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ÉPHÉMÉRIDES : ÇA S’EST PASSÉ UN 23 MAI

Posté le 23/05/20

- Dimanche 23 mai 1999 : riche programmation en ce Dimanche de Pentecôte avec trois courses à l’affiche des arènes de Nîmes. En fin de matinée, les apprentis-toreros Juan Bautista et El Fandi rivalisent de talent et d’adresse lors de la novillada de la Cape d’or. Deux oreilles récompensent la prestation du novillero arlésien alors que l’Andalou doit aller puiser au fond de ses ressources pour obtenir un trophée du dernier novillo de Yerbabuena, avec un coup de corne à la clé. L’après-midi, Fernandez Méca coupe trois oreilles d’importance face à un grand lot de toros de Victorino Martín dont le 4e exemplaire, « Novato », est honoré d’une vuelta posthume. Le torero nîmois sort en triomphe pour la première fois de sa carrière par la Porte des Consuls. En soirée, une corrida portugaise voit briller face au bétail de Luis Terrón deux rejoneadors portugais jusqu’alors inconnus : Rui Fernandes et Diego Ventura.

- Samedi 23 mai 2015 : la journée de feria débute par la novillada de la Cape d’or, qui voit la présentation aux arènes de Nîmes de Ginés Marín et Andy Youns. Le novillero castellonense Jonathan Varea complète l’affiche d’une course dont le plateau ganadero est fourni par les élevages de Parladé et Juan Pedro Domecq. Particulièrement convaincant avec cape et muleta, Ginés Marín propose la partition de toreo la plus dense de la matinée. Touché au niveau du scrotum par le 1er novillo de Parladé, l’apprenti-torero jerezano reste en piste et salue au tiers à l’issue de sa première faena. Face à l’excellent « Instigador », sorti en 4e position et crédité d’une vuelta posthume, Marín laisse parler la personnalité de son toreo et obtient deux oreilles. Deux autres pavillons reviennent entre les mains de l’Arlésien Andy Younès, particulièrement soutenu par le public tout au long de la novillada. Un pavillon récompense chacune de ses faenas, même si son second ouvrage, devant le 6e exemplaire de Parladé, s’avère être le plus abouti en termes de gestuelle. Desservi par le tirage au sort, Varea écoute le silence par deux fois alors que le trophée de la Cape d’or est décerné à Andy Younès, qui sort en triomphe par la Porte des cuadrillas. L’après-midi, le lot de toros de Núñez del Cuvillo ne favorise pas le succès de la terna composée par David Fandila « El Fandi », José María Manzanares II et Alejandro Talavante. Les plus beaux muletazos de l’après-midi sont à mettre au crédit de Manzanares fils, élégamment vêtu d’un costume de lumières entièrement noir, en signe du deuil de son père, maestro idole des arènes de Nîmes pendant quatre décennies. Seul un échec relatif avec les aciers empêche le torero alicantin de ravir l’oreille du 5e toro. Un trophée qu’empoche en revanche El Fandi devant le 4e exemplaire, admirablement lidié dans les trois tiers. Beaucoup de conviction avec cape, banderilles et muleta de la part du matador originaire de Grenade, qui va jusqu’à poser quatre paires de bâtonnets ! Muet face à deux toros atones, Alejandro Talavante écoute un silence à l’arrastre des 3e et 6e exemplaires.

