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ESCALAFÓN DES NOVILLEROS : MANUEL DIOSLEGUARDE FAIT UNE PERCÉE

Posté le 20/10/19

Originaire de la cité salmantine de Diosleguarde, Manuel Francisco Sánchez García a réalisé un bon bout de chemin tout au long de l’année 2019. Sans crier gare, l’apprenti-torero âgé de 20 ans vient de se hisser à la 2e place de l’Escalafón pour sa deuxième saison dans cette classification. Une récompense méritée, illustration d’un remarquable début d’automne, matérialisé par un triomphe à Algemesí (Valencia) après avoir coupé les deux oreilles de son premier adversaire de Cebada Gago, le 22 septembre dernier.

Deux semaines plus tard, c’est à Guadarrama (Madrid) que Manuel Diosleguarde a ouvert une autre Grande porte après avoir ravi deux autres pavillons devant un lot de Sáenz de Miera Martín. 2e de l’Escalafón, le novillero salmantin totalise 26 courses pour une coupe de 30 oreilles. Leader du classement depuis plusieurs semaines, Javier Orozco le devance de 6 paseos, avec un total flatteur de 46 oreilles et 1 queue. L’apprenti-torero originaire de Ronda (Málaga) a ajouté deux triomphes supplémentaires à sa longue liste de succès de la temporada, avec deux nouvelles grandes portes ouvertes à La Granja de San Ildefonso (Ségovie) et Medina de Pomar (Burgos).

Particulièrement impliqué lors de son passage madrilène de la Feria d’Automne, Fernando Plaza se positionne à une encourageante 3e place avec 24 novilladas toréées pour 13 oreilles coupées. Triomphateur à Algemesí devant un bon lot de Victoriano del Río, le 26 septembre, le novillero madrilène s’est également distingué à Guadarrama en ravissant un autre trophée le 4 octobre dernier. Il devance son concitoyen Francisco de Manuel, 4e avec 23 paseos à son actif pour une moisson de 17 trophées. Triomphateur à Guadarrama le 29 septembre dernier face à un lot d’El Parralejo, l’apprenti-torero madrilène s’est également distingué à Arnedo, deux jours plus tôt, en ravissant un pavillon devant un novillo de José Escolar Gil.

5e avec 23 novilladas toréées et 15 oreilles coupées, Antonio Grande réalise la meilleure progression au cours du dernier mois. Le novillero natif de San Muñoz (Salamanque) a obtenu un triomphe important sur ses terres, à Tamames, après avoir ravi un total de trois pavillons devant un noble lot d’El Pilar, le 24 septembre dernier, trois jours avant d’être ovationné à Séville. Grande devance d’un paseo Rafael González, qui apparaît au 6e rang avec 22 novilladas toréées, 23 oreilles et 2 queues coupées.

Triomphateur à Moralzarzal (Madrid) le 21 septembre dernier devant un lot de Gómez de Morales, le novillero madrilène a effectué une vuelta six jours plus tard à Séville après une faena de qualité devant le 4e exemplaire de la course de Villamarta. Solide à Guadarrama avec trois oreilles coupées devant une bonne novillada d’El Parralejo, González a poursuivi sur sa lancé le 1er octobre dernier à Arnedo, où il a ravi un pavillon devant ses deux exemplaires de Cebada Gago. Avec une seule oreille de retard sur Rafael González, Carlos Aranda n’est pas loin, 7e avec un total remarquable de 22 novilladas, 22 oreilles et 1 queue au compteur.

L’apprenti-torero originaire de Daimiel (Ciudad Real) a notamment triomphé à Almodóvar del Campo (Ciudad Real), le 22 septembre dernier, devant une novillada de Villamarta. Une vuelta a salué l’engagement de sa prestation devant le 2e exemplaire de Jandilla lidié à Madrid le 13 octobre dernier pour l’ultime course de la temporada dans la capitale espagnole. Au 8e rang, on retrouve Diego San Román, qui a toréé une dernière course en Europe le 27 septembre dernier, à Algemesí avant de s’envoler pour son Mexique natal. Le novillero originaire de Querétaro totalise 21 paseos pour une coupe finale de 22 oreilles et 1 queue dans les arènes européennes.

