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TEMPORADA : JUAN LEAL, NOUVEAU POULAIN DE SIMON CASAS

Posté le 11/10/20

Simon Casas est le nouveau manager de la carrière de Juan Leal. Le producteur de spectacles tauromachiques intègre l’équipe d’apoderamiento au sein de laquelle demeurera l’actuel conseiller du torero arlésien, Julián Guerra, qui le suit depuis de nombreuses années au même titre que son mentor d’origine, Maurice Berho, qui gérera sa communication.

Entre 2015 et 2019, Juan Leal a connu une progression importante dans sa carrière, connaissant de nombreux succès marquants dans des arènes de première catégorie, des deux côtés des Pyrénées. Avant la crise sanitaire, 2019 avait été la meilleure temporada du torero arlésien, avec 16 corridas toréées et 22 oreilles coupées. A Nîmes, Juan Leal a toujours joui d’un grand cartel, ayant officié à deux reprises comme novillero en 2012, avant d’y prendre l’alternative lors de la Pentecôte suivante, lors d’un mano a mano avec Sébastien Castella.

A ce jour, Juan Leal a toréé 4 corridas et coupé 9 oreilles au cours de la saison taurine 2020. Récent triomphateur à Nîmes lors de la corrida d’alternative de Marcos, le matador de toros français âgé de 29 ans est annoncé dimanche prochain à Istres pour une corrida de bienfaisance en solitaire, puis le 22 octobre à Barcarrota (Badajoz), où il est annoncé en mano a mano avec Ginés Marín devant un lot de Victoriano del Río.

Juan Leal sera apodéré par Simon Casas dès la fin de cette temporada 2020 (crédit photo : Anthony Maurin).

ESCALAFÓN DES MATADORS DE TOROS : LE CAVALIER SEUL D’ENRIQUE PONCE

Posté le 10/10/20

2020 restera comme une année noire à bien des égards, la crise sanitaire ayant profondément bousculé la vie des populations frappées par la pandémie du Covid-19. Après quatre mois de confinement, le monde taurin a relancé la machine de la temporada, avec des jauges limitées de spectateurs et de strictes réglementations. Les toros n’ont pas pu revenir dans toutes les arènes de la planète taurine, raison pour laquelle la lecture du Top 10 des matadors de toros se doit d’être nuancée.

Dans les starting-blocks dès la sortie du confinement, Enrique Ponce a empoigné son rôle de « chef de lidia » avec le plus grand sérieux afin d’être l’une des locomotives de cette seconde partie de saison. Autant dire que le maestro de Chiva a réalisé un parcours quasi-parfait en la matière puisqu’il occupe la première place de l’Escalafón des matadors de toros avec 28 oreilles et 1 queue au compteur, récoltées en 15 corridas. Au cours du dernier mois, Ponce s’est signalé par de grands triomphes à Baza (Grenade) le 12 septembre, puis à Nîmes, six jours plus tard, face à une excellente corrida de Victoriano del Río, avant d’ouvrir deux autres grandes portes à Cabra (Cordoue) le 25 septembre et enfin à Grenade le lendemain.

2e avec 6 corridas toréées et 10 oreilles coupées, David Fandila « El Fandi » est nettement distancé par son aîné. Le matador andalou a lui aussi triomphé à Baza au côté de Ponce avant de signer une prestation convaincante le 4 octobre dernier à Vilafranca de Xira (Lisbonne) devant un lot de toros de Calejo Pires. Un pavillon lui a été octroyé le 8 octobre dernier à Antequera (Málaga) devant son second exemplaire de García Jiménez.

