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CULTURE TAURINE : LA FIESTA BRAVA ACCESSIBLE AU PLUS GRAND NOMBRE

Posté le 16/01/20

Le Tendido Jeunes a vu le jour aux arènes de Nîmes et se propage aujourd’hui dans différentes plazas européennes. Des tarifs attractifs en direction du jeune public afin de renouveler l’auditoire des spectacles taurins et mettre en exergue une politique tarifaire incitative. Un modèle qui a fait ses preuves en Espagne, comme c’est actuellement aux arènes de Valencia où l’empresa Simon Casas Production a lancé sa campagne de ventes d’abonnements pour les jeunes et les séniors. Jusqu’au 25 janvier, les jeunes âgés de moins de 20 ans et les séniors âgés de plus de 65 ans pourront acquérir un abonnement complet pour la temporada valenciane – Feria des Fallas, Feria de la Vierge, Feria de la San Jaime et course de clôture en octobre – dès 83 euros !

Ce sont 1.000 abonnements qui ont été mis en vente en direction de ce public, qui pourra en disposer sur simple présentation d’une carte d’identité et d’une photographie personnelle. Les abonnements non renouvelés feront l’objet d’un tirage au sort parmi les nouvelles demandes des personnes inscrites aux guichets sur des listes d’attente. Un tirage au sort qui se déroulera cette année le jeudi 30 janvier dans le salon VIP de la Députation de Valencia aux arènes.

Détail d’habit de lumières de Finito de Córdoba lors de la corrida du 19 mars 2019 aux arènes de Valencia (crédit photo : Rafa Navarro / SCP Valencia).

TEMPORADA : EL CID ET ROMÁN SE DISTINGUENT A MANIZALES

Posté le 15/01/20

Il est des moments qui transfigurent le profil d’une course. Des instants précieux où hommes et toros se fondent en un accord quasi-parfait, communiant avec le public au cœur d’une création artistique unique. Ce fut le cas lors de la corrida célébrée le 7 janvier dernier, qui a vu le Colombien Juan Sebastián Hernández est sacré matador de toros des mains d’El Cid, en présence de Román, face à un bon lot de la ganadería de Santa Bárbara, propriété de Carlos Barbero.

Au final, huit oreilles coupées, un toro gracié, les trois matadors portés en triomphe au côté de l’éleveur… Le public présent sur les gradins des arènes colombiennes de Manizales ne pouvait que manifester son bonheur à l’issue d’une corrida où les moments d’émotion furent nombreux. Véritable idole de cette arène, Manuel Jesús Cid « El Cid » n’a pas manqué ses adieux pour ce qui devrait être sa dernière corrida en habit de lumières.

Trois pavillons récoltés dans l’escarcelle du torero de Salteras, dont le niveau de toreo s’est sublimé, comme à son habitude, en prenant la main gauche. Auteur de véroniques particulièrement templées devant le 4e exemplaire de la course, El Cid s’est pleinement livré. La faena qui a suivi fut du même acabit, en prenant la mesure de son adversaire avec technique et bon goût. Les deux toros d’El Cid ont été gratifiés d’une vuelta posthume.  

Une qualité de bétail qui s’est également traduite dans le lot de Román, récompensé d’un trophée à l’issue de sa première prestation. Mais c’est devant le fameux 5e toro, « Castellano », que le matador valencian a livré les séquences les plus intenses de la course. Une rencontre idéale, illustrée par un engagement sans failles de Román face à un toro se livrant sans la moindre retenue pour une partition à la fois profonde et d’une grande richesse muletera.

L’impétrant de cette belle journée ne pouvait rêver meilleur scénario pour une telle corrida : porté en triomphe aux côtés de son parrain d’alternative, du témoin de la cérémonie et de l’éleveur du jour, Juan Sebastián Hernández n’a pas manqué ses débuts dans la catégorie supérieure, ravissant l’oreille de ses deux toros. Le benjamin du cartel a joué la note de l’émotion en proposant deux faenas au profil encimista très affirmé. Palliant son manque de technique par un engagement affirmé sur la courte distance, Hernández a gagné le respect des spectateurs. Dans les cuadrillas, les banderilleros Ricardo Santana (1er), José Luis López « Lipi » (2e), Emerson Pineda et José Calvo (4e) ont salué.

