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TEMPORADA : TROIS ENGAGEMENTS A LA SAN ISIDRO POUR NEUF TOREROS DU BOMBO

Posté le 15/03/19

Toujours désireux d’en savoir plus quant aux combinaisons finales de la San Isidro, le site Mundotoro a donné de plus amples informations sur le profil des cartels. Selon l’agence de presse taurine, neuf des dix toreros ayant participé au tirage au sort de la Feria de Madrid officieront à trois reprises au cours de celle-ci. Enrique Ponce serait l’unique matador à ne pas être concerné par ce triple engagement, étant annoncé sur la corrida de Juan Pedro Domecq et sur la corrida de la Beneficencia.

Outre les corridas qui leur ont été respectivement attribuées via le fameux « bombo », les neuf autres matadors accepté le tirage au sort seront programmés pour deux corridas supplémentaires de la feria madrilène. Le site avance également le nom d’Emilio de Justo, l’un des grands triomphateurs de la saison dernière à Las Ventas, pour officier aux côtés des Ferrera, Urdiales, Castella, Perera, Ureña, López Simón, Roca Rey, Lorenzo et autres Marín.

Des hypothèses qui animent les discussions taurines mais qui devront attendre confirmation avec la proclamation officielle des cartels de la San Isidro. La société Plaza 1, en charge de la programmation à la Monumental de Las Ventas, lèvera le voile sur la plus longue feria de l’année le 22 mars prochain.

A l’instar des neuf autres toreros ayant participé au « bombo », Antonio Ferrera sera l’un des piliers de la prochaine Feria de San Isidro (crédit photo : Plaza 1).

HOMMAGE : UN AZULEJO A L’EFFIGIE DU MAESTRO ÁNGEL TERUEL A MADRID

Posté le 14/03/19

Grande vedette de la tauromachie des années 60 et 70, Ángel Teruel sera honoré en mai prochain par la Communauté de Madrid, qui dévoilera un azulejo à son effigie. Aujourd’hui âgé de 69 ans, le maestro madrilène avait pris l’alternative le 30 juin 1967 à Burgos, des mains d’El Viti, en présence de Pedrín Benjumea, face à des toros de López Flores. Sa confirmation eut lieu le 12 mai 1969 à Las Ventas, toujours sous le parrainage d’El Viti, et sous le regard de José Fuentes comme témoin, devant un lot d’Atanasio Fernández. A cette occasion, Teruel avait coupé trois oreilles et ouverte la première des quatre Grandes portes madrilènes qu’il compte dans sa carrière

C’est dans le cadre du cinquantième anniversaire de cette confirmation d’alternative que la Communauté de Madrid a souhaité rendre hommage au maestro qui vit le jour dans le quartier des Ambassadeurs. Un torero qui officié au sommet du toreo aux côtés d’autres figuras comme Luis Miguel Domingín, Antonio Ordóñez, Diego Puerta, El Viti, Manuel Benítez « El Cordobés » ou encore Palomo Linares. La Communauté de Madrid rendra également hommage au Viti, recordman du nombre de sorties en triomphe à Las Ventas, avec 16 grandes portes : 14 comme matador de toros et 2 en tant que novillero. Considéré comme l’un des toreros les plus élégants de son époque, Santiago Martín verra une exposition spéciale lui être consacrée à Las Ventas, avec photographies d’époque et la présentation du costume étrenné à Madrid pour son alternative.

Ángel Teruel porté en triomphe sur la piste de la Monumental de Las Ventas à Madrid (crédit photo : archives ABC).

 

TEMPORADA : DES DÉSIRS DE CONQUÊTES POUR EMILIO DE JUSTO

Posté le 13/03/19

Triomphateur à Madrid lors de la dernière Feria d’Automne et grande révélation de la saison 2018, Emilio de Justo ronge son frein en coulisses. En pleine phase de réhabilitation afin de consolider son poignet gauche suite à une lésion des scaphoïdes, le torero espagnol devrait reprendre l’épée le 30 mars prochain dans les arènes de Barcarrota (Badajoz). Absent à Valencia, Emilio de Justo espère bien marquer de son empreinte le printemps taurin et notamment à Las Ventas pour la prochaine Feria de San Isidro.

