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CARNETS GANADEROS : L’AGENDA CHARGÉ DE JOAQUÍN NÚÑEZ DEL CUVILLO

Posté le 17/04/18

Établi sur la propriété « El Grullo » de Vejer de la Frontera (Cadix), l’élevage de Núñez del Cuvillo dispose de plusieurs fincas pour asseoir l’importance de sa camada annuelle. En 2017, cette ganadería a en effet livré pas moins de 28 corridas en Europe et fait lidier la bagatelle de 132 toros qui ont favorisé la coupe de 66 oreilles. Deux exemplaires ont par ailleurs reçu les honneurs de la vuelta posthume : l’un avait été toréé par El Fandi le 22 juin à Alicante, et le suivant, « Ganador », avait rencontré la muleta d’Enrique Ponce, le 16 septembre à Nîmes.

C’est donc dans des habits de « triomphateur » que l’élevage de Núñez del Cuvillo est répété pour cette Feria de Pentecôte. Les toros porteurs de la devise verte, blanche et rouge, ont déjà investi la piste nîmoise à douze reprises depuis leur présentation du 29 mai 2004 et une oreille de poids ravie par César Jiménez. Particularité nîmoise, en treize ans de programmation dans l’amphithéâtre romain le fer de Núñez del Cuvillo n’a fait combattre que six lots intégraux, les six autres dates correspondant à des corridas panachant plusieurs élevages. 

Une ganadería très demandée dans le panorama taurin et qui figure d’ores et déjà sur les affiches des arènes de Baeza (Jaén), où est annoncée une corrida avec le rejoneador Leonardo Hernández II et les matadors José María Manzanares II, Alejandro Talavante et Cayetano. Six jours plus tard, l’élevage andalou participera comme chaque année à la Feria du Cheval de Jerez de la Frontera (Cadix), considérée comme l’une des arènes de prédilection pour la famille Núñez et associée à d’immenses faenas de José Tomás. Ce 11 mai, le public jerezano retrouvera au cartel El Juli, Alejandro Talavante et Andrés Roca Rey, lui aussi programmé à Nîmes devant ces toros aux côtés de Juan José Padilla et José María Manzanares II. 

Le 13 mai, l’élevage de Núñez del Cuvillo fournira le lot d’une corrida importante à Valladolid, pour la corrida traditionnelle de San Pedro Regalado, qui comptera sur la présence de Morante de la Puebla, José María Manzanares II et Alejandro Talavante. Trois jours plus tard, au lendemain de la fête de San Isidro, Madrid accueillera à nouveau cette ganadería vedette : en plein cœur de la feria, la Monumental de las Ventas sera témoin d’une autre corrida au cartel relevé : Antonio Ferrera, José María Manzanares II et Alejandro Talavante, ces deux derniers étant considérés par le ganadero comme des « toreros de la casa ». 

Un riche programme et certainement bon nombre de lidias de toros à commenter d’ici au 20 mai, Dimanche de Pentecôte, pour le retour des Núñez del Cuvillo aux arènes de Nîmes. 

(Crédit photo : agence de presse de José María Manzanares).

TEMPORADA : JOSÉ MARÍA MANZANARES BRILLE DE MILLE FEUX FACE A UN TORO DE NÚÑEZ DEL CUVILLO

Posté le 17/04/18

Cette Feria d’avril serait-elle un prélude aux corridas qui attendent le public des arènes de Nîmes pour la Feria de Pentecôte ? Toujours est-il qu’au lendemain de la cinquième Porte du Prince ouverte par El Juli, les toreros et élevages annoncés dans la capitale gardoise ne cessent de briller dans les reflets du Guadalquivir. Annoncé à Nîmes le 19 mai face aux toros de Garcigrande – dont il a gracié un exemplaire hier baptisé « Orgullito » –, El Juli a idéalement entamé cette semaine de farolillos.

