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TEMPORADA : QUATRE OREILLES POUR CAYETANO, LA SENSATION DE PAMPELUNE

Posté le 12/07/19

On l’avait presque oublié mais Cayetano sait se rappeler au souvenir des aficionados lors de certains rendez-vous d’importance. Le torero natif de Madrid a coupé ni plus ni moins que quatre oreilles ce vendredi 12 juillet à Pampelune lors de la corrida de Núñez del Cuvillo. Une sortie en triomphe qui est la deuxième pour le frère cadet des Rivera Ordóñez sur le sable des arènes navarraises.

Belle connexion que celle de Cayetano avec le public festif de Pamplona alors que l’idylle entre le matador âgé de 42 ans et la capitale de l’ancien Royaume de Navarre demeure très récente. Rappelons que le fils du regretté « Paquirri » a toréé sa première corrida à Pampelune le 11 juillet 2017, soit près de 11 ans après sa prise d’alternative rondeña. Une présentation couronnée de succès avec une oreille coupée face à ses deux toros de Jandilla, synonyme de sortie en triomphe.

Un succès que Cayetano répètera l’année suivante, le 13 juillet 2018, toujours face à des toros de Jandilla, lors des adieux de Juan José Padilla à « ses » arènes de Pampelune. Avec une oreille à la clé à l’issue d’une seconde faena particulièrement impliquée, le matador andalou prend une nouvelle fois rendez-vous avec le peuple en blanc et rouge. Cette année, c’est face au bétail de Núñez del Cuvillo que Cayetano est définitivement entré dans le cœur de l’afición pamplonaise.

Il convient de préciser que la majorité des observateurs ont considéré que les deux premières oreilles accordées à Cayetano avaient été placées sous le sceau de la générosité, à l’issue de sa faena devant le 3e toro de la course. Un Núñez del Cuvillo de haute note, particulièrement vibrant à la muleta, estoqué d’une épée fulminante, déclenchant une grande pétition d’oreille. Toutefois, Cayetano ne s’est pas arrêté en si bon chemin, proposant devant le 6e et dernier toro de la corrida une débauche d’énergie qui lui a permis d’entrer une nouvelle fois en communion avec les gradins : réception agenouillée avec la cape suivie d’une faena de grande exposition, encore couronnée d’une grande d’épée. Le trio présidentiel ne pouvait que concéder que deux nouvelles oreilles, portant ainsi le capital-trophées de Cayetano à quatre pavillons pour cette tarde pamplonesa !

Un après-midi également marqué par le toreo de qualité d’Antonio Ferrera – palliant le forfait de Roca Rey – et de Miguel Ángel Perera. Des faenas différentes proposant des personnalités et des interprétations à l’esthétique renouvelée. Une seule oreille dans l’escarcelle des deux toreros extremeños, également célébrés par le public de Pampelune.

Toute la joie de Cayetano pour sa deuxième sortie en triomphe des arènes de Pampelune, deux ans après sa présentation dans la capitale navarraise (crédit phoro : Emilio Méndez).

MADRID : LE ROI JUAN CARLOS Ier HONORÉ PAR L’ASSOCIATION TAURINE PARLEMENTAIRE

Posté le 11/07/19

C’est au sein du Palais royal de Madrid que le roi Juan Carlos Ier a reçu lors d’une audience royale les représentants de l’Association taurine parlementaire. Ceux-ci ont remis à l’ancien monarque – qui régna sur l’Espagne pendant près de 39 ans – un Prix extraordinaire, matérialisé par une sculpture en bronze, œuvre de l’artiste Gabriel de la Casa. Ce trophée rend honneur « au témoignage permanent d’un amour public pour la Fiesta Brava » de Juan Carlos Ier, roi émérite d’Espagne.

Un acte qui s’est déroulé en présence du président d’honneur, fondateur de l’Association taurine parlementaire, Pío García Escudero, et de l’actuel président en exercice, Miguel Cid Cebrián, aux côtés d’autres membres de l’entité. Durant l’audience, placée sous le signe d’une grande cordialité, le roi a valorisé le moment que traverse la Tauromachie.

