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FERIA DE PENTECÔTE : VENTE DES PLACES SÉPARÉES A PARTIR DU 6 MAI

Posté le 05/06/19

La vente des places séparées s’effectuera à partir du lundi 6 mai, du lundi au vendredi de 9h30 à 18h00, et tous les samedis de 9h30 à 12h30 aux guichets SCP situés 4 rue de la Violette à Nîmes.

Il est également possible de réserver par téléphone au 08 91 70 14 01 (0,225 EUR TTC / min) ou via ce site internet www.arenesdenimes.com.

ÉPHÉMÉRIDES : CA S’EST PASSÉ UN 23 MAI

Posté le 23/05/19

- Dimanche 23 mai 1999 : riche programmation en ce Dimanche de Pentecôte avec trois courses à l’affiche des arènes de Nîmes. En fin de matinée, les apprentis-toreros Juan Bautista et El Fandi rivalisent de talent et d’adresse lors de la novillada de la Cape d’or. Deux oreilles récompensent la prestation du novillero arlésien alors que l’Andalou doit aller puiser au fond de ses ressources pour obtenir un trophée du dernier novillo de Yerbabuena, avec un coup de corne à la clé. L’après-midi, Fernandez Méca coupe trois oreilles d’importance face à un grand lot de toros de Victorino Martín dont le 4e exemplaire, « Novato », est honoré d’une vuelta posthume. Le torero nîmois sort en triomphe pour la première fois de sa carrière par la Porte des Consuls. En soirée, une corrida portugaise voit briller face au bétail de Luis Terrón deux rejoneadors portugais jusqu’alors inconnus : Rui Fernandes et Diego Ventura.

Un toro de Victorino Martín inspectant la piste des arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

FERNANDO DOMECQ : LA DISPARITION D’UNE LÉGENDE DE L’ÉLEVAGE BRAVE

Posté le 22/05/19

La planète taurine a été frappée par une terrible nouvelle en ce début de semaine : la disparition de l’éleveur Fernando Domecq, qui a succombé à un cancer à l’âge de 73 ans quelques heures après avoir été admis à l’Hôpital universitaire du 12-Octobre à Madrid. Avec Fernando Domecq disparaît l’une des plus grandes figures de l’élevage du Toro brave en Espagne, huit ans après le décès accidentel de son frère, Juan Pedro Domecq Solís. Petit-fils de Juan Pedro Domecq y Núñez de Villavicencio, fils de Juan Pedro Domecq y Díez, il était également le frère de Borja Domecq Solís, qui lui a succédé à la tête de l’élevage de Jandilla en 1987.

C’est à partir de produits de pure souche Jandilla – qu’il connaissait par cœur pour en avoir forgé le succès pendant onze années – qu’il relance le fer de Zalduendo à la fin des années 80. Très rapidement, la ganadería marquée du « Z » des anciennes rames navarraises de Joaquín Zalduendo devient l’un des fers incontournables du circuit des grandes ferias européennes. Un sceau de bravoure qu’il affirmera pendant de nombreuses années, avec quelques toros pour le souvenir, parmi lesquels « Jarabito », immortalisé il y a tout juste vingt ans pare Emilio Muñoz, auteur d’une faena éternelle qui lui valut sa dernière sortie en triomphe par la Porte du Prince à Séville.

Après plus d’un quart de siècle de succès avec Zalduendo, Fernando Domecq avait décidé de passer la main en vendant son élevage à l’entrepreneur mexicain Alberto Bailleres, au printemps 2014. A l’instar de son frère aîné, Juan Pedro, Fernando Domecq demeure comme l’un des plus importants éleveurs de la fin du XXe siècle. Ganadero plutôt discret, il aimait cultiver une certaine forme de modestie lorsqu’il déclarait : « mon père était le meilleur éleveur que j’ai connu ».

Fruit de longues réflexions, recherches et minutieux travail de sélection, le toro de Fernando Domecq rassemblait plusieurs marques de fabrique dans sa morphologie générale. Bas, court de pattes, arborant un cou généreux et une tête bien faite, le toro de Zalduendo proposait la difficile alchimie de la continuité du tempérament brave dans la noblesse qu’il exprimait… Une ganadería indissociable des grands triomphes de maestros comme Espartaco, César Rincón, José Tomás ou encore El Juli, entre autres.

Fernando Domecq, un ganadero qui a compté dans l’histoire des Ferias de Nîmes, et dont le nom demeure associé à jamais à la corrida historique du 21 mai 1983. Ce jour-là, ses toros de Jandilla donnèrent une réplique empreinte de tempérament au trio de toreros composé par Luis Francisco Esplá, Nimeño II et Paco Ojeda. Respectivement crédités de trois oreilles et quatre oreilles et une queue, Nimeño et Ojeda ouvrirent la Porte des Consuls, Fernando Domecq effectuant une vuelta d’honneur au côté de son mayoral sur la piste des arènes de Nîmes.