Emilio de Justo apparaît lui aussi à cette 2e place ex-aequo avec El Fandi, du fait de ses 10 trophées récoltés en 6 paseos. A l’affiche de la corrida Baza où il a ravi un pavillon devant un toro de Román Sorando, le matador originaire de Cáceres s’est distingué à Nîmes où il a obtenu l’oreille d’un grand toro de Victoriano del Río honoré d’une vuelta posthume. Il devance le « jeune retraité », Sébastien Castella, 4e avec 6 corridas toréées et 9 oreilles coupées : outre ses deux paseos nîmois, le matador biterrois a signé un dernier triomphe à Grenade le 26 septembre dernier devant un lot de toros de Juan Pedro Domecq, la ganadería de son alternative 20 ans plus tôt. Comme un clin d’œil du destin…

Daniel Luque et Gómez del Pilar se partagent la 5e place ex-aequo avec 5 corridas toréées et 10 oreilles coupées. Pour le matador natif de Gerena (Séville), le dernier mois a été marqué par plusieurs faenas notables, notamment à Consuegra (Tolède) le 13 septembre, avec un triomphe devant un lot de Julio García. Venu en remplacement de Manzanares à Nîmes, Luque a ravi un pavillon lors de la corrida dacquoise du 27 septembre devant le 1er toro de Pedraza de Yeltes.

Moins connu du grand public, Gómez del Pilar fait partie des toreros à suivre. Ce Madrilène, qui fête aujourd’hui ses 32 ans, possède un grand bagage technique lui permettant d’officier avec brio devant une vaste palette d’élevages. Les spectateurs des arènes d’Almoguera (Guadalajara) ont pu s’en rendre compte le 19 septembre dernier face à une miurada, où Gómez del Pilar a été invité à saluer.

Au 7e rang, on retrouve Curro Díaz avec 5 oreilles coupées en 5 corridas toréées. Honoré d’une vuelta à Nîmes le 18 septembre dernier, le torero de Linares a triomphé lors de la corrida de Cabra, une semaine plus tard, avant de ravir un nouveau pavillon d’un toro de Juan Pedro Domecq, le 26 septembre à Grenade. Il devance Pablo Aguado, crédité de 3 trophées en 5 courses, même si le Sévillan n’a plus été programmé sur la moindre affiche depuis deux mois.

9e, Juan Leal totalise 9 pavillons récoltés en 4 corridas toréées. Malgré une temporada réduite en peau de chagrin, le torero arlésien a su marquer les esprits, notamment à Nîmes, le 19 septembre dernier, en coupant les deux oreilles d’un très bon toro de Domingo Hernández. Álvaro Lorenzo boucle ce Top 10 avec 7 oreilles au compteur pour 4 courses toréées : présent à Dax le 27 septembre dernier, le torero tolédan a triomphé à Úbeda (Jaén) le 1er octobre dernier, en ravissant les deux oreilles de son premier exemplaire de Garcigrande.

Enrique Ponce, grand triomphateur de la corrida de Victoriano del Río du 18 septembre 2020 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

FERIA DES VENDANGES : LES CHIFFRES A RETENIR

Posté le 04/10/20

Les arènes de Nîmes ont rouvert leurs grilles du 17 au 20 septembre pour vivre la Feria des Vendanges, composée de 5 courses réparties en 3 corridas formelles, 1 corrida mixte et 1 corrida équestre. Une édition 2020 qui aura vu la coupe d’un total de 13 oreilles au cours de ces quatre journées de feria, réparties de la sorte : 8 trophées chez les matadors de toros, 4 pour les rejoneadors et 1 pour le novillero El Rafi. Des succès qui se seront traduits par 4 sorties en triomphe : 3 par la Porte des cuadrillas et 1 seule par celle des Consuls, pour Enrique Ponce, lors de la deuxième journée. 1 alternative a été concédée lors de cette feria, avec le doctorat en tauromachie de Marcos.

