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ÉPHÉMÉRIDES – ÇA S’EST PASSÉ UN 9 AVRIL

Posté le 09/04/20

- Dimanche 9 avril 2017 : dans le cadre de la 3e édition du Rendez-vous en Terre d’Afición, les arènes de Nîmes sont le théâtre de la novillada sans picadors du Trophée Nimeño II, à l’initiative du Centre français de Tauromachie. Álvaro Seseña, originaire de Tolède, Geoffrey Chastel « El Pere » et Rafi Raucoule « El Rafi » se présentent au paseo afin de se disputer la 24e édition du Trophée Nimeño II face à des erales de Los Galos. Le benjamin du cartel, petit-fils de Guy Raucoule, torilero bien connu des arènes de Nîmes, se distingue en coupant quatre oreilles. Une vuelta posthume salue le jeu du 6e exemplaire et la ganadera Marie Sara est appelée à saluer en piste. La Porte des Consuls s’ouvre au Rafi alors qu’une oreille est accordé au Pere à l’issue de sa première prestation. Álvaro Seseña, fils du matador José Luis Seseña, doit se contenter d’une vuelta à l’arrastre du 4e eral.

Álvaro Seseña, El Rafi et El Pere au paseo de la novillada sans picadors de le 24e édition du Trophée Nimeño II, aux arènes de Nîmes le 9 avril 2017 (crédit photo : Anthony Maurin).

 

ANNULATION DE LA FERIA DE PENTECÔTE : COMMUNIQUÉ OFFICIEL DE SCP FRANCE

Posté le 08/04/20

La société SCP France prend acte de la décision de la Ville de Nîmes d’annuler la Feria de Pentecôte 2020 en raison de la grave crise sanitaire liée à l’épidémie du Covid-19 et se déclare bien entendu totalement solidaire de cette décision. Les mesures exceptionnelles du confinement et l’interdiction de tout rassemblement rendaient en effet impossible la préparation ainsi que l’organisation de la Feria.

Nous déplorons bien évidemment cette situation qui impacte de manière significative l’ensemble de l’économie de la cité mais l’impératif de santé publique qui doit être une priorité absolue. En fonction de l’évolution de la situation sanitaire et de la levée totale des mesures de restriction de déplacements et de regroupements, nous préparerons, en concertation avec la Ville de Nîmes, la programmation de la Feria des Vendanges 2020.

Prenez soin de vous, restez chez vous !

Simon Casas.

 

COVID-19 : LA VILLE DE NÎMES ANNULE LA FERIA DE PENTECÔTE

Posté le 08/04/20

La Ville de Nîmes vient d’officialiser l’annulation de la Feria de Pentecôte 2020 prévue du 27 mai au 1er juin. Dans un communiqué, le maire Jean-Paul Fournier justifie cette annulation en raison de « la crise sanitaire et l’incertitude qui règnent sur la sortie de crise (… ) il paraît compliqué d’imaginer plusieurs dizaines de milliers de spectateurs dans les arènes et plusieurs centaines de milliers de festaïres dans les rues à la fin du mois de mai ». Le premier magistrat invoque la sécurité et la santé de ses administrés pour soutenir le bien-fondé de cette décision.

Malgré ce, Jean-Paul Fournier souhaite se projeter dans l’avenir : « Malgré cette contrainte impérative, j’ai demandé à mes services de travailler ardemment à des solutions alternatives et je pourrai dans les prochains jours, une fois ces réunions de travail abouties, annoncer des actions pour la Feria des Vendanges (…) Je donne d’ores et déjà rendez-vous à tous les Nîmois en septembre, et j’ose espérer que l’effroyable crise sanitaire que nous traversons soit alors définitivement derrière nous » conclut le maire de Nîmes.

C’est la deuxième fois que la Feria de Pentecôte est annulée. La première occurrence remonte à l’année 1968 et aux événements du mois de mai.

 

REVUE DE PRESSE : SIMON CASAS ÉVOQUE LA CRISE SANITAIRE

Posté le 07/04/20

Après trois semaines de confinement, nul ne sait quel profil aura la temporada 2020, déjà amputée de ses ferias des mois de mars et avril. Le week-end dernier, les arènes de Nîmes n’ont pas ouvert leurs portes pour le Rendez-vous en Terre d’Afición… D’autres annonces officielles pourraient suivre dans les heures qui viennent.