Un toro de Victorino Martín inspectant la piste des arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

ÉPHÉMÉRIDES : ÇA S’EST PASSÉ UN 22 MAI

Posté le 22/05/20

- Dimanche 22 mai 1988 : le fer portugais d’Ortigão Costa est à l’affiche de la novillada matinale qui voit la présence du novillero Rául Zorita, originaire de Saint-Sébastien, aux côtés de l’Arlésien Roger Ferreira et du Nîmois Fernandez Meca. Ce dernier est lauréat du trophée Marcel-Sant après avoir livré la prestation la plus complète de la matinée, se démarquant du toreo appliqué de Ferreira et de l’appréciable esthétique des gestes de Zorita. L’après-midi, la corrida porte le fer de Juan Pedro Domecq pour la quatrième comparution de Paco Ojeda lors de cette Pentecôte nîmoise. Malheureux avec l’épée, le torero sanluqueño gâche lors de la suerte suprême un succès légitimement acquis avec cape et muleta. A ses côtés, Julio Robles ne parvient pas à surmonter le manque d’éclat de son lot, tout comme Curro Caro, venu pallier le forfait sur blessure de Nimeño II. En soirée, une corrida portugaise clôt cette longue journée du Dimanche de Pentecôte, avec quelques éclairs signés Marie Sara en cette nuit de feria enfiévrée.  

- Samedi 22 mai 1999 : cette troisième journée de Feria de Pentecôte débute par une corrida de l’art alléchante. Face aux toros de Jandilla, les spectateurs retrouvent au paseo ni plus ni moins que Curro Romero, Enrique Ponce et Antoní Losada. Avec maîtrise, sérénité et sens des distances, le maestro de Chiva se joue des pièges de cette course et ravit l’unique oreille de la matinée devant le 5e exemplaire marqué du fer de l’étoile de Borja Domecq. L’après-midi, José Tomás arrête les pendules lors d’un quite époustouflant par gaoneras sur le 1er toro d’Alcurrucén dévolu à Javier Conde. L’unique oreille de la corrida est octroyée à José Luis Moreno à l’issue de sa première faena.

Vendredi 22 mai 2015 : la Feria de Pentecôte débute par un mano a mano inédit à Nîmes entre José Antonio « Morante de la Puebla » et Julián López « El Juli ». Face aux toros de Garcigrande, les deux toreros rivalisent d’audace et d’inspiration pour proposer une corrida d’ouverture au profil plaisant et varié. Héritant du meilleur toro de la course, Morante coupe l’oreille du 3e exemplaire, profitant d’un répit de la part du vent, offrant une faena de son cru, rehaussée par les accords solennels du Concerto d’Aranjuez. Dans un registre de toreo différent, d’une redoutable efficacité, El Juli ravit l’oreille des 2e et 4e toros de l’après-midi. A l’issue de la course, il est porté en triomphe et ouvre la Porte des cuadrillas de l’amphithéâtre romain.

Depuis la fin des années 80 et ses débuts en tant que novillero, Enrique Ponce est un fidèle des arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

DISPARITION : L’ADIEU À ROBERT BARRACHIN

Posté le 21/05/20

Une bien triste nouvelle vient encore de frapper le petit monde des toros et celui des arènes de Nîmes. On a appris mercredi soir le décès de Robert Barrachin, à l’âge de 71 ans, après plusieurs semaines d’hospitalisation. Membre de l’équipe du toril des arènes de Nîmes depuis 2007, il était « l’homme au panneau » qui annonçait en piste l’identité et les références de chaque toro lidié ainsi que le nom du torero qui allait le défier. Il avait succédé à ce poste à André Roche et Pierre Pérez.

Figure bien connue de la vie entrepreneuriale nîmoise, Robert Barrachin était également le directeur du Garage de l’Hippodrome, dans la zone industrielle de Grézan, dont il fut le président de l’association, une entité qui réunit aujourd’hui plus de 100 entreprises. Très impliqué dans le milieu associatif, il était un acteur majeur de la vie citoyenne, culturelle et économique nîmoise. Sa casquette vissée sur la tête, vêtu d’un traje corto toujours impeccable, Robert Barrachin était devenu une figure incontournable de nos arènes, notamment grâce à la rigueur et à la précision des informations données sur son panneau.

C’est un autre passionné, un amoureux de la vie et un épicurien qui nous quitte. Toute l’équipe de SCP France adresse ses condoléances attristées à toutes les personnes touchées par ce deuil.

