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ESCALAFÓN DES REJONEADORS : LÉA VICENS A NOUVEAU SUR LES CIMES

Posté le 30/11/18

Jusqu’au 3 novembre dernier, plusieurs rejoneadors ont officié dans différentes arènes espagnoles de 2e ou 3e catégorie : c’est le cas d’une étonnante Ana Rita, lumineuse sur la piste d’Albox (Almería), trois oreilles en mains face à un lot de Los Palacios. Quelques semaines plus tôt, Diego Ventura avait également participé à sa dernière corrida de la saison européenne à Jaén, en coupant deux pavillons devant son second toro de Luis Terrón. Les échos de ces dernières cavalcades de la temporada permettent à présent de dévoiler le profil final du Top 10 des toreros à cheval.

10e, Luis Rouxinol apparaît sans la moindre oreille coupée. Le rejoneador portugais, qui a fêté cet été son 50e anniversaire, a toréé la totalité de ses courses dans son pays natal, où la mise à mort du toro en public n’est pas autorisée, d’où ce compteur bloqué sur zéro. Le natif de Santo Isidro de Pegões (Montijo) est devancé par Leonardo Hernández II, lui aussi crédité de 24 corridas, mais avec un total de 46 oreilles et 4 queues. 8e, Raúl Martín Burgos fait mieux en termes de trophées, avec 55 oreilles et 2 queues coupées en ayant pris part à 24 paseos en 2018.

7e, Pablo Hermoso de Mendoza a toréé cette année à 25 reprises en Europe, avec un total de 40 oreilles et 2 queues dans son escarcelle. Depuis le 30 septembre et sa dernière corrida de la temporada à Zafra (Badajoz), l’ancien « roi de Navarre » n’a plus participé à la moindre course et n’est pas encore annoncé sur un cartel outre Atlantique. Le rejoneador espagnol est devancé par João Moura fils, 6e avec 29 oreilles et 1 queue coupées en 26 corridas toréées.

Un autre Portugais figure au 5e rang, João Telles, qui a participé cette saison à 27 courses, obtenant un total de 24 oreilles et 2 queues. Actuellement étincelant dans les arènes mexicaines, Andy Cartagena se classe 4e, fort de ses 60 oreilles et 4 queues coupées en 27 courses toréées. Sur la 3e marche du podium, on retrouve la seconde amazone présente dans ce Top 10 : l’étonnante Ana Rita a confirmé bien des espoirs placés en elle en totalisant 28 corridas en Europe, pour un total de trophées plutôt flatteur avec 67 oreilles et 8 queues coupées.

Auteur d’une fin de temporada éblouissante, Diego Ventura détient une solide 2e place à l’Escalafón, fort de ses 45 paseos et d’un total de trophées qui ne souffre d’aucune comparaison : 113 oreilles et 7 queues coupées. Cela faisait cinq ans que le rejoneador portugais n’avait plus passé le cap des 100 oreilles coupées à l’issue de sa saison de corridas en Europe. Rappelons que Diego Ventura a célébré en septembre dernier le 20e anniversaire de sa prise d’alternative.

Leader de l’Escalafón pour la deuxième année consécutive, Léa Vicens a réaffirmé son profil de torero indispensable sur tous les cartels des corridas équestres. La rejoneadora nîmoise totalise 46 courses, avec 77 oreilles et 3 queues à son crédit. L’amazone française, qui a passé une semaine d’entraînement intensive au côté de João Ribeiro Telles, a récemment reçu un prix récompensant le meilleur rejoneador de la dernière Feria de San Pedro y San Pablo, à Burgos.

Le bonheur du triomphe pour Léa Vicens, leader de l’Escalafón des rejoneadors pour la deuxième année consécutive (crédit photo : Anthony Maurin).

FIESTA CAMPERA : LES PARTENAIRES DE SCP RÉUNIS CHEZ PAGÈS-MAILHAN

Posté le 29/11/18

Deux mois après la dernière corrida de la Feria des Vendanges, les partenaires de Simon Casas Production étaient conviés à la ganadería Pagès-Mailhan pour une grande fiesta campera. Une journée placée sous le signe du plaisir et de la convivialité malgré un mercure de saison et quelques gouttes de pluie. C’est par un tentadero qu’a débuté cette fiesta campera sous la houlette du matador de toros Andy Younès et du novillero nîmois El Rafi.