Du fait des progressions en tête de classement, Daniel Barbero rétrograde à la 9e place malgré un total flatteur de 26 oreilles coupées en 20 novilladas toréées. Une ovation a salué sa première prestation devant un novillo d’Alejandro Talavante le 12 octobre dernier à La Peza (Grenade). L’apprenti-torero originaire d’Alcalá del Río (Séville) devance Mario Sotos, qui conserve sa 10e place avec 19 paseos et un total de 20 trophées. Le novillero natif de La Hinojosa (Cuenca) s’est notamment signalé lors de ses deux dernières sorties, triomphales, à Valera de Abajo (Cuenca) et Medina de Pomar, lors du week-end des 5-6 octobre, avec sept oreilles ravies en l’espace de deux courses.

A ce jour, 136 novilleros figurent dans ce classement Escalafón, dont 44 apprentis-toreros n’ayant officié qu’à une seule reprise depuis le début de la saison européenne.

Belle naturelle de Manuel Diosleguarde, nouveau 2e du Top 10 européen des novilleros (crédit photo : Ignacio Pereletegui / page FB Manuel Diosleguarde).

BILANS DE LA SAISON 2019 : EL TORERO, UN FER AU SOMMET DE LA TEMPORADA NÎMOISE

Posté le 19/10/19

En 2019, ils ont été 10 élevages à être programmés sur les affiches des arènes de Nîmes et 56 toros à en fouler le sable lors de l’une ou des deux ferias organisées dans la capitale gardoise. Sur ces 56 toros, on a dénombré 121 rencontres à la cavalerie pour 2 chutes des groupes équestres de la maison Heyral – les 2 concernant 2 toros d’El Torero – et une coupe totale de 27 oreilles. 1 toro a été gracié lors de la Feria des Vendanges – Garcigrande – et 2 autres exemplaires ont été honorés d’une vuelta posthume – El Torero et Garcigrande. Le mouchoir vert a été brandi à 5 reprises au cours de cette saison, renvoyant au toril des exemplaires porteurs des fers de Victoriano del Río, Fuente Ymbro, Robert Margé, Victorino Martín et Jandilla. 1 toro a été ovationné lors de cette saison 2019 – Fuente Ymbro – et 32 autres ont été applaudis à l’arrastre. 1 exemplaire de Victoriano del Río a recueilli une division d’opinions alors que le silence a raccompagné les dépouilles de 14 toros. Enfin, seulement 5 toros sur les 56 lidiés tout au long de l’année ont été sifflés.

En prenant comme point de comparaison la temporada précédente, on constate une diminution du nombre d’élevages engagés (-2), mais une progression du nombre de toros lidiés (+4), ainsi qu’une augmentation exponentielle du nombre de rencontres à la cavalerie (+14). Au cours de ces deux ferias, on a revanche dénombré une diminution du nombre de chutes des groupes équestres (-5) ainsi que de la concession d’oreilles aux matadors de toros (-11). Par ailleurs, contrairement à l’exercice 2018 où 2 queues avaient été octroyées, aucun rabo n’a été coupé. Le nombre d’indultos demeure constant d’une année sur l’autre, avec 1 toro gracié, tout comme le nombre de vueltas posthumes accordés (2). On note également une légère augmentation du nombre de toros changés (+3) ainsi que d’autres variations dans les différentes catégories relatives aux réactions du public lors des arrastres : ovations (-1), applaudissements (-5), divisions d’opinions (0), silences (+9) et sifflets (+1).

En tête de classement, l’élevage d’El Torero récolte les fruits d’une temporada excellente aux arènes de Nîmes, avec la lidia de l’une des meilleures corridas de la saison, en ouverture de la Feria de Pentecôte, le vendredi 7 juin. Une seule oreille accordée à Thomas Dufau lors d’une corrida où la qualité du bétail a fait la différence, symbolisée par la vuelta posthume du 2e toro de l’après-midi, « Pargo », n°15, castaño claro bociblanco, 531 kg, né le 26 décembre 2015. Outre cette course marquée par un appréciable niveau de bravoure et de tempérament, l’élevage d’El Torero a également fourni deux sobreros lors de la corrida de Victorino Martín du Lundi de Pentecôte, ainsi que pour la course présentée par Robert Margé en ouverture de la Feria des Vendanges. Avec 2 chutes des groupes équestres enregistrées lors de la corrida de Pentecôte devant les chevaux « Soroya » (3e) et « Martini » (4e), le fer de Lola Domecq Sainz de Rozas est celui qui a occasionné le plus de travail pour les montures de Philippe Heyral. L’élevage d’El Torero se partage également avec Garcigrande la première place concernant le nombre de vueltas posthumes décernées.

