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TEMPORADA : PROLONGATION D’UNE SAISON SUPPLÉMENTAIRE POUR SIMON CASAS PRODUCTION A VALENCIA

Posté le 16/10/18

La Députation de Valencia a confirmé le 27 septembre dernier le prolongement de la gestion des arènes de la capitale de province à Simon Casas Production pour une année supplémentaire. Propriétaire des arènes de Valencia, la députation provinciale a ainsi répondu favorablement à la première de deux prolongations d’un an auxquelles le délégataire a droit et qui figurent au cahier des charges. Ainsi, la société Simon Casas Production continuera d’avoir en charge la programmation des spectacles tauromachiques pour la saison taurine 2019.

Concepteur des temporadas valencianes depuis 2010, Simon Casas aura également la possibilité de solliciter une seconde prolongation d’une année supplémentaire à l’issue de la saison taurine 2019, avant que ne soit rédigé un nouveau cahier des charges et qu’un nouvel appel d’offres soit lancé.

La temporada 2018 a été triomphale aux arènes de Valencia. Plusieurs abonnés des arènes de Nîmes ont été témoins de courses importantes, avec un appréciable niveau ganadero : lors des Fallas, un toro de Victoriano del Río a été honoré d’une vuelta posthume, à l’instar de deux autres exemplaires de Luis Algarra et Núñez del Cuvillo pour la Feria de la San Jaime en juillet dernier. Côté hommes, Enrique Ponce, Paco Ureña, López Simón, Román et Andrés Roca Rey ont été les triomphateurs incontestés de cette saison taurine valenciane, tout comme Sergio Galán et Léa Vicens côté rejoneadores ou encore le novillero local Jesús Chover.

Simon Casas Production continuera d’assurer la gestion de la programmation tauromachique aux arènes de Valencia en 2019 (crédit photo : Simon Casas Production).

FINALE DU TROPHÉE DES AS : ACQUISITION ET REMBOURSEMENT DES BILLETS AVANT SAMEDI 20 OCTOBRE

Posté le 15/10/18

Rendez-vous ce dimanche 21 octobre 2018, à partir de 15 heures, pour la plus grande course camarguaise de l’année, qui sera précédée en matinée par l’élection du Bioù d’or. Les billets achetés pour le dimanche 14 octobre restent bien entendu valables pour la finale du Trophée des As reportée au dimanche 21 octobre. Les personnes désireuses de se faire rembourser peuvent s’adresser aux guichets de la rue de la Violette à partir de ce lundi 15 octobre.

Les remboursements se feront uniquement sur présentation d’un Relevé d’Identité Bancaire et s’effectueront par virement bancaire. Il est donc important et impératif de se munir d’un RIB et de remettre les billets à rembourser avant samedi au bureau des arènes de Nîmes. Les guichets de Simon Casas Production, 4 rue de la Violette, seront ouverts de lundi à vendredi, de 9h30 à 18 heures, où il sera également possible d’acheter des billets pour la finale du Trophée des As.

Action spectaculaire du cocardier « Landier » de la manade Nicollin sur le raseteur Vincent Marignan. Deux acteurs de la finale du Trophée des As reportée au dimanche 21 octobre 2018 aux arènes de Nîmes.

TEMPORADA : L’INATTENDU RETRAIT DES PISTES D’ALEJANDRO TALAVANTE

Posté le 14/10/18

« Alejandro Talavante se retira por tiempo indefinido », la phrase est on ne peut plus simple et le message pour le moins direct. Sept mots, simples mais lourds de sens, lâchés sur Twitter afin de signaler un arrêt de carrière. Alejandro Talavante se retire des pistes pour une durée indéfinie ; triste nouvelle pour le monde des toros d’un torero qui a toujours su cultiver la différence.

Quelques heures plus tôt, Alejandro Talavante avait brillé sur le sable des arènes de Saragosse. Témoin privilégié avec José María Manzanares II des adieux émouvants et triomphaux de Juan José Padilla à l’Espagne taurine, le torero extremeño s’était illustré face au 3e toro de la corrida de Núñez del Cuvillo, ravissant une oreille. L’annonce de son retrait a d’autant plus créé la surprise au soir de l’ultime course de sa temporada.

Ce retrait est le premier dans la carrière d’Alejandro Talavante, sacré matador de toros il y a 12 ans à Cehegín (Murcie), des mains de Morante de la Puebla et en présence d’El Fandi, face à un lot de Benjumea. De 2006 à 2013, le torero natif de Badajoz se distingue par la singularité de son toreo, la circularité de ses naturelles et une personnalité nettement différente de celle des autres toreros vedettes de l’Escalafón. Madrid et Séville sont témoins de triomphes importants et de la naissance de la légende de Talavante.

