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TEMPORADA : LE RYTHME DE CROISIÈRE D’ENRIQUE PONCE ET EL JULI

Posté le 25/06/18

Le 12 août prochain à Huesca, si les calendriers ne sont pas modifiés d’ici là, Enrique Ponce et El Juli seront à l’affiche d’une même corrida pour la… 300e fois de leur carrière. Un chiffre impressionnant qui atteste de la durée exceptionnelle des carrières de deux maestros au sommet. Depuis 28 ans, Enrique Ponce assoit sa domination et sa régularité sur l’Escalafón des matadors de toros dont il a fini 1er à trois reprises (1992, 1993 et 1997). « El Juli », qui fêtera ses vingt ans d’alternative dans le cadre d’une corrida exceptionnelle en septembre prochain à Nîmes, a lui aussi dominé ce classement en en assumant le leadership par trois fois (1999, 2000 et 2002), à l’instar de Ponce. 

Deux toreros qui se connaissent par cœur, Enrique Ponce ayant été le parrain de confirmation d’alternative d’El Juli à Madrid, au printemps 2000 face aux toros de Samuel Flores. Deux matadors, qui, curieusement, n’avaient jamais toréé à ce jour la moindre corrida en commun à Alicante. A titre de comparaison, Ponce et Juli ont officié à trois reprises à Nîmes sur une même affiche : le 1er juin 2001, lors de la grâce par le maestro valencian du fameux toro « Descarado », de Victoriano del Río, le 16 septembre 2005 devant un lot de Las Ramblas, et enfin le 22 mai 2010 face à une corrida de Garcigrande. 

Ce dimanche 24 juin, jour de clôture de la Feria de las Hogueras, Enrique Ponce et El Juli ont comblé le public alicantin par la variété de leur toreo. Élégant avec cape et muleta, le maestro de Chiva a livré une seconde faena particulièrement dense, couronnée d’une épée entière et récompensée de deux oreilles. Deux pavillons qui étaient une réponse à la démonstration proposée par El Juli face au bon 2e toro de l’après-midi. Une lidia ancrée dans le pouvoir sur le toro et la transmission avec les gradins, favorisée par d’infinies séries de muletazos denses et enthousiastes. 

Deux faenas différentes qui prouvent, si besoin était, qu’Enrique Ponce et El Juli traversent un moment important de leur carrière. Deux maestros qui auront encore l’occasion de faire montre de leur art tout au long de la saison estivale. 

Enrique Ponce et El Juli sortent en triomphe des arènes d’Alicante ce dimanche 24 juin 2018 lors de leur première corrida en commun dans cette plaza (crédit photo : Rafael Navarro pour Simon Casas Production).

CLASSEMENT ESCALAFÓN : TROIS NOVILLEROS FRANÇAIS EN EMBUSCADE

Posté le 25/06/18

Avec 13 oreilles coupées en 11 novilladas toréées, Antonio Catalán dit « Toñete » maintient une courte avance sur son poursuivant direct, Ángel Téllez, crédité de 10 courses et 5 oreilles obtenues. Les deux novilleros madrilènes s’appuient sur une saison jusqu’alors bien conduite : « Toñete » s’est illustré au cours du dernier mois en triomphant avec force à Navas de San Juan et Talavera de la Reina, avec une oreille ravie en pleine Feria de San Isidro, face au 6e exemplaire de la novillada du Conde de Mayalde, le 21 mai à Madrid. Auteur de gestes d’une rare élégance, Ángel Téllez a été ovationné par le public nîmois, une semaine avant de donner une vuelta à Séville à l’issue d’une faena importante devant l’ultime novillo de Guadaira. 

Toujours 3e du classement avec 6 novilladas toréées, Yannis Djemiba « El Adoureño » poursuit sa temporada qui le verra prendre l’alternative le 9 septembre prochain. Le novillero français est talonné par le Murciano José Manuel, bon 4e avec 11 oreilles coupées en 5 novilladas toréées dans des arènes espagnoles de troisième catégorie. Il devance un autre apprenti-torero murciano, Fran Ferrer, déjà crédité d’un rabo dans sa moisson de trophées du début de saison, avec 9 oreilles obtenues en 5 novilladas toréées. 

