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FERIA DES VENDANGES : ADRIEN SALENC CONFIRME SES INTENTIONS DE PENTECÔTE

Posté le 05/11/18

Comme il l’avait fait lors de la Feria de Pentecôte, Adrien Salenc a consolidé son profil dans les arènes de sa ville natale. En ravissant l’unique oreille de la novillada d’ouverture de la Feria des Vendanges aux arènes de Nîmes, l’apprenti-torero français a terminé en tête du palmarès des novilleros dans cette catégorie. Une première place également justifiée par le fait que Salenc ait eu à estoquer trois novillos suite à la blessure malheureuse de Diego San Román, pris par le 5e exemplaire, porteur du fer de Piedras Rojas.

El Rafi apparaît en 2e position, ayant lidié deux novillos contre un seul pour l’infortuné Diego San Román qui se classe 3e. Dans de prochaines classifications, nous aurons l’occasion d’analyser les six novillos présentés lors de cette course d’ouverture de la Feria des Vendanges avant de proposer un bilan complet des novilleros ayant officié tout au long de cette temporada  2018 aux arènes de Nîmes.

Véronique genou en terre d’Adrien Salenc face au 4e exemplaire de Pagès-Mailhan lors de la novillada d’ouverture de la Feria des Vendanges du 14 septembre 2018 (crédit photo : Anthony Maurin).

TEMPORADA : LES GRANDS CHIFFRES DE LA FRÉQUENTATION DE LA FERIA D’AUTOMNE A MADRID

Posté le 04/11/18

Les esprits chafouins qui souhaitent voir une désaffection du public pour les spectacles taurins ne cessent de parler de « fréquentation en baisse dans les arènes ». Un vieux serpent de mer auquel il convient de tordre le cou, avec des faits et des chiffres à l’appui, comme nous l’avons fait au moment d’évoquer le bilan positif de la dernière Feria des Vendanges aux arènes de Nîmes. L’événement créé autour du tirage au sort des cartels de la Feria d’Automne a plus qu’intéressé le grand public qui s’est massé aux guichets de la Monumental de Las Ventas.

Une feria historique à plus d’un titre, que ce soit en termes d’entrées enregistrées que de contenu artistique, avec les triomphes mémorables de Diego Urdiales, Emilio de Justo ou encore Diego Ventura. La Monumental de Las Ventas a vu 20.000 spectateurs de moyenne pour l’ensemble des six courses de cette Feria d’Automne. En termes de chiffres, la direction des arènes a noté une augmentation de 14.000 spectateurs par rapport à l’édition 2017 de cette même feria, composée à l’époque de sept courses.

Aux guichets, 5.000 entrées supplémentaires ont ainsi été vendues à chaque course, participant à une augmentation du nombre d’abonnés. Lors de la dernière Feria de la San Isidro, on comptait 15.482 aux arènes de Madrid, la Feria d’Automne a réussi à atteindre 16.028 abonnés à Las Ventas ! Rappelons que la Monumental madrilène dispose dans sa configuration actuelle de 23.798 places.

En guise d’illustration, voici le Top 6 des entrées de la dernière Feria d’Automne aux arènes de Las Ventas, à Madrid :

  1. Corrida du 5 octobre – Talavante face aux Adolfo Martín : 23.018 spectateurs.
  2. Corrida équestre du 6 octobre – Solo de Diego Ventura : 21.722 spectateurs.
  3. Corrida du 28 septembre – Première de Talavante, succès d’Aguado : 20.884 spectateurs.
  4. Corrida du 7 octobre – Triomphe d’Urdiales face aux Fuente Ymbro : 17.364 spectateurs.
  5. Novillada du 29 septembre – Juanito, Mora et Manuel face aux Fuente Ymbro : 17.133 spectateurs.
  6. Corrida du 30 septembre – Triomphe de Justo face aux Puerto de San Lorenzo : 16.827 spectateurs.

Au total, 116.948 spectateurs ont assisté aux corridas de la Feria d’Automne, soit 19.491 spectateurs en moyenne par corrida. A titre de comparaison, les sept courses de l’édition 2017 de la Feria d’Automne avaient rassemblé un total de 102.892 spectateurs, soit une moyenne de 14.698 spectateurs par corrida. D’une année sur l’autre, la Feria d’Automne a ainsi attiré 14.056 spectateurs supplémentaire ! CQFD.

En piste, le succès artistique s’est traduit par de nombreux temps forts avec trois corridas qui se sont conclues par une sortie en triomphe : celles d’Emilio de Justo le 30 septembre, de Diego Ventura le 6 octobre et de Diego Urdiales le lendemain. De même, une oreille de poids a récompensé les prestations de Pablo Aguado lors de sa confirmation d’alternative et d’Octavio Chacón lors de la course de clôture de la feria. Une Feria d’Automne qui s’est également avérée « virale » sur les réseaux sociaux : #FeriaDeOtoño étant l’un des hashtags en tête des trending topics chers à Twitter, lors du tirage au sort.

