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ÉPHÉMÉRIDES – ÇA S’EST PASSÉ UN 4 JUIN

Posté le 04/06/20

- Lundi 4 juin 1990 : une date à marquer d’une pierre blanche dans le Livre d’Histoire des arènes de Nîmes. La novillada matinale du Lundi de Pâques enregistre un plein historique assorti du « no hay billetes ». Le mano a mano entre Jesús Janeiro « Jesulín de Ubrique » et Antonio Borrero « Chamaco », les deux novilleros stars des arènes, se joue à guichets fermés pour l’un des événements mondiaux de la temporada. En piste comme sur les gradins, c’est du délire : les deux apprentis-toreros rivalisent de talent, d’audace et de créativité pour proposer au public nîmois un moment unique de tauromachie. Les novillos de Manolo González et Sánchez-Dalp participent à la réussite de cette grande fête du toreo. L’enthousiasme populaire débordera le simple cadre de l’amphithéâtre romain ; les gens toréant dans la rue des toros imaginaires, les noms de Jesulín et Chamaco étant sur toutes les bouches… Portés en triomphe sous l’arche de la Porte des Consuls, Jesulín de Ubrique et Chamaco savourent l’instant après avoir livré un festival de toreo dans deux formes de styles aux antipodes. Quatre oreilles et une queue récompensent l’aguante, le temple et le toreo de ceinture de Jesús Janeiro. Trois oreilles et une queue reviennent dans l’escarcelle du « cyclone de Huelva », bousculé, survolté, baroque à souhait dans un torrent de toreo enfiévré. Après cette matinée inoubliable, la Feria de Pentecôte se conclut l’après-midi par une excellente corrida d’Atanasio Fernández. Invité surprise de cette feria, l’étonnant Pedro Castillo confirme son triomphe des victorinos en coupant trois nouvelles oreilles aux côtés des toreros vedettes ! Roberto Domínguez et Juan Antonio Ruiz « Espartaco » sont témoins de la performance de l’audacieux matador originaire d’Algeciras (Cadix) venu pallier le forfait sur blessure de Fernando Cepeda.

- Dimanche 4 juin 2017 : deux corridas sont au programme de cet ensoleillé Dimanche de Pentecôte. Le premier paseo voit la présentation de Javier Jiménez aux arènes de Nîmes, qui confirme son alternative des mains d’Enrique Ponce, en présence de Roca Rey, face au toro « Jocundo », n°100, negro mulato, 517 kg, né en mars 2013, de Victoriano del Río. L’impétrant se montre à son avantage devant le 5e exemplaire de la course auquel il ravit une oreille avec conviction. Un trophée revient également entre les mains d’Enrique Ponce à l’issue de sa première faena alors que Roca Rey n’est pas en mesure de s’exprimer face au moins bon lot de la matinée. L’après-midi, Jean-Baptiste Jalabert « Juan Bautista » défie six toros en solitaire et coupe un total de quatre oreilles. Un triomphe acquis en première partie de course, où les phases les plus brillantes ont émergé devant le 1er exemplaire de La Quinta puis face au 3e toro de Jandilla. Ces deux toros s’avéreront être les meilleurs du lot. Malgré un profil de course d’intensité décroissante, Juan Bautista est porté en triomphe à l’issue et ouvre à nouveau la Porte des Consuls.

Confirmation d’alternative, première corrida et première oreille aux arènes de Nîmes pour Javier Jiménez, le 4 juin 2017, face aux toros de Victoriano del Río (crédit photo : Anthony Maurin).

CRISE SANITAIRE DU COVID-19 : L’INITIATIVE DE SÉBASTIEN CASTELLA

Posté le 03/06/20

Le matador de toros français Sébastien Castella a émis ce communiqué afin d’inviter le plus grand nombre de spectateurs à participer à l’opération « Stay Home 2020 ». L’idée du torero biterrois est de proposer via internet une série d’événements taurins filmés depuis sa propriété andalouse « La Heroica », mis en ligne en version payante et dont une partie des recettes sera reversée à une œuvre de bienfaisance. Le communiqué est le suivant :

« Le torero Sébastien Castella ouvrira les portes de sa finca pour vivre une saison 2020 particulière que le torero français a intitulée #Stayhome2020 : Castella en la Heroica ». C’est précisément dans sa finca à "La Heroica" située dans la province de Huelva en Espagne qu’il organisera divers événements au cours de l'été en streaming et en mode pay-per-view (paiement à la diffusion). La création artistique qui annonce cet événement est l’oeuvre du peintre français Jonathan Veyrunes.