Ce dimanche, Alejandro Talavante a dédié le dernier toro de la corrida à son frère, Fernando, ainsi qu’à l’un de ses amis proches, Ángel, avant de signer une ultime prestation placée sous le sceau de l’engagement, genoux en terre. Une temporada 2018 marquée par quelques moments importants, dont une nouvelle sortie en triomphe des arènes de Las Ventas, lors de la Feria de San Isidro, quelques jours avant une rupture professionnelle d’avec son manager, Toño Matilla.

A Nîmes, Alejandro Talavante a toréé à ce jour 14 corridas, coupant 9 oreilles et ouvrant la Porte des cuadrillas une seule fois, à l’issue d’une faena mémorable à un toro de Núñez del Cuvillo, lors de la course de clôture de l’édition 2016 de la Feria des Vendanges, en marge de l’alternative de Luis David Adame.

Alejandro Talavante au moment de l’heure de vérité, le 16 septembre 2017, lors de son dernier passage en date aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

TEMPORADA : LE BEAU TRIOMPHE D’ADRIEN SALENC A SARAGOSSE

Posté le 14/10/18

Pour sa deuxième novillada sur le sable des arènes de la Misericordia, Adrien Salenc a confirmé les intentions affichées en septembre dernier à Nîmes lors de la novillada de la Feria des Vendanges. Le novillero nîmois n’a pas laissé passer l’occasion de triompher face à un excellent exemplaire porteur du fer de Los Maños, un fer qu’il avait déjà croisé sur sa route lors de sa présentation à Saragosse. Un novillo pour lequel une partie du public a réclamé l’indulto.

Auteur d’une faena pleine de relief, Adrien Salenc a coupé les deux oreilles du novillo de Los Maños, ouvrant ainsi la Grande porte des arènes de la Misericordia. Une course entachée hélas par la blessure d’Alejandro Mora, pris par l’ultime novillo de l’après-midi, avec cinq trajets au niveau du triangle de Scarpa occasionnant notamment une rupture de la veine fémorale.

Au total, Adrien Salenc a toréé 21 novilladas sur le continent européen – 13 en Espagne, 8 en France –, coupant 25 oreilles et 1 queue. Sur ses terres nîmoises, l’apprenti-torero français a officié cette année à deux reprises, ravissant chaque fois un trophée. Le public français l’a également vu sous son meilleur jour lors de ses prestations d’Arles, Bayonne, Captieux, Istres et Millas.

De l’autre côté des Pyrénées, le novillero nîmois a aussi brillé à Algemesí (Valencia), Arganda del Rey (Madrid), Calasparra (Murcie), Cella (Teruel) ou encore Valdetorres del Jarama (Madrid) avant son triomphe de Saragosse.

Vuelta d’Adrien Salenc aux arènes de Nîmes le 14 septembre 2018 après avoir coupé l’oreille d’un grand novillo de Pagès-Mailhan (crédit photo : Anthony Maurin).

FINALE DU TROPHÉE DES AS : LA COURSE REPORTÉE AU DIMANCHE 21 OCTOBRE 2018

Posté le 12/10/18

Compte tenu des prévisions météorologiques du dimanche 14 octobre 2018 après-midi, la société Simon Casas Production, le Trophée taurin Midi-Libre / La Provence, la Fédération française de Course camarguaise et la Ville de Nîmes ont décidé collégialement de reporter la finale du Trophée taurin au dimanche 21 octobre 2018 à 15h00.

L'élection du Bioù d'or ainsi que toutes les animations prévues le dimanche 14 octobre 2018 sont également reportées au dimanche 21 octobre 2018. Les billets achetés pour le dimanche 14 octobre restent bien entendu valables pour le dimanche 21 octobre. Les personnes désireuses de se faire rembourser peuvent s'adresser au bureau des arènes à compter du 15 octobre 2018.

FINALE DU TROPHÉE DES AS : JÉRÔME MARTIN ET YASSIN NAÏM, INVITÉS DE DERNIÈRE MINUTE

Posté le 12/10/18

Petit changement de dernière minute quant au profil final du plateau des raseteurs appelé à participer à la finale du Trophée des As. Suite au forfait d’Amine Chekade et Vincent Félix, Jérôme Martin et Yassin Naïm intégreront l’équipe des tenues blanches qui évolueront dimanche après-midi sur la piste des arènes de Nîmes. Deux raseteurs gauchers dont la présence assurera l’équilibre entre les gauchers et les droitiers.