Des tendances et des mots clés qui ont permis à la tauromachie d’émerger sur les tweets-lines des internautes, avec les noms des toreros officiant à chaque jour de corrida. Ainsi, Diego Ventura a été l’une des « meilleures tendances » de Twitter, pendant presque 7 heures, lors de la journée du 6 octobre qui l’a vu défier six toros en solitaire sur le sable de Las Ventas. Derrière Ventura apparaît Talavante, qui a été l’un des noms les plus commentés pendant 5 heures sur Twitter lors de ses deux comparutions madrilènes de la Feria d’Automne. Pablo Aguado et Diego Urdiales sont les deux autres matadors de toros qui ont également occupé ce poste privilégié sur le réseau social qui aime à gazouiller !

Côté toros, Fuente Ymbro a également eu l’honneur de faire partie de ce débat public et d’être cité à plusieurs reprises sur les fameux « TT » lors de ses deux courses, novillada et corrida.

116.948 spectateurs ont assisté aux corridas de la Feria d’Automne, faisant bondir le nombre d’abonnés aux arènes de Madrid (crédit photo : Plaza 1).

HISTOIRE : LES QUINZE PORTES DES CONSULS DE JUAN BAUTISTA AUX ARÈNES DE NÎMES (2016 – 2018)

Posté le 03/11/18

Difficile de se l’imaginer mais Juan Bautista ne foulera plus jamais le sable des arènes de Nîmes vêtu de lumières. Il y a maintenant plus d’un mois, le torero arlésien a annoncé sa volonté de mettre un terme à sa carrière de matador de toros. Le 6 octobre dernier, à Saragosse, ceint de l’habit blanc et argent qu’il portait quelques semaines plus tôt à Nîmes, Jean-Baptiste a participé à sa dixième et dernière corrida sur le sable des arènes de la Miséricorde. Une course qui était également la dernière toréée par Juan Bautista en Espagne.

Il restera une ultime course sur l’agenda du torero arlésien, sur ses terres, dans le cadre de la traditionnelle corrida goyesque, en septembre prochain, 20 ans quasiment jour pour jour après sa prise d’alternative. Au moment où sont établis les bilans de fin de saison taurine, l’album des souvenirs s’ouvre déjà en évoquant la trajectoire de Juan Bautista, matador d’Arles mais qui a signé à Nîmes quelques-unes de ses faenas les plus importantes. Les chiffres et le rappel des faits l’attestent : 2 novilladas toréées, 5 oreilles coupées et 1 sortie en triomphe par la Porte des Consuls ; comme matador de toros, 36 corridas toréées, 64 oreilles et 2 queues coupées, 14 sorties en triomphe par la Porte des Consuls et 5 autres par la Porte des cuadrillas.

Au total, Jean-Baptiste Jalabert a officié à 39 reprises sur le sable des arènes de Nîmes : 38 courses vêtu de lumières et un festival taurin de bienfaisance, à l’automne 2002, au profit des sinistrés des inondations du Gard. Une course de fin de temporada qui l’avait vu ravir deux pavillons qui s’ajoutent aux 69 autres coupés en traje de luces. Si l’on ajoute les 5 Portes des cuadrillas aux 15 Portes des Consuls, Juan Bautista aura été promené a hombros à 20 reprises aux arènes de Nîmes.

Voici la liste des 15 « grandes portes » nîmoises du torero arlésien. Troisième et dernier épisode de cette série avec les cinq dernières, ouvertes entre 2016 et 2018 :

  1. Dimanche 18 septembre 2016 (Feria des Vendanges), aux côtés de José María Manzanares II et Thomas Joubert (confirmation d’alternative). Toros de Victoriano del Río et Cortés.

Vêtu de caramel et or, Juan Bautista connaît certainement l’une de ses plus grandes matinées nîmoises et ouvre sa quatrième Porte des Consuls consécutive en quatre corridas suivies, 24 heures après sa dernière. Un exploit qui se traduit en piste par une faena sublime face à un immense toro de Cortés, « Soleares », honoré d’une vuelta posthume. Trois oreilles et une queue pour le matador français au sommet de son art.

  1. Dimanche 4 juin 2017 (Feria de Pentecôte), seul contre 6 toros. Bétail de La Quinta, Parladé, Jandilla, Pedraza de Yeltes, Carmen Lorenzo et Garcigrande.