Le premier rendez-vous aura lieu le samedi 20 juin 2020, à 19h00. Sébastien Castella, accompagné de sa cuadrilla, affrontera 2 toros d’une prestigieuse ganadería, et révélera des surprises tout au long de la soirée. Dans le cadre de cette soirée et avant le début de la lidia, un documentaire sera diffusé où vous pourrez découvrir le quotidien et les impressions du torero dans sa finca. Sébastien Castella brisera les barrières établis dans les arènes et montrera de manière particulière, une approche plus personnelle auprès des aficionados.

En raison de la crise sanitaire et économique dont le monde souffre actuellement, la tenue de spectacles taurins est à l’arrêt, Sébastien Castella veut que son public mais aussi tous les aficionados ne passent pas un an sans pouvoir profiter de sa tauromachie. Dans le cadre de cette soirée exceptionnelle, Sébastien Castella versera une partie des bénéfices à La Fondation Caritas du Diocèse de Séville pour la Protection de l’Enfance : « Je pense qu'il est essentiel d'aider les enfants qui sont dans le besoin afin de pouvoir au moins se nourrir dignement."

Pour profiter de #Stayhome2020 : Castella en la Heroica, vous devez suivre 3 étapes simples :

1º - Ouvrez la page web : www.eventbrite.es

2º - Recherche de l'événement : #Stayhome2020 : Castella en la Heroica : https://www.eventbrite.es/e/entradas-stay-home-castella-en-la-heroica-107719674446

3° - Paiement pour la soirée et profitez de l'événement ».

ÉPHÉMÉRIDES – ÇA S’EST PASSÉ UN 3 JUIN

Posté le 03/06/20

- Dimanche 3 juin 1990 : le Dimanche de Pentecôte débutera par une novillada fournie par la ganadería de Jandilla, qui propose un lot noble pour les trois apprentis-toreros stars, Martín Pareja Obregón, Jesulín de Ubrique et Marcos Sánchez Mejías. Des détails muleteros et des saluts pour le novillero sévillan alors qu’un trophée est accordé à Jesulín, auteur d’une réception de cape spectaculaire sans bouger d’un millimètre par six véroniques en parón. Parfois gêné par le vent, Sánchez Mejías signe la prestation la plus aboutie de la matinée et ravit l’oreille de ses deux jandillas. Templé dans ses attitudes et efficace au moment de l’estocade, le novillero originaire de Barcelone peut savourer sa sortie en triomphe. L’après-midi, de terrifiants toros de Miura marquent la corrida dominicale, avec un 4e exemplaire annoncé à 645 kg ! Face à ces cathédrales, le vaillant Manuel Ruiz « Manili » officie avec un professionnalisme exemplaire au poste de chef de lidia. Le matador natif de Cantillana (Séville) coupe l’unique oreille de la tarde devant le miura d’ouverture, piqué en trois fois et plutôt noble à la muleta, à l’issue d’une lidia parfaitement conduite. Plusieurs ovations saluent l’engagement de la terna, complétée par José Pedro Prados « El Fundi » - pour sa première corrida nîmoise - et Rafi de la Viña.