Trois vaches étaient au programme de cette épreuve de sélection supervisée par l’éleveur Pascal Mailhan – au côté de son fils, Pierre – dont les novillos ont triomphé avec panache cette année aux arènes de Nîmes. Un tentadero suivi avec attention par les spectateurs, parmi lesquels des élus nîmois, des membres du personnel des arènes, la société SCP étant représentée par Lucienne Bodrero, Gilles Vangelisti et Hadrien Poujol. Une tienta orchestrée à cheval par le picador Jean-Loup Aillet, avec l’aide du banderillero Morenito d’Arles à la brega et sous l’œil expert du maestro Patrick Varin, conseiller artistique d’El Rafi. Andy Younès et El Rafi se sont attachés à démontrer les qualités des vaches de Pagès-Mailhan, le jeune élève du CFT, « Nino », intervenant à la muleta en qualité de « second ».

Une journée qui s’est poursuivie dans la salle de réception des Jasses de Bouchaud, avec un cocido concocté par l’épouse du ganadero suivant le traditionnel apéritif. Un bon moment de partage où l’on a pris le temps de faire et de refaire la dernière temporada aux arènes de Nîmes, marquée par de nombreux temps forts. Une belle initiative qui connaîtra sans nul doute de nombreux lendemains.

Photo de famille lors du tentadero de la fiesta campera offerte aux partenaires de Simon Casas Production à la ganadería Pagès-Mailhan (crédit photo : Paul Hermé pour le site Torofiesta.com).

BILANS DE LA SAISON 2018 : EL CAPEA, A NÎMES COMME CHEZ LUI

Posté le 28/11/18

Deux élevages, ni plus, ni moins, ont fourni cette année les toros des corridas équestres organisées aux arènes de Nîmes. Deux ganaderías issues d’une même exploitation agricole, devenue l’une des préférées des vedettes de l’arte del rejoneo. Sur les terres de San Pelayo de la Güareña, propriété du grand maestro Pedro Gutiérrez « El Niño de la Capea », paissent les toros d’El Capea et Carmen Lorenzo, tous deux d’origine Murube.

C’est dans le cadre de la corrida de rejón du Lundi de Pentecôte et de la corrida dominicale franco-française des Vendanges que ces deux fers ont été programmés. Au total, six toros âgés de 4 ans ont été lidiés par Pablo Hermoso de Mendoza et Léa Vicens – à deux reprises. 5 exemplaires portaient le fer de Carmen Lorenzo, épouse du Niño de la Capea contre 1 toro d’El Capea.

Sur ces 6 toros, tous applaudis à l’arrastre, 4 oreilles ont été coupées. Exception faite du 2e exemplaire de la corrida équestre du 21 mai 2018 dévolu à Léa Vicens, tous ces toros ont donné un bon jeu d’ensemble, avec une note supérieure pour le 5e toro de cette même course, également lidié par la caballera nîmoise. Avec un plus grand nombre de toros lidiés et d’oreilles coupées, Carmen Lorenzo vire donc en tête de ce mini-classement, réussissant parfaitement son retour à Nîmes. Notons que ces 4 oreilles ont toutes été accordées à Léa Vicens – 3 Carmen Lorenzo, 1 Capea –, qui est donc sortie à deux reprises cette saison par la Porte des cuadrillas.

Pose de banderille de Léa Vicens face au 1er toro de Carmen Lorenzo, en ouverture de la corrida franco-française du 16 septembre 2018 (crédit photo : Anthony Maurin).

TEMPORADA : PACO UREÑA RENONCE A UNE NOUVELLE OPÉRATION POUR ACCÉLÉRER SA RÉAPPARITION

Posté le 27/11/18

Un mois après sa dernière intervention chirurgicale, Paco Ureña s’est soumis à un nouvel examen de son œil gauche, qui a perdu sa fonction de vue suite à un grave coup de corne reçu le 14 septembre dernier aux arènes d’Albacete, face à un toro d’Alcurrucén. Selon le docteur Álvaro Fernández Vega, « les blessures conjonctivales et sclérales ont cicatrisé, permettant de réduire fortement l’inflammation oculaire. Toutefois, l’œil gauche demeure en hypotonie. Débarrassé de ses points de suture, celui-ci présente un bel aspect d’un point de vue esthétique ».

