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ÉPHÉMÉRIDES – ÇA S’EST PASSÉ UN 29 JUIN

Posté le 29/06/20

- Dimanche 29 juin 1980 : novillero prometteur, Juan Mora effectue sa présentation aux arènes de Nîmes et démontre la qualité de sa gestuelle malgré la mansedumbre affirmée du bétail de Miguel Zaballos. Après quasiment trois heures de course, l’apprenti-torero de Plasencia se détache de ses compagnons d’affiche, Curro Caro et Alain Bonijol.

Cartel publicitaire de Juan Mora (crédit photo : Chapresto).

ÉPHÉMÉRIDES – CA S’EST PASSÉ UN 10 JUIN

Posté le 10/06/20

- Lundi 10 juin 2019 : la Feria de Pentecôte entame sa dernière journée aux arènes par une corrida équestre réunissant Pablo Hermoso de Mendoza, Léa Vicens et Guillermo Hermoso de Mendoza, venu confirmer son alternative face à des toros de Fermín Bohórquez un mois après son doctorat sévillan. L’impétrant reçoit le rejón des mains de son glorieux père face au toro de la cérémonie baptisé « Dominante ». Le bétail d’origine Murube va donner le jeu nécessaire pour donner du relief à cette course triomphale qui verra la coupe de trois oreilles en faveur de Pablo Hermoso de Mendoza et Léa Vicens. Deux rejoneadors qui franchiront en triomphe l’arche de la Porte des Consuls au côté de Guillermo Hermoso de Mendozan crédité d’un total de trois oreilles et une queue. L’après-midi, l’élevage de Victorino Martín ne répète pas son glorieux triomphe de la précédente Feria des Vendanges. Le lot, complété par un sobrero d’El Torero, manque d’étincelles, ce qui n’inspire pas les toreros du jour. Seul Octavio Chacón effectue une vuelta, Rubén Pinar est amené à saluer à l’issue de sa seconde prestation alors que des sifflets sanctionnent le désengagement total de Pepe Moral.

Beau face à face de Guillermo Hermoso de Mendoza face à « Sustancioso », 6e et dernier toro de la corrida équestre de Fermín Bohórquez, le 10 juin 2019 (crédit photo : Anthony Maurin).

ÉPHÉMÉRIDES – CA S’EST PASSÉ UN 9 JUIN

Posté le 09/06/20

- Lundi 9 juin 2014 : l’ultime journée de la Feria de la Pentecôte démarre par une corrida équestre de très haut niveau fournie par l’élevage de San Mateo, propriété du Niño de la Capea. Crédité de trois oreilles et une queue, Andy Cartagena signe une partition importante de rejoneo, servi par des montures au sommet de leur art. Également colossal dans la proposition de ses faenas, Diego Ventura perd au moment de l’estocade les fruits d’un important triomphe. Sublime avec le cheval « Nazarí », le cavalier luso-andalou doit se contenter d’une seule oreille à l’issue de sa seconde faena. Le cartel de jinetes est complété par Leonardo Hernández II, qui ravit un pavillon lors de deux prestations rondement menées, proposant un haut niveau de monte. L’après-midi, la miurada déçoit les attentes qui des spectateurs qui ont rempli les gradins de l’amphithéâtre romain. Trois toros sont changés en piste et au final Manuel Escribano confirme son alternative face à un sobrero de Garcigrande, « Cañi », n°49, castaño, 609 kg, né en septembre 2009. Le matador andalou effectue une vuelta à l’issue de cette première lidia pour sa présentation nîmoise. Des saluts ponctuent les premières prestations de son parrain de confirmation, Rafaelillo, et du témoin de la cérémonie, El Juli, devant les 2e et 3e Miura, respectivement.