2e, Victoriano del Río n’affiche pas le même bilan que celui d’El Torero mais demeure toutefois bien classé en ayant proposé deux corridas cette saison suite à la déprogrammation de l’élevage de Zalduendo pour la corrida matinale du dimanche des Vendanges. 12 toros et 24 rencontres à la cavalerie, un chiffre logique pour des lots aux conditions opposées, qui n’ont pas toujours pleinement répondu aux attentes des toreros. Au total, 6 oreilles coupées dont 5 pour la seule Feria de Pentecôte, marquée par la première Porte des Consuls de Paco Ureña et la sortie en triomphe d’un inspiré Pablo Aguado. Le dernier pavillon revient à Enrique Ponce, auteur d’un effort notable lors de la Feria des Vendanges.

Sur la 3e marche du podium, Fuente Ymbro fait un retour remarqué à Nîmes avec un lot de toros qui a animé la première partie de course de la corrida de clôture de la Feria des Vendanges. 6 toros lidiés, 12 rencontres à la cavalerie et 4 oreilles coupées pour le fer de Ricardo Gallardo, dont le 1er exemplaire a été grandement ovationné par les spectateurs. L’élevage andalou est suivi de près par le fer de Juan Pedro Domecq, 4e, en raison d’un nombre moins important d’oreilles concédées (2) et d’un lot qui n’a pas favorisé la réussite artistique de la corrida de mano a mano du Dimanche de Pentecôte, qui s’était déroulée à guichets fermés.

De retour à Nîmes après sept années d’absence, l’élevage de Robert Margé se classe 5e en raison d’un nombre plus important de rencontres à la cavalerie (13) par rapport à ses poursuivants directs, Jandilla et Victorino Martín (12). Ces trois fers ont fait lidier 5 toros, et une seule oreille a été concédée à Daniel Luque, opposé le vendredi 13 septembre aux porteurs de la devise bordeaux et or qui paissent dans les prés de Fleury d’Aude. 6e, la ganadería de Borja Domecq a fourni un lot de qualité le samedi de Pentecôte lors de la fameuse corrida réunissant quatre matadors de toros à l’affiche. 5 oreilles ont été coupées ce jour-là devant les 5 exemplaires porteurs de l’étoile de Jandilla, le lot étant complété par 3 autres toros de Vegahermosa.

7e, Victorino Martín n’a pas connu la même réussite que lors de la saison 2018 qui l’avait vu fournir la meilleure corrida de la temporada française aux arènes de Nîmes. Avec Vegahermosa, c’est la seule ganadería qui n’ait pas permis cette année de ravir la moindre oreille, à l’instar du fer de Vegahermosa. On retrouve au 8e rang l’élevage de Garcigrande, qui, avec ses 4 toros lidiés lors de la corrida du samedi des Vendanges, a réalisé un « carton plein » avec un toro gracié et un autre gratifié d’une vuelta posthume. Avec 6 oreilles coupées et équitablement partagées entre Sébastien Castella et Miguel Ángel Perera, Garcigrande est également le fer qui a favorisé la plus grande concession de trophées, au même titre que Victoriano del Río, mais avec un ratio supérieur par rapport à ce dernier.

L’élevage de Vegahermosa apparaît au 9e rang après avoir fourni 3 toros lors de la corrida panachée de Jandilla du samedi de Pentecôte. Le fer de Domingo Hernández ferme la marche à la 10e place avec 2 toros lidiés lors de la course de Garcigrande de la Feria des Vendanges. 

L’excellent « Pargo », toro d’El Torero gratifié d’une vuelta posthume, lors de l’excellente corrida lidiée le vendredi 7 juin 2019 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

 

TEMPORADA : MIGUEL ÁNGEL PERERA FAIT CHAVIRER MADRID FACE A UN GRAND TORO DE NÚÑEZ DEL CUVILLO

Posté le 14/10/19

Du haut de ses quinze années d’alternative, Miguel Ángel Perera s’est toujours positionné comme un « torero de Madrid ». Si son dernier triomphe de la Feria de San Isidro a fait l’objet de nombreuses discussions parmi l’afición de Las Ventas, il n’en demeure pas moins que le torero natif de la Puebla de Prior (Badajoz) conserve un grand crédit auprès du public de Las Ventas. Une confiance qui s’est tissée progressivement et qui s’est consolidée par l’ouverture de cinq Grandes portes de la Monumental.