Des médecins qui ont conseillé à Paco Ureña d’effectuer une nouvelle opération une fois passée cette période de repos afin d’améliorer l’aspect général de l’œil gauche. Au regard de cette situation, le torero murciano a pleinement pris conscience de la perte de la vision sur cet œil. C’est pour cette raison que Paco Ureña a décidé, en son âme et conscience, de ne pas se soumettre à aucune autre intervention pour le moment.

Plus que le côté esthétique de son œil, le matador espagnol souhaite retrouver ses sensations en piste. Une décision, qui, selon lui, permettra de « reconstruire » l’homme blessé dans sa chair. Le torero originaire de Lorca a profité de cette période de repos forcé pour se faire opérer d’une ancienne blessure à l’épaule.

Motivé plus que jamais pour la temporada 2019, Paco Ureña va entamer sa préparation afin de réapparaître au plus vite, vêtu de lumières, afin de se sentir au mieux en tant que personne et comme torero.

Toute la détermination de Paco Ureña lors de son dernier passage sur le sable des arènes de Nîmes le 17 septembre 2017 (crédit photo : Anthony Maurin).

BILANS DE LA SAISON 2018 : LE SANS-FAUTE DE PAGÈS-MAILHAN

Posté le 26/11/18

Six élevages ont été annoncé en 2018 pour les deux novilladas programmées aux arènes de Nîmes entre les ferias de Pentecôte et des Vendanges. Six élevages français qui ont fait honneur aux devises des troupeaux implantés sur les territoires des Bouches-du-Rhône et du Gard. Ainsi, 12 novillos français ont foulé le sable de l’amphithéâtre romain, occasionnant un total de 24 rencontres à la cavalerie pour une seule chute d’un groupe équestre – 4e novillo de Pagès-Mailhan à Pentecôte – et favorisant la coupe de 5 oreilles, toutes concernant des exemplaires porteurs du fameux « P » inscrit dans le cœur du fer de la famille Mailhan.

Une ganadería qui a connu une saison nîmoise exceptionnelle en voyant deux de ses novillos être honorés d’une vuelta posthume : le premier d’entre eux, « Ocurrente », n°565, castaño, 438 kg, né le 18 février 2015, lidié par El Rafi en 6e position lors de la novillada de la Cape d’or du samedi 19 mai 2018, puis « Holgazano », n°151, castaño oscuro, 455 kg, né le 20 janvier 2015, lidié par Adrien Salenc en 4e position lors de la novillada d’ouverture de la Feria des Vendanges du vendredi 14 septembre 2018. Élevage qui a également connu l’unique mouchoir vert déployé dans cette catégorie : le président de la novillada de la Cape d’or, Richard Tiberino, avait effectivement renvoyé au toril le 6e exemplaire, à l’antérieur gauche altéré, permettant son remplacement par le fameux novillo « Ocurrente », au final honoré d’une vuelta. Sur ces 12 novillos, 9 ont été applaudis – dont 5 pour le seul élevage de Pagès-Mailhan lors de la novillada de Pentecôte – alors qu’un silence a sanctionné l’exemplaire de Jalabert, qui a conclu la course des Vendanges.

Leader incontesté – et incontestable – Pagès-Mailhan est revenu par la Grande porte aux arènes de Nîmes : huit ans après leur dernière sortie dans la capitale gardoise, l’élevage arlésien a excellé par la qualité de ses produits issus de rames Domecq ou Santa Coloma - Parladé. Une première novillada de haut niveau pour Pentecôte, soutenue par une bravoure affirmée et quatre oreilles coupées : trois pour El Rafi et une entre les mains d’Adrien Salenc. Une course qui s’était conclue sur l’ouverture de la Porte des Consuls pour le novillero nîmois, qui avait précédemment invité le mayoral de l’élevage à effectuer une vuelta à ses côtés.  

