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OBJECTIF FERIA DE PENTECÔTE : LE GRAND COUP DE GARCIGRANDE ET NÚÑEZ DEL CUVILLO

Posté le 23/04/18

- GARCIGRANDE (corrida du 19 mai avec El Juli, Sébastien Castella, Andy Younès) : 4 toros lidiés le 16 avril à Séville (lot complété par 2 exemplaires de Domingo Hernández). Grâce du 5e toro, « Orgullito », avec quatre oreilles coupées par El Juli – dont deux symboliques – et une sortie en triomphe par la Porte du Prince. Enrique Ponce ravit un autre pavillon devant le 4e exemplaire de la journée.

- JANDILLA (corrida du 21 mai avec Paco Ureña, Román, Álvaro Lorenzo) : 5 toros lidiés le 19 avril à Séville (lot complété par 1 exemplaire de Vegahermosa).

- Juan Pedro DOMECQ (corrida du 20 mai avec Enrique Ponce, Juan Bautista, Jesús Enrique Colombo) :6 toros lidiés le 20 avril à Séville. Une oreille pour José María Manzanares II face au 2e toro du lot.

- NÚÑEZ DEL CUVILLO (corrida du 20 mai avec Juan José Padilla, José María Manzanares II, Andrés Roca Rey) : 6 toros lidiés le 17 avril à Séville. Deux oreilles pour une faena majeure de José María Manzanares II devant le 2e toro du lot, grandement ovationné à l’arrastre. Alejandro Talavante conquiert un autre trophée de poids face au 3e exemplaire de la corrida.

- PARTIDO DE RESINA (corrida du 18 mai avec Rafaelillo, Thomas Dufau, Juan Leal) : 1 toro lidié par Diego Ventura le 15 avril à Espartinas. 2 oreilles coupées et sortie en triomphe pour le rejoneador. 

(Crédit photo : Maurice Berho pour le cabinet de presse de Julián López « El Juli »).

TEMPORADA : TRIOMPHES MEXICAINS POUR LA MENDOZA FAMILY !

Posté le 23/04/18

Le 21 mai prochain, Lundi de Pentecôte, les spectateurs des arènes de Nîmes seront les témoins de la présentation de Guillermo Hermoso de Mendoza, un rejoneador âgé de 18 ans, fils de l’une des grandes légendes du toreo à cheval toujours en activité après plus de trente années dans les pistes. Un jeune torero qui a su grandir professionnellement depuis ses débuts en public le 7 août 2016 dans les arènes de sa ville natale d’Estella (Navarre), aux côtés de son père, Pablo Hermoso de Mendoza, et Manuel Manzanares. La tauromachie rime fréquemment avec la notion de dynastie. 

A ce jour, Guillermo Hermoso de Mendoza n’a participé qu’à trois novilladas équestres en Europe : la course de ses débuts à Estella, celle de sa présentation en France l’été dernier à Méjanes en marge du Rejón d’or, puis la date de son retour à Estella, le 7 août 2017, pour fêter son premier anniversaire dans la profession. Une course triomphale puisque Guillermo avait partagé la sortie en triomphe par la Grande porte des arènes d’Estella aux côtés des rejoneadores vétérans João Moura et Pablo Hermoso de Mendoza, son père. Le trio de centaures s’était partagé le total flatteur de neuf oreilles et une queue face à un excellent lot de toros de Rosa Rodrigues complété par un exemplaire de Sánchez y Sánchez. 

Depuis cette date, Guillermo Hermoso de Mendoza parfait cet apprentissage de l’autre côté de l’Atlantique. Avec une vingtaine de courses à son actif et plusieurs paseos partagés au côté de son père, le « nouveau Mendoza » continue sa marche en avant, fort de l’appui et des conseils d’un professeur hors-pair. La semaine qui vient de s’achever a d’ailleurs été triomphale pour les Mendoza père et fils, le second bénéficiant par ailleurs de l’excellence des montures les plus aguerries du « paternel ». 

Si Pablo Hermoso de Mendoza a conquis avec une apparente facilité un nouveau triomphe dans le « temple » d’Aguascalientes, celui-ci a été témoin de deux prestations remarquables de son fils à León et Tlaxcala. Des affiches qui ont attiré le public mexicain sur les gradins des différentes arènes. La corrida d’Aguascalientes, où officiaient par ailleurs Sébastien Castella et Joselito Adame, s’est ainsi jouée à guichets fermés. 