Vuelta triomphale de Román au côté de l’éleveur colombien Carlos Barbero, après la grâce du toro « Castellano » (crédit photo : Twitter Román / agence Arte & Temple).

REVUE DE PRESSE : LES FALLAS DE VALENCIA FONT DEJA PARLER…

Posté le 14/01/20

José Luis Benlloch, directeur valencian de la revue Aplausos, aime profondément la Feria des Fallas et les célébrations taurines du coso de la calle de Xátiva. Raison pour laquelle l’honorable revue qui fête cette année son 45e anniversaire consacre d’ores et déjà plusieurs de ses colonnes à la conception de cartels dont la mouture finale n’a pas été dévoilée officiellement par Simon Casas. Selon Benlloch, l’édition 2020 des Fallas marquera le retour à Valencia de Morante de la Puebla après plus de quatre années d’absence. L’éditorialiste avance les noms d’Antonio Ferrera et José María Manzanares II pour défier une corrida de Zalduendo.

Des supputations de cartels qui tournent toutefois autour d’une affirmation sans équivoque : « l’objectif est de proposer une feria très forte au sein de laquelle il reste à décider si le cycle comprendra six ou sept courses majeures, en plus des deux novilladas, d’une troisième au mois de mai et de la corrida équestre » relève le directeur de la publication. José Luis Benlloch relaye une première information, annoncée par le principal intéressé, Andrés Roca Rey, qui doit toréer sa course de réapparition à Valencia le 14 mars prochain aux côtés de Sébastien Castella et Cayetano. Aplausos croit également savoir qu’Enrique Ponce célébrera le 30e anniversaire de sa prise d’alternative le 16 mars prochain dans le cadre d’un mano a mano avec Pablo Aguado, révélation de la précédente temporada, pour lequel des toros de Juan Pedro Domecq auraient d’ores et déjà été réservés.

Pour la Fête de la San José, le 19 mars, jour férié à Valencia, le journaliste espagnol parle également d’une corrida extraordinaire réunissant six matadors de toros. Il évoque enfin les noms de Paco Ureña, en rappelant son triomphe lors de la Feria de la San Jaime en juillet dernier et « l’excellent niveau montré par le Valencian Román lors de la précédente campagne », avant de conclure « Emilio de Justo fait également partie des autres toreros dont la participation apparaît comme assurée ». Entre souhaits et réalité, rumeurs et tractations en coulisses, seule la vérité des cartels officiels parlera. Très bientôt, nous reparlons ici de ces Fallas de Valencia…

Véronique de Morante de la Puebla face à un toro de Morante de la Puebla lors de l’édition 2015 des Fallas (crédit photo : Rullot / SCP Valencia).

TEMPORADA : LA MONTÉE EN PUISSANCE DE ZACARÍAS MORENO

Posté le 13/01/20

Le 3 juin 2017, l’élevage espagnol de Zacarías Moreno effectuait ses débuts en France en fournissant le plateau ganadero de la novillada de la Cape d’or aux arènes de Nîmes. Une course de qualité marquée par la coupe de trois oreilles et l’octroi de la 56e édition de la Cape d’or de la peña Antonio Ordóñez au novillero arlésien Andy Younès. Le 3e exemplaire de cette mi-journée, « Cebadilla », n°116, noir, 464 kg, né le 5 novembre 2013, avait par ailleurs été honoré d’une vuelta posthume après avoir été dépossédé d’une oreille par Alejandro Gardel.

Un fer présenté à Valencia lors de l’édition 2016 de la novillada de la Virgen de los Desemparados, puis répété lors des ferias de juillet 2018 et 2019, favorisant l’an passé le triomphe du Nîmois El Rafi. Une ganadería qui a bien conclu sa saison en présentant un lot de novillos sérieux lors de la dernière Feria du Pilar à Saragosse. Le 29 mars prochain, Zacarías Moreno fera lidier sa première corrida en France dans une arène de 3e catégorie, à Gamarde-les-Bains (Landes).