L’association a tenu à remercier Juan Carlos de Borbón pour son appui en faveur de la Fiesta Brava, sa présence permanente lors des récentes ferias, ainsi que sa défense et sa promotion. Des actions qui s’inscrivent également dans la politique menée par l’Association taurin parlementaire, à l’origine de la création d’une « Plateforme des hommes et des animaux à leur place ». Cette dernière doit faire face aux courants animalistes comme l’organisation d’un symposium récemment organisé au Sénat, en présence de nombreux spécialistes de la question.

Simon Casas accueillant sa majesté Juan Carlos Ier à la Monumental de Las Ventas, lors de la corrida d’Adolfo Martín du 30 mai 2019 à Madrid (crédit photo : Plaza 1).

ESCALAFÓN DES MATADORS DE TOROS : EL JULI PREND LA TÊTE DU CLASSEMENT

Posté le 10/07/19

Contesté dans son leadership, Julián López « El Juli » n’en demeure pas moins un torero populaire qui sait répondre aux défis qui lui sont lancés. Profitant des récents forfaits de Roca Rey, le torero madrilène a pris la tête du classement européen des matadors de toros avec 20 corridas toréées, 25 oreilles et 1 queue coupées. Ovationné à Madrid et Istres – lors de la corrida d’alternative du Nîmois Adrien Salenc – El Juli a ensuite triomphé pour la corrida charra organisée au Palio, avant d’ouvrir la Grande porte des arènes de Tolède, trois oreilles en mains, face à un lot de toros d’Alcurrucén.

Une série de triomphes consécutifs qu’il a poursuivie à Grenade (21 juin), et Alicante (23 juin), respectivement face aux ganaderías de García Jiménez et Garcigrande. Ses toros d’El Freixo ne lui ont en revanche point souri à Algeciras (Cadix), le 28 juin, avant d’initier une nouvelle série de succès à Zamora, notamment face à un exemplaire de Virgen María. El Juli devance Morante de la Puebla, 2e avec 19 corridas toréées et 12 oreilles coupées.

3e, Sébastien Castella profite lui aussi des récents forfaits d’Andrés Roca Rey et présente un total de 18 corridas toréées, 19 oreilles et 1 queue coupées. Triomphateur à Istres lors de la corrida charra, puis à Alicante (22 juin) et Saint-Sever (23 juin), le torero biterrois a ravi une oreille d’importance à Burgos le 29 juin, avant d’ouvrir la Grande porte des arènes de Soria le lendemain. Sébastien Castella a également ravi l’unique oreille de la corrida de Jandilla qui s’est tenu ce mercredi 10 juillet à Pampelune.

Andrés Roca Rey glisse de la 1e à la 4e place, avec 17 paseos au compteur, ainsi que 28 oreilles et 1 queue dans son escarcelle. Après avoir ravi un trophée à Istres (14 Juin), le matador péruvien est sorti en triomphe des arènes d’Alicante (22 juin) à l’issue de la corrida de Juan Pedro Domecq. Triomphateur sur ses terres, à Chota, le 25 juin, Roca Rey a toréé sa dernière corrida, ce 10 juillet à Pampelune, où il a été ovationné à l’issue de sa première prestation.

Avec 16 paseos et 30 oreilles au compteur, José María Manzanares II figure au 5e rang. Un joli ratio de trophées qui fait du torero d’Alicante l’un des matadors les plus efficaces de cette classification. Avec trois oreilles coupées à Plasencia (15 juin) face aux toros de Zalduendo, Manzanares s’est également montré sous son meilleur jour sur ses terres alicantines (22 juin), triomphant au côté de Roca Rey devant un lot de Juan Pedro Domecq. Des grandes portes qui se sont encore ouvertes au matador espagnol, icône des podiums de mode, à Zamora (29 juin) et Arévalo (6 juillet).

6e, Miguel Ángel Perera confirme une temporada d’un bon niveau avec 17 oreilles et 1 queue coupées en 15 corridas toréées. Le torero extremeño a réaffirmé l’excellence de son toreo, matérialisée par plusieurs triomphes à Torrejón de Ardoz (22 juin), Algeciras (29 juin) ou encore Estepona (7 juillet). Il devance de peu l’excellent Pablo Aguado, qui, en 15 courses toréées, totalise un score flatteur de 16 oreilles et 1 queue. Blessé mais ovationné à Madrid (16 juin), le torero andalou a fait une réapparition encourageante à León (23 juin), deux oreilles à la clé face aux toros de García Jiménez.

