ACTUALITÉS

A la une

TEMPORADA : DIEGO SAN ROMÁN, LE NOVILLERO DU MOMENT

Posté le 15/08/18

Les échos de ses triomphes outre-Pyrénées ne faisaient guère de doutes quant au potentiel de l’apprenti-torero natif de Querétaro (Mexique). Seulement six mois après ses débuts en novillada formelle, Diego San Román, fils de matador mexicain, fait déjà parler de lui des deux côtés de l’Atlantique. Lundi, c’est sur le sable biterrois, dans le cadre de sa présentation en France que la nouvelle promesse du toreo aztèque s’est distinguée.

Si le novillero franco-mexicain Andrés Lagravère « El Galo » a été le triomphateur de l’après-midi en coupant l’oreille de ses deux novillos de Margé, la plus grande impression a incontestablement été laissée par Diego San Román. Ceint d’un excellent concept technique et artistique, le novillero mexicain a réalisé une faena des plus intenses devant le 3e exemplaire de l’après-midi. Un seul trophée qui aurait pu être doublé si le natif de Querétaro s’était montré plus adroit au moment de la suerte suprême.

Une grande impression renouvelée devant l’ultime novillo de la journée, qui, sans un nouvel échec avec l’épée, aurait dû être dépossédé d’au moins un de ses trophées. Une course encourageante pour Diego San Román que les aficionados gardois pourront jauger ce samedi à Saint-Gilles avant son grand rendez-vous aux arènes de Nîmes du vendredi 14 septembre, en ouverture de la Feria des Vendanges. Il y partagera l’affiche avec les novilleros nîmois Adrien Salenc et El Rafi face à un lot de novillos issus d’élevages français.

Une confrontation unique et forcément détonante à ne manquer sous aucun prétexte.

Véronique du novillero mexicain Diego San Román (crédit photo : Emilio Méndez).

TEMPORADA : GINÉS MARÍN GRACIE UN TORO ET CONQUIERT DAX !

Posté le 14/08/18

Tout d’abord, laissons parler les chiffres ! Plus de deux ans après avoir été sacré matador de toros sur le sable des arènes de Nîmes, Ginés Marín toréait hier à Dax la 100e corrida de sa carrière. Une belle performance pour le torero natif de Jerez de la Frontera, terre d’arts qui a abrité des interprètes du toreo aussi variés que Rafael de Paula, Álvaro Domecq Díez et Juan José Padilla. Avant cette corrida, jamais Ginés Marín n’avait connu les joies de l’indulto et de laisser la vie sauve à son toro.

Une première qui s’est déroulée dans la sous-préfecture des Landes, pour le plus grand bonheur des spectateurs, qui ont appuyé le torero andalou dans sa démarche afin que le trio présidentiel sorte le mouchoir orange. En piste, « Lebrero » a étalé des vertus que Ginés Marín a sues déceler, offrant une faena qui restera longtemps dans les mémoires. Au-delà des débats sur le bien-fondé de cette décision présidentielle, une remarque s’impose : le matador jerezano s’est tellement sublimé lors de cette lidia face au toro de Santiago Domecq qu’une force intérieure l’a transporté au-delà de ses propres limites artistiques.

Une tauromachie d’abandon du corps, d’art et de sentiment à laquelle les spectateurs dacquois ont adhéré dans une symphonie muletera à la fois fine et harmonieuse. A la fois créatif et imprévisible sur certaines formes de passes créées, Ginés Marín s’est érigé en artiste au sens premier du terme : un torero capable d’arrêter le temps en façonnant selon son inspiration cette matière première brute qu’est le toro brave. Une œuvre à la fois pure et profonde dans laquelle « Lebrero » s’est livré sans retenue, chargeant avec classe, rythme et transmission.

Une faena d’exception et un triomphe indiscutable qui font suite à une rencontre inoubliable face à un toro d’Alcurrucén à Madrid, lors de l’édition 2017 de la Feria de San Isidro, et qui placent Ginés Marín comme un torero incontournable. Dans deux mois, très précisément, les spectateurs des arènes de Nîmes auront l’opportunité de le (re)découvrir, doublé d’une réputation sans cesse grandissante. Il sera à l’affiche de la corrida du samedi 15 septembre, face aux toros de Virgen María – excellents samedi dernier à Pontevedra – aux côtés de deux autres matadors à la personnalité affirmée : Paco Ureña et Joselito Adame. On a d’ores et déjà hâte d’y être…

Passe du mépris de Ginés Marín lors de sa prise d’alternative aux arènes de Nîmes le dimanche 15 mai 2016. Un matador que l’on retrouvera avec plaisir dans l’amphithéâtre romain pour la Feria des Vendanges (crédit photo : Anthony Maurin).