Une corrida qui lança en France le phénomène Paco Ojeda et qui fut également l’un des moteurs de la progression médiatique de la Feria de Nîmes. Simon Casas Production adresse ses sincères condoléances à la famille de l’éleveur, à ses proches ainsi qu’à toutes les personnes touchées par ce deuil.

Fernando Domecq Solís, ancien propriétaire de l’élevage de Zalduendo et ganadero historique de Jandilla au début des années 80 (crédit photo : El Mundo).

ÉPHÉMÉRIDES : CA S’EST PASSÉ UN 22 MAI

Posté le 22/05/19

- Samedi 22 mai 1999 : cette troisième journée de Feria de Pentecôte débute par une corrida de l’art alléchante. Face aux toros de Jandilla, les spectateurs retrouvent au paseo ni plus ni moins que Curro Romero, Enrique Ponce et Antoní Losada. Avec maîtrise, sérénité et sens des distances, le maestro de Chiva se joue des pièges de cette course et ravit l’unique oreille de la matinée devant le 5e exemplaire marqué du fer de l’étoile de Borja Domecq. L’après-midi, José Tomás arrête les pendules lors d’un quite époustouflant par gaoneras sur le 1er toro d’Alcurrucén dévolu à Javier Conde. L’unique oreille de la corrida est octroyée à José Luis Moreno à l’issue de sa première faena.

Depuis la fin des années 80 et ses débuts en tant que novillero, Enrique Ponce est un fidèle des arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

ÉPHÉMÉRIDES : CA S’EST PASSÉ UN 21 MAI

Posté le 21/05/19

- Vendredi 21 mai 1999 : huit mois après sa prise d’alternative historique, en direct devant les caméras de la télévision espagnole, Julián López « El Juli » revient aux arènes de Nîmes dans le cadre d’une corrida monumentale. Le prodige de la tauromachie s’enferme en « 1 contre 6 » pour la première fois de sa jeune carrière en France. Les toros de Torrestrella, Alcurrucén et Jandilla sont les trois seuls exemplaires à relever un melting-pot ganadero assez inégal en termes de comportement. El Juli ravit l’oreille du 2e toro de Torrestrella, celle du 4e exemplaire d’Alcurrucén et un dernier trophée face au 6e toro de Jandilla avant de sortir en triomphe par la Porte des cuadrillas.

Préparation d’estocade de Julián López « El Juli » lors de sa corrida en solitaire du 21 mai 1999 aux arènes de Nîmes (crédit photo : agence de presse d’El Juli).

CULTURE : JOSÉ TOMÁS INSPIRE LA DANSEUSE TRIANA RAMOS

Posté le 19/05/19

C’est sur les planches du Théâtre Cervantes de Málaga qu’a été étrenné le 3 avril dernier le spectacle L’image d’une passion : Dialogue avec Navegante, un spectacle de flamenco librement inspiré de l’œuvre écrite par José Tomás et le Prix Noble de Littérature Mario Vargas Llosa, aux côtés d’autres signatures. Un spectacle très attendu qui inaugurait la sixième édition de la Biennale d’Art flamenco de la capitale andalouse.

Âgée de 21 ans et originaire de Talavera de la Reina (Tolède), Triana Ramos est considérée comme l’une des nouvelles pointures de la danse flamenca. Au côté de l’une des stars de la discipline, Antonio Canales, la jeune artiste a souhaité proposer une adaptation mêlant deux marqueurs culturels indissociables de l’identité espagnole : les toros et le flamenco. Une œuvre qui puise ses racines dans l’angoisse de la corrida célébrée le 24 avril 2010 à Aguascalientes, où José Tomás fut grièvement blessé par le toro « Navegante », de l’élevage mexicain de De Santiago.

Une blessure si grave qu’elle fait partie de celles qui ont engagé le pronostic vital de José Tomás, qui, ce jour-là, a eu la vie sauve grâce à l’intervention des chirurgiens des arènes et à l’importante transfusion dont a bénéficié le torero de Galapagar. « Quelques jours après m’être réveillé du coup de corne d’Aguascalientes, j’ai commencé à recevoir la visite de Navegante », telle est l’une des phrases écrites par José Tomás, lauréat du IVe Prix Paquiro, figurant dans l’œuvre signée par un collectif d’auteurs.