Une pression populaire qui ne semble pas gêner le jeune Mendoza, remarquable lors de son passage à León, où il a été crédité deux oreilles. Il y partageait l’affiche dans le cadre d’un cartel des dynasties très en vogue au Mexique : Pablo Hermoso de Mendoza et son fils Guillermo, Joselito Adame et son frère Luis David, Diego Silveti et son frère Juan. 

Pablo Hermoso de Mendoza et Guillermo Hermoso de Mendoza au paseo d’une corrida équestre (crédit photo : cabinet de presse de Pablo Hermoso de Mendoza).

ESCALAFÓN DES MATADORS DE TOROS : ANDRÉS ROCA REY FAIT LA DIFFÉRENCE

Posté le 21/04/18

Même s’il n’a pas coupé d’oreilles lors de cette Feria d’avril, Andrés Roca Rey poursuit sa marche en avant, en tête du classement des matadors de toros. Un matador péruvien qui avait brillé lors de la corrida du Dimanche de Résurrection sur ce même sable de la Real Maestranza sévillane et qui avait coupé une oreille devant un exemplaire de Victoriano del Río. Quatre corridas attendent le leader de l’Escalafón au Mexique en cette seconde quinzaine d’avril puis trois autres en Espagne – Jerez de la Frontera, Talavera de la Reina et Madrid – avant son rendez-vous avec les arènes de Nîmes, le Dimanche de Pentecôte, 20 mai, face aux toros de Núñez del Cuvillo, aux côtés de Juan José Padilla et José María Manzanares II. 

A ce jour, Andrés Roca Rey affiche un total de huit corridas toréées pour dix oreilles et une queue coupées. Il devance d’une seule course un ambitieux Alejandro Talavante, auteur d’une belle feria sévillane, et qui fait preuve d’une régularité absolue dans son ratio avec sept oreilles obtenues en sept corridas toréées. Sur la troisième marche du podium, on retrouve l’un des grands esthètes de cette Feria d’avril en la personne de José María Manzanares II, sublime face à la corrida de Núñez del Cuvillo, ganadería qu’il défiera à Nîmes au côté de Roca Rey. Le torero d’Alicante affiche à son compteur un total de six corridas pour cinq oreilles de poids. 

Manzanares devance de deux trophées Antonio Ferrera, 4e, avec six corridas toréées et trois oreilles coupées. A la cinquième place, on retrouve un habitué des corridas nîmoises du dimanche matin, Enrique Ponce, lui aussi auteur de quelques gestes d’une élégance rare à Séville et qui présente un excellent ratio en ce printemps taurin avec cinq corridas toréées et onze oreilles coupées. Le maestro de Chiva emmènera le paseo de la corrida matinale du Dimanche de Pentecôte, 20 mai, aux côtés de Juan Bautista et Jesús Enrique Colombo face à un lot de Juan Pedro Domecq. 

Juan José Padilla, autre torero programmé le Dimanche de Pentecôte à Nîmes figure à la sixième place du classement. Le « cyclone de Jerez » effectue une belle tournée d’adieux dans les arènes qui ont compté dans sa carrière. Crédité de dix oreilles en cinq corridas toréées, Padilla est annoncé à cinq reprises d’ici à sa programmation nîmoise du 20 mai, avec quelques rendez-vous d’importance à Aguascalientes, Jerez de la Frontera et Madrid. 

Auteur d’une faena d’une rare intensité face à un toro de Garcigrande qu’il a gracié, El Juli est l’un des grands triomphateurs de cette semaine de feria. Après avoir ouvert la Porte du Prince, le torero madrilène a réaffirmé son statut de vedette de la tauromachie et rappelé sa capacité à toréer divinement. Les quatre trophées obtenus lundi à Séville lui permettent de remonter à la septième place, avec neuf oreilles coupées en cinq corridas toréées. 

Il devance ainsi de trois pavillons José Garrido, huitième, qui a également officié à cinq reprises depuis le début de la saison européenne, et qui avait connu l’an passé le bonheur d’une grâce dans les arènes de Nîmes. Plusieurs matadors de toros figurent par ailleurs avec un total de cinq corridas toréées, tels qu’El Fandi, neuvième avec un total de cinq oreilles coupées, à l’instar de Miguel Ángel Perera, qui boucle ce Top 10 de l’Escalafón.

(Crédit photo : Anthony Maurin).