Au 8e rang, on retrouve David Fandila « El Fandi », toujours aussi efficace dans sa moisson de trophées, avec 21 oreilles coupées et 14 corridas toréées. Ovationné à Madrid (16 juin), le matador andalou a remporté un grand triomphe sur ses terres de Grenade (21 juin), ravissant trois oreilles lors de la corrida de García Jiménez. Une Grande porte également ouverte deux jours plus tard à León face à cette même ganadería, avant deux autres triomphes récoltés en terres péruviennes à Chota (26 et 27 juin). Un Fandi encore triomphateur à Burgos (2 juillet) et Estepona (7 juillet).

9e, Antonio Ferrera confirme lui aussi une bonne temporada avec 17 oreilles et 2 queues coupées en 14 corridas toréées. Auteur de deux faenas sublimes à Badajoz (22 et 24 juin), le torero extremeño a réalisé l’exploit historique de gracier deux toros de façon consécutive au sein d’une même feria, respectivement face à des porteurs des fers de Victoriano del Río et Zalduendo. Un grand moment artistique que Ferrera a consolidé le 29 juin à Burgos, avec une autre oreille coupée à un exemplaire d’El Pilar.

Cayetano ferme la marche de ce Top 10 avec 16 oreilles coupées en 14 corridas toréées. Triomphateur à León (23 juin) face à un lot de toros de García Jiménez, le frère cadet des Rivera Ordóñez s’était illustré la veille à Badajoz en ravissant un trophée lors de la corrida de Victoriano del Río. Une récompense également glanée à Algeciras (29 juin) et Burgos (2 juillet).

A ce jour, 104 matadors de toros figurent dans ce classement Escalafón, dont 39 toreros n’ayant officié qu’à une seule reprise depuis le début de saison européenne.

Regard acéré d’El Juli, nouveau leader de l’Escalafón des matadors de toros, le 12 juin 2019 dans le patio de cuadrillas de la Monumental de Las Ventas (crédit photo : Plaza 1).

HOMMAGE : LA LETTRE DU MINISTRE ÁBALOS ADRESSÉE A ROMÁN RENDUE PUBLIQUE

Posté le 09/07/19

En poste depuis le 7 juin 2018, José Luis Ábalos est l’actuel ministre socialiste de l’Équipement en Espagne, au sein du gouvernement de Pedro Sánchez. Originaire de Torrente (Valencia), cet ancien parlementaire aguerri est âgé de 59 ans et mû par une grande passion pour la tauromachie. Militant communiste jusqu’en 1981, il adhère ensuite au Parti socialiste ouvrier espagnol dont il occupe toujours le poste de Secrétaire à l’Organisation depuis le 18 juin 2017.

Présent le 30 mai dans le callejón de la Monumental de Las Ventas, au côté de Victorino Martín, ce ministre en poste avait reçu le brindis de Román, qui lui avait dédié la faena du 5e toro de la corrida d’Adolfo Martín. Un des moments importants de la dernière San Isidro qui s’était conclu par l’octroi d’une oreille en faveur du torero valencian. Dans ses colonnes, le quotidien espagnol El País a retranscrit la lettre de José Muis Ábalos adressée à Román ce 9 juillet.

« Maestro, tu ne peux pas t’imaginer tout ce qu’a signifié ton brindis ! J’étais venu à Las Ventas avec l’arrière-pensée d’une petite tribulation. Il y a quelques mois, des personnes mal intentionnées avaient injustement mis en doute mon respect pour la Lidia et tout ce que représente le Monde du Toro. Je ne sais pas si tu le sais, mais mon père a été torero, et j’ai toujours cultivé un sentiment sincère à l’égard de la Fiesta brava. Bien que je n’aie jamais eu besoin de justifier le degré de mes passions, cette mauvaise polémique m’a fait mal. Je me suis retrouvé à Las Ventas lors d’une course qui m’a fait voir de grandes choses, telles que les aiment les aficionados et les passionnés de la Fiesta. L’ambiance était géniale et les toros, bons. De plus, je n’ai pas tellement reçu de marques d’affection et, pour couronner le tout, tu m’as dédié un toro avant de lui servir une grande faena. Quelques jours plus tard, tu as subi un grave coup de corne qui t’a conduit au bloc chirurgical à deux reprises. Par conséquent, je tiens avant toute chose à t’exprimer la joie de savoir que ta récupération est bonne » écrit le ministre Ábalos.