Il a été suivi dans cette démarche par José María Manzanares II, qui lui a emboîté le pas, animé d’un toreo de cadence et de lenteur qui a une fois encore envoûté le public sévillan. Face à « Encendido », le torero d’Alicante a conquis le cœur de la Real Maestranza, offrant une faena de valeur face à un toro de Núñez del Cuvillo qui n’a jamais cessé de charger, mû par une classe infinie à la muleta. Des naturelles dont la rondeur et le bouquet ont ouvert au public les portes d’un toreo templé et précieux. 

Épée en main, Manzanares s’est engagé avec l’envie du triomphe, al recibir, précédant un grand instant de caste et de résistance du toro dans son dernier souffle de vie. Pas de mouchoir bleu et de vuelta posthume pour récompenser la prestation de « Encendido » mais une grande ovation qui a fait la fierté de son éleveur, Álvaro Núñez. Au toro suivant, une autre oreille a été accordée à Alejandro Talavante alors que Sébastien Castella a salué à l’issue de sa seconde prestation. 

José María Manzanares II et l’élevage de Núñez del Cuvillo se retrouveront à Nîmes, le Dimanche de Pentecôte, 20 mai, dans le cadre de la quatrième corrida de la feria. Le cartel sera complété par Juan José Padilla pour ses adieux à l’afición nîmoise et Andrés Roca Rey. C’est la troisième fois que le torero d’Alicante défiera les toros de Núñez del Cuvillo dans l’amphithéâtre romain, jusqu’alors sans succès. Une tendance qui va très certainement s’inverser… 

(Crédit photo : Plaza de toros de la Real Maestranza de Caballería de Sevilla).

TEMPORADA : GARCIGRANDE ET EL JULI TRIOMPHENT A SÉVILLE AVEC UNE GRÂCE A LA CLÉ !

Posté le 16/04/18

Depuis son premier succès sévillan, perlé de son propre sang, Julián López « El Juli » a toujours vécu une histoire passionnelle avec Séville. En ce lundi de farolillos, le matador madrilène a écrit une nouvelle page d’histoire de sa longue carrière en obtenant la grâce du 5e toro de la corrida de Garcigrande, baptisé « Orgullito ». Un « petit orgueil » pour le Juli que celui de pouvoir gracier le premier toro de sa carrière sur le sable ocré de la Real Maestranza. 

Avant lui, José María Manzanares II avait obntenu l’indulto du toro « Arrojado », de Núñez del Cuvillo, le 20 avril 2011, cinq ans avant que Manuel Escribano n’en fasse de même avec « Cobra Diezmos », de Victorino Martín, le 13 avril 2016. Avant ces deux matadors professionnels, le novillero Rafael Astola avait gracié le premier novillo de l’histoire de la Real Maestranza de Séville, « Laborioso », porteur du fer d’Albaserrada. 

C’est le 26e toro gracié par El Juli depuis sa prise d’alternative nîmoise des Vendanges 1998 et le deuxième depuis le début de la temporada. Le matador madrilène avait déjà connu cet événement en février dernier, aux arènes de Bogota, où il avait été par ailleurs blessé par ce même toro de Juan Bernardo Caicedo. Ce lundi, point d’incidents pour le Juli mais une faena complète qui a conquis le public de la Real Maestranza, qui a réclamé les deux oreilles symboliques en faveur du Madrilène. 

Un triomphe intégral pour Julián López qui s’était déjà montré pléthorique lors de sa première faena en obtenant les deux oreilles de son premier exemplaire de Garcigrande, qui a servi en ce jour un lot comprenant plusieurs toros de bonne note, le 5e, gracié, étant supérieur par son moteur. Ainsi, Enrique Ponce a lui aussi brillé en ravissant un pavillon à l’issue de sa seconde prestation. Mais cet après-midi était bien celui du Juli, un matador sûr de sa technique et du contenu de ses lidias, poderoso avec cape et muleta, tenues mains basses. 