Robert Barrachin, « l’homme du panneau » aux arènes de Nîmes entre 2007 et 2019 (crédits photos : Muriel Haaz et Bernard Planchon).

ÉPHÉMÉRIDES : ÇA S’EST PASSÉ UN 21 MAI

Posté le 21/05/20

- Vendredi 21 mai 1999 : huit mois après sa prise d’alternative historique, en direct devant les caméras de la télévision espagnole, Julián López « El Juli » revient aux arènes de Nîmes dans le cadre d’une corrida monumentale. Le prodige de la tauromachie s’enferme en « 1 contre 6 » pour la première fois de sa jeune carrière en France. Les toros de Torrestrella, Alcurrucén et Jandilla sont les trois seuls exemplaires à relever un melting-pot ganadero assez inégal en termes de comportement. El Juli ravit l’oreille du 2e toro de Torrestrella, celle du 4e exemplaire d’Alcurrucén et un dernier trophée face au 6e toro de Jandilla avant de sortir en triomphe par la Porte des cuadrillas.

- Lundi 21 mai 2018 : la Feria de Pentecôte s’achève par une session double de corridas en ce lundi férié. En fin de matinée, une corrida mixte équestre permet à Guillermo Hermoso de Mendoza d’effectuer son premier paseo nîmois. Face à deux novillos de Carmen Lorenzo, le fils de l’ancien « roi de Navarre » se montre bluffant de maîtrise, ravissant les deux oreilles et la queue du brave « Riojano », sorti en 3e position. Des débuts à marquer d’une pierre blanche, matérialisés par une sortie sous l’arche de la Porte des Consuls. Au côté du jeune Mendoza, Léa Vicens est créditée de l’oreille de ses deux adversaires, parvenant ainsi à ouvrir la porte des cuadrillas. Point de sortie en triomphe en revanche pour Pablo Hermoso de Mendoza, amené à saluer à l’issue de sa seconde faena. L’après-midi, la corrida de Jandilla ne tient pas les mêmes promesses que le lot présenté l’année précédente. Venu remplacer Paco Ureña grièvement blessé au campo l’avant-veille, Thomas Joubert reçoit l’oreille du bon toro d’ouverture. Un autre trophée récompense la ténacité et l’inspiration du toreo d’Álvaro Lorenzo devant le 6e toro, porteur du fer de Vegahermosa. Une vuelta est effectuée par Román à l’issue de sa seconde prestation.

Préparation d’estocade de Julián López « El Juli » lors de sa corrida en solitaire du 21 mai 1999 aux arènes de Nîmes (crédit photo : agence de presse d’El Juli).

ÉPHÉMÉRIDES : ÇA S’EST PASSÉ UN 20 MAI

Posté le 20/05/20

- Lundi 20 mai 1991 : journée de clôture explosive de la Feria de Pentecôte, avec un grand lot de novillos d’Alfonso Guardiola en matinée pour la terna composée par Philippe Delapeyre « El San Gilen », Manuel Montoya et Paco Senda. Blessé par le 4e exemplaire de la course, le novillero saint-gillois doit céder sa place à Manuel Montoya, déjà excellent face au 2e exemplaire, dépossédé d’une oreille. Avec technique, maîtrise et sens des distances, l’apprenti-torero originaire d’Albacete part pour ouvrir la Porte des Consuls face aux « marialuisa ». Le dernier novillo, « Peleón », porteur du fer des héritiers de Salvador Guardiola Domínguez, est gracié à l’issue d’une faena époustouflante de Montoya, qui aurait certainement coupé les trophées maximums. La confusion régnant à l’issue de la novillada sur les gradins empêchera une sortie en triomphe pourtant légitimement gagnée avec cape, muleta et épée. Près de trois ans après son grand frère  de María Luisa Domínguez y Pérez de Vargas gracié à Ronda par José María Manzanares, « Peleón » est le premier novillo gracié sur la piste des arènes de Nîmes. L’après-midi, Emilio Muñoz est le triomphateur de la corrida de clôture après avoir ravi les deux pavillons du 5e exemplaire de Juan Pedro Domecq. Avec finesse et classicisme, le maestro de Triana trace la faena la plus accomplie de l’après-midi. Chef de lidia exemplaire et inspiré avec la cape, Ortega Cano est récompensé de l’oreille du 4e toro de la tarde alors que Paco Ojeda brille par intermittences.

