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TEMPORADA : SÉBASTIEN CASTELLA POURSUIT SA CONQUÊTE DES FERIAS

Posté le 19/06/18

Sébastien Castella est une véritable « machine à triompher ». Pas le moindre petit grain de sable ne serait susceptible de venir enrayer sa marche en avant. Dimanche dernier, le torero biterrois participait à sa 26e corrida depuis le 1er janvier 2018, parvenant au chiffre symbolique de 26 oreilles coupées. 

Une régularité affichée des deux côtés de l’Atlantique qui fait de Sébastien Castella l’un des toreros incontournables de cette temporada. Depuis sa dernière campagne mexicaine, le protégé de Simon Casas a enchaîné des prestations qui ont forcé l’admiration des spectateurs : une première oreille obtenue à Madrid, le 18 mai dernier, face à un toro de Jandilla, puis une nouvelle Porte des Consuls ouverte le lendemain aux arènes de Nîmes. 

Sébastien Castella n’allait pas en rester là, en obtenant les deux oreilles du 5e exemplaire de la corrida de Garcigrande le 30 mai dernier à Madrid. Une cinquième Grande porte ouverte à la force de sa conviction, avec une blessure à la clé. C’est d’ailleurs avec deux côtes fracturées que le maestro biterrois a officié, deux jours plus tard, sur ce même sable de Las Ventas, affichant toute sa détermination. 

Le public français a pu le mesurer ce dimanche 17 juin aux arènes d’Istres. Auteur d’une nouvelle démonstration de pouvoir, Sébastien Castella a ravi un total de trois trophées face à son lot de Vegahermosa et Jandilla. Un élevage qui lui a souvent souri tout au long de sa carrière, et notamment à Nîmes : le samedi 29 mai 2004, en session matinale, Sébastien Castella avait ouvert la deuxième Porte des Consuls de sa jeune carrière après avoir coupé trois pavillons aux fameux toros porteurs de la devise bleue. Une ganadería également associée au souvenir du brave « Hebreo », meilleur toro de l’édition 2017 de la Feria de San Isidro, et devant lequel le torero français s’était illustré à Madrid. 

Le rugissement triomphateur de Sébastien Castella à l’issue de sa seconde faena aux arènes de Nîmes, le samedi 19 mai 2018 (crédit photo : Anthony Maurin).

ALICANTE : ANDY CARTAGENA ET LÉA VICENS TRIOMPHENT POUR L’OUVERTURE DE LA FERIA

Posté le 17/06/18

Jamais une cavalière française n’avait autant dominé la discipline de l’art du rejoneo. En coupant l’oreille de ses deux toros de Fermín Bohórquez ce dimanche, en ouverture de la Feria d’Alicante, Léa Vicens a réaffirmé son leadership dans une arène qui lui sourit. Pour sa troisième apparition en terre alicantine, l’amazone française a obtenu sa deuxième sortie en triomphe lors de la Feria de las Hogueras, trois ans après celle survenue lors de sa présentation dans la cité chère à la famille Manzanares. 

Cinq oreilles coupées en trois courses et deux grandes portes pour Léa Vicens qui a une fois de plus brillé sur ses montures « Bach » et « Bético ». Des poses de banderilles de face, clouées à l’étrier, avec inspiration et sens des distances, qui ont conquis le public alicantin. Une faena conclue avec art sur les flancs de « Jazmín » pour ce qui allait être la première oreille de cette corrida, concédée face au 3e toro d’un bon lot de Fermín Bohórquez. 

Un succès confirmé devant le toro de clôture, plus réservé et lidié avec finesse par la torera à cheval. Auteur d’une faena plus technique en termes de monte, Léa Vicens a une fois de plus convaincu l’auditoire, se montrant ferme avec le rejón de mort. Une décision synonyme d’un nouveau pavillon et de l’ouverture de la Grande porte des arènes d’Alicante. 

Une sortie en triomphe partagée avec Andy Cartagena, qui a dépossédé le 5e toro de ses deux trophées, « Ovacionado » étant récompensé d’une vuelta posthume méritée. Pablo Hermoso de Mendoza, qui complétait le cartel, a pour sa part ravi l’oreille du 4e exemplaire d’un après-midi qui a vu les arènes se remplir aux trois-quarts. 

