’un de ses passages aux arènes de Madrid, le 24 mai 2019 (crédit photo : Plaza 1).

REVUE DE PRESSE : LÉA VICENS A L’HONNEUR DE LA REVUE « VOGUE »

Posté le 31/10/19

Ce n’est pas un coup d’essai pour Léa Vicens, figure incontournable de la tauromachie équestre, qui fait fréquemment l’objet de reportages de la part de la presse internationale. Cette fois, c’est la prestigieuse revue de mode américaine Vogue qui a consacré à la rejoneadora française un important reportage photographique, assorti d’un grand article. A cette occasion, l’actuelle leader de l’Escalafón des toreros à cheval s’est prêtée à l’exercice, sous l’objectif du photographe français Mathieu Richer Mamousse.

Des clichés immortalisés lors du grand triomphe remporté par Léa Vicens à Béziers, le 16 août dernier, où l’amazone nîmoise avait ravi un total de trois pavillons face à un lot de toros de Fermín Bohórquez. Rédigé en anglais, le reportage relate la trajectoire de la figura européenne du rejoneo, depuis ses débuts dans le milieu équestre jusqu’à l’apprentissage de la tauromachie équestre au côté de son maître, le regretté Ángel Peralta.

Vestido de Léa Vicens capté par l’objectif de Mathieu Richer Mamousse pour le compte de la prestigieuse revue « Vogue » (crédit photo : Mathieu Richer Mamousse).

ESCALAFÓN DES REJONEADORS : LÉA VICENS ASSURÉE D’UN TROISIÈME TITRE CONSÉCUTIF

Posté le 30/10/19

Les jeux sont quasiment faits. Alors qu’il ne reste sur l’agenda espagnol du mois de novembre qu’une seule corrida, qui réunira un rejoneador et deux matadors de toros ce samedi 2 novembre à Albox (Almería), le classement Escalafón des toreros à cheval semble presque bouclé. Première avec 40 corridas toréées, 68 oreilles et 2 queues coupées, Léa Vicens semble assurée d’un troisième sacre consécutif dans cette catégorie. Ses deux dernières sorties de Montoro (Cordoue) et Jaén ont confirmé ses aptitudes, avec un total de cinq oreilles obtenues et deux sorties en triomphe à la clé.

Magnifique 2e, Diego Ventura a lui aussi marqué les esprits en cette saison taurine 2019, avec un total de 39 paseos, 87 oreilles et 4 queues en guise de trophées. Avec trois pavillons ravis à Saragosse le 5 octobre dernier face à des toros de Sánchez y Sánchez, le rejoneador luso-andalou a admirablement conclu sa saison, avec trois autres oreilles, sur le sable de Zafra (Badajoz), devant du bétail de Fermín Bohórquez. Étonnant 3e, João Moura Caetano réalise la belle performance de ce dernier mois en alignant quatre courses triomphales à Lisbonne, Entrerríos (Badajoz), Montoro ou encore Redondo (Évora). Une série de succès qui permet au centaure portugais natif de Monforte de présenter un total de 31 corridas toréées pour 20 oreilles coupées.

La plus grande surprise de cette fin de temporada demeure celle créée par l’un des fils cadets de João Moura, Miguel Moura, 4e avec 30 corridas toréées pour un total de 11 oreilles et 1 queue. Un nombre de trophées réduit en raison d’une programmation majoritaire dans les arènes de son Portugal natal. Sept ans après ses débuts aux Saintes-Maries-de-la-Mer, le jeune Moura a récolté un beau succès à Entrerríos, le 12 octobre dernier, avant d’officier avec professionnalisme dimanche dernier à Évora (Portugal).

Des progressions qui font naturellement perdre une place à Andy Cartagena, 5e avec 29 corridas toréées, 78 oreilles et 5 queues coupées. Le centaure originaire de Benidorm n’en a pas moins réalisé une belle fin de saison en Espagne, obtenant une oreille à Saragosse, avant d’ouvrir les grandes portes des arènes de Zafra et Jaén. Il devance Leonardo Hernández II, lui aussi crédité de 29 paseos, mais avec un total de trophées moins important de 65 oreilles et 2 queues. A l’instar de Cartagena, le rejoneador natif de Badajoz a ravi une oreille à Saragosse, avant de triompher à Zafra et Jaén.