Ce dimanche 29 septembre, Miguel Ángel Perera officiait en mano a mano avec un autre grand triomphateur de la San Isidro : Paco Ureña. Ce dernier a d’ailleurs été crédité de l’unique oreille de la journée après avoir tracé une faena d’intérêt devant le 2e exemplaire porteur du fer de Núñez del Cuvillo, « Ricardito ». Jouant des changements de mains à l’envi lors de séries de muletazos denses, ponctuées d’une épée décisive, Paco Ureña a pleinement convaincu le public madrilène lors de cette première faena.

Toutefois, l’œuvre majeure de cette journée dominicale est survenue en piste grâce à la rencontre entre « Portugués », 5e toro de la corrida, marqué du fer de Núñez del Cuvillo et du n°62, de robe colorada, annoncé à 525 kg, né en août 2014, et la muleta de Miguel Ángel Perera. Une lidia marquée du sceau de la disposition du torero extremeño, qui a su mettre en exergue la qualité de charge et de transmission du toro de Núñez del Cuvillo.

Sur la longue distance, puis sur la moyenne et la courte trajectoire, « Portugués » n’a jamais cessé de charger, proposant une arrancada inlassable. Par naturelles, Perera a certainement réalisé les deux séries gauchères les plus profondes de cette temporada, mettant le public bouche bée avant une conclusion épatante par bernadinas. Malheureusement, un épisode de maladresse avec l’épée est venu gâcher cette faena de grande porte, la récompense se transformant en une bien chiche vuelta pour Perera, sans le moindre trophée.

Malgré ce, les 23.624 spectateurs sont sortis enchantés des arènes de Madrid du fait de l’intensité de cette corrida, qui s’est déroulée à guichets fermés. Une information qui confirme la bonne évolution de la fréquentation durant cette Feria d’Automne.

« Portugués » attaquant la muleta de Miguel Ángel Perera le 29 septembre dernier à Madrid. L’un des grands moments du premier week-end de la Feria d’Automne (crédit photo : Plaza 1).

COURSE CAMARGUAISE : LANDIÉ SACRÉ BIOÙ D’OR

Posté le 13/10/19

Le 66e trophée du Bioù d’or est revenu au cocardier « Landié » de la manade Nicollin, élu au second tour de scrutin avec 12 voix contre 10 à « Pourpier » de Saumade. Un vote porté par les membres de la commission du Trophée taurin qui a également tenu compte des avis du public afin de désigner le « meilleur taureau » de l’année en course camarguaise. Ainsi, c’est la 13e fois que la manade Nicollin inscrit son nom au palmarès du Bioù d’or, en tenant compte du palmarès historique de l’ancienne marque de Jean Lafont.

Sous l’appellation Nicollin, la manade compte deux autres Bioù d’or en 2002 et 2004 avec « Virat ». Dix autres titres ont fait la gloire des grandes années de la manade Lafont avec « Cosaque » (1956), « Mario » (1963), « Cailaren » (1967), « Joinville » (1972), « Ventadour » (1977 et 1979), « Furet » (1986) et l’inoubliable légende des cocardiers, « Barraié » (1988, 1989 et 1992).

Un palmarès 2019 qui s’enrichit également du nom du raseteur Zakaria Katif, qui succède à Joachim Cadenas, sacré à Nîmes l’année précédente. Un Trophée des As que Katif avait déjà remporté en 2015. L’année prochaine, la finale de ce grand championnat de France de course camarguaise se déroulera, comme toutes les années paires, aux arènes de Nîmes.

« Landié », de la manade Nicollin, Bioù d’or 2019, ici lors d’une action aux planches lors de la course camarguaise de la Feria de Pentecôte aux arènes de Nîmes (crédit photo : archives SCP).

TEMPORADA : TOMÁS RUFO, LA SENSATION NOVILLERILE DE LA FERIA D’AUTOMNE

Posté le 12/10/19

En ravissant l’oreille de ses deux excellents novillos de Fuente Ymbro et en écoutant une forte pétition de second trophée à l’issue de sa seconde faena, Tomás Rufo ne pouvait rêver meilleure conclusion de temporada dans les arènes les plus importantes au monde. Un grand triomphe, par la Grande porte de la Monumental de Las Ventas, pour un Tomás Rufo pléthorique, porté par l’enthousiasme de la jeunesse madrilène qui avait inondé la piste. Deux oreilles de poids, acquises devant plus de 16.000 spectateurs et devant les caméras de la télévision espagnole, afin de prouver que les toreros de demain frappent déjà au portillon des plus grandes arènes.