Sortie en triomphe pour Léa Vicens et Andy Cartagena des arènes d’Alicante ce dimanche 17 juin 2018 (crédit photo : David García pour SCP Alicante).

TEMPORADA : VICTORINO MARTÍN AU CENTRE DE L’ACTUALITÉ

Posté le 13/06/18

Ce jeudi 14 juin, Victorino Martín García lancera l’édition 2018 de la Feria de las Hogueras d’Alicante en dictant le pregón, le discours qui préside au lancement des grandes ferias espagnoles. Un exercice dans lequel le ganadero-vétérinaire excelle particulièrement, lui qui a déjà officié cette année à Burgos dans ce rôle d’orateur. Curiosité des programmations, le fer du « sorcier de Galapagar » n’a pourtant plus été lidié dans la cité chère à la famille Manzanares depuis… 32 ans ! 

Il faut effectivement se plonger dans les archives de la temporada 1986 pour retrouver une trace des toros porteurs de la devise bleue et rouge en plaza d’Alicante. Ce jour-là, cinq victorinos avaient croisé capes et muletas de Gregorio Tébar « El Inclusero », Ruiz Miguel et le regretté Dámaso González. Une oreille était revenue dans les escarcelles des deux derniers toreros cités, grands spécialistes des dits-toros. 

Plus d’un quart de siècle plus tard, Victorino Martín fils a pris seul les commandes de l’élevage mais son nom demeure associé à une même épithète de sérieux et de responsabilité pour les toreros qui se mesurent à ses toros. En 2018, la ganadería établie en Estrémadure a déjà fait combattre six corridas intégrales et un total de 40 toros pour une coupe bien maigre de… 6 oreilles. Un chiffre qui rappelle l’épreuve que représente la lidia d’un toro de Victorino Martín. Il est des classiques qui ne dérogent point aux traditions taurines. 

Cette année, les toreros qui ont brillé face aux Victorino Martín se nomment Curro Díaz (une oreille à Madrid-Vistalegre), Emilio de Justo (une oreille à Madrid-Vistalegre), Rubén Pinar (deux oreilles à Utiel), Fortes (une oreille à Madrid) et Varea (une oreille à Castellón de la Plana). Plus récemment, Manuel Escribano, Paco Ureña et Emilio de Justo ont également brillé à Las Ventas face à cet élevage, dans le cadre de la Corrida de la Presse, sous la présidence de sa majesté Felipe VI, roi d’Espagne. 

Une ganadería également indissociable de l’histoire des arènes de Nîmes et qui effectuera son grand retour dans l’amphithéâtre romain lors des prochaines Vendanges, après trois années d’absence. Le 24 mai 2015, dimanche de Pentecôte, Paco Ureña n’avait pas manqué sa première corrida sur le sol nîmois, coupant une oreille, à l’instar du témoin de sa confirmation d’alternative, Manuel Escribano, autre spécialiste de cet élevage. 

Un toro de Victorino Martín lidié le 25 mars 2018 dans les arènes de la Monumental de Las Ventas, à Madrid (crédit photo : Victorino-Martín.com).

ESCALAFÓN DES MATADORS DE TOROS : L’ASCENSION DE TALAVANTE

Posté le 12/06/18

A quelques jours de l’arrivée de l’été – et de la Feria de las Hogueras, à Alicante – les positions évoluent sensiblement au sein du classement officiel des matadors de toros en Europe. Si Andrés Roca Rey apparaît comme un leader solide avec 17 corridas toréées, 24 oreilles et 2 queues coupées, les poursuivants directs du torero péruvien varient d’une semaine sur l’autre… Auteur d’un mois de mai remarquable avec une nouvelle Grande porte à Las Ventas, Alejandro Talavante signe un début de temporada assez époustouflant. 

Deuxième à l’Escalafón, Talavante totalise 17 oreilles coupées et 15 corridas toréées, lui qui vient d’enchaîner un nouveau triomphe à Grenade, face aux toros de Núñez del Cuvillo, quatre pavillons à la clé. José María Manzanares II figure sur la troisième marche du podium, avec 15 corridas toréées et 14 oreilles coupées. Derrière le torero d’Alicante, son parrain d’alternative, Enrique Ponce, se positionne en embuscade après ses récents triomphes de Nîmes et Sanlúcar de Barrameda (Cadix), où il a gracié un toro de La Palmosilla. Le maestro de Chiva totalise un score flatteur de 26 oreilles et 2 queues glanées en seulement 14 courses. 