Un essai transformé de la meilleure des manières, en septembre dernier, lors de la novillada réunissant six élevages français différents. Nouveau novillo de vuelta cette fois embarqué dans la muleta d’Adrien Salenc, récompensé d’une oreille. Un exemplaire mobile et exigeant qui a confirmé la qualité de la sélection effectuée depuis 18 ans maintenant sur les terres du mas des Jasses de Bouchaud.

2e ex-aequo, quatre élevages se disputent la place de dauphin. Quatre élevages dont chacun des novillos a été applaudi à l’arrastre lors de la novillada des Vendanges. Par ordre décroissant de qualité, on notera donc les lidias des exemplaires de Blohorn, puis Gallon, Los Galos et Piedras Rojas. L’élevage de la famille Jalabert occupe le 6e rang, avec un silence à l’arrastre.

« Holgazano », novillo de vuelta de l’élevage de Pagès-Mailhan, s’engageant sous le fer d’un picador d’Adrien Salenc lors de la novillada du 14 septembre 2018 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

DISTINCTIONS : MANZANARES ET ROCA REY HONORÉS AU PÉROU

Posté le 25/11/18

José María Manzanares II est annoncé ce dimanche aux arènes de Lima, aux côtés de Morante de la Puebla et Joaquín Galdós devant une corrida espagnole du Puerto de San Lorenzo. Une semaine plus tard, d’autres toros espagnols, ceux de Sánchez-Arjona, sont annoncés pour la corrida qui verra Andrés Roca Rey partager l’affiche avec Enrique Ponce et El Juli dans la capitale péruvienne. Deux toreros qui ont été récemment reçus par les plus hautes autorités péruviennes.

Ainsi, le chancelier et ministre des Affaires étrangères du Pérou, Néstor Popolizio, au nom du gouvernement de Martín Vizcarra, président de la République du Pérou, le maire de Lima, Luis Castañeda, et les représentants de l’Association culturelle mexico-péruvienne « Viva en el Mundo » ont remis différentes distinctions aux deux toreros bien connus à Nîmes. Manzanares a été nommé « Hôte illustre de la Ville de Lima » pour son « œuvre en tant que grande vedette de la Tauromachie au niveau international ». Luis Castañeda a appuyé cette mise à l’honneur en précisant que c’était « un honneur que de reconnaître Manzanares en tant que grande vedette et pour tout ce qu’il représente pour la Tauromachie » lors de l’acte officiel qui s’est déroulé à l’Hôtel de Ville de la capitale péruvienne, en marge du congrès international « Viva en el Mundo ». Le torero d’Alicante a pour sa part remercié les autorités en rappelant que son père, le maestro José María Manzanares, décédé en 2014, lui avait transmis « son amour pour Lima et tout ce qu’elle représente dans la Tauromachie mondiale ».

Sacré matador de toros le 19 septembre 2015 à Nîmes des mains d’Enrique Ponce et en présence de Juan Bautista face au toro « Poco Sol », de Victoriano del Río, Andrés Roca Rey a été nommé « Péruvien illustre » au sein de sa cité natale de Lima. Une récompense qui vient saluer une temporada exemplaire du torero péruvien, qui a fini en tête de l’Escalafón européen, devenant ainsi le premier matador de cette grande nation taurine à réaliser cette performance. « C’est un honneur que d’avoir un Péruvien qui ait porté le nom de notre pays à travers le monde comme tu le fais » a lancé le maire de Lima à l’encontre d’Andrés Roca Rey, avant de poursuivre « nous t’admirons pour ta force et ta carrière ». Un matador sud-américain au sommet qui a également été honoré jeudi dernier par le président de la République du Pérou en personne, Martín Vizcarra.

José María Manzanares II et Andrés Roca Rey respectivement nommés « hôte illustre de la Ville de Lima » et « Péruvien illustre » (crédits photos : agences de presse de José María Manzanares et Andrés Roca Rey).