- Dimanche 20 mai 2018 : double session de corridas en ce Dimanche de Pentecôte, marqué par la confirmation d’alternative du matador vénézuélien Jesús Enrique Colombo. Pour sa première corrida nîmoise, le torero sud-américain reçoit la muleta des mains d’Enrique Ponce, en présence de Juan Bautista, face au toro de Juan Pedro Domecq, « Reservón », n°36, castaño bragado, annoncé à 523 kg et né le 2 janvier 2014. Particulièrement énergique dans la pose des banderilles, Colombo convainc le public par son toreo impliqué et obtient la première oreille de cette fin de matinée. A ses côtés, Enrique Ponce ouvre la porte des cuadrillas après avoir tracé une faena de sa composition devant le 4e exemplaire de la corrida, dépossédé de ses deux pavillons. Dans un registre très technique et d’une redoutable efficacité muletera, Juan Bautiste s’adjuge un triomphe majeur en ravissant pas moins de quatre trophées ! La Porte des Consuls s’ouvre une nouvelle fois au matador arlésien. L’après-midi, les arènes de Nîmes célèbrent le dernier paseo de Juan José Padilla, qui, en coupant trois oreilles, s’adjuge l’unique Porte des Consuls de sa carrière. Les toros de Núñez del Cuvillo participent à la réussite globale de cette corrida face à des gradins qui affichent un quasi-plein. Au côté du « pirate » jerezano, José María Manzanares II réaffirme l’élégance de sa tauromachie en obtenant un pavillon lors d’une seconde faena particulièrement soignée. Un autre trophée récompense Roca Rey, auteur d’une partition fort convaincante devant le 3e toro de l’après-midi.

Juan José Padilla recevant la médaille de la Ville de Nîmes à l’occasion de sa dernière corrida dans l’amphithéâtre romain, le 20 mai 2018 (crédit photo : Anthony Maurin).

ÉPHÉMÉRIDES : ÇA S’EST PASSÉ UN 19 MAI

Posté le 19/05/20

- Dimanche 19 mai 1985 : la ganadería du Conde de la Maza ouvre la temporada nîmoise une semaine avant la Feria de Pentecôte avec la novillada de la Cape d’or. Aucun lauréat n’est désigné à l’issue de la course entre les trois prétendants figurant au cartel : Michel Lagravère, Carmelo et Chicuelo de Albacete.

- Lundi 19 mai 1986 : la Feria de Pentecôte touche à sa fin avec deux courses programmées aux arènes de Nîmes. Joël Matray effectue son dernier paseo nîmois en qualité de novillero et effectue une vuelta à l’arrastre du 4e novillo de González Sánchez-Dalp. Miguel Báez « Litri » et Rafi Camino signent une prestation prometteuse et ambitieuse, ravissant deux oreilles chacun. L’après-midi, le lot de toros de Torrestrella est complété par un exemplaire d’Antonio Pérez et un ultime toro de Sepúlveda. José Ortega Cano et Emilio Muñoz étalent leur brio, ravissant respectivement l’oreille des 4e et 5e toros. En délicatesse avec l’épée, Paco Ojeda essuie une bronca – fait rare – lors de son premier combat avant d’écouter une ovation face à l’ultime toro de la feria.

