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TEMPORADA – UN MANAGER D’EXPÉRIENCE POUR LÓPEZ SIMÓN

Posté le 06/01/19

C’est une arrivée de poids dans l’équipe de López Simón : Diego Robles sera le nouvel apoderado du matador madrilène dès cette saison. Considéré comme l’un des meilleurs « faiseurs de torero », l’apoderado andalou a été le manager de la carrière de Juan José Padilla pendant 17 temporadas, jusqu’à la fin de cette saison 2018. Ses préparations physiques hivernales, sur les plages de Sanlúcar de Barrameda, sont autant admirées que redoutées par les toreros de toutes générations qui souhaitent s’entraîner avec lui.

Une association professionnelle qui s’effectuera sous le patronage de la maison Matilla et qui devrait permettre à López Simón d’intégrer les principales ferias de la saison européenne. A ce jour, Alberto López Simón a toréé à quatre reprises aux arènes de Nîmes, coupant un total de sept oreilles et ouvrant trois fois la Porte des cuadrillas. Sa dernière participation à une corrida nîmoise remonte au samedi 3 juin 2017, avec une partition particulièrement convaincante en dépit du déluge.

Alberto López Simón dans le patio de cuadrillas des arènes de Nîmes le samedi 3 juin 2017 bénéficiera d’un grand homme d’expérience comme apoderado en la personne de Diego Robles (crédit photo : Anthony Maurin).

REVUE DE PRESSE : L’ÉTERNELLE QUESTION AUTOUR DU RETOUR DE JOSÉ TOMÁS A NÎMES

Posté le 05/01/19

Il est des absences qu’il est parfois difficile d’oublier… Depuis le 16 septembre 2012, les privilégiés qui ont eu le bonheur d’assister au solo nîmois de José Tomás demeurent dans l’attente d’un retour du maestro de Galapagar sur la piste où il a écrit un chapitre important de l’Histoire de la Tauromachie. Souvent questionné sur le sujet, Simon Casas a toujours rappelé que les contacts avec José Tomás étaient permanents, mais est-il possible de réécrire « la corrida parfaite » ? Peut-il y avoir un « après » à cette corrida historique du dimanche 16 septembre 2012 ?

L’attente et le questionnement demeurent toutefois légitimes. Raison pour laquelle le quotidien régional Midi Libre a posé à nouveau la question. Dans le cadre d’une double page intitulée « les questions que l’on se pose à l’aube de cette nouvelle année », la tauromachie figure aux côtés d’autres sujets comme le maintien en Ligue 1 du Nîmes Olympique, l’ouverture pour la feria de la nouvelle version de l’Imperator ou encore la question relative au maire Jean-Paul Fournier et au quatrième mandat qu’il pourrait briguer. Autant de questions posées dans cette édition du 1er janvier avec une formulation simple côté toros : « José Tomás, c’est pour cette année ? ».

Midi Libre rappelle les rares apparitions du torero madrilène depuis ce solo nîmois : 14 corridas en seulement 6 ans, et avec zéro course au compteur en 2013. José Tomás sait se faire rare et ainsi continuer à cultiver son mystère. Les observateurs les plus attentifs auront noté sa présence à Nîmes, en septembre dernier, pour accompagner un groupe de mariachis dont il gère la carrière avec son frère.

Le journaliste signataire de ces lignes pense que José Tomás ne reviendra pas à Nîmes en 2019, rappelant que cette année était la dernière « du mandat de Simon Casas Production » dans la délégation de service public mise en place pour l’organisation des spectacles tauromachiques aux arènes. C’est lorsqu’on s’y attend le moins que José Tomás peut surprendre tout son monde… A ce jour, le maestro de Galapagar s’est produit à 11 reprises dans le cadre d’une corrida sur le sable des arènes de Nîmes. Lui seul sait s’il y aura une douzième fois… Le sujet n’a pas fini de faire parler et écrire.

Ovation du public des arènes de Nîmes à José Tomás en ouverture de la corrida historique du dimanche 16 septembre 2012 (crédit photo : Anthony Maurin).