Selon toute vraisemblance, Emilio de Justo participera à l’une des corridas du « bombo » sans pour autant avoir participé au tirage au sort. Aux dires du site Mundotoro, le torero originaire de Cáceres devrait figurer au côté de Sébastien Castella, lors de la corrida de Jandilla ; le cartel étant complété par Ángel Téllez pour une probable confirmation d’alternative. Un Emilio de Justo qui devrait également être présent à deux autres corridas d’importance, face à deux élevages très appréciés des aficionados.

Ainsi, toujours selon Mundotoro, Emilio de Justo lidierait la corrida de Baltasar Ibán et celle de Victorino Martín. Dans le premier cas, il partagerait l’affiche avec Curro Díaz et Pepe Moral – torero au côté duquel il avait particulièrement brillé à Nîmes en septembre dernier – puis dans le second cas, il figurerait avec Octavio Chacón et Daniel Luque pour défier les gris toros marqués du « A » couronné. Une belle rencontre entre toreros aux personnalités très affirmées.

Des cartels qui ont généré bon nombre d’attentes après l’événement du « bombo » et le sort qui a réservé les toros d’Adolfo Martín pour l’actuel n°1 de l’Escalafón : Andrés Roca Rey. L’intégralité des cartels des ferias de la Communauté de Madrid, San Isidro, Art & Culture, sans oublier la corrida de Bienfaisance sera présentée ce vendredi 22 mars par Simon Casas.

Concentration d’Emilio de Justo dans le patio de cuadrillas de la Monumental de Las Ventas à Madrid, quelques minutes avant le paseo de sa corrida triomphale du 30 septembre 2018 (crédit photo : Plaza 1).

TOREROS : JESULÍN DE UBRIQUE, UN RETOUR TRÈS MÉDIATIQUE

Posté le 12/03/19

Son sourire et sa forme longiligne hantent encore les mémoires nostalgiques des aficionados qui le virent triompher, un lundi matin de Pentecôte, lors d’un mano a mano historique avec Chamaco devant plus de 18.000 spectateurs. Nous étions en 1990, âge d’or de la Tauromachie et des novilladas où les « petits princes » étaient aussi taquilleros que les maestros des corridas de l’après-midi. A la tête de cette caste d’apprentis-toreros de génie, Jesulín de Ubrique, qui allait quelques mois plus tard être sacré matador de toros à Nîmes par José María Manzanares, en présence d’Emilio Muñoz, face à une corrida de Manolo González.

28 ans plus tard, après avoir battu à deux reprises le record du nombre de corridas toréées en une saison – dont celui détenu par Manuel Benítez « El Cordobés », détrôné en 1995 avec 161 corridas, contre 121 en 1970 au cinquième Calife de la Tauromachie – Jesulín de Ubrique officie toujours en piste, dans un registre qui intéresse plus la presse rose espagnole que les aficionados du sérail. Un torero « médiatique » comme on les appelle de l’autre côté des Pyrénées, dont les prestations tout autant que la vie privée sont scrutées avec attention. Auteur de nombreux retours en piste, Jesulín a toréé sa dernière corrida le 19 août 2018 à Cuenca – sa seule course de l’année – afin de rendre hommage à Juan José Padilla, au côté de Miguel Abellán. Résultat final : les trois matadors se partagèrent un total de six oreilles face à un lot maniable de Román Sorando avant d’être sortis en triomphe.

Un retour en piste pour Jesulín de Ubrique après six longues années éloigné des pistes, tel que cela avait été le cas en 2008 et 2009, ou encore au tout début des années 2000. Aujourd’hui âgé de 45 ans, l’un des plus célèbres toreros andalous va revenir une nouvelle fois en piste dans le cadre d’un bien nommé « cartel médiatique » : le dimanche 24 mars, à Morón de la Frontera (Séville), il partagera l’affiche avec son ancien « meilleur ennemi », Enrique Ponce, ainsi que Cayetano face à des toros d’El Torero. Objectif avoué du matador natif d’Ubrique (Cadix) : se mettre dans les meilleures dispositions en vue de la temporada 2020 pour préparer le 30e anniversaire de son alternative.

Jesús Janeiro alias « Jesulín de Ubrique » sur le plateau d’une émission de télévision espagnole (crédit téléphoto : El Nacional).