Vêtu de carmin et noir par Christian Lacroix, Juan Bautista officie pour la première fois de sa carrière en solitaire aux arènes de Nîmes, porté par sa dynamique de Portes des Consuls consécutives. La cinquième d’affilée sera à l’issue de ce solo au profil peu évident pour le torero arlésien, qui obtient les deux oreilles du 1er La Quinta et du 3e Jandilla.

  1. Samedi 16 septembre 2017 (Feria des Vendanges), aux côtés d’Alejandro Talavante et Andy Younès (alternative). Toros de Victoriano del Río et Núñez del Cuvillo.

Vêtu de vert empire et or, Juan Bautista survole la matinée par la maturité de son toreo et une technique infaillible. Parrain d’alternative de son concitoyen Andy Younès, le matador français obtient un total de trois trophées à l’issue de faenas au profil décidé. Cette sixième Porte des Consuls consécutive sera la dernière d’une série qui s’achèvera le lendemain matin par la faute d’une épée exceptionnellement déficiente.

  1. Dimanche 20 mai 2018 (Feria de Pentecôte), aux côtés d’Enrique Ponce et Jesús Enrique Colombo (confirmation d’alternative). Toros de Juan Pedro Domecq.

Vêtu de bleu nuit et or, Juan Bautista obtient un nouveau triomphe avec force, quatre oreilles en mains, intervenant avec cape, banderilles et muleta. Ce succès est l’un des premiers d’importance d’une temporada difficile, marquée par la disparition de son père Luc quelques semaines plus tôt.

  1. Dimanche 16 septembre (Feria des Vendanges), aux côtés de la rejoneadora Léa Vicens et Sébastien Castella. Toros de Núñez del Cuvillo.

Vêtu de blanc et argent, Juan Bautista ouvre une ultime fois la Porte des Consuls pour sa dernière corrida aux arènes de Nîmes. Véritablement libéré après l’annonce de sa retraite une semaine plus tôt, le matador arlésien torée sur un nuage, avec lenteur et volupté, se montrant une nouvelle fois décisif avec l’épée.

Grande naturelle de Juan Bautista face au toro « Soleares » de Cortés, le dimanche 18 septembre 2016 (crédit photo : Anthony Maurin).

ESCALAFÓN DES REJONEADORS : LA PERCÉE D’ANA RITA

Posté le 02/11/18

Âgée de 29 ans et originaire de Vila Franca de Xira, Ana Rita n’est qu’un nom au sein de l’Escalafón des rejoneadors aux yeux des spectateurs qui ne suivent pas assidument la tauromachie à cheval. Pourtant, cette souriante rejoneadora n’est pas totalement une inconnue en France, elle qui a déjà foulé depuis onze ans le sable des arènes de Béziers, Dax, Soustons, Châteaurenard ou encore Arzacq-Arraziguet. Depuis ses débuts professionnels en 2005, l’amazone portugaise ne cesse de gravir les échelons, apparaissant aujourd’hui à une étonnante 3e place au classement européen des toreros à cheval.

Avec 27 corridas toréées, 64 oreilles et 8 queues coupées, nul ne saurait contester la marche en avant d’Ana Rita, auteur d’une fin de saison épatante, illustrée par une queue coupée à Algemesí (Valencia) le 23 septembre dernier et d’autres grandes portes ouvertes dans des arènes de troisième catégorie. Une troisième place qu’elle partage ex-aequo avec deux autres rejoneadors qui ont effectué 27 paseos cette saison en Europe : Andy Cartagena et João Telles. Aujourd’hui au Mexique, Cartagena totalise 60 oreilles et 4 queues, contre 24 oreilles et 2 queues pour son confrères portugais, Telles, qui n’a officié en Espagne qu’à 12 reprises ; ses 15 autres engagements étant au Portugal, sans possibilité de ravir le moindre trophée.

Ce trio composé par Ana Rita, Andy Cartagena et João Telles devance d’une seule course João Moura fils, 6e avec 26 corridas toréées, 29 oreilles et 1 queue coupées. Excellent à chacune de ses sorties, le rejoneador natif de Monforte (Portoalegre) a signé une excellente prestation lors de sa dernière sortie de la temporada à Vila Franca de Xira (Lisbonne) le 30 septembre dernier. Moura devance lui-même d’une course Pablo Hermoso de Mendoza, crédité de 40 oreilles et 2 queues obtenues en 25 paseos européens.

L’ancien « roi de Navarre » compte lui aussi une course d’avance sur le gruppetto de trois rejoneadors classés aux trois dernières places de ce Top 10. Avec 24 corridas toréées, Raúl Martín Burgos, Leonardo Hernández II et Luis Rouxinol rappellent l’importance de leur temporada. 55 oreilles et 2 queues coupées pour le Madrilène Martín Burgos, triomphateur à Calanda (Teruel) le 13 octobre dernier. 46 oreilles et 4 queues figurent dans l’escarcelle d’Hernández, lui aussi auteur d’une fin de saison crescendo. Rouxinol, qui a fêté cet été ses 50 ans, n’a obtenu pour sa part aucune oreille, ayant toréé la totalité de ses courses dans son Portugal natal où la mise à mort en public n’est pas autorisée.