Cinquième, El Fandi totalise le même nombre de corridas que son poursuivant immédiat, El Juli. Avec 12 corridas toréées et 14 oreilles coupées, le torero madrilène est très attendu en cette année qui le verra fêter le vingtième anniversaire de son doctorat de matador de toros conféré aux arènes de Nîmes. A cette occasion, le torero madrilène sera l’un des centres d’attraction de la prochaine Feria des Vendanges, où il officiera en solitaire face à six toros de différents élevages. 

Classé 7e, Ginés Marín est l’une des promesses de cette saison taurine : en 11 corridas toréées et 13 oreilles coupées, le torero jerezano est l’un des matadors de la nouvelle génération le plus populaire auprès de la jeunesse espagnole, notamment du fait de ses nombreuses opérations de promotion de la tauromachie en direction d’un nouveau public. Marín, qui s’est récemment illustré à Madrid, face à une corrida d’Alcurrucén, est talonné par l’autre révélation de cette temporada, Álvaro Lorenzo, 10 paseos au compteur et 19 oreilles coupées, dont trois le Dimanche de Pâques à Madrid. Il partage la 8e place ex-aequo avec Juan José Padilla, à égalité parfaite en termes du nombre de courses toréées et de trophées obtenus. 

José Garrido clôt ce Top 10 des matadors de toros avec 10 corridas toréées et 11 oreilles coupées. Sur ces dix noms, six toreros ont participé à la dernière Feria de Pentecôte. Des histoires croisées de toros dont le scénario va poursuivre son écriture tout au long de la temporada, avec quelques pages qui se préparent actuellement en coulisses pour la confection des cartels de la Feria des Vendanges.

Demie véronique très travaillée de la part d’Alejandro Talavante face à un toro de Núñez del Cuvillo, le samedi 16 septembre 2017 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

REVUE DE PRESSE : LA FERIA DES VENDANGES FAIT – DEJA – PARLER

Posté le 08/06/18

Dans son édition du lundi 4 juin 2018, la revue Aplausos se risque à quelques paris pour la suite de la saison. Seulement quinze jours après la corrida de clôture de la Feria de Pentecôte, l’hebdomadaire espagnol annonce un événement dans les mois à venir. Les arènes désignées pour cet événement pressenti sont bien connues des abonnés nîmois ! 

En toute fin de magazine, dans son bandeau intitulé « Le Pouls de la semaine », la rédaction d’Aplausos évoque une « rumeur » en expliquant que « deux affiches vont avoir l’effet d’une bombe en clôture de saison ». Sans donner plus d’explications et encore moins de détails, la revue valenciane affirme que « les arènes de Nîmes et Valencia seront les théâtres de deux grands événements de fin de saison ». L’écho se veut encore plus attrayant lorsqu’il précise « si tout aboutit, la Feria des Vendanges comptera au moins un événement digne de faire un pèlerinage ». 

Valencia, autre arène gérée par Simon Casas, serait également le centre d’une programmation d’importance selon Aplausos : « le 9 octobre, Valencia deviendra la capitale mondiale du toreo lors d’une journée double, en matinée et en après-midi, qui réunira tous les amoureux de la Tauromachie sous tous ses aspects » affirme le texte. 

A ce jour, aucune information officielle n’a perlé quant au contenu de la Feria des Vendanges qui se déroulera aux arènes de Nîmes du 14 au 16 septembre 2018, pas plus que la date de proclamation des cartels qui la composeront. « La patience est une médecine de la vie » selon un proverbe allemand, les observateurs devront encore attendre un peu pour pouvoir vérifier la teneur de leurs prédictions. Même entre deux ferias, la programmation nîmoise fait toujours parler d’elle outre-Pyrénées… 

Entrée en piste d’un novillo de Pagès-Mailhan lors de la novillada du samedi 19 mai 2018 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

SÉBASTIEN CASTELLA : LES TRIOMPHES S’ENCHAÎNENT DE NÎMES A MADRID

Posté le 07/06/18

Onze jours après avoir conquis l’amphithéâtre nîmois, Sébastien Castella a une fois de plus brillé face aux toros de Garcigrande. Sur sa lancée d’avril, le torero biterrois poursuit une campagne européenne remarquable, marquée par des faenas au profil souverain. Castella semble heureux dans sa vie et cela se ressent en piste. 

