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ÉPHÉMÉRIDES – ÇA S’EST PASSÉ UN 12 AVRIL

Posté le 12/04/21

- Dimanche 12 avril 2015 : la première édition du Rendez-vous en Terre d’Afición se conclut par une novillada sans picadors. Tibo Garcia, Adrien Salenc et Pierre Mailhan se livrent une belle compétition face au lot d’erales tricolores de Tierra d’Oc et Malaga. Très technique et sûr de sa gestuelle, Tibo Garcia ravit l’oreille de ses deux exemplaires, tout comme Adrien Salenc, particulièrement motivé pour son premier paseo nîmois. L’élève de la Fondation El Juli est récompensé d’un trophée à l’issue de ses deux faenas, se faisant même prendre à deux reprises par le 5e exemplaire de Malaga. Volontaire avec cape, banderilles et muleta, Pierre Mailhan est récompensé pour sa ténacité devant le 6e eral, une oreille à la clé, malgré sa maladresse avec les aciers. A l’issue de la course, Garcia et Salenc sortent en triomphe, le trophée du meilleur novillero revenant au premier cité. En matinée, une becerrada avait vu Maxime Solera ravir l’oreille d’un exemplaire de Malaga. Un pavillon était également revenu entre les mains de Baptiste Cissé, à son avantage devant un becerro de Tierra d’Oc, tout comme Carlos Olsina, crédité d’un trophée. Seul David Garzón avait dû se contenter de saluts.

Sortie en triomphe par la Porte des cuadrillas des arènes de Nîmes pour Adrien Salenc et Tibo Garcia (crédit photo : Paul Hermé / site Torofiesta.com).

ÉPHÉMÉRIDES - ÇA S’EST PASSÉ UN 9 AVRIL

Posté le 09/04/21

- Samedi 9 avril 2016 : deux Nîmois et un Arlésien au paseo de la novillada sans picadors du Rendez-vous en terre d’Afición face à un lot d’erales issus des élevages français de Malaga et Blohorn. Crédité de l’oreille de ses deux adversaires, « Rafi » Raucoule brille pour sa première course nîmoise vêtu de lumières. Convaincant avec cape, banderilles et muleta, l’apprenti-novillero nîmois sort en triomphe par la Porte des cuadrillas. Un autre trophée est conquis par Adrien Salenc, particulièrement entreprenant devant le 4e eral de Blohorn. Moins à l’aise dans la suerte suprême, Dylan Raimbaud perd à l’estocade les fruits de ses faenas, devant se contenter d’un salut au tiers à l’issue de sa première prestation.

- Dimanche 9 avril 2017 : dans le cadre de la 3e édition du Rendez-vous en Terre d’Afición, les arènes de Nîmes sont le théâtre de la novillada sans picadors du Trophée Nimeño II, à l’initiative du Centre français de Tauromachie. Álvaro Seseña, originaire de Tolède, Geoffrey Chastel « El Pere » et Rafi Raucoule « El Rafi » se présentent au paseo afin de se disputer la 24e édition du Trophée Nimeño II face à des erales de Los Galos. Le benjamin du cartel, petit-fils de Guy Raucoule, torilero bien connu des arènes de Nîmes, se distingue en coupant quatre oreilles. Une vuelta posthume salue le jeu du 6e exemplaire et la ganadera Marie Sara est appelée à saluer en piste. La Porte des Consuls s’ouvre au Rafi alors qu’une oreille est accordé au Pere à l’issue de sa première prestation. Álvaro Seseña, fils du matador José Luis Seseña, doit se contenter d’une vuelta à l’arrastre du 4e eral.

Álvaro Seseña, El Rafi et El Pere au paseo de la novillada sans picadors de le 24e édition du Trophée Nimeño II, aux arènes de Nîmes le 9 avril 2017 (crédit photo : Anthony Maurin).

