ACTUALITÉS

A la une

PATRIMOINE TAURIN : L’HOMMAGE DU ROI D’ESPAGNE À L’ART TAUROMACHIQUE

Posté le 28/02/20

« La tauromachie est l’expression d’un patrimoine valorisé par des millions d’Espagne ». Dans la bouche de sa majesté Felipe VI, roi d’Espagne, de tels mots ont une portée et une importance qui dépassent les simples frontières du pays voisin. Dans le cadre du 350e anniversaire de l’institution royale qu’est la Maestranza de Séville, le successeur de Juan Carlos Ier a envoyé un message fort en faveur de l’art tauromachique et de la Fiesta brava.

Sur le sable ocré de la Real Maestranza, le roi d’Espagne a procédé à la remise des prix de la précédente temporada, en présence de nombreuses personnalités du monde politique et d’autorités religieuses, parmi lesquelles le ministre de la Culture et des Sports, José Manuel Rodríguez Uribes ; le président de la Junte d’Andalousie, Juan Manuel Moreno, ou encore le maire de Séville, Juan Espadas, entre autres. Felipe VI a chaleureusement félicité les lauréats de la saison taurine en sa qualité d’Hermano Mayor de la Real Maestranza : « vous voilà ainsi reconnus pour l’effort de votre travail et l’excellence de votre art. Ces prix abordent toutes les modalités de la tauromachie comme l’expression d’un patrimoine immatériel valorisé par des millions d’Espagnols, et qui sont un véritable référent pour ses professionnels et pour tous les aficionados ».

Un palmarès qui a vu Pablo Aguado être sacré triomphateur et lauréat de la meilleure faena. José María Manzanares II s’est vu pour sa part accorder le prix de la meilleure estocade alors que Morante de la Puebla a été primé pour le « meilleur toreo de cape ». Diego Ventura a été récompensé pour sa prestation en qualité de rejoneador. Côté cuadrillas, Curro Javier remporte le prix de la meilleure brega, Iván García celui de la meilleure prestation banderilles en mains. A cheval, Juan Antonio Carbonell a été désigné meilleur picador.

Au chapitre des toros, la meilleure corrida de toros a été celle de Fuente Ymbro, le trophée du meilleur toro revenant à Santiago Domecq pour « Aperador ». Chez les novilleros, le prix « Traje de Luces » est revenu à Jaime González-Écija alors que le trophée « Capote de Paseo » a été attribué à Miguel Uceda Vargas. Alberto García Reyes s’est vu remettre le prix « Pregonero Taurino » alors que le novillero nîmois Solal Calmet « Solalito » a reçu des mains du roi d’Espagne le prix « Capote de Brega », en souvenir de sa prestation du 11 juillet 2019 qui l’avait vu ravir l’oreille d’un eral de Villamarta. Une belle récompense pour le novillero nîmois, qui a débuté dans la catégorie supérieure, deux mois plus tard, aux arènes de Nîmes.

Le roi d’Espagne Felipe VI a remis au novillero nîmois Solalito le prix « Capote de Brega » en récompense de sa brillante prestation du 11 juillet 2019 à Séville (crédit photo : page officielle Solalito).

TEMPORADA : ROCA REY PROGRAMMÉ À TROIS REPRISES POUR LA FERIA DE SAN ISIDRO

Posté le 27/02/20

Dans le flot des informations taurines qui abreuvent quotidiennement les colonnes des journaux espagnols ou de certains sites spécialisés, la présence d’Andrés Roca Rey lors de la prochaine Feria de San Isidro a fait la une des gazettes. Déjà programmé à Valencia et Castellón de la Plana, les apparitions du phénomène sud-américain sont scrutées avec attention par le monde de l’afición. Annoncé quatre fois à Séville – 2 cartels en Feria d’Avril, 1 pour le Dimanche de Pâques et 1 pour le samedi de la San Miguel, en septembre – Andrés Roca Rey sera également l’un des phares de la programmation madrilène.

La société Plaza 1 a confirmé les informations révélées par la presse espagnole en indiquant que le matador de toros péruvien officierait à trois reprises lors de la prochaine Feria de San Isidro à la Monumental madrilène de Las Ventas. Une présence que le principal intéressé a lui-même commenté à travers ses réseaux sociaux, affirmant : « c’est un honneur que de pouvoir partager ces trois après-midis avec l’afición de Las Ventas ». L’an passé, Andrés Roca Rey avait franchi la Grande porte de Las Ventas en triomphe après avoir coupé les deux oreilles d’un important toro de Parladé le 22 mai dernier. Une tarde également marquée par le spectaculaire accrochage subi par Roca Rey, premier acte de la lésion cervicale qui le conduira ensuite à couper sa temporada.