TEMPORADA – TOÑETE A CHOISI SON ÉQUIPE POUR 2019

Posté le 04/01/19

Antonio Catalán « Toñete », sacré matador de toros de façon triomphale le 15 septembre dernier à Nîmes, débutera sa saison 2019 le dimanche 20 janvier dans les arènes mexicaines de León, aux côtés d’Arturo Macías et Arturo Saldívar, face à des toros de Boquilla del Carmen. Une nouvelle temporada que le torero madrilène aborde après avoir renouvelé une partie de sa cuadrilla. On note pas moins de trois changements dans les rangs des subalternes de Toñete en vue de cette saison 2019.

A cheval, la confiance a été renouvelée au picador Carlos Pérez alors qu’Alberto Sandoval occupera le second poste de varilarguero. A pied, Miguel Martín et Julio López – jusqu’alors l’une des pièces incontournables de la cuadrilla d’Alejandro Talavante – intègrent l’équipe de Toñete au sein de laquelle demeure le banderillero de confiance Ángel Gómez Escorial. Derrière la barrière officiera en tant que valet d’épées Luis Miguel Santos, secondé par Titi Campillo en tant qu’ayuda.

Le poste d’apoderado revient à Simon Casas, comme annoncé en fin d’année 2018, le poste de directeur artistique continuera d’être occupé par Manolo Sánchez, matador de toros bien connu originaire de Valladolid. 

Derechazo imaginaire de Toñete, à quelques minutes du paseo de sa corrida d’alternative, le samedi 15 septembre 2018, dans le patio de cuadrillas des arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

REVUE DE PRESSE : « UN CORTÈGE D’ÉMOTIONS » AUX ARÈNES DE NÎMES

Posté le 03/01/19

Dans son édition nîmoise du dimanche 30 décembre 2018, le quotidien régional Midi Libre a consacré une pleine page à la rétrospective de l’année 2018 aux arènes de Nîmes. Sous le titre « En piste, un cortège d’émotions », Roland Massabuau est revenu sur tous les temps forts tauromachiques qui ont rythmé la temporada dans la capitale gardoise. L’occasion pour le journaliste de rappeler la qualité des deux « singulières et riches ferias » avant de détailler les départs de certains toreros et l’arrivée d’autres jeunes maestros.

Dans son billet d’introduction, Roland Massabuau s’attarde également sur « la fabuleuse leçon d’absolue sincérité » donnée par Octavio Chacón, Emilio de Justo et Pepe Moral face aux toros de Victorino Martín lors de la corrida de clôture de la Feria des Vendanges. Une course qui n’a pas rempli les arènes de Nîmes, loin s’en faut, mais dont l’intensité aura marqué les mémoires des spectateurs présents et des téléspectateurs espagnols. Au passage, le journaliste tacle celles et ceux qui évoqueraient une forme de lassitude à la vision de cartels identiques : « ce même public, qui peste régulièrement de revoir au cartel les mêmes noms, mais qui freine des deux pieds lorsque la nouveauté est affichée. Dommage ».

Par le textes et les photos, Midi Libre détaille les temps forts de cette temporada nîmoise, avec le salut introductif du trio de « tor-héros » de la corrida de Victorino Martín, l’ultime vuelta de Juan José Padilla, drapeau de pirate à la main ou encore la dernière Porte des Consuls de Juan Bautista lors de la Feria des Vendanges. Il y est encore question du record de trophées obtenu cette année par Sébastien Castella – 8 oreilles et 1 queue –, des chiffres que notre site vous avait livrés dès le mois de novembre dans le cadre des bilans de fin d’année, catégorie par catégorie. La page spéciale consacrée à la saison tauromachique aux arènes de Nîmes souligne également la Cape d’or remportée par El Rafi ou encore la présentation réussie du rejoneador Guillermo Hermoso de Mendoza.

Impossible pour le quotidien de ne pas évoquer la grâce du toro « Devoto » par Enrique Ponce, lors de la première corrida de la Feria des Vendanges, 3e indulto nîmois obtenu par le maestro de Chiva. La corrida mise en lumières aux arènes de Nîmes, sans oublier la course camarguaise, avec le rappel de la tenue de la finale du Trophée des As et « le couronnement de Jupiter en octobre ». Autre première, avec la désignation du titre de Bioù d’or, en public, le matin de la finale, au Cloître des Jésuites.

Ovation de gala pour Emilio de Justo, Pepe Moral et Octavio Chacón, les trois « tor-héros » de la corrida de Victorino Martín (crédit photo : Anthony Maurin).