7e, Ana Rita a réalisé une belle fin de temporada et présente des chiffres flatteurs avec 74 oreilles et 4 queues coupées en seulement 28 corridas toréées. Triomphatrice à El Vellón (Madrid), le 6 octobre dernier, face à un lot d’El Sierro, l’amazone native de Vilafranca de Xira (Portugal) s’est également illustrée quatre jours plus tard à Lisbonne devant un toro de Brito Paes. Elle devance son compatriote Rui Fernandes, 8e avec 28 corridas toréées, mais « seulement » 38 oreilles et 1 queue à son actif. Moins programmé en octobre, le blond cavalier portugais n’a officié qu’à une seule reprise à Lisbonne, le 10 octobre dernier, sur le sable des arènes de Campo Pequeno.

Différents changements dans ce Top 10 européen des toreros à cheval qui permettent notamment à Raúl Martín Burgos de réintégrer le wagon de tête. 9e avec 27 corridas toréées, 57 oreilles et 4 queues coupées, le cavalier madrilène âgé de 40 ans a lui aussi ravi une oreille à El Vellón, six jours avant de triompher à Medina de Pomar (Burgos), deux oreilles en mains face à un lot de Badía Hermanos. Il devance Pablo Hermoso de Mendoza, qui a rétrogradé à la 10e place depuis sa dernière corrida toréée à Logroño, le 22 septembre. Des compteurs figés à 26 corridas toréées et 32 oreilles coupées pour le rejoneador natif d’Estella (Navarre).

A ce jour, 102 rejoneadors figurent dans ce classement Escalafón, dont 29 cavaliers n’ont figuré qu’à une seule reprise depuis le début de la saison européenne.

Attitude de défi de Léa Vicens face à un toro de Fermín Bohórquez, le lundi 5 juin 2017 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

BILANS DE LA SAISON 2019 : FERMÍN BOHÓRQUEZ, MAÎTRE-ÉTALON GANADERO POUR LE REJÓN

Posté le 25/10/19

En 2019, un seul élevage a été programmé dans le cadre d’une corrida de rejón : Fermín Bohórquez, le lundi 10 juin, lors de la journée de clôture de la Feria de Pentecôte. Un lot de toros de qualité qui a vu un exemplaire être ovationné à l’arrastre (6e) et les cinq autres applaudis. Les 1er, 2e et 6e toros ont développé un meilleur jeu face aux montures des toreros à cheval Pablo Hermoso de Mendoza, Léa Vicens et Guillermo Hermoso de Mendoza.

Au total, neuf oreilles et une queue ont été accordée lors de cette corrida équestre marquée par la triple sortie en triomphe par la Porte des Consuls des trois rejoneadors. Trois pavillons sont revenus entre les mains de Pablo Hermoso de Mendoza et Léa Vicens, trois oreilles et une queue récompensant l’engagement sans failles de Guillermo Hermoso de Mendoza. L’élevage de Fermín Bohórquez a été programmé à 13 reprises au cours des dix dernières années aux arènes de Nîmes.

Guillermo Hermoso de Mendoza face à l’excellent 6e toro de Fermín Bohórquez, le lundi 10 juin 2019 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

BILANS DE LA SAISON 2019 : UNE NOVILLADA SANS PICADORS AUX ACCENTS TRICOLORES

Posté le 23/10/19

En 2019, 2 élevages ont été programmés lors de la novillada sans picadors du Rendez-vous en Terre d’Afición aux arènes de Nîmes, avec 6 erales lidiés. Porteurs des fers de Christophe Fano et Roland Durand, ces jeunes toros âgés entre 2 et 3 ans ont favorisé une coupe totale de 4 oreilles réparties. Les meilleurs exemplaires présentés lors de cette course du dimanche 7 avril ont incontestablement été ceux de la famille Durand, avec 3 oreilles coupées contre 1 seule du côté des pupille de la maison Fano.