Comme un signe du destin, El Juli avait dédié sa première faena au ganadero Justo Hernández – touché cet hiver par la disparition de son père Domingo Hernández, propriétaire de l’élevage –, un ensemble muletero marqué du sceau du temple et d’un haut niveau de répétition dans les assauts du toro, logiquement dépossédé de ses deux oreilles. Une performance rééditée – et de quelle manière ! – devant le 5e toro, reçu avec lenteur et verticalité à la muleta. 

Une faena au cours de laquelle El Juli a rappelé à l’afición sévillane l’excellence de sa main gauche au sein de séries de grande vibration. Totalement impliqué sur chaque muletazo, le torero madrilène s’est attaché à ne faire qu’un avec son partenaire de faena pour un accord esthétique acclamé par l’ensemble des spectateurs, jusqu’à ce que le président de la course ne sorte le mouchoir orange, synonyme de grâce du toro. 

Un événement qui rend d’autant plus intéressante la corrida du samedi 19 mai aux arènes de Nîmes : El Juli y retrouvera l’élevage de Garcigrande, aux côtés de Sébastien Castella et Andy Younès, deux toreros challengers qui ont récemment gracié eux-aussi des toros et qui ne vont pas s’en laisser compter face aux porteurs de la devise blanche et rouge. 

(Crédit photo : Plaza de toros de la Real Maestranza de Caballería de Sevilla).

TEMPORADA : PREMIÈRE OREILLE A SÉVILLE POUR LÉA VICENS

Posté le 16/04/18

Cinq ans après son premier paseo sur les bords du Guadalquivir, Léa Vicens a enfin obtenu le sésame qu’elle a longtemps frôlé tout au long de ses quatre premières corridas sévillanes. Ce dimanche 15 avril, la cavalière nîmoise a donc coupé la première oreille de sa carrière à Séville, faisant preuve d’une grande maturité face à un lot de toros assez inégal de Fermín Bohórquez. Une prestation dédiée au maestro Ángel Peralta, récemment disparu, et qui avait accompagné Léa jusqu’alors à chacune de ses sorties. 

Aux côtés de Sergio Galán, crédité d’un pavillon, et d’Andrés Romero, qui a ravi un trophée à l’issue de ses deux prestations, l’amazone française, vêtue du noir du deuil, a étalé un haut niveau de tauromachie équestre, entaché par un échec à l’estocade lors de sa première faena. Devant le 6e exemplaire de Fermín Bohórquez, Léa Vicens a proposé un rejoneo de haute tenue, cimenté sur des bases de classicisme, notamment lors de la réception sur les flancs de « Guitarra ». Banderilles en main, la rejoneadora a orchestré une partition d’une rare intensité, servie par les galops dominateurs et templés de « Bético ». 

Une faena qui a enthousiasmé le public sévillan, qui a réservé ses ovations pour l’enthousiasme exprimé sur les chevaux « Bazuka » et « Deseado », précédant un final d’intensité croissante sur « Espontáneo ». Un pinchazo a limité le prix de l’ouvrage à une seule oreille de poids, fêtée comme il se doit par le public de la Maestranza. Un nouveau succès pour Léa Vicens qui poursuit ainsi sa dynamique positive après les triomphes de Castellón de la Plana et Valencia. 

Le public des arènes de Nîmes la retrouvera avec plaisir le Lundi de Pentecôte, 21 mai, en fin de matinée, aux côtés de Pablo et Guillermo Hermoso de Mendoza face aux toros d’El Capea pour sa septième corrida dans l’amphithéâtre romain. 

(Crédit photo : Plaza de toros de la Real Maestranza de Caballería de Sevilla).

TEMPORADA : SÉBASTIEN CASTELLA EN ÉTAT DE GRÂCE AU MEXIQUE

Posté le 16/04/18

Sébastien Castella n’a pas manqué de briller lors de son intermède printanier de l’autre côté de l’Atlantique. Samedi soir, sur le sable des arènes de Morelia, le matador français s’est montré à son avantage en obtenant la grâce du cinquième toro de la corrida de Fernando de la Mora, baptisé « Hortalano ». Détendu et souple dans son toreo, Castella a livré une partition particulièrement dense qui lui a valu un triomphe fort logique. 