Cette lettre intervention à l’issue d’un San Isidro marquée par la réappropriation de la Fiesta brava par la sphère politique espagnole. Suivant le modèle du leader identitaire de Vox, Santiago Abascal, d’autres personnalités politiques espagnoles ont repris le chemin des arènes afin de réaffirmer leur attachement à la culture taurine. Ce fut notamment le cas de Carmen Calvo, vice-présidente socialiste du gouvernement espagnol, présente à Las Ventas le 15 juin.

Grièvement blessé le 9 juin, Román aurait pu prendre la vie sur le sable de Las Ventas sans l’intervention des médecins. Le torero espagnol est annoncé le 24 juillet prochain aux arènes de Valencia lors d’une corrida de la Feria de la San Jaime. Afin de le remercier de sa missive, Román a invité le ministre Ábalos à assister à sa reprise d’épée…

Pour la petite histoire, le toro d’Adolfo Martín dédié le 30 mai par Román au ministre s’appelait « Mentiroso ». Certainement un clin d’œil du hasard taurin adressé au monde politique…

Brindis de Román à José Luis Ábalos, ministre espagnol de l’Équipement le 30 mai dernier à la Monumental de Las Ventas, à Madrid (crédit photo : Plaza 1).

FERIA DES VENDANGES : PRÉSENTATION DES CARTELS LE 25 JUILLET

Posté le 08/07/19

Nous étions au cœur de la Feria de Pentecôte, il y a tout juste un mois. Depuis plusieurs semaines déjà, toutes les discussions animent les soirées nîmoises quant au profil des cartels des Vendanges, dernière grande feria de la saison taurine française. Un rendez-vous majeur qui se déroulera cette année du 13 au 15 septembre, avec cinq spectacles tauromachiques au programme.

Des cartels que Simon Casas dévoilera le jeudi 25 juillet, à partir de 11 heures, dans la salle du conseil municipal de l’Hôtel de Ville de Nîmes.

Paseo dans les arènes de Nîmes lors de la corrida de clôture de l’édition 2012 de la Feria des Vendanges (crédit photo : Anthony Maurin).

MADRID : GASTRONOMIE ET DÉCOUVERTE DE NOUVEAUX TALENTS AU MENU DES NOVILLADAS ESTIVALES

Posté le 07/07/19

Plus de 38.000 personnes avaient suivi l’édition 2018 du cycle des novilladas estivales de Las Ventas. Une belle vitrine pour les apprentis-toreros et une nouvelle génération de jeunes spectateurs, appelés à découvrir la Fiesta Brava au travers du prisme de la découverte de jeunes talents. Nouveaux noms et novilleros inédits, première expérience en barrera et découverte des saveurs parfois insoupçonnées de la gastronomie espagnole et de ses meilleurs produits. Depuis l’an passé, cette recette a trouvé des adeptes au sein de la Monumental madrilène de Las Ventas.

Une opération spéciale qui a permis d’accroître de 20% la fréquentation des novilladas estivales de Madrid par rapport à l’exercice 2017. Une valeur ajoutée qui se traduit par ce marché nocturne de produits madrilènes proposé dans les galeries hautes des tendidos 5, 6 et 7 et sur leurs terrasses respectives. Un espace ouvert une heure avant la course, dès 20 heures, et ce, jusqu’à 1h30 du matin.

Une initiative proposée par l’empresa Plaza 1 en collaboration avec la Communauté de Madrid, l’Académie madrilène de Gastronomie et le Conseil régulateur des vins de Madrid. L’idée est de fidéliser les aficionados tous les jeudis de l’été, mais également d’attirer un nouveau public aux arènes à travers un rendez-vous convivial. Le conseiller communautaire madrilène, Carlos Izquierdo, a justifié l’implication du gouvernement territorial par la volonté « de donner un coup de pouce à notre industrie agroalimentaire ».