Sur scène, l’adaptation de Dialogue avec Navegante a été pensée par Rubén Olmo, en charge de la direction artistique et chorégraphique. Antonio Canales donne vie à « Navegante » face à Triana Ramos, vêtue de lumières, dans un rôle on ne peut plus torero. D’une durée d’une heure et demie, le spectacle est structuré en trois actes : la Feria de San Marcos 2010, la visite de « Navegante » et la vuelta a los ruedos. Chacun d’eux revisite les coulisses du spectacle tauromachique en mêlant émotion et expression artistique, tauromachie et art de l’éphémère face à la vérité du Toro brave. Une autre preuve de l’évidence de l’expression de la Tauromachie comme art, patrimoine immatériel culturel et inépuisable source d’inspiration pour la danse, la musique et la peinture… Entre autres.

Une nouvelle version de « Dialogue avec Navegante » incarnée par le baile torero de la jeune danseuse Triana Ramos, au côté du « toro » Antonio Canales. Un hommage à José Tomás (crédit photo : La Unica FM).

DISPARITION : LA DERNIÈRE VUELTA DE « DUDULE »

Posté le 18/05/19

Son visage, sa bonhomie, son sourire et ses attitudes uniques sont indissociables de grands tiers de piques vécus aux arènes de Nîmes. Lui, Georges Audouy, le monosabio, dans sa chemise rouge aux couleurs de la cavalerie Heyral, avait tout connu en piste. Sous le règne de « Loulou » Heyral, puis de son fils Philippe, Georges a vécu des moments de bravoure où la sauvagerie des toros mettait à l’épreuve les chevaux de la vénérable écurie nîmoise.

« Dudule » nous a quittés vendredi matin, à l'âge de 76 ans, après de nombreuses années passées dans les rangs de la cavalerie des arènes de Nîmes. « Loulou » Heyral l’avait incorporé dans ses rangs au milieu des années 70. Homme de franchise et de caractère, à la personnalité affirmée, Georges Audouy était une des figures de notre amphithéâtre.

Le samedi 30 mai 1998, « Dudule » était entré dans l’Histoire lors d’un face-à-face époustouflant devant les cornes de « Madriguero », 4e toro de la corrida de Los Bayones dévolu à Manuel Díaz « El Cordobés ». Seul face à l’animal, Georges avait joué de l’esquive pour protéger le cheval dont le picador avait été éjecté, se jouant la vie, sans leurre, avec la seule volonté de sauver la monture. Un acte de courage qui avait valu à « Dudule » la plus grande ovation de l’après-midi et le brindis de la faena de Manuel Díaz « El Cordobés », qui allait en suivi obtenir une oreille fort méritoire.

« Un homme plein de vie et un monosabio avec un immense sens du placement », cette remarque de Philippe Heyral sonne juste au regard de l'anecdote précédemment citée et des décennies passées comme monosabio, auprès des chevaux et des picadors, à Nîmes bien évidemment, mais aussi de Dax à Fréjus, en passant par Céret, Béziers et Arles. Une personne appréciée du public nîmois, qui se régalait lors de l’ultime vuelta du picador à accompagner « Dudule » par les célèbres interjections « hop ! hop ! hop ! », le monosabio marquant le rythme de sa foulée finale, à l’unisson du trot du cheval, dans un moment de malice et de partage devenu un véritable rituel avec les spectateurs.

Les obsèques de Georges Audouy auront lieu mercredi prochain. Le rendez-vous est fixé à partir de 8h30 à la chambre funéraire de Marguerittes pour un moment de recueillement. Le convoi funèbre démarrera à 11 heures avec un arrêt devant la Porte des cuadrillas des arènes de Nîmes, avant une cérémonie à 11h50 au crématorium de Nîmes-Courbessac. Simon Casas Production adresse ses sincères condoléances à sa famille, ses proches, ses amis ainsi qu’à toute l’équipe de la cavalerie Heyral.

Georges Audouy à l’honneur de l’édition du Midi-Libre du dimanche 31 mai 1998 (crédits : groupe FB Toros Nîmes 1863 & Fred San Nicolas).

SOCIÉTÉ : ROCA REY, LE TORERO DE LA NOUVELLE GÉNÉRATION

Posté le 17/05/19

Trois ans et demi après sa brillante alternative nîmoise, Andrés Roca Rey a accompli des pas de géant. Non seulement le jeune torero péruvien s’est érigé comme l’un des leaders incontournables de la tauromachie mondiale, mais il est aussi devenu l’idole de toute une génération. Qu’ils soient péruviens, espagnols ou français, des dizaines de milliers de jeunes âgés de vingt ans se reconnaissent aujourd’hui en Roca Rey et vont aux arènes grâce à lui.