TEMPORADA : COUP DOUBLE POUR MANZANARES A SÉVILLE

Posté le 21/04/18

Une bonne nouvelle en provenance d’Andalousie qui ravira tous les inconditionnel(le)s de José María Manzanares II. Ce vendredi 20 avril, le torero d’Alicante a été l’homme providence de la corrida de Juan Pedro Domecq en coupant l’unique oreille de la journée sur l’un des cartels étoiles de la feria. Associé à Enrique Ponce et Ginés Marín, Manzanares a une fois de plus rempli les arènes de Séville qui ont une fois de plus joué à guichets fermés. Mise en avant par certains médias, la « crise économique » en tauromachie a des traductions relatives dans le réel dès lors que les cartels sont attractifs. 

Pour sa dixième corrida sévillane face aux toros de Juan Pedro Domecq, José María Manzanares a tracé une faena de son sceau, imprimant un pouvoir naturel devant le 2e exemplaire, déplacé avec cadence, ceinture et sens des distances. Une élégance torera qui a une fois de plus conquis le cœur des aficionado(a)s sévillans face à l’unique juampedro propice au succès du fait de sa noblesse exprimée. Moins bien servis par le tirage au sort, Enrique Ponce et Ginés Marín n’ont pas eu la même réussite en dépit de leurs efforts et de passages remarquables, notamment au 4e toro pour le maestro de Chiva. 

Une œuvre de Manzanares précédée par une belle intervention au quite de Ginés Marín, lui aussi auteur d’un remarquable début de saison en Europe. Muleta en main, le torero d’Alicante s’est mis en évidence par la qualité de son temple, valorisé par l’accompagnement de la musique de la Real Maestranza pour un moment précieux. Une grande estocade a ponctué cette faena d’importance, conclue par des passes aidées par le haut, puis le bas, chaque muletazo étant un raffiné coup de pinceau comme les Sévillans aiment s’en délecter… 

Une corrida également marquée par le joli brindis de Ginés Marín à Sergio Ramos, le défenseur vedette du Real Madrid, natif de Camas, la patrie de Curro Romero, et grand aficionado devant l’Éternel. Le quadruple vainqueur de la Liga espagnole et triple lauréat de la Ligue des Champions de football aime les toros et il montre ! Un bel exemple à suivre pour tous les people qui oublient parfois leur afición afin de mieux « paraître » aux yeux d’une certaine intelligentsia. 

Fort de ce nouveau succès, José María Manzanares II va avoir un bel agenda d’ici à sa venue à Nîmes, le 20 mai prochain, dimanche de Pentecôte, face à la corrida de Núñez del Cuvillo : cinq corridas à Baeza (5 mai), Jerez de la Frontera (12 mai), Valladolid (13 mai), Madrid (16 mai) et Brihuega (19 mai), la veille de la corrida nîmoise où il partagea l’affiche avec Juan José Padilla et Andrés Roca Rey. Ce samedi après-midi, ce même Juan José Padilla est attendu à la Real Maestranza dans un cartel fort andalou qu’il partagera avec El Cid et El Fandi face aux toros de Fuente Ymbro.

(Crédit photo : agence de presse de José María Manzanares II). 

FERIA DE PENTECÔTE : OUVERTURE DE LA LOCATION POUR LES PLACES SÉPARÉES

Posté le 19/04/18

Après le renouvellement des abonnements et les différentes offres associés à celui-ci, place à la vente des billets séparés pour la prochaine Feria de Pentecôte. Les guichets nîmois du numéro 4 de la rue de la Violette ouvriront ce lundi 23 avril à partir de 9h30 pour la mise en vente des places de corridas, novillada et course camarguaise proposées aux arènes de Nîmes du jeudi 17 au lundi 21 mai 2018. Ces ventes s’effectueront du lundi au vendredi, de 9h30 à 18h00 en journée continue et tous les samedis de 9h30 à 12h30.

La vente et les réservations pour ces mêmes places séparées peut également s’effectuer par téléphone en appelant le standard de Simon Casas Production au 08 91 70 14 01 (0,225 EUR TTC / minute) ou encore plus simplement en passant commande sur le site internet des Arènes de Nîmes : www.arenesdenimes.com (cliquez sur les onglets : « achetez vos places en ligne » et « infos pratiques »).

(Crédit photo : Bruno Lasnier).