Dans cet état de doute général de l’opinion quant à la poursuite du confinement et l’annulation des différents événements programmés, le quotidien régional Midi Libre a évoqué dans son édition du mardi 7 avril la possibilité de l’annulation de la Feria de Pentecôte. Dans l’article signé Frédéric Prades, le maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier, précise « être très pessimiste quant à la tenue de la feria et d’autres rendez-vous ». Également interrogé, Simon Casas a tenu à apporter sa solidarité à toutes les personnes touchées par cette crise sanitaire ainsi qu’au personnel soignant : « C’est en premier lieu à ceux qui luttent contre la maladie et à ceux qui les soignent qu’il faut penser. C’est un vrai drame sanitaire et social. Pour le reste… »

Pour le directeur des arènes de Nîmes, plusieurs chantiers professionnels sont mis entre parenthèses : « Frappé économiquement, je le suis comme tant d’autres, mais je ne suis pas mortellement touché » précise-t-il. Simon Casas attend la décision du maire de Nîmes quant à la tenue de la Feria de Pentecôte, « mais les conditions ne sont pas réunies pour organiser des événements de masse » analyse-t-il. Une annulation qui serait synonyme de la suppression de la première date de José Tomás, annoncé à deux reprises cette année aux arènes de Nîmes.

Sur le sujet, Simon Casas se veut rassurant : « J’ai eu l’agent de José Tomás au téléphone. Comme nous tous, il est dans l’attente (…) on sera en capacité de transformer en positif le négatif que nous subissons tous. Si on fait une Feria pour les Vendanges, alors ce ne sera pas n’importe quelle feria. Je serai à la disposition de la Ville avec plus d’une idée en tête » conclut-il.

Simon Casas fait également face aux difficultés générées par la crise sanitaire du Covid-19 (crédit photo : Anthony Maurin).

ÉPHÉMÉRIDES – ÇA S’EST PASSÉ UN 7 AVRIL

Posté le 07/04/20

- Dimanche 7 avril 2019 : dans le cadre de la 5e édition du Rendez-vous en Terre d’Afición, les arènes de Nîmes sont le théâtre de la novillada sans picadors du Trophée Nimeño II, à l’initiative du Centre français de Tauromachie. Au cartel, le tenant du titre valencian, Miguel Polope, accompagné des deux apprentis-novilleros nîmois Solal Calmet « Solalito » et Nino Julián. Le lot français, de qualité, porteur des fers de Fano et Durand, favorise la tenue d’une course fort entretenue. En ravissant l’oreille de ses deux erales, Miguel Polope obtient une sortie en triomphe par la porte des cuadrillas, tout comme Solalito, récompensé de deux pavillons à l’issue de sa seconde faena. Des vueltas saluent l’engagement très novilleril de Nino Julián. Deux ans après un autre Nîmois – El Rafi –, Solalito est déclaré vainqueur de ce 26e trophée Nimeño II de l’histoire.

Solal Calmet « Solalito » lauréat de l’édition 2019 du trophée Nimeño II (crédit photo : page FB "Los de Solalito").

REVUE DE PRESSE : LES GRANDES LIGNÉES DE JANDILLA

Posté le 06/04/20

Dans sa page taurine du jour, Jacques Durand est revenu sur l’histoire de l’élevage de Jandilla, endeuillé par la disparition récente de son ganadero, Borja Domecq Solís. Le journaliste rappelle que l’étalon « Ingresado », n°144, « mort de sa belle mort en 1997, est l’un des principaux inséminateurs de la ganadería Jandilla, créée en 1987 ». Un élevage qui a effectivement changé de cap lors de cette année 1987 et de sa prise en mains par Borja Domecq, en lieu et place de Fernando Domecq, parti tenter une autre aventure avec le fer de Zalduendo.

« Des descendants d’Ingresado sortent toujours en piste, y compris en Amérique du sud » explique Jacques Durand, « il était fils de Desaprensivo, petit-fils d’Arisco et arrière-petit-fils du fameux Lancero, dont le sperme a irrigué à peu près tous les élevages Domecq ». Un arbre généalogique de prestige qui a effectivement écumé dans plusieurs reatas de la grande famille Domecq, notamment chez Álvaro, le patron de Torrestrella : « Borja lui a un temps prêté Ingresado, qui, sous ce fer, a fourni des toros célèbres : Bienvenido, gracié par Ponce à Murcie en 1992 ; Gitanito, gracié le 20 juillet 1993 à Valencia par Dámaso González ».

La page taurine de Jacques Durand est éditée tous les jeudis, en ligne, aux éditions de L’Atelier Baie, chères à Bruno Doan.