C’est entre autres pour cette raison que le quotidien espagnol El Mundo lui a consacré la une de son hors-série intitulé « Spécial Luxe », il y a un mois et demi. Sous le titre « le torero millénaire qui attire les jeunes », l’article explique en huit pages le phénomène social véhiculé par Roca Rey à l’intérieur et à l’extérieur des arènes. Une réalité qui se double par ailleurs du leadership du torero péruvien, n°1 de l’Escalafón européen des matadors de toros professionnels en 2018.

Roca Rey, locomotive pour la tauromachie et pour de nouvelles générations de jeunes spectateurs qui découvrent la Fiesta Brava à travers lui. Un numéro 1 dans les pistes mais également en termes de communication : en faisant la une de l’un des plus prestigieux titres de la presse nationale espagnole, Roca Rey sait jouer de son image, qu’il soit vêtu de lumières ou pas. A ce titre, le matador péruvien avait été l’un des toreros les plus en vue lors de la campagne publicitaire de la dernière Feria de San Isidro madrilène.

Lauréat du prix Paquiro, Andrés Roca Rey est devenu un torero référence auprès des jeunes et un leader en termes d’image pour la tauromachie (crédit photo : El Mundo).

FERIA DE PENTECÔTE : LES TOROS DE VICTORINO MARTÍN S’AFFICHENT POUR UNE CORRIDA INCONTOURNABLE

Posté le 16/05/19

Le dimanche 16 septembre 2018, les spectateurs présents aux arènes de Nîmes ont vécu l’une des meilleures corridas de la saison européenne. Du spectacle, de l’émotion et du tempérament pour une corrida qui demeurera dans toutes les mémoires. Une course majeure de Victorino Martín conclue par le salut en piste du mayoral de l’élevage, et les démonstrations remarquables des toreros Octavio Chacón, Emilio de Justo et Pepe Moral.

Un triomphe majeur qui supposait un retour évident de l’élevage de Victorino Martín pour la prochaine Feria de Pentecôte. « Les absents ont eu tort » disaient plusieurs aficionados en sortant des arènes ; une session de rattrape leur sera ainsi proposée. Six exemplaires de la fameuse ganadería fouleront le sable de l’amphithéâtre romain dans le cadre de la sixième et dernière corrida de la Feria de Nîmes.

Six magnifiques toros dont les déclinaisons de gris respectent les origines Albaserrada en provenance des troncs du Marquis de Saltillo et d’Eduardo Ibarra. Six peintures de bravoure incarnée qui seront défiées par Octavio Chacón, Rubén Pinar et Pepe Moral, soit la répétition à l’affiche de deux des matadors qui avaient brillé de mille feux face aux Victorino de la corrida historique des Vendanges. Nous aurons prochainement l’occasion de revenir sur les détails des toros qui composeront ce lot de la corrida de clôture de la Feria de Pentecôte.

N’attendez plus, prenez vos billets pour cette course, les guichets du 4 rue de la Violette sont ouverts afin de vivre un grand spectacle tauromachique. Au cartel, six toros de Victorino Martín pour Octavio Chacón, Rubén Pinar et Pepe Moral, le lundi 10 juin aux arènes de Nîmes (paseo à 17h30).

L’affiche spéciale dédiée aux toros de la corrida de Victorino Martín du lundi 10 juin 2019 aux arènes de Nîmes.

OBJECTIF FERIA DE PENTECÔTE : LE SACRE DU PRINTEMPS DE JANDILLA

Posté le 15/05/19

- JANDILLA (corrida samedi 8 juin avec Antonio Ferrera, Emilio de Justo et Toñete) : 6 toros pour Morante de la Puebla, Roca Rey et Pablo Aguado, le 10 mai à Séville. Six oreilles coupées dans le cadre de l’une des meilleures corridas de la Feria d’avril : Jandilla poursuit sa temporada triomphale après les toros de grande qualité présentés à Valencia et Arles. De la bravoure, de la caste et de la classe chez les toros porteurs de la fameuse étoile, partenaires idéaux du grand triomphe de Pablo Aguado, récompensé par un total de quatre oreilles. Un autre trophée a récompensé l’investissement sans failles et le tempérament d’Andrés Roca Rey, tout comme la tauromachie de détails proposée par Morante de la Puebla devant le 4e toro de l’après-midi.

- Juan Pedro DOMECQ (corrida du dimanche 9 juin avec Sébastien Castella et Roca Rey, en mano a mano) : 6 toros pour Morante de la Puebla, Diego Urdiales et José María Manzanares II, le 6 mai à Séville. Lot décevant en ouverture de la grande semaine des farolillos, aucune oreille étant coupée par les trois toreros au cartel, en dépit de la faena importante de Diego Urdiales devant le 2e toro et les détails ciselés par Manzanares en clôture de course.

La vivacité et l’expression bravoure d’un toro de Jandilla, lors de son entrée en piste, le 5 juin 2017 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

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