BILANS DE LA SAISON 2018 : NÚÑEZ DEL CUVILLO PREND RENDEZ-VOUS A NÎMES

Posté le 24/11/18

L’étude de la saison taurine 2018 aux arènes de Nîmes en termes de ganaderías programmées s’appuie sur les statistiques enregistrées lors des ferias de Pentecôte et des Vendanges. En observant les totaux, on constate que 52 toros ont été lidiés dans la cadre des neuf corridas organisées au cours de cette temporada. 107 rencontres à la cavalerie ont été dénombrées contre les caparaçons des chevaux de Philippe Heyral, avec 5 chutes des groupes équestres. Précisons que ces chutes concernent 4 toros d’origine Domecq – Núñez del Cuvillo, Domingo Hernández, Jandilla et Victoriano del Río – et 1 exemplaire issu de l’encaste Pablo Romero – Partido de Resina. 38 oreilles et 2 queues – dont 1 symbolique sur le toro de Cortés gracié par Ponce aux Vendanges – ont été accordées aux 21 matadors de toros ayant officié face à un total de 12 fers différents.

Une grâce a été accordée lors de la première corrida de la Feria des Vendanges à un toro de Cortés, baptisé « Devoto », n°152, negro listón mulato axiblanco, 540 kg, né le 15 août 2013, à l’issue d’une faena majeure d’Enrique Ponce. C’est la troisième fois que le maestro de Chiva obtient un indulto dans les arènes de Nîmes après ceux de « Descarado », de Victoriano del Río, le 1er juin 2001, et « Anheloso », de Juan Pedro Domecq, le 30 mai 2004. Le mouchoir bleu a également été brandi à deux reprises au cours de cette saison 2018 afin de récompenser le jeu de « Encumbrado », n°169, jabonero, 535 kg, né le 12 novembre 2013, de Núñez del Cuvillo, toréé par Sébastien Castella le 16 septembre 2018 en fin de matinée, et « Asustado », n°48, negro mulato, 513 kg, né le 15 janvier 2014, de Victoriano del Río, toro de la cérémonie d’alternative de Toñete.

Sur 52 toros présentés, seulement 2 ont été changés pour un défaut physique : le 5e exemplaire de Núñez del Cuvillo, lors de la corrida du Dimanche de Pentecôte, pour un problème à la patte avant-droite, et le 3e toro de Jandilla, lors de la corrida de clôture du Lundi de Pentecôte, pour faiblesse des antérieurs. 2 toros ont été ovationnés – tout deux de Núñez del Cuvillo, un à Pentecôte, l’autre aux Vendanges –, 37 ont été applaudis – Núñez del Cuvillo et surtout Victorino Martín figurent en tête de l’applaudimètre –, 1 exemplaire a occasionné une division d’opinion, 5 ont recueilli un silence et 4 des sifflets.

En ayant fourni deux lots de toros – un intégral pour Pentecôte, puis quatre exemplaires pour la corrida franco-française des Vendanges – Núñez del Cuvillo finit en tête de la classification avec 10 toros lidiés, 12 oreilles et 1 queue coupées. Une ganadería qui a particulièrement souri cette année à Nîmes aux matadors nationaux Juan Bautista et Sébastien Castella, ainsi qu’à Juan José Padilla qui a pu connaître face à l’élevage andalou sa première sortie en triomphe par la Porte des Consuls. 2e, Domingo Hernández a également fourni deux mini-lots lors des deux ferias, avec 4 toros lidiés et 3 oreilles coupées. Du fait des 14 rencontres à la cavaleries occasionnées lors de la corrida d’ouverture de la Feria de Pentecôte, le fer de Partido de Resina se hisse sur la 3e marche du podium.

4e, Juan Pedro Domecq est à égalité de rencontres à la cavalerie avec Victorino Martín – 12 – et fait la différence en termes d’oreilles coupées : 7 lors de la corrida matinale du Dimanche de Pentecôte pour les pupilles marqués de l’ancien fer de Veragua contre 4 pour les toros porteurs du « A » couronné d’Albaserrada. Garcigrande suit avec 4 oreilles coupées, mais avec seulement 5 toros lidiés lors de la corrida du samedi de Pentecôte, marquée par les triomphes de Sébastien Castella et Andy Younès.

7e, Jandilla n’a pas réédité sa performance de lot d’exception comme en 2017 tant la barre avait été haute – 1 toro gracié, 1 toro de vuelta –, proposant toutefois une corrida de clôture à l’intérêt soutenu pour Pentecôte. De la bravoure affiche par les toros de Borja Domecq, répartis en 5 exemplaires de Jandilla et 1 de Vegahermosa, fer bouclant la classification à la 12e place. Deux oreilles avaient été accordées lors de cette journée à Thomas Joubert et Álvaro Lorenzo.