Cinquième rejoneador portugais classé dans ce Top 10, Diego Ventura figure à la 2e place de l’Escalafón, avec 45 corridas au compteur et un total flatteur de trophées : 113 oreilles et 7 queues coupées. Une fin de saison exceptionnelle pour le nouveau roi du rejoneo qui a écrit à Madrid une page d’histoire de la tauromachie équestre le 6 octobre dernier. Un grand moment prolongé le lendemain à Saragosse, coupant quatre pavillons, avant deux autres triomphes dans sa ville natale de Lisbonne puis à Jaén.

Première de l’Escalafón pour la deuxième saison consécutive, Léa Vicens totalise 46 courses, avec 77 oreilles et 3 queues à son crédit. Une position que l’amazone nîmoise devrait conserver du fait d’un agenda taurin européen quasiment terminé, à une exception près. D’ici à la fin du mois de novembre, cette classification ne devrait quasiment pas évoluer. Une saison conclue de façon triomphale à Logroño (La Rioja) pour la rejoneadora française, qui a ouvert avec brio la Grande porte des arènes de la Ribera.

La rejoneadora portugaise Ana Rita, étonnante 3e au classement Escalafón des toreros à cheval (crédit photo : Cristina Machado / Festa Brava no Ribatejo pour la page FB d’Ana Rita).

HISTOIRE : LES QUINZE PORTES DES CONSULS DE JUAN BAUTISTA AUX ARÈNES DE NÎMES (2012 – 2016)

Posté le 01/11/18

Difficile de se l’imaginer mais Juan Bautista ne foulera plus jamais le sable des arènes de Nîmes vêtu de lumières. Il y a maintenant plus d’un mois, le torero arlésien a annoncé sa volonté de mettre un terme à sa carrière de matador de toros. Le 6 octobre dernier, à Saragosse, ceint de l’habit blanc et argent qu’il portait quelques semaines plus tôt à Nîmes, Jean-Baptiste a participé à sa dixième et dernière corrida sur le sable des arènes de la Miséricorde. Une course qui était également la dernière toréée par Juan Bautista en Espagne.

Il restera une ultime course sur l’agenda du torero arlésien, sur ses terres, dans le cadre de la traditionnelle corrida goyesque, en septembre prochain, 20 ans quasiment jour pour jour après sa prise d’alternative. Au moment où sont établis les bilans de fin de saison taurine, l’album des souvenirs s’ouvre déjà en évoquant la trajectoire de Juan Bautista, matador d’Arles mais qui a signé à Nîmes quelques-unes de ses faenas les plus importantes. Les chiffres et le rappel des faits l’attestent : 2 novilladas toréées, 5 oreilles coupées et 1 sortie en triomphe par la Porte des Consuls ; comme matador de toros, 36 corridas toréées, 64 oreilles et 2 queues coupées, 14 sorties en triomphe par la Porte des Consuls et 5 autres par la Porte des cuadrillas.

Au total, Jean-Baptiste Jalabert a officié à 39 reprises sur le sable des arènes de Nîmes : 38 courses vêtu de lumières et un festival taurin de bienfaisance, à l’automne 2002, au profit des sinistrés des inondations du Gard. Une course de fin de temporada qui l’avait vu ravir deux pavillons qui s’ajoutent aux 69 autres coupés en traje de luces. Si l’on ajoute les 5 Portes des cuadrillas aux 15 Portes des Consuls, Juan Bautista aura été promené a hombros à 20 reprises aux arènes de Nîmes.

Voici la liste des 15 « grandes portes » nîmoises du torero arlésien. Deuxième épisode de cette série avec celles ouvertes entre 2012 et 2016 :

  1. Samedi 26 mai 2012 (Feria de Pentecôte), aux côtés de Juan José Padilla et El Cid. Toros de Carmen Lorenzo.

Vêtu de vert bouteille et or souligné de noir, Juan Bautista déroule un toreo souple et cadencé face à la noblesse des « murubes » de la famille Capea. Une appréciable démonstration de temple et de technique couronnée par une réussite impressionnante avec l’épée, trois oreilles à la clé.

  1. Samedi 7 juin 2014 (Feria de Pentecôte), au côté de la rejoneadora Léa Vicens, en mini-solo. Toros de Zalduendo.

Vêtu de rose mexicain et or, Juan Bautista veut rééditer sa prestation istréenne de 2013 dans le cadre d’un mini-solo, où il partage l’affiche avec Léa Vicens. L’occasion pour le matador français de démontrer l’étendue de son répertoire avec cape et muleta pour une matinée faste, trois oreilles en mains.