IN MEMORIAM – LA PLANÈTE TAURINE ENDEUILLÉE

Posté le 02/01/19

Grièvement blessé lors d’un accident au sein de son exploitation agricole, le rejoneador portugais Joaquim Bastinhas s’est éteint le dernier jour de l’année 2018 à la Clinique de la Croix rouge de Lisbonne, à l’âge de 62 ans. Une triste nouvelle qui avait été précédée par l’annonce de deux autres disparitions, cette fois en Espagne. Le 27 décembre dernier, Emilio Oliva Fornell a rendu son dernier souffle de vie à l’Hôpital de Puerto Real (Cadix), à l’âge de 81 ans.

Père du matador espagnol homonymique et d’autres toreros – David, Abel et Isaac – Oliva avait pris l’alternative le 18 avril 1962 au Puerto de Santa María, des mains d’Antonio Ordóñez, en présence de Jaime Ostos. Deux coups de corne graves reçus à Madrid freinèrent sa carrière jusqu’à un retrait définitif des pistes en 1972. Il fut le directeur de l’école taurine « Francisco Montes Paquiro » de Chiclana pendant de longues années. L’un de ses fils, Abel, fut le novillero triomphateur de l’édition 1993 de la Feria des Vendanges aux arènes de Nîmes face à un lot extraordinaire de Juan Pedro Domecq.

Autre père de torero, Leonardo Muñoz nous a quittés jeudi dernier à Séville à l’âge de 86 ans. Surnommé « El Nazareno » dans le milieu taurin, il était le père d’Emilio Muñoz, grande idole des Ferias de Nîmes dans les années 80, aujourd’hui consultant pour la chaîne thématique espagnole Toros. Leonardo Muñoz fut également le premier manager de Morante de la Puebla, lors de ses débuts en tant que novillero. Enfin, le 16 décembre dernier, c’est le fondateur de l’élevage d’El Torreón, Felipe Lafita qui est décédé à l’âge de 89 ans à Madrid. Ganadero de grande renommée, il avait été président du principal groupement des éleveurs de toros en Europe entre 1994 et 1998, la Unión de Criadores de Toros de Lidia.

Simon Casas Production présente ses sincères condoléances à toutes les personnes touchées par ces disparitions.

Détail d’habits de lumières aux arènes de Nîmes lors de l’édition 2013 de la Feria des Vendanges (crédit photo : Anthony Maurin)

VŒUX – BONNE ET HEUREUSE ANNÉE 2019 A TOUS NOS LECTEURS

Posté le 01/01/19

Que les toros chargent avec le même cœur, le même entrain ; qu’ils soient animés de cette bravoure unique qui fait d’eux une espèce animale rare et précieuse que nous nous devons de protéger. Que les toreros accomplissent leurs rêves de lumières et soient touchés par la grâce taurine afin de réaliser la faena parfaite qu’ils cherchent inlassablement et quotidiennement à accomplir. Que les spectateurs des arènes de Nîmes soient animés de la même foi en la Fiesta Brava, qu’ils conservent cette insatiable envie de se laisser surprendre par la rencontre unique entre un Animal-Roi, le Toro, et un « tor-héros » des temps modernes, vêtu de lumières.

A tous ceux qui font que le miracle de la Tauromachie se renouvelle dès lors que retentissent les clarines et que le toro déboule du long couloir du toril, tous nos vœux d’une belle et heureuse année. L’équipe de Simon Casas Production souhaite une merveilleuse année 2019 à tous les fidèles des arènes de Nîmes, aux aficionados ainsi qu’aux lecteurs de ce site. Que celle-ci vous comble de joie et que la temporada nîmoise soit synonyme de beaux et grands moments de tauromachie.

Pablo Aguado à genoux, à porta gayola, face au toril des arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

TEMPORADA – UN INDULTO SIGNÉ CASTELLA, COMME CHEZ LUI A CALI

Posté le 31/12/18

La Colombie est comme une seconde nation pour Sébastien Castella, dont l’épouse Patricia Vásquez a vu le jour à Bogota. Une idylle avec la patrie de Botero initiée au début des années 2000 avec les premières participations du torero biterrois à la Feria de Cali. Des arènes de Cañaveralejo qui sont devenus l’un des jardins favoris du matador français, qui y a toréé 31 corridas, coupe 45 oreilles, ouvert 15 Grandes portes du Señor de los Cristales et gracié 2 toros.