Côté toros, 1 animal porteur du fer de Victoriano del Río a été justement honoré d’une vuelta posthume, le 18 septembre, à l’issue de la première faena d’Emilio de Justo. Dans les rangs des cuadrillas, on a relevé pas moins de 5 saluts chez les banderilleros ; José Chacón réalisant la performance d’être ovationné à deux reprises, lors des deux corridas toréées par Sébastien Castella. Au tableau d’honneur figurent également Miguel Ángel Gómez, José Manuel Pérez et Juan Sierra. Du côté des picadors, Germán González et Vicente González, respectivement les 18 et 19 septembre, ont également été applaudis après avoir proposé de bons tiers de piques face aux deux meilleurs toros de Victoriano del Río et Domingo Hernández. Des picadors qui étaient respectivement montés sur les chevaux « Salitas » et « Voltigeur des Sables », deux montures de la cavalerie Heyral, mise à l’honneur pour la célébration de son centenaire lors de la corrida d’ouverture.

Paseo de la corrida de clôture de la Feria des Vendanges, l’après-midi du dimanche 20 septembre 2020 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

ESCALAFÓN DES REJONEADORS : LÉA VICENS MAINTIENT SON LEADERSHIP

Posté le 03/10/20

Avec ou sans crise sanitaire, les temporadas se suivent et se ressemblent pour Léa Vicens, qui se positionne encore en tête du classement des rejoneadors en ce début d’automne. Avec 15 oreilles coupées en 8 corridas toréées, la rejoneadora française maintient un haut niveau de compétitivité au cours de cette année 2020 si particulière. Triomphatrice le 6 septembre dernier à Priego de Córdoba (Cordoue) après avoir coupé trois pavillons aux toros de Fermín Bohórquez, l’amazone nîmoise a obtenu deux autres trophées lors de la corrida d’ouverture de la Feria des Vendanges devant le même élevage.

Léa Vicens devance le cavalier portugais, Luis Rouxinol, 2e avec 7 courses, toutes toréées au Portugal. Aucune oreille ne figure donc à son palmarès malgré des prestations notables à Figueira da Foz (Coimbra) le 29 août, Estremoz (Évora) le 5 septembre, ou encore Moita de Ribatejo (Setúbal) le 15 septembre. Rouxinol est suivi de près par son propre fils, Luis Rouxinol jr, 3e avec 6 corridas toréées au Portugal. Estremoz, Almeirim (Santarem) et Azambuja (Santarem) ont été les arènes témoins de ses belles prestations au cours du dernier mois de septembre.

D’autres toreros à cheval portugais figurent avec 7 corridas au compteur, également organisées sur les terres chères au maestro João Moura. Figurent dans ce gruppetto João Telles, Manuel Ribeiro Telles, Marcos Tenorio et Antonio Ribeiro Telles. Ana Rita occupe quant à elle le 8e rang, demeurant la deuxième amazone de ce Top 10 à avoir obtenu des trophées, soit un total de 8 oreilles coupées en 6 corridas toréées.

9e, Andrés Romero totalise 6 corridas toréées et 1 oreille coupée du fait de sa participation à une majorité de courses au Portugal. Son passage par les arènes de Campo Pequeno, à Lisbonne, le 1er octobre dernier, a été marqué par une vuelta méritée face à un toro de Passanha. 10e ex-aequo, Francisco Palha et Duarte Pinto complètent cette classification avec 6 corridas toréées au Portugal. Tous deux ont officié à un nombre important de courses sur le sable de la capitale portugaise, Lisbonne.

Léa Vicens lors de son triomphe du 17 septembre 2020 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

ÉPHÉMÉRIDES – ÇA S’EST PASSÉ UN 2 OCTOBRE

Posté le 02/10/20

- Dimanche 2 octobre 1983 : Jean-Marie Pourquier, ganadero au Sambuc, propose un lot de novillos de qualité. Une oreille revient entre les mains des novilleros Marcos Valverde et Paquito Leal. Seul Julián Maestro quitte l’amphithéâtre romain sans la moindre récompense…

Détail des corrals de la route de Beaucaire (crédit photo : SCP).