TEMPORADA : BLESSURE ET UNE OREILLE POUR TOÑETE A OLIVENZA

Posté le 11/03/19

Cette course était sa deuxième en Europe, moins de six mois après sa prise d’alternative nîmoise. Sous les yeux des aficionados du monde entier – la corrida était retransmise par le canal Toros – Antonio Catalán « Toñete » a voulu marquer les esprits lors de la course d’ouverture de la Feria d’Olivenza (Badajoz). Un cartel jeune et attractif, complété par José Garrido et Luis David, qui a attiré la foule des grands jours sur les gradins des coquettes arènes extremeñas.

Face à un premier adversaire d’El Tajo assez inégal en comportement et plutôt décevant au cheval, Toñete a affirmé la décision de son toreo de muleta. Des séries droitières empreintes de maîtrise, servies par une main basse, avec un appréciable niveau de technique. Un benjamin du cartel qui n’a pas souffert de la comparaison face à ses compagnons d’affiche, s’engageant avec la même volonté lors de l’estocade.

En portant l’épée, Toñete a malheureusement reçu un coup de corne « fermé » de 10 cm au niveau de la cuisse droite. Opéré à l’infirmerie des arènes, le torero madrilène a manifesté son envie de lidier son second exemplaire mais les médecins ont fait valoir leur véto. Le matador espagnol âgé de 22 ans espère bien pouvoir honorer son prochain engagement du lundi 18 mars à Valencia, aux côtés du rejoneador Diego Ventura et du maestro Enrique Ponce.

Cette première corrida de la Feria d’Olivenza s’est conclue par la sortie en triomphe commune de José Garrido et Luis David, particulièrement inspirés face aux toros du maestro Joselito. Garrido, qui évoluait quasiment « à domicile », a ravi les deux oreilles du 4e toro d’El Tajo, alors que son confrère mexicain, Luis David, n’a pas fait de demi-mesure en récoltant une moisson de trois trophées. Autre torero sacré matador de toros à Nîmes, Luis David s’est particulièrement illustré devant le 5e exemplaire de la corrida, « Atlético », honoré d’une vuelta posthume.

Toñete dans le patio de cuadrillas des arènes de Nîmes, le 15 septembre 2018, peu avant sa prise d’alternative (crédit photo : Anthony Maurin).

ESCALAFÓN DES MATADORS DE TOROS : ROCA REY REPREND LES DEVANTS

Posté le 10/03/19

Les premiers jours de mars permettent d’avoir une vision plus affinée du classement Escalafón des matadors de toros. Passées les ferias mineures des mois de janvier et février, les cycles taurins d’Olivenza (Badajoz), Valencia et Castellón de la Plana donnent un premier instantané du profil que prendra la temporada. En ce sens, le leader de l’édition 2018 s’est d’ores et déjà emparé du commandement, en faisant valoir une moisson de trophées plus importante que celle de ses challengers.

Ainsi, Roca Rey apparaît en tête de ce Top 10, fort de ses 4 oreilles coupées en 2 corridas toréées. Le matador péruvien n’a pas laissé de place au doute lors de ses deux premières courses européennes de la saison, toutes deux couronnées par une sortie en triomphe : deux pavillons obtenus à Illescas (Tolède) le samedi 9 mars face à des toros de José Vázquez, puis deux autres trophées, le lendemain, à Olivenza, devant un lot de Daniel Ruiz. Des oreilles qui ont été chaque fois obtenues par paires à l’issue d’une faena ; un signe de la détermination et du niveau d’interprétation du toreo de Roca Rey en ce début de temporada.

A une oreille de Roca Rey, Sébastien Castella apparaît lui aussi dans le trio de tête : 2e avec 3 oreilles coupées en 2 corridas toréées, le torero biterrois a connu un bon week-end de reprise sur le vieux continent. Renforcé par une enrichissante campagne mexicaine lors des deux premiers mois de l’année, Sébastien Castella a dû se contenter d’un seul pavillon lors de la corrida d’Illescas où il partageait l’affiche au côté de Roca Rey. Le lendemain, c’est face à la corrida de Zalduendo que le matador français a imprimé sa décision, ravissant un pavillon à l’issue de ses deux prestations.

Morante de la Puebla apparaît quant à lui avec une motivation renouvelée en ce début d’année. Également présent le week-end dernier sur les affiches d’Illescas (9 mars) et Olivenza (10 mars), le fantasque torero andalou a livré une faena de son sceau par après-midi. Une régularité muleta en main qui lui a permis de ravir un pavillon dans chacune de ces arènes, et qui le place au 3e rang avec 2 oreilles coupées en 2 corridas toréées.