- Samedi 3 juin 2017 : la journée débute par la novillada de la Cape d’or qui voit un nouveau triomphe de l’Arlésien Andy Younès. Porté en triomphe à l’issue de la course, le novillero français ravit les deux oreilles du 4e exemplaire du lot de Zacarías Moreno, élevage inédit en France. Auteur d’une première faena plaisante, Alejandro Gardel réussit lui aussi sa présentation en France et reçoit l’oreille du 3e novillo. Moins bien servi par le bétail, Carlos Ochoa doit se contenter d’un salut à l’issue de sa première prestation. Andy Younès remporte la seconde Cape d’or de sa carrière. Dans une journée fort contrariée au niveau du ciel, la pluie fait son retour lors de la corrida de l’après-midi après un bref passage durant la novillada. Sous un déluge et face à des gradins désertés – les spectateurs ayant trouvé refuge sous les tribunes ou dans les accès – Julián López « El Juli » propose une faena jubilatoire, dans le ton de celle de son grand triomphe du Jeudi de l’Ascension 2001. Un pinchazo atténue le triomphe de cette grande communion avec le public, une oreille du 2e toro de Domingo Hernández revenant entre les mains du Madrilène. Auteur d’un toreo exquis, Curro Díaz est récompensé d’un trophée pour la grandeur de sa seconde faena. La Porte des cuadrillas s’ouvre au final pour le troisième homme du cartel, López Simón, à l’origine de deux partitions à la densité esthétique affirmée. Le torero madrilène ravit l’oreille de ses deux toros de Domingo Hernández, obtenant ainsi un nouveau triomphe dans l’amphithéâtre romain.

Une seule oreille pour El Juli, auteur d’une faena réjouissante devant le 2e toro de Domingo Hernández, sous le déluge nîmois (crédit photo : Anthony Maurin).

ÉPHÉMÉRIDES : ÇA S’EST PASSÉ UN 2 JUIN

Posté le 02/06/20

- Samedi 2 juin 1990 : l’une des plus longues ferias de Pentecôte de l’histoire des arènes de Nîmes poursuit son cours avec une session double. La journée débute par une novillada de Juan Pedro Domecq de grande qualité au niveau du bétail. Crédité d’une vuelta face au bon novillo d’ouverture, l’Arlésien Tino Lopes ravit l’oreille du 4e exemplaire. Appelé à saluer au tiers à l’issue de sa première prestation, Antonio Manuel Punta signe une seconde faena remarquable en termes de temple et de douceur gestuelle. Deux pavillons viennent récompenser ce bijou et permettent au novillero natif de Gerena (Séville) de sortir en triomphe par la Porte des Consuls. Prodigieux de courage, d’engagement et de folie torera, Antonio Borrero « Chamaco » signe l’une de ses plus grandes matinées nîmoises, s’adjugeant un total de quatre oreilles. Le 3e novillo, « Bellota », n°80, castaño, est également honoré d’une vuelta posthume alors que le mayoral de Juan Pedro Domecq doit saluer sous l’ovation à l’issue de la course. Un grand moment de toreo partagé par des spectateurs emplissant l’amphithéâtre romain aux trois-quarts. L’après-midi, le Nîmois Denis Loré devient le 20e matador de toros français de l’histoire en recevant l’alternative des mains d’Emilio Muñoz, en présence de Fernando Lozano, face au toro « Gañafono », n°32, castaño oscuro, de José Luis Marca. Cette cérémonie d’alternative est la 7e organisée aux arènes de Nîmes, moins de trois après la double alternative des fils Miguel Báez « Litri » et Rafi Camino. Complet dans les trois tiers de la lidia, l’impétrant reçoit l’oreille de ses deux adversaires et sort en triomphe par la Porte des cuadrillas pour la première corrida de sa carrière. Peu inspiré, Emilio Muñoz salue en divisant les opinions lors de sa première prestation alors que Fernando Lozano propose une seconde faena particulièrement convaincante devant le 5e toro. Sincère et engagé, le torero espagnol porte une épée décisive, assortie d’un accrochage, qui lui permet de glaner un trophée fort mérité.

- Vendredi 2 juin 2017 : la première corrida de la Feria de Pentecôte propose un lot de La Quinta, d’origine Santa Coloma. Un fer absent de la programmation des arènes de Nîmes depuis six ans. « Feligrés », meilleur toro de la course, sorti en 2e position, permet à Manuel Escribano de ravir l’unique oreille de la corrida. Chef de lidia tenace et volontaire, Rafael Rubio « Rafaelillo » est gratifié de son effort par des applaudissements nourris alors que divers silences raccompagnent Román à la barrière.