- Dimanche 9 juin 2019 : grande journée du Dimanche de Pentecôte avec une première corrida qui voit la confirmation d’alternative de Pablo Aguado. Le torero sévillan ne manque pas l’occasion de briller et signe devant le 6e toro de Victoriano del Río l’une des plus belles faenas de la feria, empochant les deux oreilles et la sortie en triomphe par la Porte des cuadrillas. C’est face à « Breviato » qu’Aguado avait confirmé son doctorat des mains de Diego Urdiales et en présence de Paco Ureña. Ce dernier ne manque pas son retour à Nîmes, neuf mois après la terrible blessure d’Albacete qui lui a fait perdre l’œil gauche. Proposant un toreo serein et maîtrisé, Paco Ureña ravit un total de trois trophées et obtient ainsi sa première sortie en triomphe par la Porte des Consuls. Une juste récompense pour un torero de valeur. L’après-midi, les arènes de Nîmes affichent le « no hay billetes » et le mano a mano entre Sébastien Castella et Andrés Roca Rey se joue à guichets fermés. Un événement qui n’était plus survenu à Nîmes depuis la corrida historique de José Tomás, le 16 septembre 2012. Les éléments en piste ne sourient hélas pas aux toreros, desservis par le manque de jeu et de gaz des toros de Juan Pedro Domecq. Le torero français ravit l’oreille du 3e exemplaire de l’après-midi et sera imité au toro suivant par son challenger péruvien.

Naturelle souveraine de Paco Ureña face au 5e toro de Victoriano del Río le 9 juin 2019 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

ÉPHÉMÉRIDES – ÇA S’EST PASSÉ UN 8 JUIN

Posté le 08/06/20

- Lundi 8 juin 1981 : la Feria de Pentecôte connaît sa dernière journée avec une novillada d’Atanasio Fernández en guise d’apéritif. Curro Caro, Juan Mora et Arturo Blau Espadas composent le cartel d’une course ne manquant pas de relief. L’Arlésien Curro Caro signe les passages les plus soignés de cette fin de matinée, ravissant deux oreilles ainsi que le trophée du meilleur novillero de la Feria mis en jeu par la peña Antonio Ordóñez. Un autre pavillon revient entre les mains de l’Alicantin Blau Espadas alors que Juan Mora affirme toute sa détermination. L’après-midi, la corrida de Torrestrella est complétée par le fer andalou de González Sánchez-Dalp, donnant le relief nécessaire pour une course de clôture de feria. Deux oreilles récompensent le pouvoir absolu de Christian Montcouquiol « Nimeño II » ainsi que le toreo de connexion de Juan Antonio Ruiz « Espartaco ». Muletero à la maîtrise remarquable, Francisco Rivera « Paquirri » ravit également un pavillon, ponctuant cette Pentecôte sur une note d’alegría.

- Dimanche 8 juin 2014 : une grande et belle journée de toros en ce Dimanche de Pentecôte aux arènes de Nîmes. A la mi-journée, Enrique Ponce, Juan Serano « Finito de Córdoba » et José María Manzanares II déclinent leur art face aux toros de Juan Pedro Domecq. Élégant et inspiré, le torero d’Alicante tire le meilleur profit de son lot et obtient un total de trois oreilles, synonymes de sortie en triomphe par la Porte des Consuls. Un autre trophée récompense la première faena d’Enrique Ponce ainsi que la seconde prestation muletera de Finito de Córdoba. L’après-midi, les toros de Fuente Ymbro sont au cœur d’une tarde passionnante et animée de bout en bout. Venu confirmer son alternative, Juan del Álamo est le grand triomphateur de la course, obtenant l’oreille de ses deux exemplaires porteurs du fer de Ricardo Gallardo. Il brille tout d’abord face au toro de la cérémonie, « Víbora », n°61, negro bragado meano, 515 kg, né en janvier 2010, à l’origine de la chute du cheval « Moki ». Livrant une partition de toreo tout aussi encasté que ses adversaires, Juan del Álamo est à la hauteur de l’événement après avoir reçu la muleta des mains de Juan José Padilla, sous le regard d’Iván Fandiño. Un autre pavillon est par ailleurs glané par le matador jerezano devant le 4e exemplaire de la corrida.