A ce jour, Roca Rey a participé à 10 corridas sur le sable de la Monumental de Las Ventas, coupant un total de 6 oreilles, avec l’ouverture de la Grande porte à 2 reprises (2016 et 2019).  

Triomphe souverain de Roca Rey lors la corrida du 22 mai 2019 à la Monumental de Las Ventas de Madrid (crédit photo : Plaza 1).

REVUE DE PRESSE : LA CORRIDA DE BENEFICENCIA MADRILÈNE FAIT DEJA PARLER D’ELLE

Posté le 26/02/20

Le mercredi 10 juin sera l’une des dates les plus scrutées de l’afición madrilène avec la célébration de la corrida de Beneficencia. Une course traditionnellement présidée par le roi d’Espagne et qui voit les cachets des toreros engagés être reversés à des œuvres de bienfaisance madrilènes depuis 1856. Considérée comme l’une des corridas les plus prestigieuses du calendrier taurin, nombre de toreros de renom souhaitent apposer leur nom sur l’affiche d’une telle course.

L’an passé, le rejoneador Diego Ventura associé aux matadors El Juli et Diego Urdiales avaient les grands animateurs d’une corrida de Beneficencia particulièrement entretenue. Une course sur laquelle bon nombre de supputations circulent depuis des semaines dans les colonnes de la presse nationale espagnole. Du quotidien El Mundo jusqu’à l’agence Mundotoro, les possibilités de cartel ne cessent de faire l’objet d’articles.

Récemment, le site espagnol d’actualités taurines en ligne évoquait un souhait de la Communauté de Madrid de voir la présence de trois triomphateurs de la précédente temporada à Las Ventas. Le trio pourrait ainsi être composé d’Antonio Ferrera, Paco Ureña et Pablo Aguado, « un cartelazo » selon Mundotoro, qui annonce la probable présence d’un lot de toros de Jandilla pour cet événement. Une ganadería considérée comme l’une des « meilleures du moment et qui traverse une période exceptionnelle ».

La société Plaza 1, qui travaille actuellement à la confection des cartels de la Feria de San Isidro, n’a évidemment pas confirmé le bien-fondé de ces annonces. Une chose est sûre : alors que les clarines n’ont pas encore résonné dans les travées de Las Ventas, une forme d’impatience et d’attentes nourries se font sentir à l’orée de cette temporada 2020. Preuve s’il en était besoin que les toros sont toujours au centre de bien des intérêts et de nombreuses curiosités.

Importante présence médiatique en piste de Las Ventas lors de la dernière édition de la corrida de la Beneficencia à Madrid, le 12 juin 2019 (crédit photo : Plaza 1).

TEMPORADA : EL RAFI REND VISITE AU NOVILLO GRACIÉ AU FESTIVAL DE LA FLECHA

Posté le 25/02/20

« Ça m’a fait quelque chose de revoir ce novillo. C’est très beau d’avoir pu le gracier, tout d’abord grâce à lui, puis grâce à la faena que j’ai pu lui servir » confiait Rafi Raucoule quelques heures après ses retrouvailles avec le novillo « Cerecillo », en plein cœur du campo de Juan Manuel Criado. Jeudi dernier, le novillero nîmois a rendu visite à l’animal gracié quatre jours plus tôt lors du festival taurin de La Flecha, organisé au profit d’une association luttant contre la sclérose multiple. C’est la première fois qu’El Rafi obtenait l’indulto d’un novillo en public.

Des retrouvailles qui se sont déroulées sur les terres de la propriété « Coto Mayor de Vera », à Mérida (Badajoz), où « Cerecillo » affiche un bon niveau de récupération. « Cerecillo n’a jamais cessé de charger, les gens étaient comme fous face à ce toro, mais aussi avec moi et il y a eu beaucoup d’émotion. J’ai maintenu un rythme constant lors de la faena et les souvenirs sont très forts. Dès le début, ce novillo a manifesté une noblesse hors du commun, principalement avec un rythme et une classe unique dans sa manière de charger, presque comme si c’était une musique » s’est expliqué le novillero français à Mundotoro. Pour l’éleveur Calors Criado, « ce novillo a montré un haut niveau de bravoure dès son entrée en piste, avec un potentiel crescendo, beaucoup de classe dans la charge, par le bas, avec de la présence et un bon galop. Il plaçait idéalement sa tête un mètre avant d’entrer dans la muleta et répétait de façon inlassable. Je crois qu’il a également pris une pique sous laquelle il s’est investi. Ca a été un novillo très complet ».