Une rareté puisque Zacarías Moreno n’a jamais pu fournir de lot intégral en corridas, préférant se cantonner majoritairement aux novilladas. Le premier toro lidié en corrida par cet élevage est un remiendo qui a complété un lot d’Hernández Pla le 13 septembre 2009 à Bolaños de Calatrava (Ciudad Real), auquel Serafín Marín coupa les deux oreilles. Deux ans plus tard, à Grenade, la ganadería implantée à Chinchón propose une corrida quasi-complète pour l’alternative du local « Chamaquito de Granada ». Six oreilles sont coupées lors de cet après-midi marqué par la sortie en triomphe de l’impétrant aux côtés d’El Güejareño et Jesús Fernández « Yiyo ». Le 30 août 2017, enfin, c’est à Borox (Tolède) que Zacarías Moreno propose un excellent lot, avec un triomphe important d’Eugenio de Mora, trois pavillons dans son escarcelle, accompagné par Francisco José Espada, auteur d’une faena doublement primée face à un toro de vuelta. 2020 sera peut-être l’année de la confirmation pour Zacarías Moreno…

« Cebadilla », novillo de Zacarías Moreno honoré d’une vuelta posthume le 3 juin 2017 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

MERCATO TAURIN : UN NOUVEL APODERADO POUR JAVIER CASTAÑO

Posté le 12/01/20

Héros d’une miurada nîmoise historique en 2012, Javier Castaño a décidé de changer d’air. Après deux saisons écoulées, la relation professionnelle qui l’unissait à José Jesús Sánchez « Hipólito » appartient d’ores et déjà au passé. Le torero originaire de Cistierna (León) vient de confier les intérêts de sa carrière à Jesús de Alba, avec la volonté d’initier une nouvelle dynamique de succès en cette nouvelle année.

Aucun contrat signé entre les deux parties mais la volonté affirmée de retourner à certains « classiques » qui ont ancré Javier Castaño dans le respect de l’afición. Avec l’objectif avoué de retrouver le circuit des arènes de première catégorie et des ferias français, Javier Castaño se prépare en vue de toréer la 30e corrida de Miura de sa carrière. A l’issue de la temporada 2019, qui l’a vu notamment ravir une oreille de poids à Pampelune, Javier Castaño s’est classé à la 55e place de l’Escalafón européen des matadors de toros, avec 6 corridas au compteur pour 1 seul pavillon glané.

Naturelle soignée de Javier Castaño face à un toro d’Araúz de Robles, le 22 septembre 2019 à Madrid (crédit photo : Plaza 1).

TEMPORADA : ABRAHAM NEIRO INTÈGRE LA CUADRILLA D’ENRIQUE PONCE

Posté le 11/01/20

Abraham Neiro a été choisi pour compléter la cuadrilla d’Enrique Ponce au poste de 2e lidiando suite à la grave blessure subie par Mariano de la Viña, le 13 octobre dernier à Saragosse face à un toro de Montalvo. Le subalterne originaire de La Algaba (Séville) officiait jusqu’alors sous les ordres de Manuel Escribano. Il rejoindra ainsi une cuadrilla où toréent déjà les banderilleros Luis Fernández « Jocho » et Jaime Padilla, sans oublier les picadors José Palomares et Manuel Quinta.

Abraham Neiro en train de lidier un toro d’Adolfo Martín, le 30 mai 2019 aux arènes de Las Ventas à Madrid (crédit photo : Plaza 1).

ESCALAFÓN DES MATADORS DE TOROS : EL CHIHUAHUA, PREMIER LEADER DE 2020

Posté le 10/01/20

« El Chihuahua » porte le surnom artistique de sa ville d’origine. De son véritable nom Antonio García, ce matador de toros mexicain âgé de 34 ans est le premier torero à virer en tête en cette nouvelle année de classification. Premier avec 3 corridas toréées et 4 oreilles coupées, El Chihuahua a notamment toréé la première course de l’année 2020 à la Monumental de Mexico, le 5 janvier dernier. Il devance le Franco-Mexicain Michelito Lagravère, 2e avec 2 pavillons obtenus en 2 courses toréées et 1 toro déjà gracié.