Leader le mois dernier, Fernando Adrián glisse donc à la 4e place, lui qui avait signé un triomphe probant à Ajalvir (Madrid), fin janvier, face à des toros de Villalobillos et Jódar y Ruchena. Il devance d’un trophée le torero mexicain Luis David, particulièrement en forme depuis la fin de la saison hivernale latino-américaine. Sur sa lancée du Mexique, le frère cadet de Joselito Adame a brillé de mille feux le 8 mars dernier à Olivenza, obtenant trois trophées face à une corrida fort intéressante d’El Tajo et La Reina.

Crédité de deux oreilles lors de la corrida de Jódar y Ruchena toréée à Ajalvir, Sánchez Vara rétrograde au 6e rang. Il demeure à égalité avec Manuel Escribano, lui aussi crédité de deux oreilles lors d’une corrida, c’était le 10 février dernier, face au bétail de Miura, à Valdemorillo (Madrid). Autre torero ayant officié à une reprise et ayant obtenu deux oreilles, Antonio Ferrera s’est distingué ce dimanche 10 mars sur le sable des arènes d’Olivenza où il fut sacré matador de toros il y a 22 ans. Un nouveau triomphe pour le torero originaire des îles Baléares, cette fois face aux toros de Zalduendo.

Trois matadors aux profils de styles bien différents qui partagent les mêmes chiffres qu’un torero vedette de l’Escalafón : Julián López « El Juli ». Dans une arène qui lui sied admirablement, face aux toros qu’il chérit depuis fort longtemps, le torero madrilène a obtenu deux oreilles lors de sa première corrida de la saison européenne. C’était samedi 9 mars à Olivenza face à un lot de Garcigrande.

Lors de cette même course, Enrique Ponce a lui aussi ravi deux trophées devant son premier toro de Garcigrande, s’assurant ainsi la sortie en triomphe aux côtés du rejoneador Diego Ventura et d’El Juli. Le maestro de Chiva clôt ainsi à la 10e place ce deuxième aperçu du début de saison chez les matadors de toros.

Andrés Roca Rey est d’attaque pour sa quatrième saison complète en qualité de matador de toros, ici à Nîmes lors de sa corrida d’alternative du 19 septembre 2015 (crédit photo : Anthony Maurin).

TEMPORADA : LES CARTELS DE LA FERIA DE PENTECÔTE RÉVÉLÉS LE 2 AVRIL

Posté le 09/03/19

Notez-le sur vos agendas : dans moins de quatre semaines, vous saurez tout de la programmation de l’une des ferias les plus importantes de la temporada européenne. Le mardi 2 avril, Simon Casas donnera lecture des cartels de la Feria de Pentecôte. Si l’heure et le lieu restent encore à déterminer, nul doute que cette annonce réunira cette année encore la foule des grands jours.

Rappelons que la Feria de Pentecôte se déroulera du jeudi 6 au lundi 10 juin 2019 aux arènes de Nîmes. Tous les renseignements pour le renouvellement et l’achat d’abonnements sont disponibles aux guichets SCP, 4 rue de la Violette, aux arènes de Nîmes, ou par le standard : 08 91 70 14 01 (0,225 EUR/min). La semaine du 2 avril sera très taurine à Nîmes puisque quelques jours après la présentation des cartels de Pentecôte aura lieu le Rendez-vous en Terre d’Afición, parrainé cette année par le grand couturier de la sastrería Fermín, Antonio López.

Détails dans le callejón des arènes de Nîmes lors de l’édition 2012 de la Feria de Pentecôte (crédit photo : Anthony Maurin).

REVUE DE PRESSE : LE TIRAGE AU SORT DE LA SAN ISIDRO ET LA MODERNITÉ DU BOMBO

Posté le 08/03/19

Fidèle à l’esprit critique de feu Joaquín Vidal, Antonio Lorca, l’exigeant chroniquer taurin du quotidien espagnol El País s’est récemment risqué à une comparaison entre les cartels de la saison taurine à Séville et les bases des grandes affiches de la San Isidro, qui ont été tirées au sort selon le choix de Simon Casas. Un match Madrid – Séville pour lequel le journaliste espagnol ne met pas de gants quant aux termes employés dès le titre de sa chronique : « San Isidro et Feria d’avril, entre le tirage au sort moderne et la tradition rance ». Deux modèles très différents qu’Antonio Lorca analyse d’un œil très acéré en tentant d’expliquer les choix des organisateurs concernés : Simon Casas pour Madrid, Ramón Valencia pour Séville.