Au niveau des arrastres, Durand fait la différence avec un 5e eral gratifié d’une vuelta posthume – le n°54, de robe noire, né en mars 2016 – et deux autres applaudis. Des applaudissements qui ont également raccompagné les dépouilles des trois premiers exemplaires de la famille Fano. Un bétail français dont la qualité des pupilles a favorisé la sortie en triomphe par la porte des cuadrillas de Miguel Polope et Solalito.

Derechazo appliqué de Solalito devant le 5e eral de Roland Durand (crédit photo : Paul Hermé / Torofiesta.com).

BILANS DE LA SAISON 2019 : LES ÉLEVAGES FRANÇAIS A L’HONNEUR

Posté le 21/10/19

En 2019, 2 élevages ont été programmés sur les affiches des deux novilladas organisées aux arènes de Nîmes, avec 13 novillos lidiés. Sur ces 13 novillos, on a dénombré 26 rencontres à la cavalerie et une coupe totale de 4 oreilles. 1 novillo de Pagès-Mailhan (3e) a été ovationné, 6 autres exemplaires ont été applaudis à l’arrastre tout au long de la saison – 4 Pagès-Mailhan –, 1 a été sifflé – 4e de la course San Sebastián – alors que le silence a raccompagné les dépouilles de 5 novillos – 4 pour San Sebastián, 1 pour Pagès-Mailhan.

En prenant comme point de comparaison la temporada précédente, on constate une diminution du nombre d’élevages engagés (-4), qui s’explique aisément : lors de l’édition 2018 de la Feria des Vendanges, six fers français différents avaient participé à une novillada de compétition. En revanche, on constate une très légère progression du nombre de novillos lidiés (+1) et une baisse infime du total d’oreilles coupées (-1) par rapport à l’an passé. La seule diminution majeure concerne le nombre de vueltas posthumes accordées, avec 2 en 2018 contre aucune lors de cette temporada.

San Sebastián arrive en tête de classification pour avoir fait lidier un novillo en supplément lors de la course matinale de la Feria des Vendanges. Devant l’un des exemplaires les plus nobles de la novillada, Solalito a pu ravir l’unique oreille de la mi-journée, réussissant ainsi ses débuts à l’échelon supérieur. Derrière, l’élevage de Pagès-Mailhan a confirmé l’excellent moment de ses produits d’origine Fuente Ymbro, avec trois oreilles coupées et un lot idéal qui a permis à El Rafi d’obtenir la Cape d’or pour la deuxième année consécutive.

« Iluminado », 6e exemplaire du bon lot de Pagès-Mailhan lidié à Nîmes lors de la novillada de la Cape d’or du samedi 8 juin 2019. L’un des bons novillos de cette temporada nîmoise aux accents tricolores (crédit photo : Anthony Maurin).

ESCALAFÓN DES NOVILLEROS : MANUEL DIOSLEGUARDE FAIT UNE PERCÉE

Posté le 20/10/19

Originaire de la cité salmantine de Diosleguarde, Manuel Francisco Sánchez García a réalisé un bon bout de chemin tout au long de l’année 2019. Sans crier gare, l’apprenti-torero âgé de 20 ans vient de se hisser à la 2e place de l’Escalafón pour sa deuxième saison dans cette classification. Une récompense méritée, illustration d’un remarquable début d’automne, matérialisé par un triomphe à Algemesí (Valencia) après avoir coupé les deux oreilles de son premier adversaire de Cebada Gago, le 22 septembre dernier.

Deux semaines plus tard, c’est à Guadarrama (Madrid) que Manuel Diosleguarde a ouvert une autre Grande porte après avoir ravi deux autres pavillons devant un lot de Sáenz de Miera Martín. 2e de l’Escalafón, le novillero salmantin totalise 26 courses pour une coupe de 30 oreilles. Leader du classement depuis plusieurs semaines, Javier Orozco le devance de 6 paseos, avec un total flatteur de 46 oreilles et 1 queue. L’apprenti-torero originaire de Ronda (Málaga) a ajouté deux triomphes supplémentaires à sa longue liste de succès de la temporada, avec deux nouvelles grandes portes ouvertes à La Granja de San Ildefonso (Ségovie) et Medina de Pomar (Burgos).