Ils officieront aux côtés de Jérémy Aliaga, Anthony Ayme, Joachim Cadenas, Jérémy Ciacchini, Antoine Charrade, Radouane Errik, Ziko Katif, Vincent Marignan, François Martin, Julien Ouffe et Benjamin Villard en invité d’honneur face aux cocardiers Cohiba (Fabre-Mailhan), Épervier (Cuillé), Trancardel (Bon), Pourpier (Saumade), Cupidon (Paulin), Jupiter (Laurent) et Landié (Nicollin). A l’issue de cette course sera décerné le titre de champion de France de course camarguaise au raseteur qui finira en tête du classement aux As.

Une classification dominée sans partage par Joachim Cadenas – déjà sacré à Nîmes en 2016 – et qui devrait succéder au palmarès à Youssef Zekraoui, du fait de sa position de leader avec 318 points. Cadenas devance au classement deux autres droitiers, Jérémy Ciacchini, crédité de 292 points, et Ziko Katif, avec 268 points. Au 4e rang apparaît le premier raseteur gaucher, le tenant du titre Youssef Zekraoui, avec 231 points, puis Antoine Charrade dont le compteur de points est à 228,5. Vincent Marignan figure au 6e rang avec 200 points, devançant Bastien Four de 12 unités, puis Amine Chekade, avec 144,5 points. Un top 10 des tenues blanches bouclé par Radouane Errik à 133,5 points et François Martin à 108 points. Au total, 28 raseteurs figurent au classement du Trophée des As.

Le coefficient 1,5 sera appliqué pour cette finale du Trophée des As, soit 1,5 point pour la coupe à la cocarde, 3 points pour la cocarde et chaque gland, 4,4 points pour la cocarde et le gland ensemble, 6 points pour chaque ficelle. « Landié », septième cocardier à l’affiche, sera hors-points mais figurera en lice pour le titre de meilleur taureau de la finale. A l’issue de la course, cinq prix seront remis en piste : meilleur raseteur de la saison, meilleur animateur de la course, Bioù d’or (élu le matin même), meilleur cocardier de la finale et aux bayles de ces deux manades.

Un week-end taurin complet encadrera ce grand rendez-vous de fin de saison de la course camarguaise aux arènes de Nîmes. Dès samedi (14h30), une classe pratique avec les élèves du Centre français de Tauromachie, se déroulera aux arènes du Bosquet, aux Jardins de la Fontaine. Un événement gratuit qui sera suivi à 17h00 par la projection du documentaire de Fany Vidal, Dire son mystère, au Musée de la Romanité. Dimanche matin aura lieu pour la première fois le vote du Bioù d’or pour lequel le public a été associé. Le dépouillement et la proclamation du titre s’effectuera au cloître des Jésuites, 17 Grand Rue à Nîmes, à partir de 10 heures. Suivra une roussataïo à midi avant le grand rendez-vous de la finale du Trophée des As, dès 15 heures aux arènes de Nîmes, avec la capelado orchestrée par Patrice Blanc.

Action du cocardier « Pourpier », de la manade Saumade, aux arènes de Nîmes.

ESCALAFÓN DES MATADORS DE TOROS : SACRE ANNONCÉ POUR ROCA REY

Posté le 11/10/18

Peu de doutes quant au profil final de la saison européenne : avec 54 corridas toréées, 91 oreilles et 2 queues coupées, Andrés Roca Rey va finir en tête du classement Escalafón des matadors de toros, trois ans après sa prise d’alternative. Une première pour un torero péruvien et un fait qui n’était plus arrivé depuis 1961, année du dernier sacre d’un matador sud-américain à l’Escalafón, avec les 74 corridas toréées par le Vénézulien Curro Girón.

Au cours du dernier mois, Roca Rey a su conforter cette place de leader en signant plusieurs triomphes importants dans les arènes de Murcie, Albacete et Salamanque. D’autres oreilles de poids acquises à Séville et Logroño ont fini d’asseoir ce statut, basé sur un profil de toreo à l’engagement inaltérable. Il va ainsi succéder à Juan José Padilla, leader en 2017, qui avait lui-même succédé à López Simón, lauréat de la temporada 2016.