Récemment opéré avec succès au pouce gauche après une blessure contractée à Captieux (Gironde), Adrien Salenc apparaît au 6e rang. Le novillero nîmois poursuit sa temporada placée sous le sceau de la régularité, avec 7 oreilles coupées en 5 novilladas toréées, dont un nouveau triomphe à Istres face à un excellente novillada de Virgen María, propriété du ganadero français établi en Andalousie, Jean-Marie Raymond. Un triomphe qui fait suite aux succès de Salenc à Nîmes et Captieux. 

Avec 5 novilladas au compteur, on retrouve également Carlos Ochoa, qui n’a coupé à ce jour qu’une seule oreille, lors de la première course de sa temporada, à Mugron (Landes). Un novillero madrilène qui a été récemment ovationné lors de son passage par la Real Maestranza de Séville face à un lot d’Antonio López Gibaja. 8e de ce classement Escalafón, le jeune Palois Dorian Canton poursuit également sa marche en avant : 4 novilladas toréées et 7 oreilles coupées, avec un triomphe encourageant à Captieux devant un bon novillo d’El Juli, porteur du fer d’El Freixo. Un mois plus tôt, Canton s’était également distingué dans une autre arène du sud-ouest, Aire-sur-l’Adour, en ravissant l’oreille d’un novillo de Palha. Des résultats prometteurs pour une première saison en novillada. 

Alfonso Ortiz et Darío Domínguez bouclent ce Top 10 européen : le Madrilène a toréé à 4 reprises depuis le début de la saison avec 7 oreilles et 1 queue au compteur, alors que le novillero originaire de Valladolid a obtenu 6 trophées en 4 novilladas, respectivement. 

Demi-véronique d’Adrien Salenc face à un novillo de Pagès-Mailhan, le samedi 19 mai 2018 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

NÎMES : DES SPECTATEURS VENUS DES QUATRE COINS DE FRANCE

Posté le 24/06/18

Avec un total de 57.772 billets traités aux guichets de la rue de la Violette, l’activité n’a pas décru lors de la dernière Feria de Pentecôte. Un total dont il convient de préciser que 31.145 tickets ont été édités en direct au cours de ces cinq journées de feria. 26.627 l’ont été via les achats par internet, les ventes à distance ou encore les places du Tendido Jeunes. 

26.627 billets dont l’analyse des commandes permet de tirer quelques enseignements quant à l’attractivité des cartels nîmois sur chaque département français. 94 sont concernés par la vente des tickets de corridas en ligne : en tête des ventes, point de surprises, le Gard conserve son leadership avec 14.213 billets commandés. La deuxième place revient au voisin héraultais, avec 2.691 tickets achetés, devançant de peu un autre territoire limitrophe, les Bouches-du-Rhône, avec 2.028 billets commandés. 

Derrière ces trois départements de tradition taurine figure une ancienne ville de corridas : Paris, la capitale de la France, avec 950 tickets achetés. Plus loin apparaissent les départements de Vaucluse (380), du Var (361) et Haute-Garonne (356). Les aficionados lyonnais ne sont pas oubliés avec 302 tickets réservés depuis le département du Rhône, les Hauts-de-Seine confirmant l’intérêt de la région parisienne avec 323 billets achetés. 

Des chiffres qui prouvent que les corridas nîmoises intéressent dans des départements qui ne sont pas de tradition taurine, comme les Alpes-Maritimes (212), l’Isère (161), le Val-de-Marne (119) ou encore les Yvelines (101). Une étude qui permet de constater enfin l’attractivité des cartels nîmois au niveau international : l’Italie est toujours bien représentée en termes de clients, tout comme la Grèce ou encore le Luxembourg. Des spectateurs venus de Macédoine et de Norvège ont également côtoyé des aficionados mexicains. Plus rare, des billets ont été vendus à des spectateurs originaires du Gabon, de Gambie et du Ghana. Qui a dit que l’Afrique n’était pas aficionada ? 

De nombreux spectateurs venus assister aux adieux de Juan José Padilla aux arènes de Nîmes le dimanche 20 mai 2018 (crédit photo : Anthony Maurin).

TEMPORADA : SÉBASTIEN CASTELLA POURSUIT SA CONQUÊTE DES FERIAS

Posté le 19/06/18

Sébastien Castella est une véritable « machine à triompher ». Pas le moindre petit grain de sable ne serait susceptible de venir enrayer sa marche en avant. Dimanche dernier, le torero biterrois participait à sa 26e corrida depuis le 1er janvier 2018, parvenant au chiffre symbolique de 26 oreilles coupées. 