TEMPORADA : SÉDUISANTS TOROS DE VIRGEN MARÍA A PONTEVEDRA

Posté le 13/08/18

Ambiance de fête ce samedi sur les gradins des arènes de Pontevedra remplies aux trois-quarts pour une corrida mêlant l’art du rejoneo à celui de la corrida à pied. En ouverture de cartel, Diego Ventura, toujours autant efficace et spectaculaire, s’est distingué en ravissant les deux oreilles de ses deux toros de Los Espartales. Deux faenas rondement menées qui lui ont ainsi permis de sortir en triomphe par la Grande porte des arènes.

Il s’en est fallu de peu pour que les deux matadors de toros espagnols programmés en fassent de même face aux trois exemplaires de Virgen María et un de Santa Ana (2e), le second fer de l’élevage. Une oreille dans l’escarcelle d’Antonio Ferrera ainsi que dans celle de David Fandila « El Fandi », qui auraient pu assurément obtenir un nombre plus important de trophées sans un manque de réussite avec l’épée. Amené à saluer à l’issue de la lidia du toro de Santa Ana, excessivement piqué, Antonio Ferrera a coupé l’oreille d’un grand Virgen María baptisé « Enloquecido ».

Brave et combatif sous le fer, profond dans ses charges malgré un léger manque de forces, le 5e toro de la course a ainsi permis au torero extremeño de se mettre en évidence. A ce moment précis de la corrida, El Fandi avait déjà ravi l’oreille de « Bisonte », 3e exemplaire de l’après-midi, doté d’une charge suave. Toutefois, le granadino n’a pu convertir son succès en triomphe à cause de l’épée à l’issue d’une lidia complète d’un brave 6e toro.

« Vencedor » a été le toro de l’après-midi, « un toro de rabo dans n’importe quelle arène » selon les dires d’Irene Tirado, fille d’Andrés, le mayoral historique de la ganadería. Un toro de grande transmission offrant une qualité de charge différente de celle des autres exemplaires. La quête de la caste offre parfois des instants rares et privilégiés pour celles et ceux qui vivent au quotidien aux côtés de leurs toros.

Des ovations à l’arrastre et des récompenses prometteuses… Face aux capes et muletas de Paco Ureña, Joselito Adame et Ginés Marín, nul doute que les pupilles de Virgen María vont étonner le public nîmois.

Souvenir de la dernière venue des toros de Jean-Marie Raymond à Nîmes, avec ses fers de Virgen María et Santa Ana, le 8 juin 2011, en ouverture de la Feria de Pentecôte, avec la confirmation d’alternative d’Alberto Aguilar (crédit photo : Anthony Maurin).

TEMPORADA : LE GRAND COUP DE PACO UREÑA A VALENCIA

Posté le 12/08/18

« Pureté et audace » titrait l’hebdomadaire Aplausos à la une de son numéro du 30 juillet dernier en évoquant la sortie en triomphe commune de Paco Ureña et Román lors d’une importante corrida de Luis Algarra ayant eu pour cadre les arènes de Valencia : « le Murciano et le Valencian ont été les protagonistes d’un mano a mano intense ». Une confrontation directe placée sous le sceau de la Vérité comme le titre Ángel Berlanga en ouverture de sa chronique de la corrida du 28 juillet. Une pureté dans l’expression du toreo d’Ureña qui a profondément marqué le public qui emplissait à moitié la plaza de la calle Xátiva.

Une corrida marquée par les trois oreilles ravies par Ureña, qui est apparu à un niveau époustouflant, mettant en exergue le grand jeu du 5e toro de la course, baptisé « Malos Pelos », honoré d’une vuelta posthume. Sortie en triomphe pour les deux toreros, accompagnés du mayoral de l’élevage et des spectateurs ravis d’avoir assister à une course si intense. Ainsi, la Députation de Valencia a décerné le prix de la Meilleure faena à Paco Ureña.

Le matador de toros originaire de Lorca n’en finit pas de convaincre les arènes européennes, lui dont la temporada avait été stoppée pendant un mois lors d’un accident au campo. Cette blessure l’avait notamment empêché d’officier à Nîmes lors de la dernière Pentecôte. Une absence qui sera réparée le samedi 15 septembre, puisque Paco Ureña sera le chef de lidia de la corrida de Virgen María qu’il toréera aux côtés de Joselito Adame et Ginés Marín.