  1. Samedi 19 septembre 2015 (Feria des Vendanges), aux côtés d’Enrique Ponce et Andrés Roca Rey (alternative). Toros de Cortés et Juan Pedro Domecq.

Vêtu de tabac fumé et argent, Juan Bautista officie comme témoin d’alternative du torero péruvien Andrés Roca Rey. Dans le cadre d’une course fleuve, le matador arlésien émerge face aux difficultés présentées par ses toros, extrayant une technique irréprochable doublée d’une grande force de caractère. Avec trois oreilles coupées, il partage la sortie en triomphe avec Enrique Ponce.

  1. Samedi 14 mai 2016 (Feria de Pentecôte), aux côtés d’Enrique Ponce et José Garrido (confirmation d’alternative). Toros de Torrealta.

Vêtu de moka et or souligné de noir, Juan Bautista s’illustre face à une ganadería qu’il n’avait jusqu’alors jamais défiée en tant que matador. Deux partitions privilégiées face à des toros dont la noblesse inspire le torero arlésien, qui ne fait pas de demi-mesure en obtenant un total de quatre oreilles.

  1. Samedi 17 septembre 2016 (Feria des Vendanges), aux côtés de Rafaelillo et Miguel Ángel Perera. Toros du Puerto de San Lorenzo.

Vêtu de bleu pétrole et or, Juan Bautista poursuit une belle série de triomphes nîmois et obtient ce matin-là sa troisième Porte des Consuls consécutive en trois corridas toréées. Face à l’un de ses élevages de prédilection, le matador français réalise une démonstration de toreo solide et obtient trois pavillons sans discussion.

A suivre…

Deux oreilles pour Juan Bautista face au 5e toro de Carmen Lorenzo le samedi 26 mai 2012 (crédit photo : Anthony Maurin).

TEMPORADA : GRAND SUCCÈS POPULAIRE DE LA JOURNÉE DE LA TAUROMACHIE A VALENCIA

Posté le 31/10/18

Délégataire des arènes de Valencia depuis huit ans, la société Simon Casas Production était associée à l’organisation de cette Journée de la Tauromachie, au côté de la Députation de Valencia. La Fondation du Toro de Lidia, présidée par l’éleveur Victorino Martín, avait préparé de longue date cet événement du mardi 9 octobre, débuté à la mi-journée par un grand concours de recortes réunissant les meilleurs spécialistes de la discipline face à des toros porteurs de légendes de l’élevage comme Adolfo Martín, Saltillo, Samuel Flores, Torrestrella ou encore Victorino Martín. L’après-midi, plusieurs vedettes de la tauromachie, parmi lesquelles Enrique Ponce, El Juli ou encore José María Manzanares II, ont participé à un grand festival taurin.

Objectif de cette journée : dégager des fonds afin d’asseoir le fonctionnement administratif de la Fondation du Toro de Lidia, qui effectue en Espagne un travail semblable à celui d’une entité comme l’Observatoire national des Cultures taurines dans notre pays. Une structure qui a établi des contacts avec les différentes formations politiques espagnoles – sur le territoire valencian avec les représentants du PSOE, du PP, de Ciudadanos et de Compromís – afin de rappeler les principes légitimes qui régissent la Tauromachie en Espagne autour de la Culture et des Traditions. Un dialogue qui n’avait, jusqu’alors, jamais eu lieu malgré la position réfractaire et résolument anti-taurine de la coalition Compromís, bloc de gauche nationaliste valencien qui réunit des identitaires de cette province mus par des idéaux de « progressisme, d’écologisme et d’éco-socialisme ».

Bien loin du monde des élus et de leurs assemblées, le grand public a pour sa part répondu en nombre et avec conviction. Un plébiscite taquillero qui s’est traduit par des arènes remplies aux trois-quarts pour le concours de recortes et un quasi-plein pour le festival taurin. Une course marquée par de nombreux gestes et placée sous le sceau de la générosité face à un melting-pot ganadero d’où ont émergé la déconcertante facilité apparente du toreo d’El Juli ou encore le sérieux d’un Álvaro Lorenzo en pleine progression. Deux oreilles pour les deux matadors précédemment cités, à l’instar du novillero valencien Borja Collado, très méritant face à un toro exigeant de Fuente Ymbro. Enrique Ponce, José María Manzanares II, Román et le rejoneador Fermín Bohórquez ont également apporté leur pierre à l’édifice du succès, ravissant un pavillon.

Les arènes de Valencia ont affiché un quasi-plein pour ce grand festival taurin de bienfaisance, organisé au profit de la Fondation du Toro de Lidia (crédit photo : Fundación del Toro de Lidia). 