Une Grande porte ouverte aux côtés des frères Adame, Joselito et Luis David, tous deux crédités de deux oreilles chacun, et qui ont également fait montre de leur personnalité. Le rejoneador Pablo Hermoso de Mendoza, qui complétait le cartel, a pour sa part été applaudi à l’issue de sa première prestation. 

Les statistiques retiendront que ça n’est pas la première fois que Sébastien Castella gracie un toro de Fernando de la Mora, élevage-vedette au Mexique : le torero biterrois avait déjà connu ce bonheur le 22 mars 2015 dans les arènes mexicaines de Tijuana (Basse Californie). Au total, ce sont quatre toros qui ont été graciés par le matador français dans la patrie de Guillermo del Toro : le premier d’entre eux l’avait été le 20 janvier 2009 dans les arènes de León (Guanajuato) et portait le fer de Begoña. L’année suivante, le 12 décembre 2010, Sébastien Castella signait l’une de ses plus grandes faenas à la Monumental de Mexico en obtenant l’indulto d’un toro de Teófilo Gómez. 

Après le toro de Tijuana, l’exemplaire de Fernando de la Mora gracié à Morelia est donc le quatrième occasionnant le mouchoir orange au balcon présidentiel d’une arène mexicaine. Une série de succès que Sébastien Castella souhaitera certainement voir se prolonger lors de son retour sur le vieux continent. Mardi, il officiera à Séville face à une corrida de Núñez del Cuvillo aux côtés de José María Manzanares II et Alejandro Talavante. 

Après une nouvelle tournée de sept courses particulièrement importantes au Mexique, Sébastien Castella reviendra à Madrid pour son premier rendez-vous de San Isidro, le vendredi 18 mai, 24 heures avant son retour à Nîmes, aux côtés d’El Juli et Andy Younès face à un lot de toros de Garcigrande. 

(Crédit photo : Salomón Martínez pour l’agence Suerte Matador).

ESCALAFÓN DES REJONEADORS : LÉA VICENS FACE AU DÉFI DE SÉVILLE

Posté le 14/04/18

En maintenant sa position de leadership sur l’Escalafón des toreros à cheval avec huit oreilles coupées en cinq corridas toréées, Léa Vicens aborde avec sérénité son rendez-vous sévillan. Pour la cinquième fois de sa carrière, la rejoneadora native de Nîmes va officier sur le sable ocré de la Real Maestranza de Caballería. Une arène qui lui a toujours souri même si elle n’y a pas, à ce jour, encore obtenu d’oreille en dépit de plusieurs vueltas et ovations récoltées. 

Ce dimanche 15 avril, Léa Vicens officiera dans un cartel à responsabilités aux côtés du Madrilène Sergio Galán et de la révélation andalouse, Andrés Romero, face à des toros de Fermín Bohórquez. Une ganadería que la cavalière française connaît fort bien puisque ce fer avait été choisi par Simon Casas pour l’alternative de l’amazone nîmoise lors de l’édition 2013 de la Feria des Vendanges aux arènes de Nîmes. Un défi de taille pour Léa, qui entend bien marquer cette temporada, portée par l’excellence de ses montures étoiles, « Bach », « Petit Pois », « Bético », « Deseado », « Gacela », « Jazmín » ou encore « Espontáneo ». 

Derrière Léa Vicens, le classement Escalafón n’a pas évolué depuis la première semaine d’avril : Léa Vicens devance toujours un groupe de rejoneadores composé de Diego Ventura, Sergio Galán, Leonardo Hernández II, João Telles, Rui Fernandes et Andy Cartagena à deux corridas, puis Pencho Solano, Pablo Domecq et Ana Rita, crédités d’une seule course et bouclant ce top 10. 