Une régularité affichée des deux côtés de l’Atlantique qui fait de Sébastien Castella l’un des toreros incontournables de cette temporada. Depuis sa dernière campagne mexicaine, le protégé de Simon Casas a enchaîné des prestations qui ont forcé l’admiration des spectateurs : une première oreille obtenue à Madrid, le 18 mai dernier, face à un toro de Jandilla, puis une nouvelle Porte des Consuls ouverte le lendemain aux arènes de Nîmes. 

Sébastien Castella n’allait pas en rester là, en obtenant les deux oreilles du 5e exemplaire de la corrida de Garcigrande le 30 mai dernier à Madrid. Une cinquième Grande porte ouverte à la force de sa conviction, avec une blessure à la clé. C’est d’ailleurs avec deux côtes fracturées que le maestro biterrois a officié, deux jours plus tard, sur ce même sable de Las Ventas, affichant toute sa détermination. 

Le public français a pu le mesurer ce dimanche 17 juin aux arènes d’Istres. Auteur d’une nouvelle démonstration de pouvoir, Sébastien Castella a ravi un total de trois trophées face à son lot de Vegahermosa et Jandilla. Un élevage qui lui a souvent souri tout au long de sa carrière, et notamment à Nîmes : le samedi 29 mai 2004, en session matinale, Sébastien Castella avait ouvert la deuxième Porte des Consuls de sa jeune carrière après avoir coupé trois pavillons aux fameux toros porteurs de la devise bleue. Une ganadería également associée au souvenir du brave « Hebreo », meilleur toro de l’édition 2017 de la Feria de San Isidro, et devant lequel le torero français s’était illustré à Madrid. 

Le rugissement triomphateur de Sébastien Castella à l’issue de sa seconde faena aux arènes de Nîmes, le samedi 19 mai 2018 (crédit photo : Anthony Maurin).

ALICANTE : ANDY CARTAGENA ET LÉA VICENS TRIOMPHENT POUR L’OUVERTURE DE LA FERIA

Posté le 17/06/18

Jamais une cavalière française n’avait autant dominé la discipline de l’art du rejoneo. En coupant l’oreille de ses deux toros de Fermín Bohórquez ce dimanche, en ouverture de la Feria d’Alicante, Léa Vicens a réaffirmé son leadership dans une arène qui lui sourit. Pour sa troisième apparition en terre alicantine, l’amazone française a obtenu sa deuxième sortie en triomphe lors de la Feria de las Hogueras, trois ans après celle survenue lors de sa présentation dans la cité chère à la famille Manzanares. 

Cinq oreilles coupées en trois courses et deux grandes portes pour Léa Vicens qui a une fois de plus brillé sur ses montures « Bach » et « Bético ». Des poses de banderilles de face, clouées à l’étrier, avec inspiration et sens des distances, qui ont conquis le public alicantin. Une faena conclue avec art sur les flancs de « Jazmín » pour ce qui allait être la première oreille de cette corrida, concédée face au 3e toro d’un bon lot de Fermín Bohórquez. 

Un succès confirmé devant le toro de clôture, plus réservé et lidié avec finesse par la torera à cheval. Auteur d’une faena plus technique en termes de monte, Léa Vicens a une fois de plus convaincu l’auditoire, se montrant ferme avec le rejón de mort. Une décision synonyme d’un nouveau pavillon et de l’ouverture de la Grande porte des arènes d’Alicante. 

Une sortie en triomphe partagée avec Andy Cartagena, qui a dépossédé le 5e toro de ses deux trophées, « Ovacionado » étant récompensé d’une vuelta posthume méritée. Pablo Hermoso de Mendoza, qui complétait le cartel, a pour sa part ravi l’oreille du 4e exemplaire d’un après-midi qui a vu les arènes se remplir aux trois-quarts. 

Sortie en triomphe pour Léa Vicens et Andy Cartagena des arènes d’Alicante ce dimanche 17 juin 2018 (crédit photo : David García pour SCP Alicante).