 

ÉPHÉMÉRIDES - ÇA S’EST PASSÉ UN 7 AVRIL

Posté le 07/04/21

- Dimanche 7 avril 2019 : dans le cadre de la 5e édition du Rendez-vous en Terre d’Afición, les arènes de Nîmes sont le théâtre de la novillada sans picadors du Trophée Nimeño II, à l’initiative du Centre français de Tauromachie. Au cartel, le tenant du titre valencian, Miguel Polope, accompagné des deux apprentis-novilleros nîmois Solal Calmet « Solalito » et Nino Julián. Le lot français, de qualité, porteur des fers de Fano et Durand, favorise la tenue d’une course fort entretenue. En ravissant l’oreille de ses deux erales, Miguel Polope obtient une sortie en triomphe par la porte des cuadrillas, tout comme Solalito, récompensé de deux pavillons à l’issue de sa seconde faena. Des vueltas saluent l’engagement très novilleril de Nino Julián. Deux ans après un autre Nîmois – El Rafi –, Solalito est déclaré vainqueur de ce 26e trophée Nimeño II de l’histoire.

Solal Calmet « Solalito » lauréat de l’édition 2019 du trophée Nimeño II (crédit photo : page FB "Los de Solalito").

DISPARITION : JACKY SAGNARD S’EN EST ALLÉ

Posté le 03/04/21

C’est un grand personnage de la vie nîmoise qui nous quitte : âgé de 87 ans, Jacky Sagnard a tiré sa révérence après avoir mené une vie bien remplie. Entrepreneur, ancien président du Syndicat national des Fruits et Légumes, mécène et ambassadeur du CHU Carémeau, Jacky Sagnard fut également dirigeant au Nîmes Olympique sous l’ère Bousquet-Mézy, créateur de supermarchés et directeur de l’Hôtel Imperator de 1995 à 2010. Collectionneur invétéré de voitures, ce passionné de Nîmes, issu d’un milieu modeste, fut également l’associé de Simon Casas pendant de longues années à la direction des arènes de Nîmes.

Une période narrée avec verve et sensibilité par Jacky Sagnard dans l’autobiographie publiée il y a trois ans, Sagnard se raconte sans l’accent, dont Simon Casas avait signé la préface. Dans cet ouvrage, Jacky Sagnard raconte plusieurs anecdotes savoureuses de ses années passées au côté du producteur de spectacles tauromachiques, se souvenant notamment du SMS de remerciement reçu lors de la signature du contrat pour la gestion des arènes de Las Ventas à Madrid. De Jacky Sagnard, Simon Casas avait écrit : « Il existe des hommes dont la grâce consiste à être présents lorsqu’on a besoin d’eux… Jacques Sagnard est de ceux-là. Présent pour les siens, présent pour sa cité, présent pour servir les valeurs. J’ai connu Jacques au début de ma carrière professionnelle alors que peu nombreux étaient ceux qui auraient parié sur ma réussite. Lui avait su percevoir dès nos premières rencontres la force de mes rêves. Alors, sans la moindre hésitation, il m’a aidé à avancer humainement, socialement et économiquement. Jacques est un homme solide, clairvoyant et solidaire. Jacques est un être aimant. Peut-il y avoir de qualités plus humaines. Je t’embrasse fort ».

En 2018, Jacky Sagnard avait reçu les insignes de chevalier dans l’Ordre national du Mérite des mains du préfet du Gard. Il était également chevalier de la Légion d’honneur. Toute l’équipe de SCP France présente ses condoléances attristées à sa famille ainsi qu’à tous ses proches.

Jacky Sagnard dans le callejón des arènes de Nîmes (crédit photo : couverture du livre « Sagnard se raconte sans l’accent »).

ÉPHÉMÉRIDES – ÇA S’EST PASSÉ UN 17 MARS

Posté le 17/03/21

- Dimanche 17 mars 1991 : la Feria de la Paix se conclut par une double session de novilladas sous la bulle des arènes nîmoises. Enfin de matinée, c’est le Vénézuélien Érick Cortés qui crée la sensation, en excellant dans les trois tiers de la lidia face à de bons novillos de Guadalest. Le novillero sud-américain éclipse littéralement ses compagnons d’affiche, Antonio Manuel Punta et Juan Serrano « Finito de Córdoba ». L’après-midi, les novillos de Jandilla brillent à l’instar d’Antonio Borrero « Chamaco », qui coupe l’oreille du 3e exemplaire de la course. Une vuelta posthume récompense le jeu étalé par le 5e novillo auquel Manuel Caballero ravit deux pavillons avec la manière. Alors que l’Albaceteño triomphe avec la manière, Philippe Delapeyre « El San Gilen » quitte l’amphithéâtre sans le moindre trophée.