3e, Gerardo Rivera a toréé à deux 2 reprises depuis le début de l’année, réalisant l’exploit d’avoir gracié 2 toros, dont un à Mexico dimanche dernier ! Ce matador originaire de Tlaxco a fat sensation dans la capitale mexicaine en obtenant l’indulto du toro « Siglo y Medio », de l’élevage de Piedras Negras. Avec 4 oreilles et 1 queue au compteur en 1 seule course toréée, Pedro Gutiérrez « El Capea » occupe le 4e rang, apparaissant comme le premier Espagnol de ce Top 10. Il devance Jorge Sotelo, 5e avec 3 oreilles coupées en 1 corrida toréée, à égalité avec Rodrigo Ochoa.

7e, Israel Téllez a bien débuté la nouvelle temporada avec 2 trophées glanés lors de sa première corrida de 2020. Il devance un autre torero mexicain, Fabián Barba, crédité d’une oreille coupée en une corrida toréée. Originaire d’Aguascalientes et aujourd’hui âgé de 40 ans, Barba avait toréé quelques novilladas en France au début des années 2000. Il partage cette 8e place ex-aequo avec ses compatriotes Fermín Rivera et Diego Silveti, représentant de la nouvelle génération du toreo mexicain.

A ce jour, 21 matadors de toros figurent dans ce classement Escalafón, dont 18 toreros n’ayant officié qu’à une seule reprise depuis le début de saison mexicaine.

Vuelta d’Antonio García « El Chihuahua », premier leader du classement mexicain des matadors de toros en 2020 (crédit photo : Twitter officiel El Chihuahua).

TEMPORADA : CALI CHAVIRE AVEC PACO PERLAZA ET LUIS DAVID

Posté le 09/01/20

La Feria del Señor de los Cristales s’est achevée sur une belle note, le 31 décembre dernier, avec la sortie en triomphe commune de Paco Perlaza et Luis David par la Grande porte des arènes de Cali. Chef de lidia de cette corrida-concours réunissant six élevages colombiens, Paco Perlaza s’est distingué en obtenant la grâce du 4e toro, « Manchado », n°146, de robe noire, porteur du fer de Salento. Une course qui a présenté un bon niveau ganadero comme en témoigne également l’octroi d’une vuelta posthume au 3e toro, « Chocolatero », n°680, castaño, qui a favorisé la faena triomphale de Luis David.

Malgré une entrée décevante, la course n’a pas manqué d’intérêt, étant véritablement lancée par Luis David devant le 3e exemplaire. Le matador mexicain, benjamin d’un cartel complété par Román, a brillé devant « Chocolatero », toréé avec une précision d’orfèvre lors d’une faena vibrante, excellemment conclue avec l’épée. Une densité artistique emboitée au toro suivant par Paco Perlaza, un habitué des arènes de Cali, qui n’a pas manqué l’occasion de se mettre en évidence devant « Manchado ».

Animé par des charges franches et suaves à la muleta, le toro de Salento a été remarquablement dompté par la muleta du matador colombien. Un travail sérieux, jouant à la fois sur le temple et l’émotion, avec quelques passages enjoués, genoux en terre. Une ambiance idéale qui a favorisé la pétition de grâce à laquelle le président de la corrida a répondu favorablement. Une manière idéale pour conclure l’année taurine 2019 en beauté.

Sortie en triomphe finale pour Luis David et Paco Perlaza lors de la corrida de clôture de la Feria de Cali (crédit photo : plaza de toros de Cañaveralejo / agence Promotoreando).

APPEL A TEXTES : DERNIÈRE LIGNE DROITE POUR LE PRIX HEMINGWAY

Posté le 08/01/20

Plus de six mois après la victoire finale de Cyril Fabre, le Prix Hemingway prépare d’ores et déjà l’édition 2020 de son concours de nouvelles dédiées à l’univers taurin. L’an passé, ils ont été 267 participants à avoir envoyé un texte, dont 144 dans une langue étrangère au français. La Mecha de plata de Cyril Fabre, originaire de Toulouse, avait conquis le jury présidé par Laure Adler.