TEMPORADA : VICTORINO MARTÍN AU CENTRE DE L’ACTUALITÉ

Posté le 13/06/18

Ce jeudi 14 juin, Victorino Martín García lancera l’édition 2018 de la Feria de las Hogueras d’Alicante en dictant le pregón, le discours qui préside au lancement des grandes ferias espagnoles. Un exercice dans lequel le ganadero-vétérinaire excelle particulièrement, lui qui a déjà officié cette année à Burgos dans ce rôle d’orateur. Curiosité des programmations, le fer du « sorcier de Galapagar » n’a pourtant plus été lidié dans la cité chère à la famille Manzanares depuis… 32 ans ! 

Il faut effectivement se plonger dans les archives de la temporada 1986 pour retrouver une trace des toros porteurs de la devise bleue et rouge en plaza d’Alicante. Ce jour-là, cinq victorinos avaient croisé capes et muletas de Gregorio Tébar « El Inclusero », Ruiz Miguel et le regretté Dámaso González. Une oreille était revenue dans les escarcelles des deux derniers toreros cités, grands spécialistes des dits-toros. 

Plus d’un quart de siècle plus tard, Victorino Martín fils a pris seul les commandes de l’élevage mais son nom demeure associé à une même épithète de sérieux et de responsabilité pour les toreros qui se mesurent à ses toros. En 2018, la ganadería établie en Estrémadure a déjà fait combattre six corridas intégrales et un total de 40 toros pour une coupe bien maigre de… 6 oreilles. Un chiffre qui rappelle l’épreuve que représente la lidia d’un toro de Victorino Martín. Il est des classiques qui ne dérogent point aux traditions taurines. 

Cette année, les toreros qui ont brillé face aux Victorino Martín se nomment Curro Díaz (une oreille à Madrid-Vistalegre), Emilio de Justo (une oreille à Madrid-Vistalegre), Rubén Pinar (deux oreilles à Utiel), Fortes (une oreille à Madrid) et Varea (une oreille à Castellón de la Plana). Plus récemment, Manuel Escribano, Paco Ureña et Emilio de Justo ont également brillé à Las Ventas face à cet élevage, dans le cadre de la Corrida de la Presse, sous la présidence de sa majesté Felipe VI, roi d’Espagne. 

Une ganadería également indissociable de l’histoire des arènes de Nîmes et qui effectuera son grand retour dans l’amphithéâtre romain lors des prochaines Vendanges, après trois années d’absence. Le 24 mai 2015, dimanche de Pentecôte, Paco Ureña n’avait pas manqué sa première corrida sur le sol nîmois, coupant une oreille, à l’instar du témoin de sa confirmation d’alternative, Manuel Escribano, autre spécialiste de cet élevage. 

Un toro de Victorino Martín lidié le 25 mars 2018 dans les arènes de la Monumental de Las Ventas, à Madrid (crédit photo : Victorino-Martín.com).

ESCALAFÓN DES MATADORS DE TOROS : L’ASCENSION DE TALAVANTE

Posté le 12/06/18

A quelques jours de l’arrivée de l’été – et de la Feria de las Hogueras, à Alicante – les positions évoluent sensiblement au sein du classement officiel des matadors de toros en Europe. Si Andrés Roca Rey apparaît comme un leader solide avec 17 corridas toréées, 24 oreilles et 2 queues coupées, les poursuivants directs du torero péruvien varient d’une semaine sur l’autre… Auteur d’un mois de mai remarquable avec une nouvelle Grande porte à Las Ventas, Alejandro Talavante signe un début de temporada assez époustouflant. 

Deuxième à l’Escalafón, Talavante totalise 17 oreilles coupées et 15 corridas toréées, lui qui vient d’enchaîner un nouveau triomphe à Grenade, face aux toros de Núñez del Cuvillo, quatre pavillons à la clé. José María Manzanares II figure sur la troisième marche du podium, avec 15 corridas toréées et 14 oreilles coupées. Derrière le torero d’Alicante, son parrain d’alternative, Enrique Ponce, se positionne en embuscade après ses récents triomphes de Nîmes et Sanlúcar de Barrameda (Cadix), où il a gracié un toro de La Palmosilla. Le maestro de Chiva totalise un score flatteur de 26 oreilles et 2 queues glanées en seulement 14 courses. 