Pour preuve, son triomphe époustouflant du 30 mai dernier à la Monumental de Las Ventas. Aux côtés d’Enrique Ponce et Jesús Enrique Colombo – qui confirmait son alternative dans la capitale Espagne – Castella a livré une ancienne facette de sa tauromachie matérialisée par un investissement total face au toro. Un engagement qui s’est traduit par un accrochage spectaculaire, jusqu’à l’estocade finale, portée avec une envie qu’il est aujourd’hui bien rare de voir, entre les cornes… Une faena à émotions face au toro « Juglar » de Garcigrande qui a fait chavirer les 23.500 spectateurs madrilènes. 

Deux oreilles en mains, Sébastien Castella a ainsi confirmé les intentions affichées à Nîmes lors de la deuxième corrida de la Feria de Pentecôte. C’était la quatrième fois que le matador biterrois réalisait une faena primée d’une double récompense à Madrid. Deux pavillons synonymes de l’ouverture de la cinquième Grande porte de la Monumental de Las Ventas par Sébastien Castella. 

Malgré une confirmation d’alternative tardive dans la capitale espagnole – près de quatre ans après sa première corrida biterroise – Sébastien Castella est devenu un torero de Madrid. Il comptabilise à Las Ventas un total de 48 corridas toréées, soit 4 de mieux qu’à Nîmes ! Nous aurons prochainement l’occasion d’y revenir en nous plongeant dans l’histoire nîmoise de Sébastien Castella. En termes d’oreilles, le torero français a obtenu au 1er juin 2018 un total de 24 pavillons sur les 48 courses toréées, soit un trophée glané toutes les deux corridas. 

Cinquième Grande Porte ouverte à la Monumental de Las Ventas de Madrid pour Sébastien Castella après avoir coupé deux oreilles à un toro de Garcigrande le 30 mai dernier (crédit photo : Plaza 1).

ESCALAFÓN DES REJONEADORS : LÉA VICENS EN PATRON

Posté le 05/06/18

Une oreille coupée sur le sable détrempé de Las Ventas face à un toro d’El Capea, une grande porte ouverte le lendemain à Grenade et un autre trophée conquis lundi à Ledesma (Salamanque), tous les voyants sont au vert concernant Léa Vicens, leader resplendissant du classement des toreros à cheval. Avec 24 oreilles et une 1 queue coupées en 15 corridas torées, l’amazone française réaffirme son excellent début de temporada. Elle distance désormais de cinq courses son poursuivant direct, Diego Ventura, lui aussi auteur d’une saison importante avec 10 corridas au compteur pour une coupe totale de 33 oreilles et 3 queues, notamment au cours de la dernière semaine à Cordoue, Aranjuez et Grenade. 

Un Top 10 des rejoneadors qui confirme également les intentions artistiques de Leonardo, crédité de 10 oreilles et 1 queue en seulement 7 courses et qui apparaît sur la troisième marche du podium. Quatrième avec 6 corridas toréées et 13 oreilles coupées, Sergio Galán maintient lui aussi un cartel de qualité dans les principales ferias espagnoles, notamment avec plusieurs succès à la clé au cours de la dernière semaine, au côté de Léa Vicens, à Madrid, Grenade puis Ledesma. Derrière les cinq corridas João Moura Caetano, 5e, on retrouve Andy Cartagena, triomphateur à Cordoue, et qui totalise 7 oreilles et 1 queue en 4 corridas toréées. 

Deuxième Portugais à figurer dans ce Top 10,  João Telles occupe le septième rang, avec 4 corridas au compteur et 5 oreilles obtenues. Des chiffres égaux à ceux de Pablo Hermoso de Mendoza – qui a commencé tardivement sa campagne européenne comme chaque année –, qui poursuit son galop de chauffe sur le vieux continent, avec une oreille récemment acquise à Madrid. Neuvième au classement, Andrés Romero présente lui aussi 4 corridas au compteur pour une coupe totale de 3 oreilles. Un résultat identique à celui du Portugais Rui Fernandes, qui fêtera en octobre prochain son quarantième anniversaire. 