Le dernier en date se nomme « Boticario » et a été gracié la nuit dernière par Sébastien Castella dans la cité colombienne qui célébrait la cinquième course de sa feria. Venu remplacer Enrique Ponce – en délicatesse avec les ligaments croisés de son genou gauche – Sébastien Castella a tracé une faena d’importance devant le 2e toro de la corrida d’Ernesto Gutiérrez, élevage qu’il défiait pour la première fois de sa carrière sur le sable des arènes de Cali. Inspiré à la cape sur ses chicuelinas, le torero biterrois a conduit sa lidia avec assurance et autorité.

Une faena qui a culminé sur de longues et spacieuses séries de naturelles, templées, compas des jambes ouvert, afin de proposer le plus long trajet au noble « Boticario ». Une œuvre chantée par les spectateurs qui remplissaient aux deux-tiers la plaza de Cañaveralejo, jusqu’à ce que le président ne déploie le mouchoir orange depuis le balcon présidentiel. Marqué du n°89 et annoncé à 524 kilos, « Boticario » pouvait réintégrer le toril et ainsi aspirer à une nouvelle vie.

Deux oreilles symboliques ont récompensé la prestation de Castella, qui a coupé un autre pavillon devant le 5e toro de la corrida, s’assurant ainsi une nouvelle sortie en triomphe. Une Grande porte du Señor de los Cristales également ouverte par le Colombien Luis Bolívar, récompensé d’un trophée à l’issue de deux faenas marquées du sceau de l’engagement et de la disposition. Antonio Ferrera, qui complétait le cartel, a pour sa part été applaudi.

Il faut remonter au 30 décembre 2008 pour voir Sébastien Castella gracier un toro à Cali. Ce jour-là, le torero biterrois avait obtenu l’indulto du 5e exemplaire de la corrida de Juan Bernardo Caicedo. Une course particulièrement brillante qui avait vu également le matador colombien Guerrita Chico obtenir la grâce du 6e toro, issu du même lot ! C’est enfin la 21e fois que Sébastien Castella gracie un toro en 18 ans d’alternative.

Souvenir d’une chicuelina de Sébastien Castella le 16 septembre 2017 aux arènes de Nîmes face à un toro de Victoriano del Río (crédit photo : Anthony Maurin).

ESCALAFÓN DES REJONEADORS : PABLO HERMOSO DE MENDOZA POURSUIT SON RÈGNE AU MEXIQUE

Posté le 30/12/18

Troisième et dernier volet de l’analyse des classifications de l’autre côté de l’Atlantique afin de mieux saisir quels toreros sont aujourd’hui les plus réclamés dans une nation taurine comme le Mexique. Le classement de la saison taurine 2018 chez les rejoneadors laisse apparaître un enseignement déjà su d’un bon nombre d’aficionados : Pablo Hermoso demeure une référence en matière de toreo à cheval en terres aztèques. 1er du classement avec 31 corridas toréées, 43 oreilles et 4 queues coupées, sans oublier 2 toros graciés, le torero à cheval navarrais justifie son implantation dans un pays où il a établi une partie de sa cavalerie.

Des statistiques d’autant plus impressionnantes qu’elles ont été établies et figées dans le calendrier depuis le 22 avril 2018 ! Sur les quatre premiers mois de la temporada, Pablo Hermoso a ainsi toréé ces 31 courses au Mexique, réaffirmant son attractivité dans les plus grandes arènes du pays. Sur les huit mois restants de 2018, nul autre rejoneador n’a été en mesure de lui contester ce leadership, ce qui prouve encore la popularité de l’ancien « roi de Navarre » sur le nouveau continent.

Pablo Hermoso de Mendoza devance Emiliano Gamero, 2e avec 24 corridas toréées, 31 oreilles et 3 queues coupées. Très populaire, ce rejoneador âgé de 35 ans, est originaire de Mexico. Il officie dans le grand circuit depuis la temporada 2005 et fait aujourd’hui partie des meilleurs toreros à cheval mexicains : en témoigne l’oreille coupée ce dimanche 30 décembre à la Monumental de Mexico face à un toro d’Enrique Fraga.