Désormais, « Cerecillo » va officier comme étalon au sein de l’élevage de Juan Manuel Criado malgré un physique qui ne l’avantage pas : « c’est vrai », reconnaît le ganadero « que ses cornes n’ont pas une belle conformation, vers le bas, et qu’il n’a pas trop de présence. Mais cela ne veut pas dire que sa descendance n’aura pas de cornes longues ! De fait, sa mère et son père avaient de la tête ! Je compte désormais sur Cerecillo et sur le patrimoine génétique qu’il va nous apporter et que nous allons utiliser ». Du côté du Rafi, on ne compte pas rester en si bon chemin après les sensations vécues à La Flecha… Programmé ce samedi 29 février à Aranda de Duero à l’affiche d’un autre festival taurin, aux côtés de nombreuses vedettes de la tauromachie, El Rafi espère bien confirmer son début de saison.  

Le novillero nîmois sera à l’affiche de la course de Fuente Ymbro proposée le jeudi 12 mars pour les Fallas de Valencia, aux côtés de Miguel Senent « Miguelito » et Jordi Pérez « El Niño de las Monjas ».

Retrouvailles respectueuses entre le novillero El Rafi et le novillo « Cerecillo » sur les terres de l’élevage de Juan Manuel Criado (crédit photo : Tauroemoción).

MERCATO TAURIN : DE NOUVEAUX APODERADOS POUR GINÉS MARÍN

Posté le 24/02/20

Après avoir mis un terme à sa relation professionnelle avec l’organisme FIT, Ginés Marín a donné une nouvelle orientation au management de sa carrière. Le torero originaire de Jerez de la Frontera a confié la gestion de ses intérêts professionnels aux frères Ortiz en ce début de nouvelle temporada. Impresarii dans d’autres secteurs économiques, Jacinto et Jesús Ortiz sont les propriétaires des arènes d’Olivenza (Badajoz).

Ginés Marín et les frères Ortiz ont toujours eu des relations étroites dès les premiers pas de novillero du torero andalou, qui fêtera cette année le quatrième anniversaire de sa prise d’alternative à Nîmes.

Ginés Marín à quelques minutes du paseo de clôture de l’édition 2019 de la Feria des Vendanges aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

TEMPORADA : ROCA REY DE RETOUR EN PISTE LE 1er MARS A BOGOTA

Posté le 23/02/20

« Je souhaite rendre au public toute l’affection que j’ai reçue en Amérique pendant ces semaines d’absence, et ce, avec toute ma détermination, face à l’investissement de l’afición et face au toro ». C’est par cette phrase qu’Andrés Roca Rey a accompagné l’annonce de sa reprise de temporada pour le dimanche 1er mars à Bogota. Éloigné des pistes depuis le 19 janvier dernier suite à une affection, le matador de toros péruvien confirme la poursuite de son rétablissement après avoir repris le chemin de l’entraînement.

Ce dimanche 1er mars, Roca Rey retrouvera Sébastien Castella et Juan de Castilla à l’affiche de la corrida de Juan Bernardo Caicedo annoncée à Bogota. Une course d’importance qui sera suivie de la réapparition du torero péruvien dans une arène européenne. Un événement d’importance qui aura lieu le samedi 14 mars à Valencia, aux côtés de Sébastien Castella et Cayetano devant des toros de Victoriano del Río, l’un des deux élevages de son alternative nîmoise des Vendanges 2015.

Sept jours plus tard, Andrés Roca Rey partagera l’affiche avec Morante de la Puebla et El Fandi face à un autre lot de toros de Victoriano del Río, cette fois sur le sable des arènes de Castellón de la Plana.

Concentration d’Andrés Roca Rey dans le patio de cuadrillas de la Monumental de Las Ventas, le 15 juin 2019 (crédit photo : Plaza 1).