Les fers de Jean-Marie Raymond, Virgen María et Santa Ana, occupent respectivement les 8e et 9e rangs, pour leur retour à Nîmes, sept ans après leur dernière corrida sur cette piste. Une course marquée par la disposition de Joselito Adame et une faena savoureuse de Ginés Marín hélas gâchée avec l’épée. Victoriano del Río et sa seconde marque de Cortés se classent 10e et 11e, respectivement, avec 3 toros de qualité fournis lors de la matinée d’alternative de Toñete, avec un bilan flatteur d’un indulto et d’une vuelta posthume. Vegahermosa clôt la marche avec un seul toro lidié et une oreille coupée.

« Encumbrado », l’un des bons toros présentés cette année aux arènes de Nîmes par l’élevage de Núñez del Cuvillo (crédit photo : Anthony Maurin).

REVUE DE PRESSE : SIMON CASAS S’EXPRIME SUR LES EXIGENCES DES TOREROS VEDETTES

Posté le 23/11/18

Simon Casas n’a pas sa langue dans sa poche et l’a récemment prouvé. Dans son édition numérique du 5 novembre dernier, l’hebdomadaire espagnol Aplausos accorde un long entretien à l’impresario taurin français. Le patron des arènes de Nîmes, Madrid et Valencia, entre autres, répond indirectement aux propos tenus par Julián López « El Juli » à l’issue de la temporada européenne. Morceaux choisis…

« El Juli a raison lorsqu’il dit qu’un impresario doit confectionner des cartels afin de créer un intérêt auprès du public, une compétition, une rivalité entre les toreros, mais aussi lorsqu’il dit que l’impresario, en définitive, est là pour assembler une série d’aspects relatifs à l’organisation afin de remplir les arènes. Toutefois, pour parvenir à cet objectif, l’impresario doit pouvoir jouir d’une liberté de programmation, qui, dans la majorité des cas, est précisément interdite par les toreros vedettes quant à leurs exigences excessives en termes d’élevages et de confections de cartels » explique Simon Casas dans l’interview menée par Ángel Berlanga. Quelques jours plus tôt, Julián López « El Juli » avait déclaré au même média qu’un impresario « devait créer et non tirer au sort les cartels », faisant ainsi allusion au « bombo » opéré aux arènes de Las Ventas, à Madrid, lors de la Feria d’Automne. Un cycle tauromachique couronné d’un grand succès artistique et populaire auquel El Juli n’a pas participé.

« Avec toute l’admiration que l’on doit au Juli en tant que torero d’époque, je me vois dans l’obligation de répondre aux déclarations faites à mon encontre. Je pense m’être toujours distingué pour ma créativité dans un monde, taurin, qui souffre précisément de cette vertu. Aujourd’hui plus que jamais, la Tauromachie a besoin de se distinguer par la case de la créativité » affirme le producteur taurin français, et de poursuivre « si les toreros vedettes limitent l’espace de programmations leurs propres exigences, comment pouvons-nous confectionner des cartels novateurs et qu’existe la nécessaire compétition intergénérationnelle ? ». Le problème des exigences des figuras est clairement posé à une époque où certaines d’entre elles n’ont plus le même effet d’attraction sur les spectateurs.

« Il est très difficile de pouvoir ouvrir l’éventail de la programmation à de nouveaux toreros : non seulement parce que les toreros vedettes se disputent les meilleurs élevages – cinq ou six, tout au plus – mais aussi parce que ceux-ci veulent toréer entre eux, pour s’assurer une certaine tranquillité professionnelle, dénuée de compétition. Cela est incompatible avec les concepts créatifs que revendique Julián » démontre Simon Casas, défenseur du tirage au sort tel qu’il a été expérimenté à Madrid pour la Feria d’Automne. Ce système permet « précisément de rompre les modèles habituels de confection des cartels, tant pour les élevages que pour les toreros. Le tirage au sort n’est pas une solution adaptable en toutes circonstances, mais une façon d’attirer l’attention sur une solution, qui, pour le moment, a donné des résultats positifs en termes de public » analyse le directeur des arènes de Las Ventas.