Qualité intrinsèque de la charge de « Feligrés » dans la muleta de Manuel Escribano, le 2 juin 2017 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

ÉPHÉMÉRIDES : ÇA S’EST PASSÉ UN 1er JUIN

Posté le 01/06/20

- Vendredi 1er juin 1990 : une novillada de María Luisa Domínguez y Pérez de Vargas ouvre cette sixième journée de feria. Le lot, particulièrement noble, favorise le succès du novillero gardois Philippe Delapeyre « El San Gilen », qui ravit l’oreille du 1er exemplaire. Venu pallier le forfait sur blessure de « Chiquilín », San Gilen effectue une vuelta à l’arrastre du 4e novillo, après s’être notamment mis en évidence sur une pose de banderilles courtes. Une rareté dans le toreo à pied. Une autre vuelta salue la disposition de Vicente Bejarano devant le 6e novillo de la mi-journée. Crédité d’un total de trois oreilles, Manuel Caballero ouvre la Porte des Consuls après une belle démonstration de temple et de maîtrise technique face aux marialuisas. L’après-midi, les toros de Victorino Martín apportent une note différente pour la corrida conduite par le chef de lidia Roberto Domínguez, aux côtés des deux matadors banderilleros, Richard Milian et Victor Mendes. L’unique oreille de l’après-midi est accordée au matador français devant le 5e exemplaire, efficacement toréé à gauche. Le 6e toro, changé par un sobrero de Guardiola Fantoni, occasionne une belle pagaille en piste jusqu’à ce qu’un courageux arenero ne parvienne à lui faire réintégrer le toril.

Perspective des arènes de Nîmes un jour de corrida (crédit photo : Bruno Lasnier).

ÉPHÉMÉRIDES : ÇA S’EST PASSÉ UN 29 MAI

Posté le 29/05/20

- Samedi 29 mai 1982 : une corrida de Jandilla – complétée par un exemplaire d’Alejandro García – est proposée en cette deuxième journée de la Feria de Pentecôte. La personnalité des toreros à l’affiche compense le manque de relief du lot de toros proposé. Une oreille récompense l’art du toreo de José María Manzanares et Christian Montcouquiol « Nimeño II ». Curro Caro, qui complète le cartel, dédie l’une de ses faenas à la mémoire de Jacky Brunet « Jaquito », tragiquement disparu quelques semaines plus tôt dans un accident de la route. En soirée, les novillos d’Hubert Yonnet affirment sauvagerie et tempérament en piste, posant des difficultés au trio d’apprentis-toreros composé par Curro Durán, Manolo Martín et Olivier Pervenchon. Malgré ce, deux pavillons viennent récompenser le mérite de l’Andalou Durán tandis que le Nîmois Pervenchon conquiert un trophée.

Détail d'habit de lumières en contre-piste (crédit photo : Justine Messina).

ÉPHÉMÉRIDES : ÇA S’EST PASSÉ UN 28 MAI

Posté le 28/05/20

- Lundi 28 mai 2012 : la Feria de Pentecôte se clôt sur une session double de corridas. En fin de matinée, Pablo Hermoso de Mendoza signe une prestation grandiose de rejoneo, ravissant un total flatteur de quatre oreilles et deux queues. L’excellence de la monte du cavalier navarrais, associée au génie de montures comme « Ícaro » ou encore « Chenel », permet aux spectateurs qui remplissent l’amphithéâtre romain de vivre une grandiose matinée de toreo à cheval. Crédité de quatre oreilles et une queue, Andy Cartagena est également l’auteur d’une grande partition de rejoneo, accompagnant le Navarrais sous l’arche de la Porte des Consuls. Benjamin du cartel, João Moura jr n’est pas en reste et ouvre lui aussi la grande porte des arènes aux côtés de ses prestigieux années. Trois pavillons récompensent les deux superbes faenas du cavalier portugais, gardien du classicisme de la monte lusitanienne. Un triomphe triple favorisé par les vertus des excellents toros de Los Espartales : deux exemplaires sont honorés d’une vuelta posthume. En premier lieu, le 4e toro, « Expléndido », n°29, negro, 524 kg, né en avril 2008, puis le toro suivant, sorti en 5e position, « Rondeño », n°17, negro, 550 kg, né en octobre 2007. L’après-midi, c’est une autre porte, celle des cuadrillas, qui s’ouvre pour honorer les triomphes d’Enrique Ponce et Daniel Luque. Face à un lot de toros fort inégal de Juan Pedro Domecq et Parladé, Enrique Ponce sert la faena de l’après-midi devant le 4e exemplaire dont il coupe les deux oreilles. Fort appliqué, Daniel Luque obtient un pavillon de chacun de ses adversaires et tire lui aussi les marrons du feu. Seul Alejandro Talavante reste muet face au lot de toros présentant le moins d’options de succès.