CARNETS GANADEROS : L’AGENDA CHARGÉ DE JOAQUÍN NÚÑEZ DEL CUVILLO

Posté le 17/04/18

Établi sur la propriété « El Grullo » de Vejer de la Frontera (Cadix), l’élevage de Núñez del Cuvillo dispose de plusieurs fincas pour asseoir l’importance de sa camada annuelle. En 2017, cette ganadería a en effet livré pas moins de 28 corridas en Europe et fait lidier la bagatelle de 132 toros qui ont favorisé la coupe de 66 oreilles. Deux exemplaires ont par ailleurs reçu les honneurs de la vuelta posthume : l’un avait été toréé par El Fandi le 22 juin à Alicante, et le suivant, « Ganador », avait rencontré la muleta d’Enrique Ponce, le 16 septembre à Nîmes.

C’est donc dans des habits de « triomphateur » que l’élevage de Núñez del Cuvillo est répété pour cette Feria de Pentecôte. Les toros porteurs de la devise verte, blanche et rouge, ont déjà investi la piste nîmoise à douze reprises depuis leur présentation du 29 mai 2004 et une oreille de poids ravie par César Jiménez. Particularité nîmoise, en treize ans de programmation dans l’amphithéâtre romain le fer de Núñez del Cuvillo n’a fait combattre que six lots intégraux, les six autres dates correspondant à des corridas panachant plusieurs élevages. 

Une ganadería très demandée dans le panorama taurin et qui figure d’ores et déjà sur les affiches des arènes de Baeza (Jaén), où est annoncée une corrida avec le rejoneador Leonardo Hernández II et les matadors José María Manzanares II, Alejandro Talavante et Cayetano. Six jours plus tard, l’élevage andalou participera comme chaque année à la Feria du Cheval de Jerez de la Frontera (Cadix), considérée comme l’une des arènes de prédilection pour la famille Núñez et associée à d’immenses faenas de José Tomás. Ce 11 mai, le public jerezano retrouvera au cartel El Juli, Alejandro Talavante et Andrés Roca Rey, lui aussi programmé à Nîmes devant ces toros aux côtés de Juan José Padilla et José María Manzanares II. 

Le 13 mai, l’élevage de Núñez del Cuvillo fournira le lot d’une corrida importante à Valladolid, pour la corrida traditionnelle de San Pedro Regalado, qui comptera sur la présence de Morante de la Puebla, José María Manzanares II et Alejandro Talavante. Trois jours plus tard, au lendemain de la fête de San Isidro, Madrid accueillera à nouveau cette ganadería vedette : en plein cœur de la feria, la Monumental de las Ventas sera témoin d’une autre corrida au cartel relevé : Antonio Ferrera, José María Manzanares II et Alejandro Talavante, ces deux derniers étant considérés par le ganadero comme des « toreros de la casa ». 

Un riche programme et certainement bon nombre de lidias de toros à commenter d’ici au 20 mai, Dimanche de Pentecôte, pour le retour des Núñez del Cuvillo aux arènes de Nîmes. 

(Crédit photo : agence de presse de José María Manzanares).

TEMPORADA : JOSÉ MARÍA MANZANARES BRILLE DE MILLE FEUX FACE A UN TORO DE NÚÑEZ DEL CUVILLO

Posté le 17/04/18

Cette Feria d’avril serait-elle un prélude aux corridas qui attendent le public des arènes de Nîmes pour la Feria de Pentecôte ? Toujours est-il qu’au lendemain de la cinquième Porte du Prince ouverte par El Juli, les toreros et élevages annoncés dans la capitale gardoise ne cessent de briller dans les reflets du Guadalquivir. Annoncé à Nîmes le 19 mai face aux toros de Garcigrande – dont il a gracié un exemplaire hier baptisé « Orgullito » –, El Juli a idéalement entamé cette semaine de farolillos.

Il a été suivi dans cette démarche par José María Manzanares II, qui lui a emboîté le pas, animé d’un toreo de cadence et de lenteur qui a une fois encore envoûté le public sévillan. Face à « Encendido », le torero d’Alicante a conquis le cœur de la Real Maestranza, offrant une faena de valeur face à un toro de Núñez del Cuvillo qui n’a jamais cessé de charger, mû par une classe infinie à la muleta. Des naturelles dont la rondeur et le bouquet ont ouvert au public les portes d’un toreo templé et précieux. 

Épée en main, Manzanares s’est engagé avec l’envie du triomphe, al recibir, précédant un grand instant de caste et de résistance du toro dans son dernier souffle de vie. Pas de mouchoir bleu et de vuelta posthume pour récompenser la prestation de « Encendido » mais une grande ovation qui a fait la fierté de son éleveur, Álvaro Núñez. Au toro suivant, une autre oreille a été accordée à Alejandro Talavante alors que Sébastien Castella a salué à l’issue de sa seconde prestation. 