REVUE DE PRESSE : LES QUATRE DÉCENNIES NÎMOISES DE SIMON CASAS

Posté le 22/02/20

« L’homme qui a dépassé Ahenobarbus », formule recherchée pour titrer un article dédié à l’ascension de Simon Casas dans la sphère taurine, quarante ans après ses débuts dans l’organisation de spectacles tauromachiques et sa prise de pouvoir aux arènes de Nîmes. Le journaliste espagnol Paco Delgado a ainsi choisi la figure historique de ce sénateur romain, consul sous l’Empire pendant le règne de Tibère : « Simon Casas règne depuis 40 ans à la tête des arènes de Nîmes ; même Cnaeus Domitius Ahenobarbus n’y est parvenu, alors que c’est ce dernier qui a incorporé la capitale gardoise à l’Empire romain » écrit-il. Une manière d’illustrer la longévité de Simon Casas en tant que producteur des spectacles tauromachiques à Nîmes, quelques jours après la signature de la nouvelle délégation de service public entre la municipalité nîmoise et la société SCP France pour les cinq années à venir.

Dans son portrait, Paco Delgado commente la réalité des chiffres : « 40 ans à la tête d’une même arène. Presque rien. Qui plus est, une arène de première catégorie. Il ne me revient pas à l’esprit le nom de quelqu’un qui soit resté si longtemps à la tête d’une arène. C’est le signe que les choses n’ont pas été mal faites ». L’article revient sur les dates clés du parcours de Simon Casas comme organisateur, avec le rappel du 7 février 1980 et du premier contrat signé par l’empresa avec la municipalité de l’époque, dirigée par le maire communiste Émile Jourdan. « Une signature qui intervenait moins d'une décennie après l’espontáneo de Simon Casas dans ces mêmes arènes face à un toro dévolu à Antonio Ordóñez. Ce jour-là, Bernard Domb – son véritable nom – avait remporté son premier succès dans le monde taurin (…) lui qui a été le premier matador à prendre l’alternative dans ces arènes » rappelle le chroniqueur.

Un parcours qui s’est illustré par l’organisation de nombreuses corridas d’alternative, avec des événements majeurs pensés par Simon Casas et devenus réalité, faisant de Nîmes l’une des plazas incontournables de la planète taurine : « nombre de ses créations et grandes idées sont devenues des faits historiques de la tauromachie. C’est là que Litri et Paco Camino ont fait leur réapparition, en 1987, afin de donner l’alternative à leurs fils respectifs, convertissant l’ovale nîmois comme la scène d’autres cérémonies de matadors d’époque tels Jesulín de Ubrique, Manuel Caballero ou encore El Juli, afin de ne pas allonger la liste » détaille Paco Delgado. Une Feria de Nîmes qui a su croître autour des seules corridas de Pentecôte et qui a grandi jusqu’à la création de la Feria des Vendanges et l’ajout de nouvelles courses : « deux ferias de relief chaque année, d’une extension considérable et qui réunissent des aficionados venus des quatre coins du monde » signe le journaliste espagnol.

Ancien impresario des arènes de Fréjus, associé avec Enrique Patón et Roberto Espinosa, Simon Casas a mis en place la première expérience d’auto-gestion aux arènes de Valencia, « boycottée sans pitié pour des raisons politiques ». Paco Delgado revient également sur les directions d’arènes à Castellón de la Plana, Alicante, Saragosse, Valencia une nouvelle fois et Madrid, « cette dernière arène étant son grand objectif, où son travail n’a laissé personne indifférent ». Apoderado de José María Manzanares père, Julio Aparicio fils, Finito de Córdoba, Javier Conde, Cristina Sánchez, Uceda Leal, Sébastien Castella, Paco Ureña, Daniel Luque, Román ou encore des rejoneadoras Marie Sara et Léa Vicens, écrivain, Paco Delgado revient sur les aventures taurines de Simon Casas : « il a même voulu être maire de sa ville, et qui sait s’il ne le deviendra pas un jour. Simon Casas a fait preuve d’un génie et d’une imagination comme peu de personnes dans ce secteur si opaque, fermé et conservateur (…) bien des choses ont changé dans la vie de ce petit torero qui est allé en stop à Madrid pour y confirmer son alternative et qui est devenu l’un des noms les plus importants au chapitre de la gestion taurine » conclut-il.

Simon Casas dans le patio de cuadrillas des arènes de Nîmes lors de l’édition 2018 de la Feria des Vendanges (crédit photo : Anthony Maurin).

TEMPORADA : DANS L’ATTENTE DES CLARINES DE LAS VENTAS

Posté le 21/02/20

La revue Aplausos s’était fait l’écho il y a quelques jours de rumeurs tournant autour de la confection des cartels de la corrida des Rameaux et de celle du Dimanche de Pâques à Madrid. Des hypothèses qui ont été confirmées en début de semaine par la société Plaza 1, responsable de la programmation tauromachique dans les plus importantes arènes au monde. La direction de la Monumental de Las Ventas a ainsi donné lecture des premières dates d’une temporada qui débutera le dimanche 22 mars, avec deux corridas et deux novilladas au programme.