« Les impositions ne sont pas bonnes dit El Juli, et encore une fois il a raison » poursuit Simon Casas, « mais je veux nuancer son propos en lui disant que si les impositions ne sont pas bonnes, elles ne le sont en aucun cas. Il est de notoriété publique que les exigences sont plus imposées par les toreros vedettes que par les impresarii ». Le message du directeur des arènes de Nîmes se veut clair : « je ne veux pas créer de polémiques et encore moins avec les figuras que j’admire (…) mais la liberté du torero ne doit pas annuler la liberté créative de l’impresario, et la liberté du spectateur de pouvoir assister au spectacle qu’il souhaite ».

En guise de conclusion, Simon Casas en appelle à une « prise de conscience de tous les professionnels de la Tauromachie afin qu’ils regardent au-delà de leurs intérêts personnels. Je peux parler ainsi parce que tout au long de ma carrière j’ai toujours mis en avant ma passion pour la Tauromachie avant mes intérêts personnels. Et ma volonté est de continuer ainsi » assure-t-il. « Les impresarii financent l’existence de l’art du toreo. Sans eux, la Tauromachie n’existerait pas, d’autant plus que celle-ci ne bénéficie d’aucune aide institutionnelle alors qu’elle est attaquée de toutes parts (…) Sans créativité et sans économie cohérente, il n’y a pas d’avenir pour la Fiesta, (…) aimer l’art du toreo, c’est être capable de nous engager avec grandeur, générosité, afición, solidarité et justice pour son avenir : aficionados, journalistes et entités publiques inclus » conclut-il.

Simon Casas dans le callejón des arènes de Nîmes lors de l’édition 2018 de la Feria de Pentecôte (crédit photo : Anthony Maurin).

BILANS DE LA SAISON 2018 : LÉA VICENS ASSOIT SON EMPRISE

Posté le 22/11/18

Le décompte des toreros à cheval engagés cette saison aux arènes de Nîmes n’occasionnera pas de calculs longs et fastidieux. Deux rejoneadors d’alternative ont foulé la piste nîmoise en 2018 : Pablo Hermoso de Mendoza et Léa Vicens. Tous deux ont officié dans le cadre d’une corrida équestre mixte, complétée par le jeune Guillermo Hermoso de Mendoza, encore novillero, lors de la dernière Feria de Pentecôte.

Sur l’ensemble des deux ferias, six toros ont été lidiés en rejón, voyant la coupe de quatre oreilles pour la seule cavalière française Léa Vicens, occasionnant l’ouverture de deux Portes des cuadrillas pour Pentecôte et aux Vendanges. Un salut et un silence ont ponctué les prestations de l’ancien numéro 1 de la discipline équestre, Pablo Hermoso de Mendoza.

1e de ce classement nîmois, Léa Vicens a dû batailler ferme sur ses terres afin de montrer le haut niveau affiché tout au long de cette saison. L’amazone gardoise est apparue sous son meilleur jour pour Pentecôte avant de triompher à nouveau dans le cadre de la corrida franco-française où elle partageait l’affiche avec les matadors de toros Juan Bautista et Sébastien Castella. Depuis sa prise d’alternative, c’est la deuxième fois que Léa Vicens participe aux deux ferias nîmoises au cours d’une seule et même année, après l’exercice 2015.

La joie de Léa Vicens lors de son premier triomphe nîmois de la saison, le lundi 21 mai 2018 (crédit photo : Anthony Maurin).

ESCALAFÓN DES NOVILLEROS : ALFONSO ORTIZ, LAURÉAT 2018 DES APPRENTIS-TOREROS

Posté le 21/11/18

Leader en octobre, Alfonso Ortiz a réalisé le sprint idéal en cette fin de saison, profitant d’un agenda moins chargé pour Ángel Téllez et de l’alternative de Toñete. Leader du classement des apprentis-toreros avec 33 novilladas toréées, 30 oreilles et 1 queue coupées, Alfonso Ortiz confirme la qualité et la régularité de sa temporada. Le novillero originaire de Tielmes (Madrid) s’est plus précisément illustré au cours du dernier mois face à deux lots d’Alcurrucén dans des arènes de troisième catégorie. Le Madrilène est talonné par son concitoyen Ángel Téllez, crédité de 31 pavillons obtenus en 31 courses.