NOVILLADA DE LA CAPE D’OR : ENTRETIEN AVEC EL RAFI

Posté le 05/04/20

Novillero nîmois, Rafi Raucoule « El Rafi » connaît les arènes de Nîmes comme sa poche ! Petit-fils de Guy Raucoule, responsable légendaire du toril de l’amphithéâtre, l’apprenti-torero gardois présente une belle galerie de trophées. Lauréat du Trophée Nimeño II en 2016 et 2017, Rafi a également remporté la Cape d’or deux fois consécutives, en 2018 et 2019. En 2020, l’occasion lui était donnée de réaliser une historique « passe de trois », jamais vue dans l’histoire du trophée institué par la peña Antonio Ordóñez.

Contre mauvaise fortune bon cœur l’association nîmoise a souhaité démystifier ce moment de confinement en publiant un entretien vidéo réalisé avec El Rafi au cœur du toril des arènes de Nîmes. Nous aurons prochainement l’occasion de revenir sur le novillero nîmois, qui s’était confié quant à son début de saison et sur l’importance que revêtait cette novillada de la Cape d’or. L’entretien est visible en cliquant sur le lien vidéo ci-dessous :

 

A ce jour, El Rafi a toréé quatre novilladas aux arènes de Nîmes, coupant un total de cinq oreilles. Il franchi en triomphe une fois la Porte des Consuls (2018) et une fois celle des cuadrillas (2019). Retrouvez la biographie d’El Rafi sur notre site des arènes de Nîmes : http://arenesdenimes.com/el-rafi.html

El Rafi saluant le public des arènes de Nîmes le samedi 14 septembre 2019 (crédit photo : Anthony Maurin).

ESPAGNE : LE PARTI VOX EXIGE DU GOUVERNEMENT LE REMBOURSEMENT DES SPECTACLES ANNULÉS

Posté le 03/04/20

Le quotidien national El Mundo s’est fait l’écho dans son édition de vendredi de la proposition du parti Vox concernant « des mesures de protection du secteur taurin face à l’épidémie du coronavirus ». Une demande qui a émané du Congrès des députés par la voix du parlementaire vallisoletano Pablo Sáez, ratifiée par l’ensemble du groupe Vox, qui a analysé l’apport économique des ferias et les pertes engendrées par les annulations de spectacles taurins dus à la pandémie du Covid-19. Une crise sanitaire qui est en train de mettre à mal toute l’économie de nombreuses nations à travers le monde…

La mesure, qui a reçu le soutien de l’Anoet – premier groupement européen d’organisateurs de spectacles taurins – et la Fondation du Toro de Lidia, « prie instamment le gouvernement espagnol du remboursement des spectacles annulés », entre autres propositions. Pablo Sáez a précisé au quotidien El Mundo que sa mesure figurait également « dans le document envoyé par l’Anoet au Ministère de la Culture et des Sports (…) C’est une forme de soutien au secteur taurin, afin de lui donner un oxygène financier pour pouvoir continuer à organiser des spectacles dans les années à venir. Aujourd’hui, beaucoup d’abonnements et d’entrées ont été vendus. C’est une manière importante d’aider les organisateurs en leur injectant des liquidités ».

La demande porte également sur « une extension à 100% » des cotisations sociales pour les organisateurs de spectacles taurins, dont Vox estime « une perte de 200 millions d’euros sur ce trimestre blanc ». Les arènes de Valencia, Castellón de la Plana, Madrid et Séville ont effectivement dû annuler leur programmation taurine, à l’instar de Nîmes et Arles en France. Le document prend également en compte la situation économique très précaire des éleveurs dont l’avenir des exploitations dépend de la vente des toros pour ces spectacles.

« On ne peut pas laisser tomber une activité qui génère tant de richesses » soutient Pablo Páez, « dans certaines zones rurales, la tauromachie est fondamentale au développement économique : le toro y est très important car il permet de fixer des populations et de produire de la richesse ». Dans les documents transmis à l’exécutif espagnol, Vox a rappelé l’impact économique de la tauromachie en Espagne en 2013 avec « 0,16 du PIB, soit un apport d’1,6 milliard d’euros (…) chaque euro investi dans le toreo génère 2,8 euros dans le système économique de notre pays ». Citant les chiffres officiels de l’Anoet, le document fait également référence « aux 200.000 emplois générés par la tauromachie ».

Détail de la piste des arènes de la Monumental de Las Ventas à Madrid (crédit photo : Plaza 1).