Tomás Rufo et Madrid, une histoire récente mais déjà bien ancrée dans les esprits de l’afición de la capitale espagnole… Le 18 juillet dernier, lors de sa présentation à Las Ventas, le novillero tolédan marquait déjà les spectateurs de par son engagement devant un exemplaire de José Cruz, obtenant une oreille au prix de son propre sang. Répété deux semaines plus tard, lors de la finale du concours estival des novilladas à Las Ventas, Tomás Rufo s’adjugeait le titre du meilleur novillero, justifié par une partition complète et une nouvelle oreille à la clé, acquise devant le 4e novillo, porteur du fer d’El Cortijillo.

Un grand succès qui a valu à Rufo une inclusion logique dans le cartel d’ouverture de la Feria d’Automne. Face à un excellent lot de Ricardo Gallardo, le novillero espagnol n’a pas fait dans la demi-mesure et a transformé l’essai, entre les poteaux, de la meilleure des manières. Complet avec la cape, impliqué dans la compétition au quite, Tomás Rufo a fait souffler un vent de fraîcheur et de renouveau sur la piste madrilène. Une implication qui s’est traduite à la muleta par un toreo de personnalité, porté par un engagement sans failles, y compris avec l’épée.

Par son toreo de mains basses et l’intensité des séries liées, Tomás Rufo a proposé les meilleures séquences de cette novillada madrilène du 27 septembre, où il partageait l’affiche avec El Rafi et Fernando Plaza. Rappelons que Tomás Rufo vient de fêter ses 20 ans l’été dernier et que ses débuts en novillada formelle remontent au 13 mai 2018, sur ses terres de Talavera de la Reina (Tolède), où il officiait aux côtés de Toñete et Marcos devant des novillos de Fernando Peña. Une première déjà couronnée par un triomphe et un novillero à suivre de très près en 2020.

Le novillero Tomás Rufo emporté par la foule de la jeunesse madrilène, sous l’arche de la Grande porte de la Monumental de Las Ventas, le 27 septembre 2019 (crédit photo : Plaza 1).

BILANS DE LA SAISON 2019 : GUILLERMO HERMOSO DE MENDOZA, COMME A LA MAISON

Posté le 11/10/19

En 2019, ils ont été 3 rejoneadors à fouler le sable des arènes de Nîmes lors de la traditionnelle corrida équestre du Lundi de Pentecôte, en fin de matinée. 3 toreros à cheval qui se sont partagés 9 oreilles et 1 queue, ouvrant 3 Portes des Consuls. Un bilan particulièrement brillant pour ces acteurs de la tauromachie équestre qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes face aux toros de Fermín Bohórquez.

Après avoir pris l’alternative à Séville des mains de son père, Guillermo Hermoso de Mendoza est venu confirmer son alternative à Nîmes, un an après sa présentation triomphale comme apprenti rejoneador. Autant dire que le « nouveau » se sent dans la cité des Antonins comme dans son jardin. En ravissant un total de trois oreilles et une queue lors de la corrida équestre du lundi 10 juin, le jeune Navarrais s’est positionné comme un torero à cheval aux ambitions affirmées. Un total flatteur qui lui permet de finir en tête de la classification 2019 des centaures vêtus de lumières aux arènes de Nîmes.

Une Porte des Consuls que Guillermo Hermoso de Mendoza n’a pas été le seul à franchir. Suivi de près, le cavalier espagnol est talonné par Léa Vicens, lumineuse lors de sa prestation de Pentecôte, saluée par l’octroi de trois pavillons. Une période idéale pour Léa qui faisait suite à l’ouverture de sa première Grande porte à la Monumental madrilène de Las Ventas.

3e, Pablo Hermoso de Mendoza s’est vu lui aussi décerner un total de trois trophées, pouvant prétendre à la sortie par la Porte des Consuls, aux côtés de Léa Vicens et de son fils. A l’instar d’Enrique Ponce, le cas de longévité de Pablo Hermoso de Mendoza est à citer en exemple, lui qui a toréé sa première corrida à Nîmes il y a bientôt 24 ans.

Trois oreilles et une queue ravies cette année aux arènes de Nîmes par un Guillermo Hermoso de Mendoza plus conquérant que jamais (crédit photo : Anthony Maurin).