José María Manzanares II et l’élevage de Núñez del Cuvillo se retrouveront à Nîmes, le Dimanche de Pentecôte, 20 mai, dans le cadre de la quatrième corrida de la feria. Le cartel sera complété par Juan José Padilla pour ses adieux à l’afición nîmoise et Andrés Roca Rey. C’est la troisième fois que le torero d’Alicante défiera les toros de Núñez del Cuvillo dans l’amphithéâtre romain, jusqu’alors sans succès. Une tendance qui va très certainement s’inverser… 

(Crédit photo : Plaza de toros de la Real Maestranza de Caballería de Sevilla).

TEMPORADA : GARCIGRANDE ET EL JULI TRIOMPHENT A SÉVILLE AVEC UNE GRÂCE A LA CLÉ !

Posté le 16/04/18

Depuis son premier succès sévillan, perlé de son propre sang, Julián López « El Juli » a toujours vécu une histoire passionnelle avec Séville. En ce lundi de farolillos, le matador madrilène a écrit une nouvelle page d’histoire de sa longue carrière en obtenant la grâce du 5e toro de la corrida de Garcigrande, baptisé « Orgullito ». Un « petit orgueil » pour le Juli que celui de pouvoir gracier le premier toro de sa carrière sur le sable ocré de la Real Maestranza. 

Avant lui, José María Manzanares II avait obntenu l’indulto du toro « Arrojado », de Núñez del Cuvillo, le 20 avril 2011, cinq ans avant que Manuel Escribano n’en fasse de même avec « Cobra Diezmos », de Victorino Martín, le 13 avril 2016. Avant ces deux matadors professionnels, le novillero Rafael Astola avait gracié le premier novillo de l’histoire de la Real Maestranza de Séville, « Laborioso », porteur du fer d’Albaserrada. 

C’est le 26e toro gracié par El Juli depuis sa prise d’alternative nîmoise des Vendanges 1998 et le deuxième depuis le début de la temporada. Le matador madrilène avait déjà connu cet événement en février dernier, aux arènes de Bogota, où il avait été par ailleurs blessé par ce même toro de Juan Bernardo Caicedo. Ce lundi, point d’incidents pour le Juli mais une faena complète qui a conquis le public de la Real Maestranza, qui a réclamé les deux oreilles symboliques en faveur du Madrilène. 

Un triomphe intégral pour Julián López qui s’était déjà montré pléthorique lors de sa première faena en obtenant les deux oreilles de son premier exemplaire de Garcigrande, qui a servi en ce jour un lot comprenant plusieurs toros de bonne note, le 5e, gracié, étant supérieur par son moteur. Ainsi, Enrique Ponce a lui aussi brillé en ravissant un pavillon à l’issue de sa seconde prestation. Mais cet après-midi était bien celui du Juli, un matador sûr de sa technique et du contenu de ses lidias, poderoso avec cape et muleta, tenues mains basses. 

Comme un signe du destin, El Juli avait dédié sa première faena au ganadero Justo Hernández – touché cet hiver par la disparition de son père Domingo Hernández, propriétaire de l’élevage –, un ensemble muletero marqué du sceau du temple et d’un haut niveau de répétition dans les assauts du toro, logiquement dépossédé de ses deux oreilles. Une performance rééditée – et de quelle manière ! – devant le 5e toro, reçu avec lenteur et verticalité à la muleta. 

Une faena au cours de laquelle El Juli a rappelé à l’afición sévillane l’excellence de sa main gauche au sein de séries de grande vibration. Totalement impliqué sur chaque muletazo, le torero madrilène s’est attaché à ne faire qu’un avec son partenaire de faena pour un accord esthétique acclamé par l’ensemble des spectateurs, jusqu’à ce que le président de la course ne sorte le mouchoir orange, synonyme de grâce du toro. 

Un événement qui rend d’autant plus intéressante la corrida du samedi 19 mai aux arènes de Nîmes : El Juli y retrouvera l’élevage de Garcigrande, aux côtés de Sébastien Castella et Andy Younès, deux toreros challengers qui ont récemment gracié eux-aussi des toros et qui ne vont pas s’en laisser compter face aux porteurs de la devise blanche et rouge. 

(Crédit photo : Plaza de toros de la Real Maestranza de Caballería de Sevilla).