HISTOIRE : LES QUINZE PORTES DES CONSULS DE JUAN BAUTISTA AUX ARÈNES DE NÎMES (1999 – 2011)

Posté le 30/10/18

Difficile de se l’imaginer mais Juan Bautista ne foulera plus jamais le sable des arènes de Nîmes vêtu de lumières. Il y a maintenant plus d’un mois, le torero arlésien a annoncé sa volonté de mettre un terme à sa carrière de matador de toros. Le 6 octobre dernier, à Saragosse, ceint de l’habit blanc et argent qu’il portait quelques semaines plus tôt à Nîmes, Jean-Baptiste a participé à sa dixième et dernière corrida sur le sable des arènes de la Miséricorde. Une course qui était également la dernière toréée par Juan Bautista en Espagne.

Il restera une ultime course sur l’agenda du torero arlésien, sur ses terres, dans le cadre de la traditionnelle corrida goyesque, en septembre prochain, 20 ans quasiment jour pour jour après sa prise d’alternative. Au moment où sont établis les bilans de fin de saison taurine, l’album des souvenirs s’ouvre déjà en évoquant la trajectoire de Juan Bautista, matador d’Arles mais qui a signé à Nîmes quelques-unes de ses faenas les plus importantes. Les chiffres et le rappel des faits l’attestent : 2 novilladas toréées, 5 oreilles coupées et 1 sortie en triomphe par la Porte des Consuls ; comme matador de toros, 36 corridas toréées, 64 oreilles et 2 queues coupées, 14 sorties en triomphe par la Porte des Consuls et 5 autres par la Porte des cuadrillas.

Au total, Jean-Baptiste Jalabert a officié à 39 reprises sur le sable des arènes de Nîmes : 38 courses vêtu de lumières et un festival taurin de bienfaisance, à l’automne 2002, au profit des sinistrés des inondations du Gard. Une course de fin de temporada qui l’avait vu ravir deux pavillons qui s’ajoutent aux 69 autres coupés en traje de luces. Si l’on ajoute les 5 Portes des cuadrillas aux 15 Portes des Consuls, Juan Bautista aura été promené a hombros à 20 reprises aux arènes de Nîmes.

Voici la liste des 15 « grandes portes » nîmoises du torero arlésien. Première épisode de cette série avec les cinq premières, ouvertes entre 1999 et 2011 :

  1. Dimanche 28 février 1999 (Feria de Primavera), aux côtés de Jesús Millán et Sergio Martínez. Novillos de Yerbabuena.

Vêtu de rouge et or, Juan Bautista effectue sa présentation aux arènes de Nîmes de façon triomphale, coupant l’oreille de son premier exemplaire avant de gracier le 5e novillo, « Tanguisto ». Une course qui lancera une temporada triomphale de novillero jusqu’à sa prise d’alternative aux arènes d’Arles.

  1. Samedi 3 juin 2006 (Feria de Pentecôte), aux côtés de Matías Tejela et José María Manzanares II. Toros du Conde de Mayalde et José Vázquez.

Vêtu de rose et or, Juan Bautista obtient sa première Porte des Consuls en tant que matador de toros aux arènes de Nîmes, plus de sept ans après l’indulto de « Tanguisto ». Une prestation marquée du sceau de la solidité du torero arlésien en dépit d’un vent gênant, trois oreilles en mains.

  1. Samedi 15 septembre 2007 (Feria des Vendanges), aux côtés du rejoneador Pablo Hermoso de Mendoza et d’El Juli, en mano a mano. Toros de Peña de Francia et Olga Jiménez Fernández.

Vêtu de bleu outremer et or, Juan Bautista signe l’une de ses premières temporadas les plus abouties comme matador de toros. Quelques semaines avant d’ouvrir la Grande porte de Madrid, le matador français fait étalage d’une technique infaillible face au Juli, obtenant un total de trois pavillons.

  1. Dimanche 21 septembre 2008 (Feria des Vendanges), aux côtés de Matías Tejela et Alejandro Talavante. Toros de José Vázquez.

Vêtu de lie de vin et or souligné de noir, Juan Bautista coupe la première queue de sa carrière aux arènes de Nîmes à l’issue d’une faena courte mais d’une rare intensité face au 4e toro de la matinée. Triomphe intégral du torero arlésien qui avait déjà obtenu un trophée devant son premier adversaire.

  1. Dimanche 12 juin 2011 (Feria de Pentecôte), aux côtés d’Enrique Ponce et Javier Conde. Toros de Juan Pedro Domecq.

Vêtu de vermillon et or, Juan Bautista obtient sa première Porte des Consuls face à un classique ganadero nîmois, l’élevage de Juan Pedro Domecq. Trois oreilles témoignent d’une prestation complète avec cape, banderilles et muleta.