Assister à une novillada placée sous le signe de la découverte se double désormais d’une mise en avant des produits locaux de qualité : un vaste panel qui va de la viande de la Sierra de Guadarrama jusqu’aux vins en passant par les produits à base de lait. Des produits marqués de la lettre « M » synonymes de la certification de la Communauté de Madrid. Pour Ángel Parada, vice-président de l’Académie madrilène de Gastronomie, cette initiative est excellente car c’est « une satisfaction de voir que les produits de la Communauté de Madrid peuvent être consommés au sein de Las Ventas pour la deuxième année consécutive ».

Le cycle des novilladas estivales se poursuit à Madrid, avec deux autres courses de qualification prévues les jeudis 18 et 25 juillet. Paseos fixés à 21 heures. Le public y découvrira notamment Emilio Silvera II, Tomás Rufo, inédits à Las Ventas, tout comme Cristóbal Reyes, ou encore le Français Dorian Canton, quelques jours avant sa prise d’alternative. La finale de cette compétition d’apprentis-toreros est prévue le jeudi 1er août, avec une novillada d’El Cortijillo et Lozano Hermanos. Le vainqueur du cycle sera intégré aux cartels de la Feria d’Automne.

La jeunesse fidèle au rendez-vous des novilladas de promotion à Madrid, avec le succès renouvelé de l’opération « Cénate Las Ventas » (crédit photo : Plaza 1).

INFIRMERIE : ENRIQUE PONCE ANNONCE SON RETOUR POUR LE MOIS D’AOÛT

Posté le 06/07/19

Les paroles du docteur Villamor sur l’état du « genou catastrophique » d’Enrique Ponce avaient secoué la planète taurine, en mars dernier, suite à la grave blessure subie par le maestro de Chiva le 18 mars en plaza de Valencia face à un toro d’Olga Jiménez. Après trois mois de travail intensif, Enrique Ponce a donné une conférence de presse fin juin afin d’affiner ses prévisions en vue de sa réapparition. Rappelons que le matador de toros espagnol avait pâti d’une section complète du ligament croisé antérieur du genou gauche, assortie d’une rupture du ligament latéral interne et des deux ménisques, avec une fracture du plateau tibial et un déplacement de celui-ci.

Interrogé quant à l’état de sa blessure, Enrique Ponce a avoué que de « pouvoir sentir mon poids sur le genou blessé, sans noter la moindre gêne, fut le premier moment magique de ma récupération (…) Je remercie cette chirurgie fantastique qui m’a sauvé le genou (…) J’ai vécu des moments très durs, me demandant même si j’allais parvenir à toréer ou pas. J’ai toujours cru en ma capacité de dépassement et en l’équipe du docteur Villamor ». Toutefois, Enrique Ponce reconnaît la dureté liée à l’attente d’une telle période de réhabilitation : « la stabilité acquise m’a donné envie de me mettre devant une vache, mais le ligament nécessite encore un mois de rééducation afin de pouvoir réapparaître en août » précise le maestro de Chiva. Du côté médical, on précise que toutes les fractures ont été résorbées et que le ligament croisé antérieur a été reconstruit à partir de cellules mères.

Enrique Ponce a ajouté que sa volonté était de « réapparaître à 100% de mes moyens physiques » et qu’il lui fallait pour cela « renforcer mes muscles ». Une nécessité pour le maestro de Chiva qui espère réapparaître au cœur d’un mois très chargé en ferias. A ce jour, le torero espagnol est annoncé à Málaga, Dax, Gijón, Almería, Bilbao, San Sebastián de los Reyes (Madrid), Palencia et Murcie. Au printemps dernier, Ponce avait également annoncé sa volonté à Simon Casas d’être présent aux Vendanges, du fait de la blessure des Fallas qui allait lui faire manquer la Feria de Pentecôte.

Dans sa placita de tienta, Enrique Ponce, toujours en phase de réhabilitation physique, a repris le chemin de l’entraînement (crédit photo : cabinet de presse d’Enrique Ponce).

TEMPORADA : DIEGO SAN ROMÁN TRIOMPHE A PAMPELUNE

Posté le 05/07/19

Novillero, Diego San Román l’est de la pointe de ses zapatillas jusqu’au sommet de sa montera. Un apprenti-torero qui n’a pas peur de déclarer des batailles à la limite de l’inconscience – comme ce fut le cas à Madrid en mai dernier – ou de ciseler des gestes d’une finesse absolue, ovationnés par le public nîmois lors de la dernière novillada de la Cape d’or. A la recherche de ce juste équilibre, le novillero originaire de Querétaro a une fois de plus marqué les esprits en ouvrant la Grande porte des arènes de Pampelune à l’issue de la novillada inaugurale de la feria.