- Samedi 8 juin 2019 : la journée débute par la tenue de la traditionnelle novillada de la Cape d’or. Pour la deuxième année consécutive, celle-ci est remportée par le novillero nîmois Rafi Raucoule, crédité des deux oreilles d’un excellent novillo de Pagès-Mailhan sorti en 3e position. À ses côtés, Francisco de Manuel effectue une vuelta face au novillo d’ouverture lors de cette course qui marque la présentation nîmoise de l’apprenti-torero madrilène. Pour sa part, le novillero mexicain Diego San Román ne manque pas son retour en terre nîmoise et se voit récompensé par l’octroi d’un trophée à l’issue de sa première faena. L’après-midi, corrida-marathon du fait de l’ajout d’un torero sur l’affiche initiale. Rebondissant sur l’actualité récente, Simon Casas propose à David de Miranda d’intégrer le cartel de la corrida de Jandilla, deux semaines après sa triomphale confirmation d’alternative à Madrid. Deux toros supplémentaires sont ainsi ajoutés à la course de ce samedi après-midi qui voit David de Miranda parfaitement réussir sa première corrida en France. Après avoir confirmé son alternative des mains d’Antonio Ferrera, en présence de Román et de Toñete, face au toro « Jocoso », de Jandilla, le matador originaire de Huelva signe une faena convaincante et coupe les deux premières oreilles de cette corrida. Trois heures plus tard, il sortira en triomphe par la porte des cuadrillas au côté d’Antonio Ferrera, auteur d’une tarde riche et inspirée. Crédité de deux pavillons lors de sa première prestation, le torero natif de Bunyola trace devant le 5e exemplaire de Jandilla une faena enjouée, à la gestuelle maîtrisée et d’une densité artistique affirmée. Malheureusement, un échec colossal avec le descabello fait s’envoler l’espoir d’une Porte des Consuls légitimement ouverte avec cape et muleta. L’ultime trophée de cette corrida-fleuve est obtenu par Román, auteur d’une lidia tenace et impliquée devant le 6e toro de la corrida.

Un regard brillant, illustration de la joie et de la satisfaction d’Antonio Ferrera après avoir coupé les deux oreilles du 1er toro de la corrida de Jandilla du samedi 8 juin 2019 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

ÉPHÉMÉRIDES – ÇA S’EST PASSÉ UN 7 JUIN

Posté le 07/06/20

- Dimanche 7 juin 1987 : d’exigeants novillos de Manolo González et González Sánchez-Dalp sont au programme de la course matinale. Dans son sprint vers l’alternative du mois de septembre, Miguel Báez « Litri » officie avec brio et obtient l’oreille du 4e exemplaire. Son compagnon d’affiche « historique », Rafi Camino démontre sa dextérité technique et doit se contenter de saluts. C’est finalement Juan Villanueva qui crée la sensation en proposant la meilleure faena de la matinée. Inspiré, le novillero nîmois bouscule les conventions classiques en proposant un toreo différent, à l’esthétique affirmée. Une faena qui fera date au moment des bilans de la saison taurine nîmoise, légitimement récompensée de deux oreilles. L’après-midi, Luis Francisco Esplá écrit une autre page d’histoire en réalisant ce qui demeurera certainement l’un de ses plus grands tiers de banderilles sur le sable de l’amphithéâtre romain. Déjouant les pièges posés par son adversaire de Pablo Romero, le maestro d’Alicante repousse les lois de l’aguante et de l’exposition face au toro dans un haletant face-à-face entre le centre de la piste et la porte du toril. L’une des rares éclaircies d’une course marquée par la grisaille du ciel et la couleur grise de décevants pablorromeros, également lidiés par José Luis Galloso et Juan Mora, ce dernier étant crédité de l’unique vuelta de l’après-midi.

- Samedi 7 juin 2014 : la rejoneadora Léa Vicens partage l’affiche avec le matador arlésien Juan Bautista dans une course au profil différent. L’amazone nîmoise lidie deux toros de San Mateo à cheval alors que quatre exemplaires de Zalduendo sont réservés au fils de Luc Jalabert dans le cadre d’un mini-solo. Allègre dans son toreo sur les flancs du cheval « Bético », Léa Vicens doit se contenter d’une vuelta à l’issue de sa seconde faena du fait d’un échec au moment de l’estocade. Faisant preuve d’assurance technique et de maîtrise face à ses quatre adversaires, Juan Bautista ravit les deux oreilles du 3e exemplaire puis un nouveau pavillon devant le 5e toro. Très solide avec l’épée, le torero français obtient une nouvelle sortie en triomphe par la Porte des Consuls devant des gradins remplis à moitié. La deuxième corrida de la journée fait le plein pour l’alternative de Román, sacré matador de toros des mains d’El Juli et en présence de Sébastien Castella face au toro de Garcigrande, « Fogoso », n°80, negro bragado meano, 503 kg, né en septembre 2009. L’impétrant est récompensé par les deux oreilles du toro de la cérémonie après une faena entreprenante, admirablement conclue avec l’épée. De son côté, El Juli signe deux faenas importantes, avec une mention spéciale pour celle tracée devant le 4e toro de l’après-midi. Une puis deux oreilles permettent au torero madrilène de sortir en triomphe par la Porte des Consuls alors que son filleul d’alternative, Román, repart a hombros par celle des cuadrillas. Pour sa part, Sébastien Castelle doit se contenter d’applaudissements puis d’un salut au tiers.