Particulièrement impliqué lors de son passage madrilène de la Feria d’Automne, Fernando Plaza se positionne à une encourageante 3e place avec 24 novilladas toréées pour 13 oreilles coupées. Triomphateur à Algemesí devant un bon lot de Victoriano del Río, le 26 septembre, le novillero madrilène s’est également distingué à Guadarrama en ravissant un autre trophée le 4 octobre dernier. Il devance son concitoyen Francisco de Manuel, 4e avec 23 paseos à son actif pour une moisson de 17 trophées. Triomphateur à Guadarrama le 29 septembre dernier face à un lot d’El Parralejo, l’apprenti-torero madrilène s’est également distingué à Arnedo, deux jours plus tôt, en ravissant un pavillon devant un novillo de José Escolar Gil.

5e avec 23 novilladas toréées et 15 oreilles coupées, Antonio Grande réalise la meilleure progression au cours du dernier mois. Le novillero natif de San Muñoz (Salamanque) a obtenu un triomphe important sur ses terres, à Tamames, après avoir ravi un total de trois pavillons devant un noble lot d’El Pilar, le 24 septembre dernier, trois jours avant d’être ovationné à Séville. Grande devance d’un paseo Rafael González, qui apparaît au 6e rang avec 22 novilladas toréées, 23 oreilles et 2 queues coupées.

Triomphateur à Moralzarzal (Madrid) le 21 septembre dernier devant un lot de Gómez de Morales, le novillero madrilène a effectué une vuelta six jours plus tard à Séville après une faena de qualité devant le 4e exemplaire de la course de Villamarta. Solide à Guadarrama avec trois oreilles coupées devant une bonne novillada d’El Parralejo, González a poursuivi sur sa lancé le 1er octobre dernier à Arnedo, où il a ravi un pavillon devant ses deux exemplaires de Cebada Gago. Avec une seule oreille de retard sur Rafael González, Carlos Aranda n’est pas loin, 7e avec un total remarquable de 22 novilladas, 22 oreilles et 1 queue au compteur.

L’apprenti-torero originaire de Daimiel (Ciudad Real) a notamment triomphé à Almodóvar del Campo (Ciudad Real), le 22 septembre dernier, devant une novillada de Villamarta. Une vuelta a salué l’engagement de sa prestation devant le 2e exemplaire de Jandilla lidié à Madrid le 13 octobre dernier pour l’ultime course de la temporada dans la capitale espagnole. Au 8e rang, on retrouve Diego San Román, qui a toréé une dernière course en Europe le 27 septembre dernier, à Algemesí avant de s’envoler pour son Mexique natal. Le novillero originaire de Querétaro totalise 21 paseos pour une coupe finale de 22 oreilles et 1 queue dans les arènes européennes.

Du fait des progressions en tête de classement, Daniel Barbero rétrograde à la 9e place malgré un total flatteur de 26 oreilles coupées en 20 novilladas toréées. Une ovation a salué sa première prestation devant un novillo d’Alejandro Talavante le 12 octobre dernier à La Peza (Grenade). L’apprenti-torero originaire d’Alcalá del Río (Séville) devance Mario Sotos, qui conserve sa 10e place avec 19 paseos et un total de 20 trophées. Le novillero natif de La Hinojosa (Cuenca) s’est notamment signalé lors de ses deux dernières sorties, triomphales, à Valera de Abajo (Cuenca) et Medina de Pomar, lors du week-end des 5-6 octobre, avec sept oreilles ravies en l’espace de deux courses.

A ce jour, 136 novilleros figurent dans ce classement Escalafón, dont 44 apprentis-toreros n’ayant officié qu’à une seule reprise depuis le début de la saison européenne.

Belle naturelle de Manuel Diosleguarde, nouveau 2e du Top 10 européen des novilleros (crédit photo : Ignacio Pereletegui / page FB Manuel Diosleguarde).

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