Face à un excellent novillo de Pincha, gratifié d’une vuelta posthume, San Román s’est illustré par la quiétude de son toreo. Gratifiant les spectateurs d’un toreo de mains basses, le novillero mexicain a proposé une première faena au contenu artistique fort dense. Une œuvre placée sous le sceau de l’excellence technique et de la maîtrise, couronnée d’une grande estocade après une conclusion par des passes circulaires.

Justement récompensé de deux oreilles pour la qualité de sa faena, Diego San Román a tenté de renouveler son succès devant le 6e novillo. Hélas, un échec avec l’épée a réduit l’octroi des trophées à quelques applaudissements nourris. A ses côtés, l’apprenti-torero mexicain officiait avec un autre novillero vu à Nîmes cette année, le Madrilène Francisco de Manuel, qui, en cette journée anniversaire de ses 19 ans, a été applaudi devant le 1er exemplaire de Pincha. Antonio Grande, qui complétait l’affiche, a, pour sa part, salué au tiers à l’issue de sa seconde prestation, devant le 5e novillo de la soirée.

Diego San Román sera revu cet été avec plaisir dans d’autres arènes européennes : tout d’abord en France, le 4 août à Hagetmau devant un lot de Montealto, puis le 18 août devant des novillos de Pagès-Mailhan – fer qu’il a défié en juin dernier à Nîmes – avant d’être annoncé le 10 septembre en Espagne, à Argand adel Rey (Madrid), face à une novillada de Torrestrella.

Sortie en triomphe de Diego San Román le 5 juillet 2019 à Pampelune, l’un des novilleros du moment (crédit photo : Emilio Méndez).

FERIA DE PENTECÔTE : BILAN GANADERO DE LA CORRIDA ÉQUESTRE

Posté le 04/07/19

Après une année d’absence, l’élevage de Fermín Bohórquez a effectué son retour dans les arènes de Nîmes, livrant un lot de toros de qualité pour la corrida de l’art du rejoneo programmée le Lundi de Pentecôte en fin de matinée. Un résultat brillant avec neuf oreilles et une queue coupée, illustration de la maîtrise des trois toreros à cheval programmés : Pablo Hermoso de Mendoza, Léa Vicens et Guillermo Hermoso de Mendoza. En termes de résultats, les cinq premiers toros de cette mi-journée ont été applaudis, une ovation récompensant la dépouille du 6e exemplaire à l’arrastre.

Les toros lidiés en 1e, 2e et 6e position ont incontestablement été les meilleurs de cette course, livrant des charges franches s’accordant à merveille avec les déplacements des montures des rejoneadors.

Gestuelle soignée de Pablo Hermoso de Mendoza face à « Síncero », 4e toro de la corrida équestre de Fermín Bohórquez, le lundi 10 juin 2019 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

COULISSES : JUAN JOSÉ PADILLA A NOUVEAU OPÉRÉ

Posté le 03/07/19

Près de huit ans après le coup de corne infligé par un toro d’Ana Romero qui lui a coûté l’œil gauche, Juan José Padilla poursuit de nombreux traitements. Ainsi, le matador de toros originaire de Jerez a dû se soumettre à une canthopexie interne et externe des paupières gauches avec fixation par ostéosynthèse. L’opération, qui a duré près de quatre heures, a été conduite par le docteur García Perla à l’hôpital Santa Ángela de la Cruz, à Séville.

Juan José Padilla a dû se soumettre à cette intervention chirurgicale car son orbite gauche avait eu une réaction à la prothèse orbitale qui lui avait été placée il y a quelques années en arrière. Âgé de 46 ans et retiré des pistes depuis sa dernière corrida toréée le 16 décembre 2018 à Mexico, le torero andalou devra observer quelques jours de repos relatif et observer une diète favorisant une mastication facilitée, afin de ne pas altérer les muscles orbitaux concernés par l’intervention chirurgicale.

Juan José Padilla au sortir de sa novelle intervention chirurgicale à l’orbite gauche pratiquée à l’hôpital sévillan de Santa Ángela de la Cruz (crédit photo : page FB « Los de Juan y José »).

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