- Vendredi 7 juin 2019 : la Feria de Pentecôte se poursuit avec la première corrida du cycle, porteuse de fer d’El Torero. Sur la piste nîmoise, les toros de Lola Domecq étalent bravoure, caste et moteur face à un trio de matadors français. Auteur des meilleures séquences de l’après-midi, Thomas Dufau coupe l’unique oreille de la course devant le 2e toro, « Pargo », crédité d’une vuelta posthume. À ses côtés, Thomas Joubert et Andy Younès doivent se contenter de saluts.

Charge spectaculaire du 4e toro de la corrida d’El Torero sous le fer du picador Mathias Forestier, monté sur « Martini », de la cavalerie Heyral, le vendredi 7 juin 2019 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

ÉPHÉMÉRIDES – ÇA S’EST PASSÉ UN 6 JUIN

Posté le 06/06/20

- Samedi 6 juin 1981 : les arènes affichent un plein absolu pour la corrida des stars réunissant au cartel Paco Camino, Manuel Benítez « El Cordobés » et Patrick Varin face à des toros Manolo González. De retour à Nîmes après neuf années d’absence, Camino éprouve quelques difficultés à la différence de ses deux compagnons d’affiche. Une oreille revient entre les mains du Cordobés, auteur d’une partition baroque et pléthorique. Dans un style plus classique et raffiné, Patrick Varin glane un autre pavillon. En soirée, le fer du Marquis de Domecq fournit le plateau ganadero de la première novillada de la Feria de Pentecôte. Richard Milian, Franco Cadena et Pedro Castillo ne parviennent pas à s’illustrer sous les lumières des projecteurs.

- Samedi 6 juin 1992 : une journée pour l’Histoire dans le Livre d’or des arènes de Nîmes avec deux corridas et une novillada nocturne proposées lors de l’une des journées phares du quarantième anniversaire de la Feria de Pentecôte.  En matinée, Paco Ojeda intègre le cartel de la corrida de l’art en raison de la peste équine, empêchant la venue des chevaux de la famille Domecq. Doyen de la terna, Curro Romero livre quelques menus détails de son toreo d’effluves alors que Julio Aparicio renverse le conclave par deux faenas de sa composition. Avec trois oreilles coupées aux nobles toros de Juan Pedro Domecq, l’enfant terrible de la tauromachie sévillane ouvre la Porte des Consuls. Une excellente mise en bouche avant la corrida de l’année et l’un des événements les plus attendus sur la planète taurine : l’alternative d’Antonio Borrero « Chamaco ». Quelques heures après avoir toréé la corrida du matin, Paco Ojeda, idole des arènes de Nîmes de la précédente décennie, confère muleta et épée entre les mains du « cyclone de Huelva », ceint d’un habit de lumières griffé par Christian Lacroix. La corrida, qui a rempli l’amphithéâtre romain à ras bord, répond à toutes les attentes : après une première prestation marquée du signe de la sagesse du jeune matador dans sa nouvelle catégorie, Chamaco lâche les chevaux et se laisse griser par ses muses d’antan. Le torero de Huelva bouscule à nouveau les codes pour céder aux sirènes du toreo baroque, en coupant les deux oreilles du 6e toro de Juan Pedro Domecq. Une sortie en triomphe qu’Antonio Borrero partagera avec son témoin d’alternative, Fernando Cepeda, auteur de l’une des plus belles faenas de la temporada 1992 devant le 3e toro de Juan Pedro Domecq. Deux oreilles de poids récompensent la sublime partition du maestro de Ginés, auteur d’un toreo de cape divin et d’une faena à l’esthétique prononcée. En soirée est proposée la novillada reportée le lundi 1er juin en raison de la pluie. Érick Cortés, José Ignacio Sánchez et Gilles Raoux composent le cartel de la terna opposée à un lot de Torrestrella. Pour sa présentation à Nîmes, Gilles Raoux laisse une bonne impression devant le 6e novillo et effectue une vuelta, à l’instar de Cortés.