ESCALAFÓN DES MATADORS DE TOROS : GINÉS MARÍN, LA SURPRISE DU CHEF

Posté le 10/10/19

Qui l’eût cru ? Ginés Marín leader du classement Escalafón des matadors de toros avec 41 corridas toréées, 58 oreilles et 3 queues coupées. Une place méritée pour le torero natif de Jerez de la Frontera, auteur d’un toreo d’une rare profondeur lors de la journée de clôture de la Feria des Vendanges aux arènes de Nîmes, face aux toros de Fuente Ymbro. Avec un toro de Zalduendo gracié à Zafra (Badajoz), le 5 octobre dernier, et plusieurs oreilles de poids ravies à Nîmes et Logroño (La Rioja), Ginés Marín récolte les fruits d’une temporada placée sous le signe du sérieux et de la régularité.

A égalité de courses avec El Juli et Miguel Ángel Perera, le matador andalou ne terminera certainement pas en tête de la classification à la fin de l’année, puisqu’il reste encore deux engagements à venir sur l’agenda du Madrilène contre un seul pour Perera et Marín. Des chiffres amenés à évoluer en fonction de l’actualité des ferias de fin de saison. Malgré ce, Miguel Ángel Perera apparaît à une excellente 2e place, renforcée par le prestige de la grandiose faena effectue à Madrid, le 29 septembre dernier, face à un toro de Núñez del Cuvillo.

Avec 57 oreilles et 2 queues coupées en 41 corridas toréées, le torero originaire de la Puebla de Prior a connu un mois de septembre exceptionnel, matérialisé par un immense triomphe à Nîmes – avec la grâce du toro « Cazadotes », de Garcigrande –, une oreille de poids à Valladolid face à un exemplaire d’Olga García Jiménez et le faenón du 29 septembre à Las Ventas, qui aurait pu lui permettre d’ouvrir la Grande porte madrilène. Il devance El Juli, 3e avec également 41 paseos au compteur, mais seulement 43 oreilles et 1 queue ravies. Hormis les quatre pavillons obtenus à Salamanque le 14 septembre dernier, le Madrilène a connu un mois de septembre assez creux en termes de bons après-midis, avec un échec assez sonore à Séville, où la presse taurine a relevé qu’il n’avait pas été en mesure de remplir la Real Maestranza, au côté de Morante de la Puebla, lors de la corrida de clôture de la Feria de San Miguel.

4e, Pablo Aguado réalise une percée notable depuis son retour de blessure : avec 37 oreilles et 1 queue au compteur, le matador sévillan a totalisé 40 paseos, conséquence logique de son grand triomphe à la Real Maestranza, en mai dernier. Récompensé d’une oreille à Valladolid face à un toro de Jandilla, Pablo Aguado a ouvert la Grande porte des arènes d’Aranda de Duero (Burgos) et Logroño. Il devance Cayetano, 5e avec 39 corridas toréées et 55 oreilles coupées, pour un mois de septembre encore marqué par des triomphes notables à Salamanque, Murcie, Logroño et Vera (Almería).

Durement touchés aux tendons de la main droite à Nîmes, José María Manzanares II paye quelque peu les pots cassés de son repos forcé et rétrograde en 6e position, avec 37 paseos effectués pour un total de 57 oreilles coupées. D’un engagement immuable épée en main à Valladolid puis Nîmes, le torero d’Alicante a chaque fois ravi un trophée lors de ces courses, tout comme à Salamanque. Manzanares a effectué son retour en piste après treize jours de repos forcé lors de la corrida du samedi 28 septembre à Séville.

7e, Sébastien Castella totalise 50 oreilles et 3 queues coupées en 36 corridas toréées. Triomphateur à Nîmes avec trois pavillons à son actif, le matador biterrois a obtenu une nouvelle sortie par la Porte des Consuls, avant de ravir deux nouveaux trophées, le lendemain, à Murcie. Le public d’Albacete l’a également vu sous son meilleur jour, le 17 septembre dernier, devant un toro de Montalvo, dépossédé de ses deux oreilles. Une temporada européenne terminée pour Sébastien Castella, d’ores et déjà annoncé à Lima (Pérou), le 1er décembre prochain.

Morante de la Puebla vient de fêter ses 40 ans le 2 octobre dernier : 8e de ce Top 10, le torero andalou a officié cette année à 35 reprises pour une coupe totale de 19 trophées. Irrégulier au possible dans ses prestations, Morante s’est distingué à Murcie en ravissant les deux pavillons du toro d’ouverture de la corrida de Daniel Ruiz, le 16 septembre dernier. Précédemment, des sifflets avaient raccompagné chacune de ses sorties à Salamanque, ou encore des silences lors de son passage sévillan pour la Feria de San Miguel.