Sur la 3e marche du podium figure un autre torero à cheval espagnol auteur d’une temporada mexicaine exceptionnelle : avec 38 oreilles et 6 queues coupées, 1 toro gracié à la Mexico en seulement 21 courses toréées, Andy Cartagena a certainement réalisé l’une de ses meilleures saisons outre-Atlantique. Des succès que le rejoneador alicantin a accumulés sur ces terres mexicaines au cours des trois derniers mois de l’année. Il devance Jorge Hernández Garate, un torero à cheval natif de San Luis Potosí et âgé de 34 ans. Rejoneador de métier, régulier dans le profil de ses temporadas, Hernández Garate totalise 19 corridas pour une coupe de 25 oreilles et 1 queue, ainsi qu’un toro gracié. Lui aussi s’est illustré le 30 décembre dernier en ravissant un pavillon d’un toro d’Enrique Fraga à la Monumental de Mexico.

Méconnu du grand public, Santiago Zendejas obtient une encourageante 5e place du fait de ses 19 corridas toréées et 15 oreilles coupées. Originaire de Querétaro, ce jeune rejoneador n’est âgé que de 20 ans. L’année 2018 a été marquée par sa prise d’alternative dans les arènes de San Julián (Jalisco) et une temporada plutôt encourageante. Derrière lui, on retrouve au 6e rang Guillermo Hermoso de Mendoza, qui a partagé bon nombre de courses au côté de son père, Pablo : au total, 16 corridas toréées pour le natif d’Estella, qui a coupé 22 oreilles et une queue, graciant également un toro. A l’instar de son père, lui aussi a toréé l’intégralité des courses de sa saison au Mexique lors des quatre premiers mois de l’année 2018.

7e, Joaquín Gallo est un autre inconnu du grand public : âgé de 36 ans et originaire de Mexico, ce torero à cheval a officié cette année à 14 reprises, obtenant un total de 8 pavillons. Il est suivi au classement par un autre rejoneador mexicain, Sebastián Torre, natif de San Luis Potosí et qui vient de fêter son 26e anniversaire. 6 pavillons en 11 courses garnissent son escarcelle de trophées, lors d’une saison au profil assez inégal, à l’image de sa prestation à Mexico lors de la corrida du Jour de l’An 2018. Le 9e rang est occupé par Cuauhtémoc Ayala, qui totalise 6 oreilles coupées en 8 corridas toréées.

Le Mexicain Luis Pimentel boucle ce Top 10 des toreros à cheval au Mexique avec 5 oreilles octroyées lors de ses 8 courses toréées. Le rejoneador natif de Huamantla (Tlaxacala) avait été applaudi en début d’année lors de la corrida du 1er-Janvier à la Monumental de Mexico. Lui aussi est en quête d’un second souffle comme bon nombre de rejoneadors mexicains afin de solidifier son cartel dans des arènes de première catégorie.

Pablo Hermoso de Mendoza demeure en 2018 le rejoneador le plus engagé au Mexique ; ici en image face à un toro de Carmen Lorenzo le 21 mai 2018 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

REVUE DE PRESSE : L’ÉLEVAGE DE GARCIGRANDE FIDÈLE A SES CLASSIQUES

Posté le 29/12/18

Impossible en 2019 de voir une grande feria établir ses cartels sans programmer une corrida portant les fers de Justo Hernández : Garcigrande et Domingo Hernández. Une ganadería de référence pour les stars de la tauromachie du fait des qualités de bravoure et de noblesse étalées par ces toros établis à Salamanque. Depuis 2006, Garcigrande compte 13 années consécutives de présence aux arènes de Nîmes, avec quelques pages importantes de toreo comme celle de la grâce du toro « Llanero », lors de l’édition 2009 de la Feria de Pentecôte, entre les mains de Javier Conde.

Interrogé cette semaine par le site Mundotoro, Justo Hernández a fait quelques déclarations quant aux destinations probables de ses lots de toros pour la prochaine saison. Selon lui, le fer de Garcigrande serait absent des Fallas de Valencia, assurant tout de même une camada riche d’une vingtaine de lots de toros, avec « la certitude d’être présents à Olivenza, Castellón de la Plana, Séville et Madrid ». 2018, année de référence pour Garcigrande avec la grâce du toro « Orgullito » par El Juli, le 16 avril dernier à Séville : « cette grâce a été la matérialisation d’un rêve, quelque chose d’historique… C’était injuste que mon père ne soit pas là pour le vivre, car c’est l’aboutissement d’un rêve de ganadero, la culmination d’années de travail récompensées par l’expression de cette bravoure. C’est un grand hommage qui lui a été rendu, quel dommage qu’il n’ait pas pu le voir… » regrette Justo Hernández.