- Dimanche 19 mai 1991 : Dimanche de Pentecôte à Nîmes avec une session double de courses au cœur d’une grande feria ! En matinée, les novillos de Jandilla développent caste et tempérament, mettant à l’épreuve la muleta enflammée d’Antonio Borrero « Chamaco ». Chef de lidia de cette novillada, le Vénézuélien Érick Cortés ravit l’oreille du 4e exemplaire de la course. Précédemment, un autre trophée avait été accordé à Víctor Puerto, en réussite pour sa présentation aux arènes de Nîmes. L’après-midi, la foule des grands jours remplit l’amphithéâtre pour une corrida du Marquis de Domecq fort animée. Antonio Manuel Punta effectua sa présentation en qualité de matador de toros dans la capitale gardoise aux côtés de deux monstres sacrés de l’afición nîmoise. Époustouflants lors des tiers de banderilles, Luis Francisco Esplá et Victor Mendes sont les deux grands animateurs de cette corrida ; une oreille venant récompenser la seconde faena du maestro alicantin ainsi que la première de son confrère lusitanien.

- Samedi 19 mai 2018 : en fin de matinée, Rafi Raucoule « El Rafi » brille à l’occasion de sa première novillada dans l’amphithéâtre romain. A domicile, le petit-fils du concierge du toril des arènes réussit parfaitement sa présentation nîmoise en ravissant un total de trois oreilles face à un excellent lot de Pagès-Mailhan. Le 6e novillo, « Ocurrente », n°565, castaño, annoncé à 438 kg et né le 2 mai 2015, est d’ailleurs honoré d’une vuelta posthume. Lors de cette novillada de la Cape d’or, un autre novillero nîmois effectue sa présentation : Adrien Salenc obtient un pavillon face au novillo d’ouverture. Pour sa part, le Madrilène Ángel Téllez fait valoir son toreo d’élégance, saluant à deux reprises. Le trophée de la Cape d’or est attribué par la peña Antonio Ordóñez à El Rafi. L’après-midi, les gradins affichent complet pour assister à un grand triomphe de Sébastien Castella, qui se voit récompensé d’un total de quatre oreilles face à des toros de Garcigrande et Domingo Hernández. Un grand succès qui permet au matador biterrois d’ouvrir une nouvelle fois la Porte des Consuls alors qu’un autre Français est porté en triomphe à l’issue de la course. Crédité de l’oreille de ses deux toros, Andy Younès se hisse à la hauteur de l’importance de ce cartel dont le chef de lidia était El Juli, muet face à ses deux exemplaires de Garcigrande.

Naturelle de Sébastien Castella le 19 mai 2018 aux arènes de Nîmes face au 2e toro de la corrida de Garcigrande (crédit photo : Anthony Maurin).

ÉPHÉMÉRIDES : ÇA S’EST PASSÉ UN 18 MAI

Posté le 18/05/20

- Mercredi 18 mai 1988 : la Feria de Pentecôte s’ouvre avec la novillada de la Cape d’or dont le cartel réunit El Niño de la Taurina, Denis Loré et Juan Villanueva. Récemment blessé à l’œil gauche à Algeciras, le Niño de la Taurina fait preuve de vaillance et de variété dans son toreo. Élégant et esthétiquement différent, Juan Villanueva apporte une note de fraîcheur dans sa proposition artistique. Complet dans la conduite de la lidia et efficace lors de ses deux faenas, Denis Loré signe un succès probant et se voit attribuer le trophée mis en jeu par la peña Antonio-Ordóñez.