Doté d’un appréciable niveau technique, Téllez a marqué les esprits lors de son récent passage à Algemesí (Valencia), où il a ravi les deux oreilles d’un novillo de Flor de Jara. Sur la troisième marche du podium on retrouve Toñete, sacré matador de toros le 15 septembre dernier aux arènes de Nîmes. Une place que le torero madrilène peut conserver, fort de ses 28 paseos effectués dans cette catégorie, avec un total de 38 trophées.

4e, Francisco de Manuel renforce le profil 100% madrilène du quatuor de tête. Le novillero espagnol affiche un joli ratio avec 29 oreilles coupées en 24 courses toréées. Présent à Séville le 28 septembre dernier lors de la novillada d’Alejandro Talavante, le natif de Madrid a lui aussi brillé à Algemesí, ravissant un pavillon face à un lot de Flor de Jara.

Des intentions artistiques confirmées deux jours plus tard à Las Ventas, avec une vuelta effectuée à l’issue d’une faena notable devant un exemplaire de Fuente Ymbro. Le 2 octobre dernier, c’est à Arnedo (La Rioja) que Francisco de Manuel s’est mis en exergue, profitant des bons assauts de son premier novillo de Fernando Peña, dépossédé de son pavillon. Une semaine plus tard, une autre vuelta a salué la qualité de son engagement face à une course d’El Parralejo à Saragosse.

Premier Français de ce Top 10, Adrien Salenc a réalisé l’une de ses meilleures saisons depuis ses débuts à Captieux. Avec 21 novilladas toréées, 25 oreilles et 1 queue coupées, le Nîmois a terminé sa temporada sur les chapeaux de roue. La densité de ses faenas est allée crescendo, culminant notamment à Algemesí (Valencia), avec une oreille de poids acquise lors de la novillada de Cebada Gago. La vuelta obtenue quelques jours plus tard à Arnedo (La Rioja) a été annonciatrice du triomphe du 5 octobre dernier à Saragosse, avec deux oreilles de catégorie coupées à un grand novillo de Los Maños.

Un autre Français figure à la 6e place avec 18 courses et 14 oreilles au compteur : El Adoureño est le second matador de toros figurant aux dix premières places de cette classification. Il est talonné par Pablo Mora, novillero madrilène qui a également officié à 18 reprises cette saison, mais dont le total de trophées n’est que de 11. Toutefois, le novillero madrilène s’est d’ores et déjà signalé au cours du dernier mois à Madrid, où il a été applaudi lors de la Feria d’Automne, puis à Saragosse où il a obtenu l’unique oreille de la novillada d’El Parralejo.

Le novillero portugais João Silva « Juanito » glisse donc à la 8e place malgré ses 22 oreilles coupées sur un total de 16 courses toréées. Avec une vuelta accomplie le 28 septembre dernier à Séville, lors de la novillada d’ouverture de la Feria de San Miguel, l’apprenti-torero originaire de Monforte a confirmé la sincérité de ses intentions. L’afición de Las Ventas a pu mesurer ces dernières lors de la novillada de Fuente Ymbro au cours de laquelle le Portugais a été appelé à saluer.

9e, Javier Moreno Sanz alias « Lagartijo de Córdoba » maintient une position flatteuse avec 16 novilladas toréées, 22 oreilles et 1 queue coupées. Toutefois, le natif de Cordoue, âgé de 26 ans, n’a plus revêtu l’habit de lumières depuis le 15 septembre dernier. De ce fait, il reste sous la menace du 10e, Jorge Isiegas, novillero aragonais bien connu à Nîmes, qui a toréé cette saison à 15 reprises pour une coupe totale de 17 pavillons.

Une temporada européenne qu’Isiegas a conclue de la meilleure des manières à Moralzarzal (Madrid) où il a obtenu l’oreille de ses deux novillos des frères González Rodríguez, avant de s’envoler pour le Mexique.

Alfonso Ortiz, lauréat 2018 de l’Escalafón des novilleros (crédit photo : Tajuna Toros).

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