S’il se montre critique avec les deux impresarii taurins, Antonio Lorca reconnaît à Simon Casas les qualités d’une « personnalité taurine fiable, à laquelle il faut reconnaître qu’il a été le seul à s’être risqué à ouvrir une nouvelle voie au sein de la Fiesta Brava. Simon Casas a découvert avec succès le tirage au sort des cartels pour la dernière Feria d’Automne, un modèle qu’il remet au goût du jour en le dépoussiérant ». Dans cette analyse, le critique taurin d’El País tacle au passage le modèle sévillan et les dénommés « cartels remataos, qui ont tant plu à Séville dans les années dorées de Curro Romero et de l’ancien organisateur, feu Diodoro Canorea ». Un Simon Casas qualifié « d’unique impresario taurin innovateur dans l’actualité » même si l’article lui reproche la « timidité du tirage au sort : seulement 10 élevages intégrés au bombo sur les 27 possibles, et 10 toreros présélectionnés pour le tirage sur les 53 postes habituels en San Isidro ».

Antonio Lorca reconnaît également que la chance a présidé ce tirage au sort « avec un hasard qui a eu la main heureuse sur la meilleure carte de ce bombo : le torero le plus en vue du moment – Roca Rey – face aux toros les plus « durs » - Adolfo Martín – ; une combinaison malheureusement impossible en tauromachie s’il n’y avait pas eu ce tirage au sort ». Une Feria de San Isidro qui est loin d’être finalisée puisqu’il faudra attendre le 22 mars pour connaître la totalité des cartels. « Rendons à César ce qui est à César, l’unique impresario taurin innovateur est français. C’est lui qui a ouvert une fenêtre sur un système novateur, qui pourrait ou devrait devenir, qui sait, une pratique obligatoire dans un futur immédiat. L’objectif est clair : que toute la San Isidro soit tirée au sort et que les toreros vedettes qui n’acceptent pas ce système restent chez eux. Actuellement, aucun torero est indispensable » affirme Antonio Lorca dans les colonnes de l’un des journaux les plus lus en Espagne.

Le 7 octobre 2018, Diego Urdiales a connu un important triomphe aux arènes de Las Ventas, lors d’une Feria d’Automne marquée par la réussite des cartels tirés au sort (crédit photo : Plaza 1).

TEMPORADA : ADRIEN SALENC DE RETOUR A LAS VENTAS

Posté le 07/03/19

Sur la route de l’alternative, Adrien Salenc sera à nouveau à l’affiche des arènes de Madrid. Simon Casas a ainsi renouvelé sa confiance au novillero nîmois en l’engageant lors de la deuxième novillada de printemps annoncée le dimanche 31 mars (18h00) à la Monumental de Las Ventas. L’apprenti-torero français partagera l’affiche avec Juan Carlos Carballo et Jesús Díez « El Chorlo » face à un lot de novillos de José Luis Pereda et La Dehesilla.

C’est la première fois qu’Adrien Salenc défiera les utreros de ce célèbre élevage d’origine Núñez. A cette occasion, le novillero nîmois prendra part à sa cinquième novillada sur le sable de Las Ventas depuis sa présentation du 23 avril 2017 dans la capitale espagnole face à un lot de Los Chospes. Un cycle de novilladas du printemps qui aura débuté une semaine plus tôt, le dimanche 24 mars (18h00), avec un lot de Fuente Ymbro qui sera lidié par Rafael González, Ángel Téllez et Francisco de Manuel.

Le dimanche 7 avril (18h00), la troisième novillada du cycle réunira Miguel Maestro, Abel Robles et Daniel Menés face à un lot de Hermanos Sánchez Herrero. Viendra ensuite la période de la Semaine Sainte avec deux corridas immuables dans le calendrier madrilène et les premières corridas de la temporada : tout d’abord, le 14 avril (18h00), Dimanche des Rameaux, avec les toros de Victorino Martín très attendus à Las Ventas pour un trio de toreros composé par Fernando Robleño, Octavio Chacón et Pepe Moral. Le dimanche suivant, 21 avril (18h00), la corrida de Pâques verra un lot d’El Torero être défié par David Galván, Juan Ortega et Pablo Aguado.