Une corrida sévillane à la saveur particulière pour Léa Vicens, touchée par le deuil suite à la disparition de son mentor et professeur en équitation, le maestro Ángel Peralta, véritable idole de la Real Maestranza. 

Annoncée le Lundi de Pentecôte, 21 mai 2018, aux arènes de Nîmes, pour la dernière journée de feria, Léa Vicens partagera l’affiche avec Pablo et Guillermo Hermso de Mendoza face aux toros d’El Capea. Cette corrida sera la septième course de la rejoneadora nîmoise dans les arènes de sa ville natale. Une belle occasion pour ouvrir à nouveau la Porte des Consuls, comme cela avait été déjà le cas le Lundi de Pentecôte 2015.

(Crédit photo : Justine Messina).

TEMPORADA : UN ANDRÉS ROCA REY TRÈS IMPLIQUÉ A SÉVILLE

Posté le 14/04/18

Quasi-plein sur les gradins de la Real Maestranza de Caballería pour cette cinquième course de la Feria d’avril du fait de l’importance du cartel composé par Miguel Ángel Perera, Alejandro Talavante et Andrés Roca Rey face à un lot de toros de García Jiménez qui n’a pas donné le jeu escompté, exception faite du 5e exemplaire qui s’est avéré le meilleur. Un toro qui a permis à Alejandro Talavante de se mettre en évidence en coupant l’unique oreille de la journée et de maintenir le lien important tissé depuis une douzaine d’années avec l’afición sévillane. Un lot complété par un toro de réserve de Torrestrella qui n’a pas souri à Andrés Roca Rey, très attendu à la Maestranza après l’oreille coupée lors de la corrida du Dimanche de Résurrection. 

En marge de son futur engagement nîmois du Dimanche de Pentecôte, le torero péruvien n’a pas été favorisé par son tirage au sort, tout comme le chef de lidia, Miguel Ángel Perera. Toutefois, le matador natif de Lima s’est illustré dès le 2e toro de l’après-midi par un excellent quite par chicuelinas auquel Alejandro Talavante a répondu avec torería. Un capote manié avec lenteur et aisance par Roca Rey devant le 3e toro de la course, accueilli avec la muleta par deux impressionnantes passes cambiadas dans le dos. 

Malgré le manque de durée de son adversaire à la muleta, Roca Rey s’est attaché à maintenir un bon niveau d’interprétation, toréant avec vibration et densité sur le côté droit. Une faena récompensée d’un salut sous l’ovation malgré un échec avec l’épée. Un temple naturel que le torero sud-américain a réaffirmé devant le sobrero d’Álvaro Domecq, moins investi à la cape et la muleta. 

Une réserve qui a conduit Roca Rey à une débauche d’efforts sur une distance plus rapprochée, exercice qu’il affectionne particulièrement, sans toutefois pouvoir inverser la tendance de sa faena. Du côté des cuadrillas, les banderilleros Javier Ambel et Guillermo Barbero ont été invités à saluer lors de la lidia du 1er toro, tout comme les subalternes de Roca Rey, Juan José Domínguez et Paco Algaba (3e), sans oublier Curro Javier (4e) pour lequel la musique des arènes a joué après avoir été blessé. 

Andrés Roca Rey, qui est attendu à Séville le 19 avril prochain avant une mini-campagne mexicaine fin avril, est annoncé le Dimanche de Pentecôte, 20 mai 2018, aux arènes de Nîmes, aux côtés de Juan José Padilla et José María Manzanares II face aux toros de Núñez del Cuvillo. Il y toréera sa quatrième corrida dans l’amphithéâtre nîmois, où il ne compte à ce jour qu’une seule sortie en triomphe, par la porte des cuadrillas, au soir de sa brillante alternative des Vendanges 2015. 

(Crédit photo : Plaza de toros de la Real Maestranza de Caballería de Sevilla).