Vuelta pour Paco Ureña le 24 mai 2015 lors de sa première corrida aux arènes de Nîmes et d’une confirmation d’alternative réussie face aux toros de Victorino Martín (crédit photo : Anthony Maurin).

ESCALAFÓN DES MATADORS DE TOROS : ENRIQUE PONCE TIENT LA CADENCE

Posté le 09/08/18

Certains vous diront que sa régularité est liée à sa personnalité. D’autres vous rétorqueront qu’avec sa rigueur naturelle et son hygiène de vie Enrique Ponce est capable de toréer encore au cours des 25 prochaines années ! Il y a certainement un peu de tout cela pour tenter d’expliquer le secret de la longévité de l’un des plus grands toreros de l’Histoire de la Tauromachie.

Enrique Ponce, 28 ans d’alternative sur le fundón et pas un signe de fatigue ! Bien au contraire, le torero valencian figure en 4e position du classement Escalafón, avec 22 corridas toréées, 46 oreilles et 2 queues coupées. Des chiffres remarquables qui se sont enrichis de nouveaux triomphes d’importance au cours du mois de juillet, avec trois faenas pour le souvenir à Mont-de-Marsan, Roquetas de Mar (Almería) et Santander. Un Escalafón dont le leader n’est autre que l’un des filleuls d’alternative du maestro de Chiva, Andrés Roca Rey, qui poursuit un impressionnant cavalier seul, fort de ses 52 oreilles et 2 queues coupées en 33 courses toréées !

Une saison estivale qui sourit à pleines dents au matador sud-américain dont l’éclat des succès à Pampelune – deux grandes portes consécutives –, Santander, Valencia et Huelva le positionne comme la nouvelle star du toreo. Derrière le torero péruvien, José María Manzanares II fait bonne figure avec 26 corridas toréées pour 24 oreilles coupées. Habitué au marathon estival des corridas, El Fandi occupe le 3e rang et présente des statistiques toujours solides : 44 oreilles et 4 queues obtenues lors de ses 23 paseos en Europe, en grande majorité dans des arènes espagnoles de 3e catégorie, exception faite de son triomphe dimanche dernier au Puerto de Santa María (Cadix).

Derrière l’incombustible Enrique Ponce, Alejandro Talavante se positionne au 5e rang de ce Top 10 avec 25 oreilles coupées en 21 corridas toréées, avec un récent triomphe à Santander. L’un des compagnons d’affiche à Nîmes d’Enrique Ponce apparaît en 6e position avec ses 24 trophées glanés en 21 courses : El Juli ne se laisse pas distancer, fort de faenas d’une appréciable densité artistique à Santander. Derrière le matador madrilène apparaît le premier Français de ce classement, Sébastien Castella, avec une moyenne parfaite d’une oreille par corrida du fait de ses 20 courses toréées et des 20 pavillons récoltés.

8e de l’Escalafón des matadors de toros, Juan José Padilla ne cesse de conquérir les cœurs des arènes où sa tournée d’adieux le conduit. A ce jour, 17 corridas toréées au compteur du « cyclone de Jerez », récompensé de 28 oreilles depuis le début de sa temporada européenne, avec une despedida poignante à Pampelune. Également crédité de 17 corridas, Miguel Ángel Perera talonne Padilla avec 23 oreilles et 2 queues dans son esportón. Un torero extremeño qui a récemment signé deux sorties convaincantes à Santander et au Puerto de Santa María (Cadix).

Futur atout de l’une des corridas de la prochaine Feria des Vendanges aux arènes de Nîmes, Ginés Marín ferme le banc de ce Top 10, avec un total de 18 oreilles coupées en 17 corridas toréées. Lui aussi triomphateur à Santander, le torero jerezano demeure dans une excellente passe et pourrait bien surprendre les spectateurs d’ici à la fin de la saison.

Belle demi-véronique d’Enrique Ponce face à un toro de Victoriano del Río lors de l’édition 2017 de la Feria de Pentecôte. Une ganadería qu’il retrouvera aux arènes de Nîmes lors de la prochaine Feria des Vendanges (crédit photo : Anthony Maurin).