Particulièrement honoré en cette fin de temporada, notamment à Madrid et Séville où il a été porté en triomphe, Manuel Jesús Cid « El Cid » conclut de manière exemplaire sa saison d’adieux. Récompensé d’une oreille à Séville face à un toro de Cortés, le torero de Salteras progresse à la 9e place du classement, avec un total de 33 corridas et une coupe de 41 oreilles et 1 queue. Il devance David Fandila « El Fandi », 10e avec 32 paseos à son actif, 60 oreilles et 1 queue au compteur et un mois de septembre marqué par trois triomphes majeurs, à Murcie, Aranda de Duero et Pozoblanco (Cordoue).

A ce jour, 145 matadors de toros figurent dans ce classement Escalafón, dont 40 toreros n’ayant officié qu’à une seule reprise depuis le début de saison européenne.

La joie et la détermination de Ginés Marín, nouveau leader de l’Escalafón des matadors de toros, lors de son succès aux arènes de Nîmes le 15 septembre dernier (crédit photo : Anthony Maurin).

BILANS DE LA SAISON 2019 : SOLALITO TRIOMPHATEUR DANS DEUX CATÉGORIES

Posté le 09/10/19

En 2019, ils ont été 3 apprentis-novilleros à fouler le sable des arènes de Nîmes lors du Rendez-vous en Terre d’Afición qui ouvre traditionnellement la saison taurine dans la capitale gardoise. 3 becerristas qui se sont partagés 4 oreilles, ouvrant 2 Portes des cuadrillas, effectuant 2 vueltas et saluant à 1 reprise. Une seule présentation s’est déroulée lors de cette course du dimanche 7 avril, avec le premier paseo nîmois, vêtu de lumières, pour Nino Julián, élève au Centre français de tauromachie.

Déjà leader en 2018 aux côtés de Miguel Polope et Adam Samira, Solal Calmet « Solalito » arrive en tête de classification, après avoir été le seul apprenti-novillero à ravir les deux oreilles d’un seul et même eral lors de cette novillada sans picadors. C’était devant le 5e exemplaire de Durand, permettant ainsi à Solalito de sortir en triomphe au côté de Miguel Polope, respectivement lauréats 2019 et 2018 du trophée Nimeño II. Ayant débuté en novillada formelle lors de la dernière Feria des Vendanges, Solalito est l’un des rares acteurs taurins à figurer cette saison dans deux catégories différentes aux arènes de Nîmes : apprenti-novillero et novillero.

2e, Miguel Polope a également lidié deux erales de Fano et Durand, dont il a chaque fois ravi l’oreille, faisant preuve de métier et de technicité tout au long de l’après-midi. Triomphateur au côté de Solalito, le novillero valencian a débuté dans la catégorie supérieure le 25 juillet dernier à Valencia, aux côtés d’El Rafi et Borja Collado devant un bon lot de Zacarías Moreno. Il a officié en suivi à Alicante, Cella (Teruel), San Agustín de Guadalix (Madrid) et Algemesí (Valencia).

Trahi par l’épée, Nino Julián se classe au 3e rang, après avoir effectué une vuelta à l’issue de chacune de ses prestations. L’apprenti-novillero nîmois a fait preuve de conviction et de personnalité tout au long de cette course, porté par un jeune public très investi.

Solal Calmet « Solalito », lauréat 2019 du trophée Nimeño II et triomphateur dans la catégorie des apprentis-novilleros (crédit photo : page FB Los de Solalito).

 

BILANS DE LA SAISON 2019 : EL RAFI POURSUIT SA ROUTE

Posté le 07/10/19

En 2019, ils ont été 5 novilleros à fouler le sable des arènes de Nîmes lors de l’une ou des deux ferias organisées dans la capitale gardoise. 5 apprentis-toreros qui se sont partagés 4 oreilles, ouvrant 1 Porte des cuadrillas, effectuant 2 vueltas, saluant à 3 reprises, écoutant 5 silences ou encore 2 avis. Sur les cinq novilleros engagés cette année à Nîmes, un seul l’a été à deux reprises, Raphaël Raucoule « El Rafi », comme cela avait déjà été le cas la saison dernière.