L'art du rejoneo selon Pablo Hermoso de Mendoza (crédit photo : Anthony Maurin).

ÉPHÉMÉRIDES : ÇA S’EST PASSÉ UN 27 MAI

Posté le 27/05/20

- Dimanche 27 mai 1990 : en ce dimanche de Fête des Mères, la Feria de Pentecôte démarre sous les meilleurs auspices pour le plus long cycle de son histoire, 38 ans après sa création. En fin de matinée, une corrida mixte réunit un matador de toros et deux novilleros : Joël Matray est opposé à deux toros du Marquis de Domecq, alors que Bernard Marsella et Antonio Manuel Punta lidient quatre novillos issus de la même ganadería. L’apprenti-torero andalou est le triomphateur de cette course en ravissant l’oreille de ses deux adversaires, gagnant ainsi le droit d’une sortie en triomphe par la Porte des cuadrillas.

- Dimanche 27 mai 2012 : deux corridas sont au programme de cette journée dominicale ; tout d’abord celle de Zalduendo, en fin de matinée, pour un trio de matadors composé par David Mora, Daniel Luque et Thomas Dufau. Le manque de transmission du lot de toros ne favorise pas de faenas importantes malgré la volonté des trois hommes vêtus de lumières. David Mora ravit l’unique oreille de la matinée après avoir brillé devant le 4e exemplaire. Des saluts au tiers ponctuent les secondes prestations de Daniel Luque et Thomas Dufau, plus atones que le Madrilène muleta en main. L’après-midi, changement d’horizon avec une corrida de Fuente Ymbro âpre et exigeante pour les toreros. Auteur de gestes savoureux, Curro Díaz est invité à saluer au tiers à l’issue de ses deux prestations devant deux toros assez inégaux en caractère. Solide dans sa gestuelle, Juan Bautista ravit l’unique oreille de la course devant le 5e toro, dédié au public et estoqué d’une belle épée entière. Peu inspiré par son lot, Matías Tejela écoute le silence par deux fois.

Portrait d’Antonio Manuel Punta (crédit photo : archives du Diario de Córdoba).

ÉPHÉMÉRIDES : ÇA S’EST PASSÉ UN 25 MAI

Posté le 25/05/20

- Lundi 25 mai 2015 : l’ultime journée de la Feria de Pentecôte débute par la traditionnelle corrida équestre marquée par un très haut niveau ganadero et torero. Les toros de Fermín Bohórquez favorisent le succès des trois rejoneadors à l’affiche : Andy Cartagena, Diego Ventura et Léa Vicens. A ce titre, le 5e exemplaire, « Necio », n°75, negro, 554 kg, né en octobre 2010, particulièrement bon pour le rejoneo, est honoré d’une vuelta posthume. La Porte des Consuls s’ouvre à Diego Ventura et Léa Vicens, respectivement crédités de quatre oreilles, une queue et trois pavillons. Le centaure établi à La Puebla del Río (Séville) offre au public nîmois l’une de ses plus grandes prestations dans l’amphithéâtre romain, porté par un « Nazarí » des grands jours. Face à la prestation de Ventura, Léa Vicens s’accroche et propose également une partition de haute volée, réalisant devant le 6e toro l’une de ses faenas nîmoises les plus abouties. Également excellent, Andy Cartagena, seulement crédité des deux pavillons du 4e exemplaire, décline la sortie en triomphe malgré une matinée lumineuse de sa part. L’après-midi, Juan Bautista sort en triomphe par la Porte des cuadrillas après avoir ravi les deux oreilles du meilleur toro de la corrida. Porteur du fer d’El Torero, le 4e exemplaire, « Palestino », n°47, negro listón bragado meano corrido, 519 kg, né en septembre 2010, est honoré d’une vuelta posthume à l’issue d’une faena enjouée du matador arlésien. Cette prestation faisait suite à la faena convaincante proposée par Daniel Luque devant le 3e toro, dépossédé d’un pavillon. Desservi par le tirage au sort, le regretté Iván Fandiño doit se contenter d’un salut au tiers à l’arrastre du 5e exemplaire.