- Samedi 18 mai 1991 : triple session taurine proposée en cette chaude journée de la Feria de Pentecôte. Tout débute en fin de matinée par une novillada de Juan Pedro Domecq toréée par les novilleros vedettes du moment : Manuel Caballero, Antonio Borrero « Chamaco » et Marcos Sánchez Mejías. Une course dominée par le « cyclone de Huelva », récompensé de deux oreilles. L’après-midi, l’unique pavillon de l’après-midi est ravi par José Miguel Arroyo « Joselito », auteur de la meilleure faena de la tarde devant un toro de remiendo de Jandilla. Cet exemplaire venait compléter un lot d’Atanasio Fernández avec un trio de toreros composé par Emilio Muñoz, Richard Milian et Joselito. En nocturne, la corrida portugaise remporte un grand succès populaire, en présence de quelques pointures du rejoneo. Face à un melting-pot ganadero composé des fers de Jandilla, José Luis Marca, Francisco Ojeda et Guardiola Domínguez, Manuel Vidrie, Jacques Bonnier, Marie Sara et Luis Domecq font étalage de l’étendue de leur technique. La course est marquée par quelques accrochages spectaculaires du côté des forcados portugais, dont plusieurs membres rejoindront l’infirmerie. La plus belle faena de la soirée est l’œuvre du duo composé par Manuel Vidrie et Jacques Bonnier. Un ballet annonciateur de la programmation du grand rejoneador madrilène à l’affiche de la prochaine corrida d’alternative de Marie Sara, quatre mois plus tard, dans ces mêmes arènes…

- Vendredi 18 mai 2018 : quinze ans après sa dernière venue dans l’amphithéâtre romain, l’élevage mythique de Partido de Resina fait son grand retour aux arènes de Nîmes. Porteurs d’un patrimoine génétique rare, les gris et uniques toros chers à José Luis Algora sont défiés par Rafaelillo, Thomas Dufau et Juan Leal. L’unique oreille de cette première corrida de Pentecôte est coupée in-extremis par Juan Leal devant le 6e exemplaire du lot, lidié sous une pluie continue. Précédemment, Thomas Dufau avait effectué une vuelta à l’arrastre du 2e toro.

La joie de Juan Leal lors de sa vuelta sous la pluie après avoir ravi l’unique oreille de la corrida de Partido de Resina, le 18 mai 2018 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

ÉPHÉMÉRIDES : ÇA S’EST PASSÉ UN 17 MAI

Posté le 17/05/20

- Vendredi 17 mai 1991 : la Feria de Pentecôte se poursuit sur un rythme de croisière avec une novillada de Torrestrella programmée en fin de matinée. Une course qui marque la présentation de Lionel Rouff « Morenito de Nîmes » dans l’amphithéâtre romain, aux côtés de Manuel Caballero et Marcos Sánchez Mejías, alors novilleros vedettes. L’après-midi, Paco Ojeda signe un bijou de faena devant un toro de Jandilla auquel il ravit les deux oreilles, dans un cartel complété par Roberto Domínguez et Denis Loré.

Picadors dans le patio de caballos des arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

ÉPHÉMÉRIDES : ÇA S’EST PASSÉ UN 16 MAI

Posté le 16/05/20

- Lundi 16 mai 2016 : la Feria de Pentecôte s’achève sur une session double de courses. En fin de matinée, la traditionnelle corrida de l’arte del rejoneo réunit Pablo Hermoso de Mendoza, Manuel Manzanares et Léa Vicens. Près de cinq ans après sa dernière prestation dans la capitale du Gard, Manzanares obtient l’oreille du 5e toro de Fermín Bohórquez. Deux pavillons récompensent les prestations enthousiastes de Pablo Hermoso de Mendoza et Léa Vicens, respectivement devant les 4e et 6e exemplaires de la matinée. Les deux centaures sortent en triomphent la Porte des cuadrillas. L’après-midi, le duel très attendu entre Sébastien Castella, Miguel Ángel Perera et Andrés Roca Rey tourne court à cause de la médiocrité du lot de toros de Daniel Ruiz. Malgré ce, le trio franco-hispano-péruvien de matadors s’attache à ce que cette course reste placée sous le sceau de la concurrence. Auteur de la faena la plus dense de la journée, Miguel Ángel Perera coupe deux oreilles méritées devant le 5e toro. Une prestation qui faisait suite au trophée glané par Sébastien Castella à l’issue d’une lidia particulièrement tenacé. Roca Rey doit pour sa part se contenter d’un simple salut à l’arrastre du 3e exemplaire.