OBJECTIF FERIA DES VENDANGES : NÚÑEZ DEL CUVILLO, ÉTOILE D’UNE ALTERNATIVE ANDALOUSE

Posté le 08/08/18

- NÚÑEZ DEL CUVILLO (corrida du 16 septembre avec Léa Vicens, Juan Bautista et Sébastien Castella) : 6 toros lidiés par Morante de la Puebla, José María Manzanares II et Daniel Crespo (alternative) le 4 août au Puerto de Santa María (Cadix). Une oreille coupée par l’impétrant, Daniel Crespo, à l’issue de chacune de ses faenas, avec une sortie en triomphe à la clé.

Naturelle impliquée de Sébastien Castella face à un toro de Núñez del Cuvillo le 20 septembre 2015 aux arènes de Nîmes ; un élevage qu’il retrouvera lors de la prochaine Feria des Vendanges (crédit photo : Anthony Maurin).

 

FERIA DES VENDANGES : REJOIGNEZ LE CARRÉ DES PARTENAIRES

Posté le 08/08/18

Dépliants, cartelitos, affiches, programmes officiels, illustrations d’abribus ou photocall : les supports ne manquent pas pour communiquer sur la Feria de Nîmes, visible dans tout l’espace public. La première édition du Carré des Partenaires a été couronnée de succès, avec des soirées mémorables partagées aux côtés des acteurs de la Fiesta Brava. Un réceptif où les partenaires de Simon Casas Production ont pu notamment côtoyer Juan José Padilla au soir de sa dernière corrida aux arènes de Nîmes et prolonger les échanges, face à l’amphithéâtre romain, tout au long de la soirée du Dimanche de Pentecôte. 

Aujourd’hui, cette initiative se développe et sera renouvelée pour la Feria des Vendanges, avec plusieurs propositions faites en direction de nouveaux partenaires, dont les logos pourront être visibles sur les différents supports précédemment présentés et tirés à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires (pour le programme officiel, le dépliant 5 volets et le cartelito 6 volets). En intégrant le Carré des Partenaires, votre société peut bénéficier de différents packs (or, argent ou bronze), avec un accès à un lieu convivial et privatisé (VIP et accompagnements), des places privilèges, des rencontres avec les acteurs de la feria et la valorisation du logo de votre société par une communication renforcée. Pendant toute la Feria des Vendanges, après chaque corrida, un apéritif dînatoire vous sera également servi dans le salon du Carré des Partenaires.

Pour bénéficier de ces différentes offres et devenir un membre privilégié du Carré des Partenaires, contactez dès à présent le numéro de téléphone suivant : 06 70 21 09 20.

OBJECTIF FERIA DES VENDANGES : JUAN BAUTISTA AUX BONS SOUVENIRS DE LA CORRIDA FLAMENCA

Posté le 07/08/18

- EL JULI (corrida du 15 septembre face aux toros de Garcigrande & Domingo Hernández) : le torero madrilène, qui célèbrera en septembre prochain le 20e anniversaire de son alternative, s’est démarqué dimanche dernier à Pontevedra, dans le cadre de la première corrida de la Feria de la Peregrina. Crédité de l’oreille du 4e exemplaire de la corrida d’Alcurrucén, El Juli a réalisé une faena importante pour laquelle le public a longtemps réclamé l’octroi d’une double récompense. Un succès partagé avec Roca Rey, également récompensé d’une oreille. Qu’on se le dise, El Juli est en grande forme…

- EL RAFI (novillada du 14 septembre face à un lot de ganaderías françaises) : la saison se poursuit sous les meilleurs auspices pour Raphaël Raucoule. Le novillero nîmois a triomphé avec la manière, dimanche dernier, lors de la novillada des Fêtes de la Saint-Étienne, à Istres. « Rafi » a coupé les deux oreilles d’un excellent novillo de Cuillé, gratifié d’une vuelta Le lauréat de la dernière Cape d’or nîmoise a ainsi ouvert la Grande porte des arènes du Palio.

- Emilio de JUSTO (corrida du 16 septembre face aux toros de Victorino Martín) : grande révélation de cette temporada estivale, notamment après son grand triomphe à Mont-de-Marsan, le torero cacereño officiait ce mardi à Villeneuve-de-Marsan en mano a mano avec Thomas Dufau. Deux oreilles ont récompensé sa troisième faena, l’une des plus intenses de l’après-midi, au même titre que celle proposée par Thomas Dufau devant le 2e toro d’Hermanos Cambronell. Les deux toreros sont sortis en triomphe.