- Vendredi 6 juin 2014 : la journée débute par une novillada porteuse du fer de González Sánchez-Dalp. Álvaro Lorenzo, Clemente et Jonathan Varea composent le cartel de cette course de la Cape d’or. Crédité des deux oreilles du 4e novillo à l’issue d’une faena importante, Álvaro Lorenzo se signale par son style et la personnalité de son toreo, s’adjugeant fort logiquement le trophée mis en jeu par la peña Antonio Ordóñez. Un autre pavillon vient récompenser la disposition de Varea devant le 3e exemplaire de la mi-journée alors que cinq avis sanctionnent les prestations de Clemente. L’après-midi, les deux fers de Victoriano del Río composent le plateau ganadero de la corrida toréée par El Cid, Miguel Ángel Perera et Daniel Luque. Auteur d’une partition colossale de toreo, Perera coupe l’oreille de ses deux adversaires et sort en triomphe par la Porte des cuadrillas. A noter également chez les subalternes, le salut du banderillero Joselito Gutiérrez au 5e toro.

- Jeudi 6 juin 2019 : une course camarguaise ouvre l’édition 2019 de la Feria de Pentecôte. Très animée, cette course voit Youssef Zekraoui s’adjuger le prix du meilleur raseteur. La manade Nicollin est également récompensée pour la prestation de son cocardier « Landier ».

Desplante d’Antonio Borrero « Chamaco » lors de son alternative du 6 juin 1992 aux arènes de Nîmes (crédit photo : page FB Chamaco).

 

ÉPHÉMÉRIDES – ÇA S’EST PASSÉ UN 5 JUIN

Posté le 05/06/20

- Jeudi 5 juin 2014 : une corrida fournie par l’élevage d’Alcurrucén ouvre l’édition 2014 de la Feria de Pentecôte. L’unique oreille de la journée récompense la ténacité de Thomas Dufau face à l’ultime exemplaire du lot. Ses compagnons d’affiche, Javier Castaño et Joselito, sont pour leur part invités à saluer.

- Lundi 5 juin 2017 : la Feria de Pentecôte se conclut sur une grande journée de corridas. En fin de matinée, Andy Cartagena signe une grande partition de rejoneo en coupant un total de quatre oreilles aux toros de Fermín Bohórquez. Le torero à cheval alicantin ouvre ainsi une nouvelle Porte des Consuls dans un palmarès déjà riche en succès nîmois. Deux pavillons récompensent la seconde prestation de Pablo Hermoso de Mendoza alors qu’un trophée revient à Léa Vicens à l’issue d’une première faena savoureuse. La rejoneadora nîmoise perd à l’estocade les fruits d’un triomphe certain devant le 6e exemplaire de cette corrida équestre. L’après-midi, « Pañero » est le 5e toro de l’histoire des arènes de Nîmes a été gracié lors d’une corrida. Porteur du fer de Vegahermosa et du n°42, de robe colorada, pesant 546 kh et né en mars 2013, cet excellent toro va se révéler au cours de la lidia menée par José Garrido. Deux oreilles symboliques récompensent la prestation du matador originaire de Badajoz, particulièrement bien servi face à une extraordinaire corrida de Jandilla. Le lot envoyé par Borja Domecq favorise par ailleurs la coupe d’une oreille entre les mains de David Mora, chef de lidia de cette tarde. Malheureux avec l’épée, Paco Ureña laisse s’échapper un triomphe colossal après deux faenas de grande personnalité. Seulement une oreille tombe dans l’escarcelle du torero de Lorca. A l’issue de la course, José Garrido sort en triomphe par la Porte des cuadrillas et le public oublie de faire saluer le mayoral de Jandilla !

José Garrido raccompagne au toril le brave toro « Pañero », de Vegahermosa, qui vient d’être gracié en clôture de l’édition 2017 de la Feria de Pentecôte (crédit photo : Anthony Maurin).