SOUVENIRS DE FERIAS (2017) : UNE GRANDIOSE CORRIDA DE JANDILLA

Posté le 31/03/20

En 2017, l’élevage de Jandilla peut se targuer d’avoir atteint un très haut niveau de qualité au niveau des toros proposés dans les arènes européennes. La ganadería de Borja Domecq fournit le plateau de 16 corridas, soit un total de 60 toros favorisant la coupe de 42 oreilles et 2 queues. 3 toros sont honorés d’une vuelta posthume et un autre exemplaire est gracié. Ce toro indulté par Juan José Padilla se nomme « Primoroso », 6e exemplaire de la corrida lidiée le 12 septembre 2017 à Baza (Grenade).

Un mouchoir orange qui ne saurait faire oublier l’autre grâce obtenue cette année-là par la grande maison Jandilla. Le 5 juin 2017, Lundi de Pentecôte, c’est un toro issu du second élevage de Borja Domecq – propriété de son fils homonymique – qui obtiendra les faveurs de l’indulto. Ainsi, « Pañero » est le 5e toro de l’histoire des arènes de Nîmes a été gracié lors d’une corrida. Porteur du fer de Vegahermosa et du n°42, de robe colorada, pesant 546 kg et né en mars 2013, cet excellent toro va se révéler au cours de la lidia menée par José Garrido.

Deux oreilles symboliques récompensent la prestation du matador originaire de Badajoz, particulièrement bien servi face à une extraordinaire corrida de Jandilla. Le lot envoyé par Borja Domecq favorise par ailleurs la coupe d’une oreille entre les mains de David Mora, chef de lidia de cette tarde. Malheureux avec l’épée, Paco Ureña laisse s’échapper un triomphe colossal après deux faenas de grande personnalité. Seulement une oreille tombe dans l’escarcelle du torero de Lorca. A l’issue de la course, José Garrido sort en triomphe par la Porte des cuadrillas et le public oublie de faire saluer le mayoral de Jandilla !

Toute la caste du toro « Pañero », de Vegahermosa, dans les plis de la cape de José Garrido, sous les yeux des propriétaires de la maison Jandilla, Borja Domecq père et fils (crédit photo : Anthony Maurin).

ESCALAFÓN DES REJONEADORS : TOUT AVAIT SI BIEN DÉMARRÉ…

Posté le 30/03/20

En cette période de confinement, nous allons laisser un peu d’espace à l’analyse des forces taurines en présence dans l’Escalafón des rejoneadors. Fidèle à ses dernières temporadas, la tenante du titre figure d’ores et déjà en tête de ce premier classement européen de l’année. Avec 6 oreilles coupées en 3 corridas toréées, Léa Vicens a idéalement démarré sa saison, avec deux triomphes à Cantillana (Séville) et Constantina (Séville), ainsi qu’un autre succès récolté le 7 mars dernier à Tobarra (Albacete).

La rejoneadora nîmoise devance Leonardo Hernández II, 2e avec 4 pavillons récoltés en 2 courses toréées. Le centaure natif de Badajoz a partagé les sorties en triomphe au côté de Léa Vicens à Cantillana et Constantina, respectivement les 29 et 29 février derniers, après des prestations enjouées face à de nobles toros de Fermín Bohórquez. Il devance d’un trophée Diego Ventura, qui a ravi trois oreilles lors de sa première comparution européenne de l’année, à Illescas (Tolède), le 8 mars dernier.

4e, Alexis Navarro a créé la surprise en s’illustrant lors de la course organisée à La Puebla del Río (Séville) le 26 janvier dernier. Crédité des deux oreilles et la queue d’un novillo de Dolores Rufino Martín, ce jeune rejoneador originaire d’Alcalá de Guadaíra devra confirmer ses intentions dans des courses de plus grande catégorie. Il devance pour l’heure l’expérimenté Andy Cartagena, crédité de deux oreilles lors de sa prestation d’Illescas face un lot de Luis Terrón.

Deux autres rejoneadors se retrouvent à cette 5e place ex-aequo, avec deux pavillons récoltés en une course : Rui Fernandes et Sergio Galán. Le cavalier lusitanien a lui aussi partagé la sortie en triomphe commune avec Leonardo Hernández II et Léa Vicens à Constantina, alors que le torero à cheval madrilène a complété avec brio la terna d’Illescas.  

Léa Vicens, premier leader d’un Escalafón 2020 des rejoneadors pour l’instant à l’arrêt (crédit photo : Anthony Maurin).

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