Cinquième, El Fandi totalise le même nombre de corridas que son poursuivant immédiat, El Juli. Avec 12 corridas toréées et 14 oreilles coupées, le torero madrilène est très attendu en cette année qui le verra fêter le vingtième anniversaire de son doctorat de matador de toros conféré aux arènes de Nîmes. A cette occasion, le torero madrilène sera l’un des centres d’attraction de la prochaine Feria des Vendanges, où il officiera en solitaire face à six toros de différents élevages. 

Classé 7e, Ginés Marín est l’une des promesses de cette saison taurine : en 11 corridas toréées et 13 oreilles coupées, le torero jerezano est l’un des matadors de la nouvelle génération le plus populaire auprès de la jeunesse espagnole, notamment du fait de ses nombreuses opérations de promotion de la tauromachie en direction d’un nouveau public. Marín, qui s’est récemment illustré à Madrid, face à une corrida d’Alcurrucén, est talonné par l’autre révélation de cette temporada, Álvaro Lorenzo, 10 paseos au compteur et 19 oreilles coupées, dont trois le Dimanche de Pâques à Madrid. Il partage la 8e place ex-aequo avec Juan José Padilla, à égalité parfaite en termes du nombre de courses toréées et de trophées obtenus. 

José Garrido clôt ce Top 10 des matadors de toros avec 10 corridas toréées et 11 oreilles coupées. Sur ces dix noms, six toreros ont participé à la dernière Feria de Pentecôte. Des histoires croisées de toros dont le scénario va poursuivre son écriture tout au long de la temporada, avec quelques pages qui se préparent actuellement en coulisses pour la confection des cartels de la Feria des Vendanges.

Demie véronique très travaillée de la part d’Alejandro Talavante face à un toro de Núñez del Cuvillo, le samedi 16 septembre 2017 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

REVUE DE PRESSE : LA FERIA DES VENDANGES FAIT – DEJA – PARLER

Posté le 08/06/18

Dans son édition du lundi 4 juin 2018, la revue Aplausos se risque à quelques paris pour la suite de la saison. Seulement quinze jours après la corrida de clôture de la Feria de Pentecôte, l’hebdomadaire espagnol annonce un événement dans les mois à venir. Les arènes désignées pour cet événement pressenti sont bien connues des abonnés nîmois ! 

En toute fin de magazine, dans son bandeau intitulé « Le Pouls de la semaine », la rédaction d’Aplausos évoque une « rumeur » en expliquant que « deux affiches vont avoir l’effet d’une bombe en clôture de saison ». Sans donner plus d’explications et encore moins de détails, la revue valenciane affirme que « les arènes de Nîmes et Valencia seront les théâtres de deux grands événements de fin de saison ». L’écho se veut encore plus attrayant lorsqu’il précise « si tout aboutit, la Feria des Vendanges comptera au moins un événement digne de faire un pèlerinage ». 

Valencia, autre arène gérée par Simon Casas, serait également le centre d’une programmation d’importance selon Aplausos : « le 9 octobre, Valencia deviendra la capitale mondiale du toreo lors d’une journée double, en matinée et en après-midi, qui réunira tous les amoureux de la Tauromachie sous tous ses aspects » affirme le texte. 

A ce jour, aucune information officielle n’a perlé quant au contenu de la Feria des Vendanges qui se déroulera aux arènes de Nîmes du 14 au 16 septembre 2018, pas plus que la date de proclamation des cartels qui la composeront. « La patience est une médecine de la vie » selon un proverbe allemand, les observateurs devront encore attendre un peu pour pouvoir vérifier la teneur de leurs prédictions. Même entre deux ferias, la programmation nîmoise fait toujours parler d’elle outre-Pyrénées… 

Entrée en piste d’un novillo de Pagès-Mailhan lors de la novillada du samedi 19 mai 2018 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

SÉBASTIEN CASTELLA : LES TRIOMPHES S’ENCHAÎNENT DE NÎMES A MADRID

Posté le 07/06/18

Onze jours après avoir conquis l’amphithéâtre nîmois, Sébastien Castella a une fois de plus brillé face aux toros de Garcigrande. Sur sa lancée d’avril, le torero biterrois poursuit une campagne européenne remarquable, marquée par des faenas au profil souverain. Castella semble heureux dans sa vie et cela se ressent en piste. 