Trois novilladas et deux corridas très attendues par le public de la Monumental de Las Ventas et dont les enseignements seront précieux pour la suite de la temporada.

Adrien Salenc, un habitué des arènes de Las Ventas, ici lors de la novillada du 6 mai 2018 (crédit photo : Plaza 1).

REVUE DE PRESSE : LE TORO BRAVE, SON MODÈLE ÉCOLOGIQUE ET SA DÉFENSE AU PARLEMENT EUROPÉEN

Posté le 06/03/19

Dans un article daté du 21 décembre 2018, le quotidien espagnol ABC qualifie ce plan d’un « Greenpeace » du Toro de Lidia. Une organisation rappelant que l’élevage du toro brave est le plus écologique qui soit, du fait de son mode extensif et de la protection des territoires, d’une flore et d’une faune qui en découlent. Sur la piste parfois glissante du Parlement européen et de ses lobbies mal renseignés, les défenseurs de la cause taurine se doivent de trouver le terrain idéal afin de réinformer ceux qui ignorent tout du Toro et de sa culture.

C’est le rôle qui incombe notamment à maîtres Gerardo Arroyo et Javier Silveira, avocats de la Unión de Criadores de Toros de Lidia, qui s’emploient à expliquer auprès des eurodéputés la biodiversité liée à l’élevage du taureau de combat : « notre volonté est que les élevages de toros braves continuent d’être protégées et que celles-ci ne soient pas discriminées au niveau des aides européennes versées dans le cadre de la PAC. En ce sens, nous travaillons avec tous les groupes politiques ». Un vaste projet qui a ainsi permis de déjouer les amendements anti-taurins de certains eurodéputés qui souhaitaient stopper les aides aux ganaderos espagnols, français et portugais. Des éleveurs qui préparent par ailleurs une Alliance rurale aux côtés de secteurs stratégiques importants du monde du campo, comme la chasse, la pêche et l’agriculture.

Une action présentée en décembre dernier à Madrid par le président de l’UCTL, Carlos Núñez, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue aux arènes de Las Ventas. Le patron des ganaderos européens pointe un changement radical quant au regard des politiques depuis les résultats des élections provinciales en Andalousie : « nous sommes conscients que le vent a tourné… Auparavant, nous appelions les partis politiques et aujourd’hui, en l’espace de deux semaines, ce sont désormais eux qui nous appellent pour nous rencontrer. Pas plus tard que la semaine dernière, par exemple, nous avons eu un échange très enrichissant avec le leader du Parti populaire, Pablo Casado » explique Carlos Núñez.

Une présence plus affirmée des professionnels de l’élevage du toro brave qui ont tenu à répondre également aux récentes positions anti-taurine de la ministre espagnole de la Transition écologique, Teresa Ribera, dont la majorité est aujourd’hui poussée vers la sortie dans l’attente de nouvelles élections législatives anticipées le 28 avril prochain. Face à « l’exercice d’irresponsabilité » de la ministre quant à sa position sur la tauromachie et la chasse, les ganaderos espagnols affirment que « le monde rural est déprotégé » justifient-ils. Raison pour laquelle ces éleveurs ont pensé un « Greenpeace du Toro brave » en tissant des liens étroits avec le secteur de l’agriculture, de la pêche et de la chasse.

Une position défendue par la directrice de la communication de l’UCTL, Lucía Martín, qui rappelle que le toro brave est « l’un des joyaux du patrimoine génétique des races bovines espagnoles, un garant de la préservation d’un écosystème unique et un exemple de biodiversité (…) à travers les 540.000 hectares de propriétés que l’Union européenne définit comme des espaces de Haute valeur naturelle ». Plus qu’un patrimoine culturel et qu’un spectacle légal, la tauromachie a trouvé de nouveaux arguments de défense, avec l’arme jusqu’alors brandie par ses pourfendeurs. Car aucun autre type d’élevage est autant écologique que celui du Toro brave.

La réalité de la vie du Toro brave au cœur du campo en images. Un patrimoine génétique et écologique à préserver (crédit photo : UCTL).

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