- Joselito ADAME (corrida du 15 septembre face aux toros de Virgen María) : le matador mexicain est retourné sur ses terres natales : dimanche dernier, il participait à une corrida dans les arènes de Teziutlán (3e catégorie), en mano a mano avec un autre torero très populaire en terre aztèque, Jerónimo. Face à un lot de toros maniable de Piedras Negras, Joselito Adame a rapidement acquis le droit d’ouvrir la Grande porte des arènes en ravissant les deux oreilles de son premier exemplaire de la corrida. Une sortie en triomphe partagée avec Jerónimo, crédité de trois pavillons, alors qu’un arrastre lent a récompensé la dépouille du 5e toro de la corrida.

- Juan BAUTISTA (corrida du 16 septembre face aux toros de Núñez del Cuvillo) : pour sa première corrida du mois d’août, Jean-Baptiste Jalabert s’est fait plaisir dimanche dernier aux Saintes-Maries-de-la-Mer. Une corrida flamenca que le torero arlésien a survolée par sa maîtrise et sa technicité, avec un bilan flatteur : quatre oreilles et une queue acquises face à deux bons toros de Bruno Blohorn et des frères Gallon, tous deux récompensés d’une vuelta posthume. Le matador français est sorti en triomphe au côté d’Andy Younès, lui qui n’avait plus officié lors de cette flamenca saintoise depuis huit ans ! La meilleure façon de préparer son futur solo dacquois.

- Léa VICENS (corrida du 16 septembre face aux toros d’El Capea) : la cavalière nîmoise poursuit une saison 2018 exceptionnelle malgré la mort inattendue de l’un de ses chevaux « Petit Pois », qui l’a naturellement touchée et peinée. Lundi dernier, Léa Vicens a très bien figuré au cartel d’Íscar (Valladolid) en ravissant l’oreille de son premier adversaire portugais de Luis Passanha. Un trophée a également été glané par João Moura II alors que le triomphe est revenu au benjamin du cartel, Mario Pérez Langa, crédité de trois pavillons.

- Octavio CHACÓN (corrida du 16 septembre face aux toros de Victorino Martín) : après un mois de juillet des plus intenses, le torero andalou suit le chemin d’une temporada estivale au profil varié. Dimanche dernier, Chacón a participé à la deuxième corrida de sa carrière au Portugal : plus de sept ans après sa présentation en terres lusitaniennes, le matador espagnol officiait à Abiul (Leiria) où il a défié avec cran deux toros de Murteira Grave aux côtés des rejoneadors Filipe Gonçalves et Marcos Bastinhas.

- Sébastien CASTELLA (corrida du 16 septembre face aux toros de Núñez del Cuvillo) : fin de semaine difficile pour le matador français, qui achève son week-end sans le moindre trophée. Samedi dernier, à Berja (Almería), Sébastien Castella n’a pas été favorisé par le tirage au sort face à un lot d’El Torero, devant se contenter d’applaudissements, sous la sonnerie de deux avis. Le lendemain, au Puerto de Santa María (Cadix), les toros de la Palmosilla qui lui ont échu ne se sont guère plus prêtés au jeu. Une ovation a ponctué chacune des deux prestations du torero biterrois.

- TOÑETE (corrida du 15 septembre face aux toros de Garcigrande & Domingo Hernández) : au sein d’une course marquée par les débuts triomphaux de Borja Ximelis – une oreille par deux fois – Toñete a ouvert la novillada organisée vendredi dernier à Alicante dans le cadre des festivités de la Virgen del Remedio. Face à un lot de novillos de José Cruz donnant un jeu varié, l’apprenti-torero madrilène a livré une prestation d’importance, tout d’abord lors d’une première faena très technique, avec des naturelles mesurées, récompensées d’une La mort tardive du 4e novillo – en dépit d’une épée entière – lui a ôté une oreille légitimement gagnée avec la muleta. Salut au tiers après sonnerie de deux avis pour Antonio Catalán.

Derechazo agenouillé pour Juan Bautista lors de sa première corrida triomphale de l’édition 2017 de la Feria des Vendanges aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

REVUE DE PRESSE : LES CARTELS DES VENDANGES, SANS TOMÁS MAIS AVEC LES TRIPES

Posté le 07/08/18

A l’instar de nombreux médias d’information en ligne, Objectif Gard a donné lecture des cartels de la Feria des Vendanges sur ses différents supports numériques. Des cartels décryptés par l’œil d’Anthony Maurin avec un titre accrocheur pour signifier la consistance de la Feria des Vendanges malgré l’absence de José Tomás : « le doux rêve caressé par le magicien et directeur des arènes, Simon Casas, ne se concrétise pas (…), en tout cas, sans Tomás mais avec du cœur et des tripes, cette Feria des Vendanges cru 2018 sera exceptionnelle d’opposition et de compétition ». Le ton est donné avec une première interrogation concernant le novillero El Rafi, lauréat de la Cape d’or, « portera-t-il son costume arborant palmier et crocodile ? ».