TEMPORADA : PREMIÈRE OREILLE A SÉVILLE POUR LÉA VICENS

Posté le 16/04/18

Cinq ans après son premier paseo sur les bords du Guadalquivir, Léa Vicens a enfin obtenu le sésame qu’elle a longtemps frôlé tout au long de ses quatre premières corridas sévillanes. Ce dimanche 15 avril, la cavalière nîmoise a donc coupé la première oreille de sa carrière à Séville, faisant preuve d’une grande maturité face à un lot de toros assez inégal de Fermín Bohórquez. Une prestation dédiée au maestro Ángel Peralta, récemment disparu, et qui avait accompagné Léa jusqu’alors à chacune de ses sorties. 

Aux côtés de Sergio Galán, crédité d’un pavillon, et d’Andrés Romero, qui a ravi un trophée à l’issue de ses deux prestations, l’amazone française, vêtue du noir du deuil, a étalé un haut niveau de tauromachie équestre, entaché par un échec à l’estocade lors de sa première faena. Devant le 6e exemplaire de Fermín Bohórquez, Léa Vicens a proposé un rejoneo de haute tenue, cimenté sur des bases de classicisme, notamment lors de la réception sur les flancs de « Guitarra ». Banderilles en main, la rejoneadora a orchestré une partition d’une rare intensité, servie par les galops dominateurs et templés de « Bético ». 

Une faena qui a enthousiasmé le public sévillan, qui a réservé ses ovations pour l’enthousiasme exprimé sur les chevaux « Bazuka » et « Deseado », précédant un final d’intensité croissante sur « Espontáneo ». Un pinchazo a limité le prix de l’ouvrage à une seule oreille de poids, fêtée comme il se doit par le public de la Maestranza. Un nouveau succès pour Léa Vicens qui poursuit ainsi sa dynamique positive après les triomphes de Castellón de la Plana et Valencia. 

Le public des arènes de Nîmes la retrouvera avec plaisir le Lundi de Pentecôte, 21 mai, en fin de matinée, aux côtés de Pablo et Guillermo Hermoso de Mendoza face aux toros d’El Capea pour sa septième corrida dans l’amphithéâtre romain. 

(Crédit photo : Plaza de toros de la Real Maestranza de Caballería de Sevilla).

TEMPORADA : SÉBASTIEN CASTELLA EN ÉTAT DE GRÂCE AU MEXIQUE

Posté le 16/04/18

Sébastien Castella n’a pas manqué de briller lors de son intermède printanier de l’autre côté de l’Atlantique. Samedi soir, sur le sable des arènes de Morelia, le matador français s’est montré à son avantage en obtenant la grâce du cinquième toro de la corrida de Fernando de la Mora, baptisé « Hortalano ». Détendu et souple dans son toreo, Castella a livré une partition particulièrement dense qui lui a valu un triomphe fort logique. 

Une Grande porte ouverte aux côtés des frères Adame, Joselito et Luis David, tous deux crédités de deux oreilles chacun, et qui ont également fait montre de leur personnalité. Le rejoneador Pablo Hermoso de Mendoza, qui complétait le cartel, a pour sa part été applaudi à l’issue de sa première prestation. 

Les statistiques retiendront que ça n’est pas la première fois que Sébastien Castella gracie un toro de Fernando de la Mora, élevage-vedette au Mexique : le torero biterrois avait déjà connu ce bonheur le 22 mars 2015 dans les arènes mexicaines de Tijuana (Basse Californie). Au total, ce sont quatre toros qui ont été graciés par le matador français dans la patrie de Guillermo del Toro : le premier d’entre eux l’avait été le 20 janvier 2009 dans les arènes de León (Guanajuato) et portait le fer de Begoña. L’année suivante, le 12 décembre 2010, Sébastien Castella signait l’une de ses plus grandes faenas à la Monumental de Mexico en obtenant l’indulto d’un toro de Teófilo Gómez. 

Après le toro de Tijuana, l’exemplaire de Fernando de la Mora gracié à Morelia est donc le quatrième occasionnant le mouchoir orange au balcon présidentiel d’une arène mexicaine. Une série de succès que Sébastien Castella souhaitera certainement voir se prolonger lors de son retour sur le vieux continent. Mardi, il officiera à Séville face à une corrida de Núñez del Cuvillo aux côtés de José María Manzanares II et Alejandro Talavante. 

Après une nouvelle tournée de sept courses particulièrement importantes au Mexique, Sébastien Castella reviendra à Madrid pour son premier rendez-vous de San Isidro, le vendredi 18 mai, 24 heures avant son retour à Nîmes, aux côtés d’El Juli et Andy Younès face à un lot de toros de Garcigrande. 

(Crédit photo : Salomón Martínez pour l’agence Suerte Matador).

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