Comme lors des quinze précédentes éditions, l’auteur de la nouvelle lauréate recevra une somme de 4.000 euros ainsi qu’un pass de callejón pour la temporada à venir aux arènes de Nîmes, offerts par Simon Casas Production, partenaire du Prix Hemingway. La nouvelle doit être envoyée par mail, au format Word exclusivement, à l’adresse électronique suivante : prixhemingway@lesavocatsdudiable.com. Elle doit être accompagnée des documents suivants : biographie, bibliographie et coordonnées (adresse, e-mail, numéro de téléphone, photo de l’auteur au format jpeg). Le texte de la nouvelle ne doit pas excéder 22.500 signes, espaces compris, et ne doit pas être concourir à aucun autre prix littéraire.

Créé en 2004 par Les Avocats du Diable sur une idée de Marion Mazauric et Simon Casas, le Prix Hemingway récompense chaque année une nouvelle inédite sur le thème de la tauromachie, son univers ou sa culture, d’un écrivain français ou étranger ayant déjà publié (quel que soit le support : édition classique, numérique, blog, journalisme…). Il n’est pas demandé aux auteurs d’être pour ou contre la tauromachie, mais de faire œuvre de littérature à partir de cet univers, pris au sens le plus large (corrida, tauromachie équestre, landaise, culte de Mithra, course camarguaise…).

Les nouvelles participant au Prix Hemingway sont lues par le jury et le comité de sélection en français, espagnol ou anglais, à charge pour l’auteur écrivant dans une autre langue de faire traduire et présenter sa nouvelle dans l’une de ces trois langues. La sélection des nouvelles finalistes est effectuée sous anonymat par les membres du jury assistés de lecteurs et traducteurs, aficionados ou pas. Un recueil composé de la nouvelle lauréate et des meilleures nouvelles est publié chaque année par les éditions Au diable vauvert, partenaires des Avocats du Diable et du Prix Hemingway.

Comme chaque année depuis seize ans, le jury 2020 sera présidé par Laure Adler. Les membres du jury se réuniront pour délibérer et désigner la nouvelle lauréate à l’occasion de la Feria de Pentecôte 2020 à Nîmes. Les candidats ont jusqu’au 31 janvier 2020 pour faire parvenir leurs nouvelles au jury.

« Mecha de Plata », le titre du dernier recueil de nouvelles du Prix Hemingway 2019.

TEMPORADA : UNE OREILLE POUR EMILIO DE JUSTO A CALI

Posté le 07/01/20

Emilio de Justo est encore un torero « inconnu » en Colombie. En douze ans d’alternative, le torero originaire de Cáceres n’a officié qu’à neuf reprises dans une arène de la patrie du maestro César Rincón. Dimanche dernier, Emilio de Justo prenait part à sa deuxième course sur le sable de Cañaveralejo, arènes où il s’était distingué l’an passé en ravissant un pavillon devant un toro de Dosgutiérrez.

Face à un lot inégal en comportement d’Achury Viejo, Emilio de Justo a renforcé son cartel à Cali en obtenant l’unique trophée de la corrida dominicale. Une récompense obtenue face au 2e exemplaire de la course, peu évident à lidier mais estoqué d’une formidable entière. Une épée qui valait à elle seule l’octroi de l’oreille. A l’issue d’une seconde faena méritoire devant un exemplaire difficile, Emilio de Justo a écouté un silence.

Pour son dernier paseo à Cali, El Cid a tracé la faena de l’après-midi, récompensée par une chaleureuse vuelta à l’arrastre du 5e toro. Une oeuvre importante gâchée à l’épée par deux pinchazos et un recours au descabello. Paradoxalement, le torero andalou s’était montré moins inspiré devant l’un des meilleurs toros du lot sorti en 2e position. Le manque de réussite avec l’épée du Colombien Luis Miguel Castrillón a réduit le résultat final de ce dernier à un double silence.

Véronique d’Emilio de Justo qui est reparti des arènes de Cali avec l’unique oreille de la corrida dominicale (crédit photo : plaza de toros de Cañaveralejo / agence Promotoreando).

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