Après le détail de la corrida d’alternative de Toñete, le journaliste nîmois s’attarde sur la personnalité de Paco Ureña, qualifié de « torero sincère, humble et empli d’art. Sentimental, romantique, impressionniste de la tauromachie, Ureña est à regarder, pas à voir ». Une corrida de Virgen María toréée par Joselito Adame et Ginés Marín, « jeune aux dents longues, au bras télescopique et au cerveau reptilien. Un cartel qui détonne et qui promet monts et merveilles » prophétise Anthony Maurin. 

Dans sa conclusion, l’article s’attarde également sur la corrida événementielle du dimanche 16 septembre, avec le retour des toros de Victorino Martín après trois ans d’absence et la triple confirmation d’alternative : une première aux arènes de Nîmes ! « Les trois toreros sont des vaillants, des belluaires, qui profitent des envies de toros d’une afición en manque de repères. Très appréciés (…) ils valent plus que le coup d’œil. Venez et vous verrez ! » conclut le spécialiste taurin d’Objectif Gard.

El Rafi arborera-t-il à nouveau crocodile et palmier nîmois sur son costume de lumières comme cela fut le cas lors de la dernière Feria de Pentecôte ? (crédit photo : Anthony Maurin).

FERIA DES VENDANGES : UNE TRIPLE CONFIRMATION D’ALTERNATIVE INÉDITE A NÎMES

Posté le 04/08/18

Arènes de Nîmes, vendredi 15 septembre 2006, dans le cadre de la première corrida de la Feria des Vendanges, Cayetano Rivera Ordóñez, qui effectue sa présentation dans cette plaza comme matador de toros une semaine après son doctorat de Ronda, devient le premier torero à confirmer son alternative en France. Un protocole identique à celui effectué à Madrid, Mexico ou Bogota, avec un parrain et un témoin comme officiants. C’est face au toro « Delirio », de Domingo Hernández, que Cayetano immortalise cet instant, recevant à nouveau une muleta de matador des mains d’El Juli, en présence du rejoneador Pablo Hermoso de Mendoza.

Douze ans plus tard, les toreros espagnols Octavio Chacón, Emilio de Justo et Pepe Moral en feront de même… au cours de la même corrida. Une originalité qui marquera la présentation de ces trois matadors de toros qui défieront le dimanche 16 septembre 2018, en fin d’après-midi, un lot de Victorino Martín. Dans pareil cas, c’est la logique de l’ordre d’ancienneté qui va présider : comme les trois matadors débutent aux arènes de Nîmes, « l’impétrant » n’aura pas à ouvrir la course.

Ainsi, l’ordre de passage s’effectuera comme dans une corrida classique, en prenant comme point de repère l’année d’alternative de chaque matador : Octavio Chacón (2004), Emilio de Justo (2007), Pepe Moral (2009). A partir de cet ordre d’ancienneté, les différentes cérémonies de confirmation d’alternative et de rendus de trastos s’effectueront de la sorte :

  • 1er toro: Octavio Chacón confirme son alternative des mains d’Emilio de Justo, en présence de Pepe Moral.
  • 2e toro: Emilio de Justo confirme son alternative des mains d’Octavio Chacón, en présence de Pepe Moral.
  • 3e toro : Pepe Moral confirme son alternative des mains d’Octavio Chacón, en présence d’Emilio de Justo.
  • 4e toro : Pepe Moral, qui a officié au toro précédent, rend sa muleta à son parrain de confirmation, Octavio Chacón, afin que ce dernier torée son second exemplaire de la corrida.
  • 5e toro : Octavio Chacón, qui a officié au toro précédent, rend sa muleta à son parrain de confirmation, Emilio de Justo, afin que ce dernier torée son second exemplaire de la corrida.
  • 6e toro : Pepe Moral officie face à son second exemplaire de la corrida. Pas de cérémonie.

Confirmation d’alternative de Jesús Enrique Colombo le samedi 20 mai 2018 aux arènes de Nîmes, des mains d’Enrique Ponce et en présence de Juan Bautista (crédit photo : Anthony Maurin).

Voir les actualités plus anciennes