A suivre…

Derechazo de Juan Bautista le Dimanche de Pentecôte 2011 face à un toro de Juan Pedro Domecq (crédit photo : Anthony Maurin).

TEMPORADA : LE CAVALIER SEUL DE DIEGO VENTURA A MADRID

Posté le 29/10/18

En 2018, le rejoneador est bien plus qu’un simple et respectable torero à cheval. C’est un homme de spectacle à part entière dont le niveau de connaissance technique en tant que cavalier se double d’une dimension de « show man » capable de se sublimer sur chacune de ses montures. Les chevaux qui composent sa cavalerie sont les rois d’un spectacle qui ne supporte pas les temps morts ou les ruptures de rythme.

Autant dire que le défi que s’était lancé Diego Ventura à Madrid, le 6 octobre dernier était loin d’être gagné d’avance : défier six toros en solitaire, porteurs des fers de trois élevages aux profils bien différents. Devant deux toros de Sánchez y Sánchez, Miura et Cortés Moura, le rejoneador natif de Lisbonne a su faire preuve de patience et de conviction avant de s’imposer en toute fin de course. En ravissant l’oreille du Miura sorti en 5e position avant de se voir octroyer les deux trophées de l’ultime exemplaire de Cortés Moura, « Rinconado », honoré d’une vuelta posthume.

Un spectacle intégral avec des gradins pleins – 21.722 spectateurs selon le décompte officiel – qui ont ovationné la vingtaine de chevaux présentés par Diego Ventura en ouverture de course. Très sérieux et appliqué lors de ses quatre premières faenas, Diego Ventura s’est libéré devant le 5e Miura avant de proposer l’œuvre la plus complète face au 6e toro, attendu au toril, garrocha en main. Une figure campera toujours très spectaculaire dans le cadre d’une piste d’arène et qui avait été immortalisée au siècle dernier par le grand cavalier andalou Javier Buendía.

Une faena initiée sur les flancs du cheval « Bombo », précédant l’inattendu retour de « Sueño », absent des pistes depuis un an après une blessure. Cette surprise a été l’une des clés du succès de Ventura, « Sueño » recueillant la plus forte ovation de l’après-midi, du fait de ses quiebros toujours spectaculaires. « Morante » et « Dólar », toujours spectaculaire sur les poses à deux mains, ont mis un point final idéal à cette grande partition de rejoneo conclue d’une estocade un peu tombée mais efficace.

Le président Justo Polo a libéré deux nouveaux mouchoirs depuis son palco, s’ajoutant à celui déjà sorti au 5e toro. L’assurance pour Diego Ventura d’ouvrir la 17e Grande porte de sa carrière à la Monumental de Las Ventas. Un palmarès qui force le respect et l’admiration : à Madrid, Ventura a d’ores et déjà coupé un total de 50 oreilles et 1 queue en l’espace de 27 corridas depuis sa confirmation d’alternative de la San Isidro 2000.

Diego Ventura et « Dólar », l’apothéose d’un après-midi de rejoneo pour l’Histoire à la Monumental de Las Ventas (crédit photo : Plaza 1).

TEMPORADA : PACO UREÑA NE RÉCUPÈRERA PAS LA VISION DE L’ŒIL GAUCHE

Posté le 28/10/18

Sept ans après le terrible accident subi par Juan José Padilla aux arènes de Saragosse, un autre torero espagnol de renom va perdre la vision de son œil gauche. Conséquence du coup de corne reçu le vendredi 14 septembre à Albacete lors de la réception à la cape d’un toro d’Alcurrucén, Paco Ureña souffre d’une rupture oculaire du globe de l’œil gauche. A la différence de Padilla, le torero originaire de Murcie pourra conserver son œil mais ne sera jamais en mesure de recouvrer la vision.

Cette triste nouvelle a été confirmée par les médecins qui l’ont opéré le 10 octobre dernier à l’Institut ophtalmologique Fernández-Vega d’Oviedo. A l’issue de cette opération, le matador de toros natif de Lorca, âgé de 35 ans, s’est vu signifier par les médecins qu’un tel coup de corne à l’œil était « l’un des accidents les plus graves qui puissent survenir », comme cela est d’ailleurs précisé dans le certificat médical édité. La rupture du globe oculaire sur l’ensemble de l’œil gauche a occasionné une perte de liquide intraoculaire assortie « d’une absence d’iris, de cristallin, de la majeure partie de la rétine et d’une destruction du nerf optique » rendant inéluctable la perte de fonctionnalité de l’organe de vision.