ÉPHÉMÉRIDES – ÇA S’EST PASSÉ UN 4 JUIN

Posté le 04/06/20

- Lundi 4 juin 1990 : une date à marquer d’une pierre blanche dans le Livre d’Histoire des arènes de Nîmes. La novillada matinale du Lundi de Pâques enregistre un plein historique assorti du « no hay billetes ». Le mano a mano entre Jesús Janeiro « Jesulín de Ubrique » et Antonio Borrero « Chamaco », les deux novilleros stars des arènes, se joue à guichets fermés pour l’un des événements mondiaux de la temporada. En piste comme sur les gradins, c’est du délire : les deux apprentis-toreros rivalisent de talent, d’audace et de créativité pour proposer au public nîmois un moment unique de tauromachie. Les novillos de Manolo González et Sánchez-Dalp participent à la réussite de cette grande fête du toreo. L’enthousiasme populaire débordera le simple cadre de l’amphithéâtre romain ; les gens toréant dans la rue des toros imaginaires, les noms de Jesulín et Chamaco étant sur toutes les bouches… Portés en triomphe sous l’arche de la Porte des Consuls, Jesulín de Ubrique et Chamaco savourent l’instant après avoir livré un festival de toreo dans deux formes de styles aux antipodes. Quatre oreilles et une queue récompensent l’aguante, le temple et le toreo de ceinture de Jesús Janeiro. Trois oreilles et une queue reviennent dans l’escarcelle du « cyclone de Huelva », bousculé, survolté, baroque à souhait dans un torrent de toreo enfiévré. Après cette matinée inoubliable, la Feria de Pentecôte se conclut l’après-midi par une excellente corrida d’Atanasio Fernández. Invité surprise de cette feria, l’étonnant Pedro Castillo confirme son triomphe des victorinos en coupant trois nouvelles oreilles aux côtés des toreros vedettes ! Roberto Domínguez et Juan Antonio Ruiz « Espartaco » sont témoins de la performance de l’audacieux matador originaire d’Algeciras (Cadix) venu pallier le forfait sur blessure de Fernando Cepeda.

- Dimanche 4 juin 2017 : deux corridas sont au programme de cet ensoleillé Dimanche de Pentecôte. Le premier paseo voit la présentation de Javier Jiménez aux arènes de Nîmes, qui confirme son alternative des mains d’Enrique Ponce, en présence de Roca Rey, face au toro « Jocundo », n°100, negro mulato, 517 kg, né en mars 2013, de Victoriano del Río. L’impétrant se montre à son avantage devant le 5e exemplaire de la course auquel il ravit une oreille avec conviction. Un trophée revient également entre les mains d’Enrique Ponce à l’issue de sa première faena alors que Roca Rey n’est pas en mesure de s’exprimer face au moins bon lot de la matinée. L’après-midi, Jean-Baptiste Jalabert « Juan Bautista » défie six toros en solitaire et coupe un total de quatre oreilles. Un triomphe acquis en première partie de course, où les phases les plus brillantes ont émergé devant le 1er exemplaire de La Quinta puis face au 3e toro de Jandilla. Ces deux toros s’avéreront être les meilleurs du lot. Malgré un profil de course d’intensité décroissante, Juan Bautista est porté en triomphe à l’issue et ouvre à nouveau la Porte des Consuls.

Confirmation d’alternative, première corrida et première oreille aux arènes de Nîmes pour Javier Jiménez, le 4 juin 2017, face aux toros de Victoriano del Río (crédit photo : Anthony Maurin).

CRISE SANITAIRE DU COVID-19 : L’INITIATIVE DE SÉBASTIEN CASTELLA

Posté le 03/06/20

Le matador de toros français Sébastien Castella a émis ce communiqué afin d’inviter le plus grand nombre de spectateurs à participer à l’opération « Stay Home 2020 ». L’idée du torero biterrois est de proposer via internet une série d’événements taurins filmés depuis sa propriété andalouse « La Heroica », mis en ligne en version payante et dont une partie des recettes sera reversée à une œuvre de bienfaisance. Le communiqué est le suivant :

« Le torero Sébastien Castella ouvrira les portes de sa finca pour vivre une saison 2020 particulière que le torero français a intitulée #Stayhome2020 : Castella en la Heroica ». C’est précisément dans sa finca à "La Heroica" située dans la province de Huelva en Espagne qu’il organisera divers événements au cours de l'été en streaming et en mode pay-per-view (paiement à la diffusion). La création artistique qui annonce cet événement est l’oeuvre du peintre français Jonathan Veyrunes.

Le premier rendez-vous aura lieu le samedi 20 juin 2020, à 19h00. Sébastien Castella, accompagné de sa cuadrilla, affrontera 2 toros d’une prestigieuse ganadería, et révélera des surprises tout au long de la soirée. Dans le cadre de cette soirée et avant le début de la lidia, un documentaire sera diffusé où vous pourrez découvrir le quotidien et les impressions du torero dans sa finca. Sébastien Castella brisera les barrières établis dans les arènes et montrera de manière particulière, une approche plus personnelle auprès des aficionados.