José María Manzanares II s’accroche à sa 2e place malgré une concurrence rude : avec 41 oreilles coupées en 46 corridas toréées, le matador alicantin n’a pas connu sa meilleure saison, lui qui a fêté cette année le quinzième anniversaire de sa prise d’alternative. Pourtant, Manzanares demeure bel et bien présent dans les grands rendez-vous : ses trophées acquis à Séville et Logroño sont là pour le rappeler. Une performance que n’a pas réalisée cette année le locataire du 3e rang, David Fandila « El Fandi », toujours présent sur les sommets chiffrés de l’Escalafón, avec 45 corridas toréées, 97 oreilles et 9 queues coupées en grande majorité dans des arènes de 3e catégorie. Seule exception à cette constatation : les quatre pavillons ravis par El Fandi le 11 septembre dernier dans les arènes de Murcie face à un bon lot de Victoriano del Río.

Dans le sprint de sa dernière temporada, Juan José Padilla apparaît au 4e rang, avec 44 paseos au compteur, 78 oreilles et 3 queues dans son escarcelle. La fin de saison aura été plus difficile et exposée qu’il n’y paraît pour le « cyclone de Jerez » depuis sa grave blessure d’Arévalo début juillet. Un torero andalou qui continue de se justifier dans les plazas de responsabilité comme Séville et Logroño, d’où il est reparti chaque fois une oreille en main.

Toujours aussi régulier depuis 28 ans, Enrique Ponce figure en 5e position, avec 43 corridas toréées, 78 oreilles et 3 queues coupées. Le maestro de Chiva a enrichi son prestigieux palmarès de nouvelles sorties par la grande porte lors des ses passages à Albacete et Nîmes – où il a gracié un toro de Cortés. Derrière lui, El Juli reste en embuscade, fort de ses 42 courses, 55 oreilles et 1 queue coupées lors de ses 20 ans d’alternative.

7e, Sébastien Castella est l’unique Français de ce Top 10 des matadors de toros. 35 corridas, 36 oreilles et 1 queue au compteur du torero biterrois, grand triomphateur de la corrida tricolore célébrée à Nîmes aux côtés de Léa Vicens et Juan Bautista. Une place que Ginés Marín convoite, lui qui totalise 34 courses et 39 oreilles, mais dont la temporada a été momentanément stoppée suite à une blessure reçue à Madrid le 30 septembre dernier. Avant cela, le torero andalou avait signé quelques faenas d’importance…

Grande révélation de cette saison taurine, Álvaro Lorenzo apparaît à la 9e place : 33 corridas toréées, 54 oreilles et 1 queue coupées au cours d’une temporada qui force le respect. A Saragosse, le 6 octobre dernier, le toreo du natif de Tolède a conquis l’afición aragonaise, avec deux oreilles à la clé du 3e toro de la corrida de Montalvo qui voyait les adieux de Juan Bautista en Espagne. 10e après sa double comparution sévillane de la San Miguel, Morante de la Puebla affiche un bilan comptable fort honorable avec 31 corridas toréées, 27 oreilles et 1 queue coupées, même s’il n’a ravi aucun trophée lors de ses sept dernières courses.

Attitude de défi d’Andrés Roca Rey lors de son dernier passage par les arènes de Nîmes, le Dimanche de Pentecôte, 20 mai 2018, face aux toros de Núñez del Cuvillo (crédit photo : Anthony Maurin).

FINALE DU TROPHÉE DES AS : COMMUNIQUEZ POUR LA PLUS GRANDE COURSE CAMARGUAISE DE L’ANNÉE !

Posté le 10/10/18

A l’instar de n’importe quelle entité, société ou personnalité, vous pourrez, si vous le souhaitez, participer à la finale du Trophée des As programmée dimanche prochain aux arènes de Nîmes à partir de 15h00. Cela peut se traduire notamment par les annonces de primes faites au micro par le président de course durant le quart d’heure de chaque cocardier. Votre société sera ainsi annoncée et présentée par le président de course durant l’intégralité du spectacle.

Appelez dès à présent le 08 91 70 14 01 ou écrivez à l’adresse électronique arenesnimes@wanadoo.fr si vous souhaitez faire partie des annonceurs audios de la 67e finale du Trophée des As. Rendez-vous ce dimanche dès 15h00 aux arènes de Nîmes avec à l’affiche les cocardiers « Cohiba » (Fabre-Mailhan), « Épervier » (Cuillé), « Trancardel » (Bon), « Pourpier » (Saumade), « Cupidon » (Paulin), « Jupiter » (Laurent) et « Landier » (Nicollin) face aux meilleurs raseteurs du moment.