ESCALAFÓN DES NOVILLEROS : MONTERO RAVIT LA PREMIÈRE PLACE

Posté le 01/10/20

L’histoire de Francisco Montero participe au romantisme de la Fiesta Brava. Aujourd’hui âgé de 28 ans, cet apprenti-torero andalou poursuit son long chemin sur les sentiers sinueux de l’une des professions les plus difficiles qui soit. Trois ans après ses débuts en novillada formelle, le natif de Chiclana de la Frontera (Cadix) demeure animé de la même foi, quel que soit le profil des novillos qui sortent du toril.

Aujourd’hui leader de l’Escalafón des novilleros avec 4 oreilles coupées en 4 courses toréées, Montero a marqué de son passage la récente novillada de Dax en ravissant un pavillon devant le 2e exemplaire de la course de Pedraza de Yeltes. Le novillero gaditano est suivi à la 2e place par José Cabrera, qui affiche 2 novilladas toréées et 2 oreilles coupées au compteur. L’apprenti-torero originaire d’Almería peut également être considéré comme un vétéran du fait de ses 27 printemps. Le 19 septembre dernier, Cabrera a signé un joli triomphe à Antequera (Málaga) après avoir ravi l’oreille de ses deux novillos d’Hermanos Domínguez Camacho.

2e ex-aequo avec Cabrera, El Rafi apparaît lui aussi sur ce podium si particulier. Après une longue préparation au campo, la temporada nîmoise a finalement débuté à Nîmes pour Rafi Raucoule le 17 septembre dernier. 2 paseos et 2 trophées récoltés pour le novillero nîmois, qui vient de souffler ses 21 bougies et qui s’est mis en évidence à Nîmes, puis Dax, chaque fois en remportant une oreille, respectivement devant du bétail de Malaga et Pedraza de Yeltes.

A la 4e place on retrouve Álvaro Alarcon, auteur d’un triomphe probant le 12 juillet dernier à Torrijos (Tolède), avec 4 oreilles récoltées lors de son unique course de la temporada face à un bon lot d’El Cortijillo. Trois novilleros suivent à la 5e place ex-aequo, avec 3 pavillons obtenus en 1 seule course : Lagartijo de Córdoba, Rafael González et Manuel Perera. Quatre apprentis-toreros se partagent enfin la 8e place ex-aequo, avec 2 oreilles coupées en 1 novillada toréée : Antonio Grande, Manuel Diosleguarde, Jaime González-Écija et Leandro Gutiérrez.

Sur les sept derniers noms cités, seuls deux novilleros ont officié au cours du dernier mois. Pour Jaime González, originaire du village andalou d’Écija, deux trophées ont salué la qualité de sa première faena lors de la course organisée le 19 septembre à Antequera devant un bon lot de Domínguez Camacho. Originaire de Colombie, Leandro Gutiérrez a débuté en novillada formelle de façon triomphale le 31 août dernier à Añover de Tajo (Tolède), avec deux oreilles obtenues devant l’ultime exemplaire du lot de San Isidro.

A ce jour, 31 novilleros figurent dans ce classement Escalafón, dont 28 apprentis-toreros n’ayant officié qu’à une seule reprise depuis le début de saison européenne.

Francisco Montero avant d’accueillir un novillo a porta gayola avec sa cape de paseo le 25 août 2019 à Madrid (crédit photo : Plaza 1).

TEMPORADA : LE RETRAIT DE SÉBASTIEN CASTELLA, « TORERO DE NÎMES »

Posté le 30/09/20

Le dimanche 20 septembre 2020, Sébastien Castella aura donc participé à sa dernière corrida sur le sable des arènes de Nîmes. Ceint d’un costume de sa couleur préférée, parme et or, le matador de toros natif de Béziers, a partagé l’affiche une dernière fois, en mano a mano, au côté de Miguel Ángel Perera, face à des toros de Jandilla. Même si nul ne sait de quoi demain sera fait, l’histoire taurine retiendra que le torero français aura ravi sa dernière oreille dans la plaza nîmois devant le 5e exemplaire de la corrida, baptisé « Tenebroso » et applaudi à l’arrastre.