Détail de la chapelle des arènes de Nîmes préparée par le père Jacques Teissier (crédit photo : Anthony Maurin).

ÉPHÉMÉRIDES – ÇA S’EST PASSÉ UN 16 MARS

Posté le 16/03/21

- Samedi 16 mars 1991 : deuxième journée de toros sous la bulle des arènes de Nîmes pour la suite de la Feria de la Paix. Les novillos de Juan Pedro Domecq sont à l’affiche d’une course marquée par le grand triomphe d’Antonio Borrero « Chamaco », programmé aux côtés de l’Arlésien Tino Lopes et de Marcos Sánchez Mejías, l’autre grande star de ce week-end de novilladas.

Ombre d'un picador sur les barrières des arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

ÉPHÉMÉRIDES – ÇA S’EST PASSÉ UN 15 MARS

Posté le 15/03/21

- Vendredi 15 mars 1991 : initialement prévue en février, la Feria des Mimosas est annulée en raison de la poursuite de la Guerre du Golfe. Débuté le 2 août 1990, le conflit s’est achevé le 28 février 1991 suite au lancement de l’opération « Tempête du désert » le 17 janvier de la même année, visant à bombarder les forces irakiennes avant l’assaut terrestre final pour libérer le Koweït. L’Europe vit le conflit à distance, dans une ambiance particulière, occasionnant l’annulation ou le report de plusieurs événements. C’est pour cette raison que la Ville de Nîmes reprogrammera ses novilladas sous la bulle quelques semaines après la fin du conflit. En cette journée est annoncée aux arènes de Nîmes la première course de la « Feria de la Paix », avec une novillada de José Luis Marca. Auteur d’une excellente partition de toreo, Marcos Sánchez Mejías coupe trois oreilles et ouvre la Porte des Consuls. Ses compagnons d’affiche étaient Manuel Caballero et Juan Serrano « Finito de Córdoba ».

Marcos Sánchez Mejías, novillero vedette, a enchanté bien des courses aux arènes de Nîmes entre 1990 et 1992 (crédit photo : droits réservés).

ÉPHÉMÉRIDES – ÇA S’EST PASSÉ UN 9 MARS

Posté le 09/03/21

- Dimanche 9 mars 2014 : la journée dominicale de la Primavera des Aficionados est marquée par la tenue d’une becerrada en fin de matinée puis d’une novillada sans picador en milieu d’après-midi. Face à du bon bétail de Los Galos, Pierre Mailhan est le grand triomphateur de la matinée, récompensé de deux oreilles. Un pavillon revient entre les mains d’Antonio Arrebola ainsi que celles de Thomas Ubeda. Une ultime vuelta vient ponctuer la prestation de « Bastien ». L’après-midi, c’est vêtu de lumières que Louis Husson, Andy Younès et Joaquín Lucás – venu pallier le forfait sur blessure de Tibo Garcia – défilent au paseo, sur la piste de l’amphithéâtre romain. En coupant l’oreille de ses deux erales de Los Galos, Louis Husson gagne le droit de sortir en triomphe par la Porte des cuadrillas. Fort engagé dans ses attitudes et ignorant la portée de certains accrochages, le novillero originaire de Dax trace les gestes les plus convaincants de l’après-midi. Un autre pavillon revient entre les mains de Joaquín Lucás devant l’ultime exemplaire de la journée à l’issue d’une faena valeureuse. Après avoir salué au tiers à l’arrastre du 2e eral, Andy Younès effectue une vuelta lors de sa seconde prestation.

Naturelle de Louis Husson face à un eral de Los Galos le 9 mars 2014 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Paul Hermé / Torofiesta.com).