En raison de la crise sanitaire et économique dont le monde souffre actuellement, la tenue de spectacles taurins est à l’arrêt, Sébastien Castella veut que son public mais aussi tous les aficionados ne passent pas un an sans pouvoir profiter de sa tauromachie. Dans le cadre de cette soirée exceptionnelle, Sébastien Castella versera une partie des bénéfices à La Fondation Caritas du Diocèse de Séville pour la Protection de l’Enfance : « Je pense qu'il est essentiel d'aider les enfants qui sont dans le besoin afin de pouvoir au moins se nourrir dignement."

Pour profiter de #Stayhome2020 : Castella en la Heroica, vous devez suivre 3 étapes simples :

1º - Ouvrez la page web : www.eventbrite.es

2º - Recherche de l'événement : #Stayhome2020 : Castella en la Heroica : https://www.eventbrite.es/e/entradas-stay-home-castella-en-la-heroica-107719674446

3° - Paiement pour la soirée et profitez de l'événement ».

ÉPHÉMÉRIDES – ÇA S’EST PASSÉ UN 3 JUIN

Posté le 03/06/20

- Dimanche 3 juin 1990 : le Dimanche de Pentecôte débutera par une novillada fournie par la ganadería de Jandilla, qui propose un lot noble pour les trois apprentis-toreros stars, Martín Pareja Obregón, Jesulín de Ubrique et Marcos Sánchez Mejías. Des détails muleteros et des saluts pour le novillero sévillan alors qu’un trophée est accordé à Jesulín, auteur d’une réception de cape spectaculaire sans bouger d’un millimètre par six véroniques en parón. Parfois gêné par le vent, Sánchez Mejías signe la prestation la plus aboutie de la matinée et ravit l’oreille de ses deux jandillas. Templé dans ses attitudes et efficace au moment de l’estocade, le novillero originaire de Barcelone peut savourer sa sortie en triomphe. L’après-midi, de terrifiants toros de Miura marquent la corrida dominicale, avec un 4e exemplaire annoncé à 645 kg ! Face à ces cathédrales, le vaillant Manuel Ruiz « Manili » officie avec un professionnalisme exemplaire au poste de chef de lidia. Le matador natif de Cantillana (Séville) coupe l’unique oreille de la tarde devant le miura d’ouverture, piqué en trois fois et plutôt noble à la muleta, à l’issue d’une lidia parfaitement conduite. Plusieurs ovations saluent l’engagement de la terna, complétée par José Pedro Prados « El Fundi » - pour sa première corrida nîmoise - et Rafi de la Viña.

- Samedi 3 juin 2017 : la journée débute par la novillada de la Cape d’or qui voit un nouveau triomphe de l’Arlésien Andy Younès. Porté en triomphe à l’issue de la course, le novillero français ravit les deux oreilles du 4e exemplaire du lot de Zacarías Moreno, élevage inédit en France. Auteur d’une première faena plaisante, Alejandro Gardel réussit lui aussi sa présentation en France et reçoit l’oreille du 3e novillo. Moins bien servi par le bétail, Carlos Ochoa doit se contenter d’un salut à l’issue de sa première prestation. Andy Younès remporte la seconde Cape d’or de sa carrière. Dans une journée fort contrariée au niveau du ciel, la pluie fait son retour lors de la corrida de l’après-midi après un bref passage durant la novillada. Sous un déluge et face à des gradins désertés – les spectateurs ayant trouvé refuge sous les tribunes ou dans les accès – Julián López « El Juli » propose une faena jubilatoire, dans le ton de celle de son grand triomphe du Jeudi de l’Ascension 2001. Un pinchazo atténue le triomphe de cette grande communion avec le public, une oreille du 2e toro de Domingo Hernández revenant entre les mains du Madrilène. Auteur d’un toreo exquis, Curro Díaz est récompensé d’un trophée pour la grandeur de sa seconde faena. La Porte des cuadrillas s’ouvre au final pour le troisième homme du cartel, López Simón, à l’origine de deux partitions à la densité esthétique affirmée. Le torero madrilène ravit l’oreille de ses deux toros de Domingo Hernández, obtenant ainsi un nouveau triomphe dans l’amphithéâtre romain.

Une seule oreille pour El Juli, auteur d’une faena réjouissante devant le 2e toro de Domingo Hernández, sous le déluge nîmois (crédit photo : Anthony Maurin).

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