TEMPORADA : LE POINT D’HONNEUR DE DIEGO URDIALES A MADRID

Posté le 09/10/18

A l’image d’un César Rincón, qui, comme lui, affectionnait particulièrement les cites sur la longue distance, Diego Urdiales aura construit sa renommée sur la durée. S’il avait fallu une dizaine d’années au maestro colombien pour sortir de l’anonymat des corridas de seconde zone, deux décennies auront été nécessaires à Diego Urdiales pour ouvrir la Grande porte de la Monumental de Las Ventas. Une longue attente récompensée par un après-midi presque parfait ; cette tarde d’exception qui apparaît souvent en songe dans l’esprit des toreros.

Ainsi, l’histoire taurine retiendra que, ce dimanche 7 octobre 2018, dernier jour de la Feria d’Automne, face à 17.364 spectateurs, Diego Urdiales aura ouvert pour la première fois de sa carrière la Grande porte des arènes de Las Ventas à Madrid. Trois oreilles dans l’escarcelle du torero originaire de la Rioja, particulièrement inspiré face à deux braves toros de Fuente Ymbro, ovationnés à l’arrastre. Un exploit pour le récent triomphateur des Corridas générales de Bilbao, dont la profondeur d’une faena avait commotionné l’afición basque.

Un succès attendu au vu de la dynamique d’Urdiales, bien qu’inespéré au vu des statistiques du torero natif d’Arnedo dans la capitale espagnole. Avant cette corrida de la Feria d’Automne, Diego Urdiales n’avait coupé que 4 oreilles au cours de ses 33 corridas toréées à Madrid ! Un ratio bien insuffisant pour un matador pourtant régulièrement programmé à Las Ventas.

Il aura donc fallu que la caste pimentée des toros de Ricardo Gallardo ne révèle la fibre profonde de la muleta d’Urdiales. Une première sortie en triomphe à Las Ventas pour un matador qui a su dompter les éléments au premier rang desquels se trouvait le vent. Face à « Retama », Diego Urdiales a rappelé au public madrilène la profondeur et le classicisme de ses passes, couronnées d’un grand coupée synonyme de la première oreille de la journée.

Mais c’est devant le 4e exemplaire de l’après-midi, baptisé « Hurón », – une lignée importante chez Fuente Ymbro – qu’Urdiales a atteint l’apothéose tant de fois caressée. Une faena majeure débutée par doblones et derechazos puissants au sein desquels « Hurón » s’est livré sans retenue, animé d’une charge généreuse, sauvage et débridée. Un toreo brut et pur qui a culminé sur trois grandes séries de naturelles mettant debout le public de Las Ventas.

Une grande estocade a ainsi fait tomber du palco présidé par José Magán deux oreilles supplémentaires, renforçant la sortie en triomphe d’Urdiales. Une corrida qui ne saurait également oublier l’héroïsme et la bravoure d’Octavio Chacón, auteur d’une faena majeure devant le 2e exemplaire de l’après-midi, particulièrement difficile. Par ce triomphe d’ampleur, Diego Urdiales s’est assuré une place de choix dans la temporada madrilène 2019.

Le reverra-t-on à Nîmes ? La question est posée. Rappelons que le torero d’Arnedo n’a toréé qu’à une seule reprise dans l’amphithéâtre romain : c’était le mercredi 23 mai 2012, lors d’une confirmation d’alternative parrainée par Alberto Aguilar, en présence de Joselito Adame, face à des toros de Victorino Martín.

Demi-véronique de cartel de Diego Urdiales le dimanche 7 octobre 2018 lors d’une importante corrida de Fuente Ymbro (crédit photo : Plaza 1).

 

FINALE DU TROPHÉE DES AS : PRÉSENTATION DE LANDIÉ, DE NICOLLIN

Posté le 08/10/18

« Landié » sera le septième et dernier taureau de cette finale du Trophée des As. Porteur du fer de Nicollin et de la devise historique rouge et verte, ce cocardier est âgé de 8 ans et porteur du numéro 002. Ce cocardier sera le benjamin de cette finale et sera raseté hors-points. « Landié » représente le renouveau de la manade Nicollin.

Spectaculaire en piste, ce taureau a rayonné à Nîmes lors de la course camarguaise d’ouverture de la dernière Feria de Pentecôte. Puissant barricadier, « Landié » a été programmé en dernière position afin de clôturer en beauté ce qui sera sa première participation à une finale du Trophée des As. Considéré par certains as du crochet comme une véritable « machine à coups de barrières », ce cocardier ravira certainement le public nîmois pour la seconde fois de la temporada.

Le cocardier « Landié », de la manade Nicollin (crédit photo : Gérard Frances).

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