Leader 2019, El Rafi arrive donc en tête après avoir participé aux deux novilladas organisées cette année aux arènes de Nîmes. Il succède à Adrien Salenc, lauréat 2018, et se démarque en ayant ouvert l’unique Porte des cuadrillas dans sa catégorie des apprentis-toreros. Sur les 13 novillos lidiés cette année, El Rafi en a défié 4, obtenant deux oreilles lors de sa première faena devant un exemplaire de Pagès-Mailhan, lors de la Feria de Pentecôte. Un triomphe qui lui a également permis de ravir le trophée de la Cape d’or pour la deuxième année consécutive.

2e, Fernando Plaza a lidié un total de 3 novillos, s’étant vu offrir un sobrero par le ganadero après une première faena entachée d’un incident de lidia irréversible. Pour sa présentation en France, le novillero madrilène a salué au tiers lors de la course du samedi 14 septembre, devant un exemplaire de San Sebastián. Il devance le novillero mexicain Diego San Román, de retour à Nîmes après la blessure subie lors de l’édition 2018 de la Feria des Vendanges.

Avec une oreille coupée lors de la novillada de Pagès-Mailhan, pour Pentecôte, l’apprenti-torero originaire de Querétaro s’est rappelé au bon souvenir du public français. Au 4e rang, on retrouve Solal Calmet « Solalito », qui a débuté en novillada formelle lors de la course du 14 septembre. Une première couronnée de succès pour le jeune novillero nîmois, qui a ravi l’unique oreille de la matinée, face au bétail de San Sebastián. 5e, Francisco de Manuel clôt la classification qui compte un novillero de plus par rapport à l’exercice 2018.

A l’instar de son compatriote Fernando Plaza, Francisco de Manuel a également effectué sa présentation française de novillero sur le sable nîmois. Le 8 juin dernier, lors de la Feria de Pentecôte, le Madrilène a fait étalage de ses bonnes manières, effectuant notamment une vuelta à l’issue de sa première faena. On remarquera que les deux novilleros espagnols engagés cette année à Nîmes auront été les seuls apprentis-toreros à ne pas obtenir le moindre trophée.

Vuelta d’El Rafi, novillero lauréat de la temporada 2019 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

 

CULTURE TAURINE : LES JEUNES AFICIONADOS DÉFENDENT LEURS DROITS FACE AUX ARÈNES DE NÎMES

Posté le 05/10/19

Certains médias nationaux ont fait état dans la semaine de la préparation d’une proposition de loi par une députée des Français de l’étranger visant notamment à interdire l’accès aux corridas pour les mineurs de moins de 16 ans. Une annonce qui a fait réagir les milieux aficionados, parmi lesquels bon nombre de jeunes qui se sont emparés du sujet. Initialement informelle, la réunion qui s’est tenue au Grand café de la Bourse s’est transformée en un grand rassemblement qui a réuni plus de 400 personnes.

Délégataire des spectacles tauromachiques aux arènes de Nîmes, la société Simon Casas Production était présente à cet événement, aux côtés de nombreuses personnalités parmi lesquelles le maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier, le président de Nîmes-Métropole, Yvan Lachaud, ainsi que de nombreux autres élus et professionnels taurins. Plusieurs prises de parole des représentants de l’Afición jeune - qui ont lancé ce mouvement via les réseaux sociaux - ont ponctué cette réunion, réaffirmant leur attachement indéfectible à la culture taurine et la nécessité pour les jeunes de pouvoir continuer d’aller aux arènes librement pour assister à des corridas. Depuis 2015, un « Tendido Jeunes » a notamment été mis en place aux arènes de Nîmes, sur le modèle imaginé par Simon Casas Production dans des arènes espagnoles de première catégorie comme Valencia et Saragosse.

Cette réunion s’est conclue sur le parvis de nos arènes, aux pieds de la statue de Nimeño II, par une photo de famille réunissant tous les participants, au premier rang desquels de nombreux enfants, cape à la main ou brandissant le logo de ce nouveau mouvement « Touche pas à mes passions / Non à l’interdiction de la corrida aux mineurs ». Les organisateurs ont notamment réclamé via un communiqué « la liberté de vivre nos passions et nos traditions, la liberté d’éducation et de transmission de notre culture régionale et taurine par nos parents, et pour nous demain à nos enfants ».

Forte mobilisation de l’Afición jeune ce samedi 5 octobre 2019 sur le parvis des arènes de Nîmes (source photo : page FB « Non à l’interdiction de la corrida aux mineurs).

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