Pour preuve, son triomphe époustouflant du 30 mai dernier à la Monumental de Las Ventas. Aux côtés d’Enrique Ponce et Jesús Enrique Colombo – qui confirmait son alternative dans la capitale Espagne – Castella a livré une ancienne facette de sa tauromachie matérialisée par un investissement total face au toro. Un engagement qui s’est traduit par un accrochage spectaculaire, jusqu’à l’estocade finale, portée avec une envie qu’il est aujourd’hui bien rare de voir, entre les cornes… Une faena à émotions face au toro « Juglar » de Garcigrande qui a fait chavirer les 23.500 spectateurs madrilènes. 

Deux oreilles en mains, Sébastien Castella a ainsi confirmé les intentions affichées à Nîmes lors de la deuxième corrida de la Feria de Pentecôte. C’était la quatrième fois que le matador biterrois réalisait une faena primée d’une double récompense à Madrid. Deux pavillons synonymes de l’ouverture de la cinquième Grande porte de la Monumental de Las Ventas par Sébastien Castella. 

Malgré une confirmation d’alternative tardive dans la capitale espagnole – près de quatre ans après sa première corrida biterroise – Sébastien Castella est devenu un torero de Madrid. Il comptabilise à Las Ventas un total de 48 corridas toréées, soit 4 de mieux qu’à Nîmes ! Nous aurons prochainement l’occasion d’y revenir en nous plongeant dans l’histoire nîmoise de Sébastien Castella. En termes d’oreilles, le torero français a obtenu au 1er juin 2018 un total de 24 pavillons sur les 48 courses toréées, soit un trophée glané toutes les deux corridas. 

Cinquième Grande Porte ouverte à la Monumental de Las Ventas de Madrid pour Sébastien Castella après avoir coupé deux oreilles à un toro de Garcigrande le 30 mai dernier (crédit photo : Plaza 1).

ESCALAFÓN DES REJONEADORS : LÉA VICENS EN PATRON

Posté le 05/06/18

Une oreille coupée sur le sable détrempé de Las Ventas face à un toro d’El Capea, une grande porte ouverte le lendemain à Grenade et un autre trophée conquis lundi à Ledesma (Salamanque), tous les voyants sont au vert concernant Léa Vicens, leader resplendissant du classement des toreros à cheval. Avec 24 oreilles et une 1 queue coupées en 15 corridas torées, l’amazone française réaffirme son excellent début de temporada. Elle distance désormais de cinq courses son poursuivant direct, Diego Ventura, lui aussi auteur d’une saison importante avec 10 corridas au compteur pour une coupe totale de 33 oreilles et 3 queues, notamment au cours de la dernière semaine à Cordoue, Aranjuez et Grenade. 

Un Top 10 des rejoneadors qui confirme également les intentions artistiques de Leonardo, crédité de 10 oreilles et 1 queue en seulement 7 courses et qui apparaît sur la troisième marche du podium. Quatrième avec 6 corridas toréées et 13 oreilles coupées, Sergio Galán maintient lui aussi un cartel de qualité dans les principales ferias espagnoles, notamment avec plusieurs succès à la clé au cours de la dernière semaine, au côté de Léa Vicens, à Madrid, Grenade puis Ledesma. Derrière les cinq corridas João Moura Caetano, 5e, on retrouve Andy Cartagena, triomphateur à Cordoue, et qui totalise 7 oreilles et 1 queue en 4 corridas toréées. 

Deuxième Portugais à figurer dans ce Top 10,  João Telles occupe le septième rang, avec 4 corridas au compteur et 5 oreilles obtenues. Des chiffres égaux à ceux de Pablo Hermoso de Mendoza – qui a commencé tardivement sa campagne européenne comme chaque année –, qui poursuit son galop de chauffe sur le vieux continent, avec une oreille récemment acquise à Madrid. Neuvième au classement, Andrés Romero présente lui aussi 4 corridas au compteur pour une coupe totale de 3 oreilles. Un résultat identique à celui du Portugais Rui Fernandes, qui fêtera en octobre prochain son quarantième anniversaire. 

Vuelta de clameur pour Léa Vicens, qui a obtenu samedi dernier à Las Ventas sa troisième oreille en trois corridas toréées à la Monumental de Madrid (crédit photo : Plaza 1).

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