Vuelta de clameur pour Léa Vicens, qui a obtenu samedi dernier à Las Ventas sa troisième oreille en trois corridas toréées à la Monumental de Madrid (crédit photo : Plaza 1).

ALICANTE : LA CORRIDA DU 21 JUIN POUR LES ABONNÉS PROMOTIONNELS NÎMOIS

Posté le 04/06/18

Dans le cadre du renouvellement de leurs abonnements promotionnels aux arènes de Nîmes, les fidèles spectateurs se sont vu offrir des places de corridas aux arènes de Valencia et Madrid. La société Simon Casas Production va également les inviter le jeudi 21 juin aux arènes d’Alicante dans le cadre de la Feria de las Hogueras. Au cartel, Francisco José Palazón, Paco Ureña et Román, qui seront opposés à des toros de Luis Algarra. 

Une course prometteuse avec un élevage inédit à Alicante, mais qui a connu en 2017 plusieurs sorties importantes à Saragosse, Valencia, Santander et Murcie. Un lot de qualité avait également été lidié en début de temporada à Arnedo. Le torero local Francisco José Palazón participera à la quinzième corrida de sa carrière dans les arènes de sa ville natale après deux années d’absence. Il partagera l’affiche avec deux matadors révélations des précédentes saisons : Paco Ureña, qui avait fait sensation lors de ses deux dernières sorties à Alicante, face aux Adolfo Martín (2016) et El Freixo (2017). Román, qui avait triomphé à Alicante en 2013 face à une excellente novillada de Fuente Ymbro, effectuera à cette occasion sa présentation en qualité de matador de toros dans cette plaza. 

Grande naturelle de Paco Ureña face à un toro de Jandilla, le lundi 5 juin 2017 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

FERIA DE PENTECÔTE : PALMARÈS DES REJONEADORS

Posté le 03/06/18

L’histoire des arènes de Nîmes retiendra la présentation réussie de Guillermo Hermoso de Mendoza en tant qu’apprenti-rejoneador. Moins de deux ans après ses débuts en public dans les arènes de son Estella natale, le fils de Pablo Hermoso de Mendoza a parfaitement négocié sa deuxième course sur le sol français. Face au novillo « Riojano », porteur du fer de Carmen Lorenzo, le jeune centaure navarrais a obtenu son premier rabo dans une arène européenne. Au total, deux oreilles et la queue, triple trophée synonyme d’une sortie en triomphe par la Porte des Consuls.

Une performance qui n’aurait pas été possible sans l’excellence de la cavalerie préparée par son père Pablo. Ce Lundi de Pentecôte, Guillermo Hermoso de Mendoza a construit son succès grâce à la souplesse de « Napoléon », qui a su recevoir les premiers assauts de « Riojano », avant de laisser place à « Disparate » et « Ícaro », deux montures étoiles pour la faena de banderilles. Le fantasque et indomptable « Pirata », spécialisé dans la pose des banderilles courtes enchaînée au port de l’estocade, a mis un point d’honneur à cette faena intense signée par le « nouveau » Hermoso de Mendoza. 

Aux côtés de Guillermo, Pablo Hermoso de Mendoza et surtout Léa Vicens ont eux aussi brillé. La cavalière nîmoise a une fois encore étalé un très haut niveau d’équitation, servi par une technique très subtile à saisir pour le grand public. Dans une prestation dédiée au Ciel, sous le regard du maestro Ángel Peralta, l’amazone gardoise a excellé sur les flancs de « Bach » avant de tracer sa faena sous la conduite de « Bético » et « Deseado ». Une oreille a récompensé ses deux prestations, récompense minimale afin d’ouvrir la Porte des cuadrillas, la deuxième de sa carrière après sept corridas nîmoises. Plus intense a été sa seconde faena, orchestrée depuis les selles de « Bético », « Bazuka » ou encore « Greco », un étincelant trio qui a permis à Léa de clouer banderilles avec rythme et précision. 