ESCALAFÓN : LE CLASSEMENT DES NOVILLEROS DU 12 AVRIL

Posté le 12/04/18

Antonio Catalán Palazón dit « Toñete » est madrilène, âgé de 21 ans et encore inconnu en France. C’est pourtant lui qui emmène le classement Escalafón des novilleros, fort d’un début de saison assez remarquable après ses succès de Madrid-Vistalegre, Olivenza, Castellón de la Plana et Valencia. Crédité de cinq oreilles en six novilladas toréées, il devance d’une seule petite course l’un des apprentis-toreros engagés pour la prochaine Feria de Pentecôte aux arènes de Nîmes. 

Ángel Téllez est donc 2e, lui aussi titulaire d’un début de temporada prometteur : cinq novilladas toréées et deux oreilles coupées dans des arènes d’importance (Madrid-Vistalegre et Castellón de la Plana). Le novillero madrilène a notamment démontré son sérieux à Valencia et plus récemment sur le sable de la Monumental de Las Ventas où il a effectué sa présentation devant d’exigeants novillos de Fuente Ymbro. Appelé à saluer à deux reprises, Téllez est annoncé à Nîmes le samedi 19 mai en fin de matinée lors de la novillada de la Cape d’or. 

Il sera accompagné par les novilleros nîmois, Adrien Salenc et El Rafi, eux aussi inédits dans l’amphithéâtre romain, mais qui ne figurent pas encore dans le top 10 de l’Escalafón, car ayant débuté leur temporada à Arles pour la Feria de Pâques. Des positions qui devraient rapidement bouger dans les prochaines semaines. Derrière Ángel Téllez apparaît un groupe bien fourni de novilleros ayant officié à deux reprises depuis le début de la saison et composé par Fran Ferrer, Dorian Canton, Darío Domínguez, José Manuel, João Silva « Juanito », Marcos, Alejandro Gardel, Carlos Ochoa et El Adoureño. 

(Crédit photo : Plaza 1).

RENDEZ-VOUS EN TERRE D’AFICIÓN : DEMANDEZ LE PROGRAMME !

Posté le 11/04/18

Quinze jours avant la Feria de Pentecôte, les arènes de Nîmes vibreront au son des premiers « olés » de leur temporada. Succédant la Primavera des Aficionados, le Rendez-vous en Terre d’Afición proposé par la Ville de Nîmes permet de vivre un moment d’initiation à la tauromachie ouvert à tous et entièrement gratuit. Une édition 2018 qui sera parrainée par le maestro madrilène Ángel Teruel, qui fut le parrain d’alternative à Nîmes de Simon Casas et Christian Montcouquiol « Nimeño II ».

Les festivités débuteront le samedi 5 mai au matin au Carré d’Art Jean-Bousquet avec une carte blanche au parrain de l’édition. Dès 14h, les bâches de Feri’Art seront exposées sur les grilles à l’extérieur des arènes, avec une urne qui sera installée afin que le public puisse voter. Le jury remettra les prix aux gagnants le 19 mai lors de la Feria, à l’occasion de laquelle les toiles seront exposées sur les boulevards de l’Ecusson. 

Le dimanche en fin de matinée, les néophytes pourront assister à une classe pratique sans mise à mort, avec les élèves du Centre français de Tauromachie face à du bétail des frères Tardieu. A midi, départ de l’abrivado avec la manade Labourayre, à la Croix de Fer, puis de 12h30 à 14h, la piste et les coulisses des Arènes seront ouvertes au public : visite de la chapelle, de l’infirmerie, les temps forts de la corrida y seront également décryptés (sorteo, habillage du cheval de picador, présentation des tercios). 

A 16 heures aura lieu aux arènes une novillada sans picadors fournie par des erales de Bernard Taurelle et des frères Jalabert pour Miguel Polope (Valencia), Adam Samira (Arles) et Solal Calmet « Solalito » (Nîmes). Le meilleur des trois apprentis-novilleros se verra remettre le trophée Nimeño II à l’issue de la course. 