Sortie en triomphe par la Porte des cuadrillas pour Pablo Hermoso de Mendoza et Léa Vicens lors de la corrida équestre du 16 mai 2016 (crédit photo : Anthony Maurin).

ÉPHÉMÉRIDES : ÇA S’EST PASSÉ UN 15 MAI

Posté le 15/05/20

- Lundi 15 mai 1989 : Nîmes est encore sous le choc du triomphe historique de Nimeño, la veille face aux guardiolas. Cette journée du Lundi de Pentecôte débute par une novillada matinale de Manolo González marquée par l’excellence du bétail. Le lot de novillos permet à Denis Loré de signer un triomphe important, matérialisé par l’octroi de deux oreilles face au 4e exemplaire de la course. Fin et précis dans son toreo, Enrique Ponce obtient le premier pavillon de la matinée devant le 2e novillo, mais ne peut transformer son succès en triomphe face au 5e Sánchez-Dalp. Triomphateur majuscule de cette novillada, Jesús Janeiro « Jesulín de Ubrique » bouleverse le public nîmois par son temple et son toreo de courte distance. Quatre oreilles saluent deux faenas d’une rare intensité, permettant au novillero natif d’Ubrique d’ouvrir la Porte des Consuls après avoir partagé une vuelta finale au côté du mayoral de l’élevage de Manolo González. La corrida de l’après-midi ne sera pas du même acabit en termes de contenu artistique. Inégaux et justes de forces, les toros de José Luis Marca ne permettent pas à Julio Robles, Espartaco et Litri fils de se mettre en évidence. Ovationné à l’issue de sa seconde prestation, Robles est témoin d’une faena sérieuse d’Espartaco devant le 5e exemplaire, dépossédé de son oreille. Précédemment, Litri avait lui aussi ravi un trophée face au 3e toro de l’après-midi, proposant un style grand public toujours fort apprécié. Le matador andalou, sacré moins de deux ans plus tôt dans ces mêmes arènes, effectue une vuelta à l’issue de sa seconde prestation.

- Dimanche 15 mai 2016 : deux alternatives sont organisées en ce Dimanche de Pentecôte. La première concerne le torero jerezano Ginés Marín, qui reçoit sa muleta de matador de toros en fin de matinée, des mains de Morante de la Puebla, en présence de David Mora, face au toro « Sonoro », n°40, castaño, 512 kg, né en janvier 2012, de l’élevage de Zalduendo. Une oreille récompense l’élégance du toreo de l’impétrant. Un pavillon est également accordé à David Mora, auteur des meilleurs gestes de la matinée, devant le 3e exemplaire de la course. L’après-midi, Jonathan Varea est le 30e matador de l’histoire à prendre son alternative dans l’amphithéâtre nîmois. La cérémonie est parrainée par José María Manzanares II, sous le regard d’Alberto López Simón, face au toro « Mala Vida », n°51, colorado ojo de perdiz, 515 kg, né en janvier 2012, porteur du fer de Juan Pedro Domecq. Varea se montre plus que digne lors de ses deux prestations et salue au tiers à l’issue de chacune de ses faenas. José María Manzanares ravit l’oreille du 2e toro de la course, récompense légitime pour la grâce de la gestuelle droitière du torero d’Alicante. Désireux de compenser une seconde partie de corrida assez décevante, López Simón offre le toro de réserve auquel il sert une faena entreprenante et variée. Deux pavillons reviennent dans l’escarcelle du torero de Barajas, qui, à la surprise générale – et sur le fil – parvient à sortir en triomphe par la Porte des cuadrillas.

Cérémonie d’alternative pour Ginés Marín, des mains de Morante de la Puebla et en présence de David Mora, le 15 mai 2016 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

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