Malgré ce, les médecins ont réussi à conserver l’œil gauche ainsi que son apparence esthétique. Au cours de l’intervention, les spécialistes ont procédé à une reconstruction du segment oculaire antérieur, en plaçant un iris artificiel, ainsi qu’un segment postérieur, en injectant de la silicone intraoculaire.  

Dans un communiqué édité par son cabinet de presse, Paco Ureña a indiqué contrôler l’évolution de cette blessure dans les prochaines semaines afin de pouvoir déterminer au mieux le temps de récupération nécessaire. Une nouvelle « difficile à accepter » pour le torero, qui a confié « sa tranquillité, le souhait et l’espoir de revenir au plus vite ».

Paco Ureña dans le patio de cuadrilla des arènes de Nîmes, lors de sa confirmation d’alternative du dimanche 24 mai 2015 (crédit photo : Anthony Maurin).

TEMPORADA : UNE FIN DE SAISON SOUS LE SIGNE DU BOMBO INTÉGRAL

Posté le 25/10/18

C’est dans le cadre de l’émission El Kikirikí, diffusée sur le canal thématique espagnol Toros, que Simon Casas a déclaré que l’édition 2019 de la Feria de San Isidro s’effectuera par tirage au sort. Quelques heures après le final d’une mémorable Feria d’Automne, marquée par les triomphes historiques de Diego Urdiales, Emilio de Justo ou encore Diego Ventura, le patron des arènes de Las Ventas persiste et signe autour d’un sujet qui aura fait beaucoup parler et écrire : « el bombo ». Décider du profil des affiches, de l’association entre lots de toros et toreros au seul soin du hasard : une initiative qui a conféré une dynamique nouvelle à l’ultime feria madrilène de l’année.

« La Feria de San Isidro sera tirée au sort à 100%, sans savoir encore de quelle manière cela s’effectuera » a confié Simon Casas à l’animateur David Casas. Un tirage au sort qui pourrait proposer trois catégories, à l’image des têtes de série dans la constitution des chapeaux et des poules en Coupe d’Europe de football. En termes taurins, cela pourrait se traduire par trois chapeaux d’élevages : ceux appréciés des toreros vedettes, les fers réputés plus difficiles et le reste du plateau ganadero classique.

Dans ce cadre précis, les toreros vedettes auraient à tirer au sort une course dans le chapeau des élevages de leur convenance. Si ces mêmes figuras participent à deux autres courses, elles devront dès lors tirer au sort dans les deux autres chapeaux : celui des ganaderías plus coriaces et celui des autres élevages. « Ce tirage au sort permet de briser les modes afin de corriger tous les défauts chroniques et pathologiques que nous connaissons dans la production de la Fiesta a los toros » a expliqué le directeur des arènes de Madrid, Valencia et Nîmes.

A titre d’exemple, un chapeau A pourrait réunir les élevages de Núñez del Cuvillo, Juan Pedro Domecq, Jandilla, Alcurrucén, Victoriano del Río, Garcigrande ou Puerto de San Lorenzo. Dans le chapeau B figureraient les fers de Fuente Ymbro, Las Ramblas, Conde de Mayalde, El Pilar ou Luis Algarra. Enfin, on pourrait trouver dans le groupe C des lots de La Quinta, Miura, Saltillo, José Escolar, Adolfo Martín, Victorino Martín ou encore Pallarés. Si une figura souhaite toréer trois courses en San Isidro, elle devra obligatoirement tirer au sort dans chacun des trois chapeaux. Enfin, certains toreros habitués aux élevages du chapeau C auront la possibilité de tirer au sort des élevages du chapeau A.

Selon Simon Casas, cette manière de composer les cartels est bénéfique « afin qu’il y ait plus de justice, veiller à l’avenir de la Fiesta et, autre chose essentielle, motiver le spectateur. Lorsque j’ai été au tirage au sort de la Feria d’Automne, j’étais ému parce que le destin, le sort, l’engagement et la justice sont les concepts fondamentaux de la Fiesta a los toros ». Une analyse que le producteur de spectacles tauromachiques poursuit en affirmant : « les cartels avec les toros de Garcigrande, Cuvillo ou Domecq se doivent d’être ouverts aux toreros qui se distinguent devant les corridas dures, et qui, de plus, toréent ces dernières avec art ».

Une Feria d’Automne à marquer d’une pierre blanche en termes de fréquentation, avec une augmentation significative du nombre d’abonnés malgré le coût d’organisation d’un tel événement. « La feria de cette année a coûté 400.000 euros de plus que celle de l’an passé, mais comme nous avons vendu beaucoup plus d’entrées, nous allons gagner 100.000 euros supplémentaires » a souligné Simon Casas.

Les combinaisons de la dernière Feria d’Automne à la Monumental de Las Ventas à l’issue d’un tirage au sort historique (crédit photo : Plaza 1).

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