Deux oreilles et la queue pour Diego Ventura, l’un des grands triomphateurs de la corrida équestre du 25 mai 2015 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

ÉPHÉMÉRIDES : ÇA S’EST PASSÉ UN 24 MAI

Posté le 24/05/20

- Lundi 24 mai 1999 : l’ultime journée de la Feria de Pentecôte débute par une corrida équestre marquée par les triomphes de Pablo Hermoso de Mendoza et Andy Cartagena, tous deux crédités de deux oreilles face aux toros de Los Espartales. L’après-midi, la corrida de Cebada Gago répond aux attentes de caste et de bravoure : Denis Loré domine l’épreuve avec les honneurs, coupant l’oreille de ses deux toros.

- Dimanche 24 mai 2015 : deux corridas sont au programme de ce Dimanche de Pentecôte. En fin de matinée, le rejoneador Pablo Hermoso de Mendoza ouvre une course au profil assez particulier qui voit la célébration du 25e anniversaire d’alternative d’Enrique Ponce, l’un des maestros préférés du public nîmois. Particulièrement inspiré face au toro d’ouverture de Fermín Bohórquez, le centaure navarrais obtient deux oreilles après un récital de rejoneo sur les flancs du cheval « Disparate ». Devant un melting-pot ganadero fourni par les élevages d’Alcurrucén, Victoriano del Río, Domingo Hernández et Juan Pedro Domecq, Enrique Ponce défie quatre toros en solitaire et se laisse aller à plusieurs moments d’inspiration personnelle. Malheureusement, le descabello trahit certaines de ses faenas et le triomphe semble échapper au maestro de Chiva. Ce dernier se rattrape pleinement face à l’ultime toro de la corrida, de Juan Pedro Domecq, qu’il enivre dans une œuvre de sa composition. Au moment de l’estocade, assis au premier rang, un ami de Ponce, le ténor italien Francesco Demuro se lève pour entonner a capella l’un des passages du « Nessun dorma », tiré de l’opéra Turandot, de Giacomo Puccini. Le public exulte et réclame les deux oreilles pour Ponce, qui décide d’offrir un toro de supplément afin d’aller chercher la sortie en triomphe par la Porte des Consuls ! Dédié à Simon Casas, ce 7e toro de Juan Pedro Domecq est lidié sur un nuage par un Ponce en lévitation esthétique. La muleta est déplacée au rythme de l’Hymne à l’amour de Piaf, interprété par l’orchestre des arènes. « Largas Puyas » est honoré d’une vuelta posthume après avoir offert ses deux oreilles à Enrique Ponce. Le tour de piste du torero valencian est infini, tout comme la sortie en triomphe par la grande porte, Ponce étant porté a hombros jusqu’à son hôtel après avoir traversé les boulevards nîmois et l’esplanade Charles-de-Gaulle ! Après ces trois heures de course placées sous le signe de l’émotion, retour aux arènes en fin de journée avec la corrida de Victorino Martín. A cette occasion, Paco Ureña prend part à son premier paseo nîmois et confirme son alternative des mains de Rafaelillo et en présence de Manuel Escribano face au toro « Dirimente ». Particulièrement soigné dans la conduite de sa lidia, le torero de Lorca obtient la première oreille de l’après-midi. Il sera imité par Escribano, également récompensé devant le 3e toro à l’issue d’une prestation exemplaire dans les trois tiers. Seul Rafaelillo, pourtant excellent à la muleta, doit se contenter de saluts, après avoir gâché ses faenas avec les aciers.

Le ténor italien Francesco Demuro se lève pour chanter à Enrique Ponce au moment de l’estocade le 24 mai 2015 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

 

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