Le communiqué tardif de Sébastien Castella, mercredi soir, a créé la surprise au sein du milieu taurin alors que le matador français était annoncé pour participer à la « Gira de Reconstrucción del Toreo », un cycle de mini-corridas de 4 toros avec deux toreros en mano a mano, organisé par la Fondation du Toro de Lidia. Sébastien Castella était annoncé le vendredi 9 octobre à Antequera (Málaga), en mano a mano avec Luis Bolívar, devant des toros de Zalduendo.

L’arrêt de la carrière de Sébastien Castella est présenté par le principal intéressé comme « une décision difficile » mais « très réfléchie ». L’occasion pour le maestro biterrois de remercier également tous ceux qui l’ont accompagné tout au long de ses 26 ans de carrière. « Tout ce que j’ai, ce que j’ai vécu et ce que j’ai obtenu, je le dois au monde du Toro » écrit Castella avant de poursuivre « je pense qu’il y a d’autres univers à découvrir et j’ai beaucoup à apprendre au-delà de ce qu’a été ma vie depuis tout petit ».

Sébastien Castella justifie également sa participation aux corridas qui ont été organisées depuis la sortie du confinement, lors de cette temporada totalement bouleversée par la crise sanitaire du Covid-19 : « j’ai décidé de toréer (…) pour mon équipe, qui a tant souffert du manque de contrats et qui m’ont été si fidèles, pour l’afición dont j’ai toujours ressenti l’affection et le soutien, pour les empresas qui ont décidé d’organiser des corridas, pour les éleveurs auxquels nous devons tant ». Une décision que Sébastien Castella nuance toutefois en précisant « je ne sais pas si ce sera un adieu définitif ou un simple au revoir. Seul le temps détient la réponse. On dit que les toreros ne se retirent jamais et je pense que c’est le cas ».

« Torero de Nîmes », Sébastien Castella a pris part à son premier paseo dans l’amphithéâtre romain le 15 février 1998, sous la Bulle, lors de la Feria de Primavera, aux côtés de Mateo Román et Javier Castaño, devant des erales de la Ganadería Cévenole. Un an plus tard, il prenait part à sa première novillada formelle sur le sable nîmois, toujours sous la Bulle, le 27 février 2000, avec El Fandi et Javier Castaño comme compagnons de cartel, face à des novillos de Yerbabuena. La même année, lors de la corrida d’ouverture de la Feria des Vendanges, un mois après sa prise d’alternative biterroise, il effectue sa présentation à Nîmes en qualité de matador de toros, le 15 septembre 2000, aux côtés de Miguel Abellán et Juan Bautista, face à des toros de Samuel Flores.

Vingt ans plus tard, Sébastien Castella est entré dans l’Histoire des arènes de Nîmes, dépassant numériquement des maestros de légende comme José María Manzanares, Enrique Ponce ou encore El Juli, en devenant le matador de toros qui a pris part au plus grand nombre de corridas dans l’amphithéâtre nîmois. Une arène où Sébastien Castella a donné l’alternative à son compatriote Juan Leal, le dimanche matin de la Pentecôte 2013. A Nîmes, le torero français a également confirmé l’alternative de deux autres matadors, Mehdi Savalli (2006) et López Simón (2015). Nîmes, la plaza de tous les records pour Castella et une arène indissociable de son ascension vers la gloire.

Sébastien Castella a annoncé l’arrêt de sa carrière ce mercredi 30 septembre, en soirée (crédit photo : Anthony Maurin).