Moins en réussite avec le rejón de mort, Pablo Hermoso de Mendoza a salué au tiers à l’issue de sa seconde prestation. A l’occasion de la présentation de son fils dans les arènes de Nîmes, le « roi de Navarre » en a profité pour expérimenter des chevaux rarement vus en France, comme « Alquimista » et surtout « Sherpa » lors de la réception de ses adversaires de Carmen Lorenzo. Cheval majeur de son écurie, « Berlin » a été le fil conducteur des deux faenas d’Hermoso de Mendoza, qui a également présenté « Impaciente », « Jabugo », « Gaiato » ou encore « Bacano » en fin de lidia. 

Grâce et expression torera dans le rejoneo de Léa Vicens, ici en ouverture de faena sur « Gacela » face au 5e toro de Carmen Lorenzo, le lundi 21 mai 2018 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

FERIA DE PENTECÔTE : PALMARÈS DES LOTS DE TOROS ET NOVILLOS POUR LA COURSE DE REJÓN

Posté le 02/06/18

En 2017, l’élevage de Carmen Lorenzo a fourni neuf corridas équestres en Europe, avec un total de 17 toros favorisant la coupe de 17 oreilles et 2 queues. Le deuxième fer du Niño de la Capea – au nom de son épouse – demeure une référence dans ce genre de course où l’origine Murube est devenue un gage de qualité pour les rejoneadores. L’élevage, porteur d’une devise bleu ciel et blanche, est toujours implanté sur les terres de San Pelayo de la Guareña, dans la province de Salamanque. 

Une ganadería qui avait été programmée l’an passé lors du solo de Juan Bautista, avec un toro lidié en 5e position par le torero arlésien. Toutefois, il faut remonter à l’édition 2010 de la Feria de Pentecôte pour retrouver la trace d’un toro porteur du fameux « C » de Carmen Lorenzo dans le cadre d’une corrida équestre. Ce 24 mai 2010, Lundi de Pentecôte, deux exemplaires avaient été combattus au sein d’un lot complété par quatre toros d’El Capea, à l’époque sous l’appellation « San Mateo », le fer historique de Pedro et Verónica Gutiérrez, les deux enfants du Niño de la Capea. Les deux toros de Carmen Lorenzo avaient été lidiés par le torero à cheval portugais Manuel Lupi, qui confirmait son alternative à Nîmes, et avait été appelé à saluer à l’issue de ses deux prestations face à « Africano » et « Señorito ». 

Curiosité des lignées, un toro baptisé « Señorito » figurait dans le lot envoyé cette année à Nîmes pour la corrida équestre mixte qui voyait la présentation de Guillermo Hermoso de Mendoza dans l’amphithéâtre romain. Cet exemplaire est revenu à Pablo Hermoso de Mendoza, en ouverture de course. Exception faite du premier toro dévolu à Léa Vicens, le lot de Carmen Lorenzo s’est inscrit dans une moyenne haute en termes de qualité de comportement. Un lot composé de quatre toros et deux novillos (3e et 6e), avec des applaudissements à l’arrastre pour chacun des porteurs de la devise bleu ciel et blanche. Le meilleur toro a été le 5e, dévolu à Léa Vicens, mais ses compagnons d’affiche ont également eu la main heureuse devant le 3e novillo et 4e toro. 

A l’issue de la faena menée tambour battant par Guillermo Hermoso de Mendoza face au 3e novillo, « Riojano », Pedro Moya « El Niño de la Capea », a été invité en piste par le jeune rejoneador navarrais. Ainsi, l’une des idoles des ferias nîmoises des années 70, se voyait rajeunir d’une quarantaine d’années, à l’époque où il dominait l’Escalafón des matadors de toros aux côtés des Manzanares, Paquirri et autres Dámaso González… 

Au total, quatre oreilles et une queue ont été accordées lors de cette corrida mixte : Guillermo Hermoso de Mendoza a ravi les trophées maximums à l’issue de sa première faena alors que Léa Vicens s’est vue octroyer l’oreille de ses deux toros de Carmen Lorenzo. 

Pedro Gutiérrez Moya « El Niño de la Capea », figura de la tauromachie dans les années 70 et idole du public nîmois, aujourd’hui éleveur et donnant la vuelta au côté de Guillermo Hermoso de Mendoza après la lidia du 3e novillo de Carmen Lorenzo le lundi 21 mai 2018 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

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