ÉPHÉMÉRIDES – ÇA S’EST PASSÉ UN 25 FÉVRIER

Posté le 25/02/21

- Dimanche 25 février 1990 : la Feria de Carnaval s’achève par une double session de novilladas. En fin de matinée, les novillos de Torrestrella proposent un appréciable éventail de noblesse, favorisant un grand triomphe d’Antonio Manuel Punta. Trois oreilles viennent récompenser la partition très dense du natif de Gerena, qui ouvre la Porte des cuadrillas. Deux vueltas sont effectuées par Fernando Cámara, très sincère dans ses attitudes mais manquant de décision au moment suprême. Assez emprunté à quelques jours de son alternative valenciane, Enrique Ponce doit se contenter d’applaudissements et d’un salut au tiers à l’arrastre du 5e exemplaire, porteur du fer de Manolo González. L’après-midi, Antonio Borrero « Chamaco » ne peut répéter son triomphe explosif de la veille. Face au bétail de José Luis Marca, le « cyclone de Huelva » divise quelque peu les opinions. Il force tout de même le respect par des attitudes très exposées lui valant plusieurs accrochages. Dans un registre plus raffiné, Juan Serrano « Finito de Córdoba » gratifie les spectateurs de deux faenas esthétiques, aux naturelles subtiles, suivies d’estocades moins habiles. Le grand triomphateur de cette journée dominicale est Jesús Janeiro « Jesulín de Ubrique », qui frappe un grand coup de poing sur la table en ravissant les deux oreilles et la queue du 2e novillo. Une faena d’une grande intensité permet au novillero andalou de conquérir une fois de plus le public nîmois, qui le verra prendre l’alternative sept mois plus tard dans le cadre de la Feria des Vendanges.

Une épée plantée sur la piste des arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

ÉPHÉMÉRIDES – ÇA S’EST PASSÉ UN 24 FÉVRIER

Posté le 24/02/21

- Samedi 24 février 1990 : deuxième journée de toros sous la bulle des arènes de Nîmes, avec une première novillada porteuse du fer de Jandilla. En cette fin d’après-midi, Martín Pareja Obregón brille en coupant l’oreille du 4e exemplaire de Borja Domecq, après avoir donné une vuelta à l’issue de sa première faena. Une belle prestation pour le novillero sévillan qui effectuait sa présentation à Nîmes. Un autre pavillon récompense le temple et le toreo d’aguante de Jesús Janeiro « Jesulín de Ubrique » lors de sa première prestation. Une vuelta vient ponctuer une seconde faena principalement droitière. Placée sous le signe de la variété des styles et des personnalités, la course voit les débuts en novillada formelle du prometteur apprenti-torero Marcos Sánchez Mejías. Un trophée vient gratifier le novillero natif de Barcelone pour son capoteo de velours et une gestuelle très racée, muleta en main. Le public, qui emplissait entièrement les arènes couvertes, a même appelé Sánchez Mejías à saluer après un quite de cape exceptionnel devant le 3e novillo. En nocturne, le lot d’Aguirre Cobaleda est complété par un exemplaire de Jandilla, sorti en 3e position. Cette course est un événement puisqu’elle marque la présentation en France d’un autre phénomène chez les novilleros : Antonio Borrero « Chamaco ». Vêtu d’un costume bleu roi et or, le « cyclone de Huelva » bouscule tous les codes ainsi que les habitudes des spectateurs nîmois. La novillada se déroule à guichets fermés et Chamaco se justifie dès sa première lidia par l’ivresse de ses gestes et un toreo certes enflammé mais qui s’appuie sur une technique des plus solides. Deux oreilles viennent récompenser sa faena devant le 3e novillo de Jandilla et un autre trophée revient dans son escarcelle face au 6e exemplaire. Seul un léger échec avec l’épée devant ce novillo vient altérer un bilan déjà très flatteur de trois pavillons lui permettant de sortir en triomphe par la Porte des Consuls. Une première en France particulièrement réussie pour Chamaco. A ses côtés, Denis Loré ravit l’oreille du premier novillo de la course, plutôt manso mais efficacement maîtrisé. Un autre pavillon est recueilli par Juan Serrano « Finito de Córdoba » fort également devant le 2e exemplaire. Le Cordouan natif de Sabadell montre égalementt une facette plus belluaire mais fort efficace devant le 5e novillo, manso con casta. Seul un échec avec l’épée prive Finito d’un triomphe légitimement gagné avec cape et muleta.

Antonio Borrero « Chamaco » a effectué sa présentation en France le 24 février 1990 en nocturne aux arènes de Nîmes (crédit photo : archives SCP).

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