ÉPHÉMÉRIDES : ÇA S’EST PASSÉ UN 28 SEPTEMBRE

Posté le 28/09/20

- Dimanche 28 septembre 1986 : la journée de clôture de la Feria des Vendanges débute en matinée par une novillada de Torrestrella complétée par un exemplaire de Bernardino Giménez. Le lot donne du jeu et favorise le succès général du mano a mano réunissant les deux apprentis-toreros en devenir du moment : Miguel Báez « Litri » et Rafi Camino. Une oreille récompense les prestations du novillero originaire de Huelva devant les 3e et 5e exemplaires de la course. Rafi Camino obtiendra le même résultat face aux 4e et 6e novillos. Plaisante et variée tout au long de son déroulement, la novillada réunira plus de trois-quarts d’assistance sur les gradins nîmois. L’après-midi, les arènes de Nîmes enregistrent un plein absolu pour la corrida de clôture fournie par l’élevage de José Luis Marca. Dans une ambiance automnale, la course voit l’allumage des projecteurs dès le 4e toro et une oreille revenir dans la montera des trois figuras à l’affiche : José María Manzanares, Christian Montcouquiol « Nimeño II » et Paco Ojeda.

Rafi Camino et Miguel Báez « Litri » dans une photo publicitaire (crédit photo : Chapresto).

ÉPHÉMÉRIDES : ÇA S’EST PASSÉ UN 27 SEPTEMBRE

Posté le 27/09/20

- Vendredi 27 septembre 1985 : une novillada de Bernardino Giménez donne le coup d’envoi d’une très médiatique Feria des Vendanges marquée par le mariage nîmois de Véronique et Yves Mourousi, le journaliste vedette de TF1. Rafael Camino Barbero, neveu de Paco Camino, se montre sous son meilleur jour en ravissant deux oreilles. Assez terne dans sa proposition artistique, Carmelo passe sur la pointe des pieds à la différence de Stéphane Fernandez Meca. Particulièrement convaincant, le novillero nîmois ravit une oreille de poids.

- Dimanche 27 septembre 1987 : la Feria des Vendanges se referme par une double session de courses. Celle-ci débute en matinée par une novillada de Bernardino Giménez nettement perturbée par le vent. Malgré la qualité du lot, une seule oreille est attribuée à Juan Villanueva, Denis Loré effectuant une vuelta et Juan Laffite saluant à deux reprises. Une novillada également ponctuée par le salut du banderillero Vallito au 5e toro. L’après-midi, les grandes stars de la tauromachie proposent un festival de bon toreo aux spectateurs venus remplir les 18.000 places de l’amphithéâtre de l’époque. Fort inspiré par le 4e toro de González Sánchez-Dalp, José María Manzanares coupe deux oreilles à l’issue d’une faena intense. Il est suivi par José Ortega Cano, auteur d’une partition au classicisme raffiné devant le 5e exemplaire de Manolo González, dépossédé de ses deux pavillons. Le grand triomphateur demeure l’idole des arènes de Nîmes, Paco Ojeda, trois oreilles dans son escarcelle, qui tutoie les anges. Dans un style unique, le torero sanluqueño repousse les lois de la gravité taurine, arrêtant même la charge du toro de sa main au sortir d’une passe.

Portrait de Paco Ojeda (crédit photo : Daniel Polo, extrait de l’ouvrage « Paco Ojeda, torero d’époque »).

11 OCTOBRE : ANNULATION DE LA COURSE CAMARGUAISE

Posté le 24/09/20

Compte tenu de l’aggravation de la situation sanitaire dans le département du Gard et des risques accrus de propagation du Covid-19, la société SCP France, la Ville de Nîmes, le Trophée taurin « Midi Libre / La Provence » et la Fédération française de Course camarguaise ont, d’un commun accord, décidé d’annuler purement et simplement la course camarguaise prévue le dimanche 11 octobre 2020 dans les arènes de Nîmes.

Mis en jeu pour désigner le meilleur cocardier, le trophée Jean-Lafont devait également réunir les raseteurs les plus en vue cette année.

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