Présent à Arles, Alicante et Santander, Justo Hernández table sur « 20 ou 22 corridas, avec la volonté de répéter dans les arènes où nous nous devons d’être ces dernières années, avec un soin tout particulier pour Madrid » précise l’éleveur. Outre Saint-Sébastien et Bilbao, le ganadero salmantin affirme que son élevage sera présent en 2019 à Nîmes, une arène de référence pour les toros marqués du fameux « G ». Un éleveur qui souhaite que ses toros affichent le même niveau de caste entraperçu dans certaines arènes de première importance : « pour la San Isidro, notre lot s’est avéré fort important, avec l’un des toros les plus encastés que nous ayons lidiés ces dernières années. Castella lui a livré une bataille épique qui s’est conclue par une sortie par la Grande porte de Las Ventas après avoir offert une dimension de torero très mûr, car le toro avait de la classe mais son exigence a été maximale » analyse Justo Hernández.

Sébastien Castella et Garcigrande, deux noms qui ont sonné juste tout au long de la temporada 2018, et notamment à Nîmes lors de la Feria de Pentecôte (crédit photo : Anthony Maurin).

REVUE DE PRESSE : VICTORIANO DEL RÍO, UN GRAND CLASSIQUE NÎMOIS

Posté le 28/12/18

Victoriano del Río fait partie des élevages les plus régulièrement programmés aux arènes de Nîmes au cours des 25 dernières années. Un lien qui s’est renforcé cette année avec la lidia de deux toros remarquables lors de la corrida d’alternative de Toñete, le 15 septembre 2018 : « Devoto », toro de Cortés gracié par Enrique Ponce, et « Asustado », toro de la cérémonie d’alternative de Toñete, gratifié d’une vuelta posthume. Cette année, Victoriano del Río a fourni 17 corridas sur sa propre appellation, soit 74 toros marqués du fameux « Y » encerclé, avec 46 oreilles récoltées et 5 vueltas posthumes octroyées. La ganadería de Cortés, seconde marque de Victoriano del Río, complète ces statistiques avec 10 courses fournies, 18 toros lidiés en corridas, 7 oreilles et 1 queue coupées pour un 1 toro gracié sur le sable nîmois.

Interrogé par Ismael del Prado, Victoriano del Río évoque la possibilité de fournir « 13 voire 14 corridas en 2019 », avec des destinations que l’éleveur de Guadalix de la Sierra (Madrid) croit savoir d’ores et déjà bien déterminées : les toros porteurs de la devise noire et jaune feraient leur retour à Mont-de-Marsan après quatre années d’absence, mais également à Séville et Madrid. Pour Victoriano, « il ne fait aucun doute que nous serons également présents à Pampelune, Nîmes, Arles et Dax ». Les premiers cartels rendus publics lèveront le voile quant aux destinations officielles de ces toros particulièrement appréciés des toreros pour leurs qualités de mobilité et de transmission.

« Nous débuterons la saison à Olivenza avant de retourner à Séville, puis à Madrid avec au moins un lot » assure l’éleveur, pour lequel un retour à Nîmes aurait incontestablement une saveur particulière : « après cette grâce historique, il ne fait aucun doute que nous reviendrons à Nîmes, mais j’ignore encore si cela se fera pour Pentecôte ou les Vendanges ». Une ganadería qui s’est toujours distinguée par sa diversité chromatique, un fait qui se confirmera encore en 2019 : « nous aurons des toros noirs, mulatos, castaños, mais aussi des burracos, emblématiques de la trajectoire de notre élevage, qui s’est cimenté sur l’une des lignées de Luis Algarra ».

Pour conclure, Victoriano del Río revient sur les temps forts de la temporada 2018 et s’attarde évidemment sur le cas de « Devoto », gracié par Enrique Ponce aux arènes de Nîmes. L’éleveur qualifie l’animal de la sorte : « Devoto a été exceptionnel car il a réuni toutes les qualités souhaitées par un éleveur. Pourvu que nous sortions encore un toro comme lui en 2019 » souligne Victoriano del Río, empli d’espoirs et de fierté en vue de la saison à venir…

« Devoto », toro de Cortés gracié par Enrique Ponce le samedi 15 septembre 2018 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

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