Avant ce week-end tauromachique, des actions seront également menées en direction du jeune public, notamment le jeudi 3 mai avec un concours de dessins à destination des scolaires nîmois âgés de 4 à 12 ans dans le cadre d’ateliers pédagogiques au Musée des Cultures taurines à partir de 14 heures. Le dessin lauréat pourra être utilisé pour la réalisation de l’affiche du Rendez-vous en Terre d’Afición 2019. 

En marge de ce week-end, le projet développé par l’Union des Villes taurines françaises et l’Observatoire national des Cultures taurines propose une exposition itinérante sur les  Tauromachies Universelles, visible jusqu’au 22 mai à la galerie Jules-Salles. Elle retrace l’histoire des tauromachies méditerranéennes depuis leurs origines jusqu’à nos jours. Cette exposition est complétée par un film documentaire réalisé par André Viard qui sera proposé aux écoles nîmoises au Carré d’Art Jean-Bousquet. 

Entrée libre et gratuite pour les ateliers, la classe pratique et la novillada sans picadors, sur présentation d’un billet à retirer à l’Office du Tourisme, 6 boulevard des Arènes ou aux guichets des arènes le jour de la course.

(Crédit photo : Ville de Nîmes).

ESCALAFÓN : LE CLASSEMENT DES MATADORS DE TOROS DU 10 AVRIL

Posté le 10/04/18

Olivenza, Castellón de la Plana et Valencia au mois de mars ont été les témoins de ses premières intentions européennes de la temporada 2018. Une année au cours de laquelle il faudra à nouveau compter sur Andrés Roca Rey, qui a coupé la première oreille de la saison à Séville lors de la fameuse corrida du Dimanche de Résurrection face aux toros de Victoriano del Río. Un succès répété le dimanche suivant à Cieza (Murcie), qui lui permet à l’orée de l’équateur d’avril de figurer en tête du classement avec six corridas toréées, dix oreilles et une queue coupées. 

Un matador sud-américain dont la programmation nîmoise sera très attendue dans le cadre d’un cartel inédit, aux côtés de Juan José Padilla – pour ses adieux dans la capitale gardoise – et José María Manzanares II. Programmé le Dimanche de Pentecôte, 20 mai, pour la première fois en France face aux toros de Núñez del Cuvillo, Juan José Padilla suit de près son jeune confrère péruvien. Le « cyclone de Jerez » figure à la deuxième place, crédité de dix oreilles en cinq corridas toréées. 

Derrière El Fandi, 3e, on retrouve le troisième homme du cartel dominical nîmois, à savoir José María Manzanares, qui, s’il n’a pour l’heure pas encore connu de triomphe majeur, a su se détacher lors des après-midis toréés à Castellón de la Plana – par deux fois – ainsi qu’à Valencia. Le torero d’Alicante totalise cinq corridas toréées pour trois oreilles coupées. Il est suivi de près par un autre torero engagé lors de la journée du Dimanche de Pentecôte, mais cette fois-ci en matinée. 

Après avoir fêté ses 28 ans d’alternative, Enrique Ponce poursuit sa marche en avant : 5e à l’Escalafón avec quatre corridas toréées et dix oreilles coupées, le maestro de Chiva a marché sur l’eau tout au long de ce mois de mars, que ce soit lors de ses deux journées mémorables de Valencia, sur ses terres, ou lors de ses faenas dessinées avec bonheur à Olivenza et Castellón de la Plana. Programmé le dimanche 20 mai en fin de matinée à Nîmes aux côtés de Juan Bautista et du débutant Jesús Enrique Colombo face à un lot de Juan Pedro Domecq, Enrique Ponce présente des statistiques européennes impressionnantes avec quatre sorties en triomphe par la Grande porte lors de ses quatre courses… 

Torero d’époque, Enrique Ponce est suivi par un gruppetto de matadors ayant officié à quatre reprises, composé par Alejandro Talavante, José Garrido, Miguel Ángel Perera, Ginés Marín et Daniel Luque. 

(Crédit photo : Anthony Maurin).

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