Le premier cartel madrilène de l’année 2020 sera une novillada fournie par Fuente Ymbro, l’un des fers étoiles de la précédente saison dans la capitale espagnole. Dimanche 22 mars, Ricardo Gallardo proposera ainsi le plateau ganadero d’un trio d’apprentis-toreros composé par Alejandro Adame – pour sa présentation à Las Ventas –, Fernando Plaza et Isaac Fonseca, triomphateur de l’édition 2018 du concours « Camino hacia Las Ventas », lui aussi inédit à Las Ventas. La semaine suivante, la novillada de María Cascón aura une forte connotation française avec la présence à l’affiche de Maxime Solera, Carlos Olsina et Francisco Montero, lauréat 2019 du Zapato de Oro.  

La première corrida de l’année sera celle du traditionnel Dimanche des Rameaux, le 5 avril, avec les fers du Puerto de San Lorenzo et de La Ventana del Puerto. Ce lot de toros sera défié par Daniel Luque, López Simón et Joaquín Galdós. La semaine suivante, la corrida du Dimanche de Pâques verra le retour à Madrid de deux élevages de la famille Fraile : El Pilar et Moisés Fraile, ce dernier absent de la programmation venteña depuis… 2010.

Le paseo de cette corrida du Dimanche de Résurrection sera conduit par Tomás Campo, aux côtés de Francisco José Espada et Jesús Enrique Colombo. Ces quatre courses débuteront à 18 heures.

Perspective des arènes de la Monumental de Las Ventas depuis la contre-piste lors de la corrida du Dimanche des Rameaux, le 12 avril 2019 (crédit photo : Plaza 1).

ESCALAFÓN DES NOVILLEROS : ARTURO GILIO II PREND LES DEVANTS

Posté le 20/02/20

Le 6 mars prochain, Arturo Gilio II fêtera son vingtième anniversaire. Originaire de Torreón, dans la province mexicaine du Coahuila, ce novillero est le fils du matador homonymique Arturo Gilio Hamdan. Ses débuts en novillada formelle remontent au 28 octobre 2018 à Lima et sa présentation en Espagne a eu lieu le 10 septembre 2019 aux arènes de Laguna de Duero (Valladolid). Nouveau leader de l’Escalafón latino-américain, l’apprenti-torero aztèque a officié à 6 reprises depuis le début de l’année avec 5 oreilles à son actif.

Gilio devance Sebastián Ibelles, leader en janvier, qui a également toréé 6 courses depuis le début de la temporada 2020, avec seulement 3 pavillons au compteur. Sur la troisième marche du podium, on retrouve le novillero espagnol Pablo Páez, qui vient de fêter ses 20 ans. Avec 1 seul trophée récolté en 5 paseos au Mexique, l’apprenti-torero natif de Ronda doit encore trouver ses marques en ce début de saison.

4e avec 5 oreilles coupées en 4 novilladas toréées, Diego San Román démarre avec assurance une temporada décisive pour lui. Le novillero originaire de Querétaro a coupé un trophée important le 9 février dernier à Guadalajara (Jalisco) face à un lot de Boquilla del Carmen. Il est suivi de près par son compatriote Miguel Aguilar, qui totalise 3 trophées récoltés en 3 paseos effectués, dont un à León (Guanajuato).

Deuxième Espagnol de ce Top 10 latino-américain, Juan Pedro García « Calerito » occupe le 6e rang avec 4 pavillons obtenus en 2 courses toréées. Le novillero sévillan aspire à toréer plus de courses en cette année 2020 qui sera sa troisième temporada complète depuis ses débuts du 12 août 2017 à Azuaga (Badajoz). Il devance l’apprenti-torero mexicain Cristian Antar, crédité de 3 oreilles en 2 novilladas, dont un joli succès le 1er février dernier à San Miguel de Allende (Guanajuato).

8e ex aequo, Rodrigo Cepeda « Breco II » et Hernández Medina ont officié à deux reprises depuis le début de l’année 2020, avec 2 oreilles au compteur chacun. Ces deux novilleros très implantés sur les territoires du Yucatán et de Campeche ont majoritairement toréé dans des arènes de village. L’Andalou Jaime González-Écija boucle ce Top 10 avec 1 oreille à son crédit sur les 2 courses qu’il a toréées depuis le début de l’année.

Arturo Gilio II, novillero mexicain de dynastie, nouveau leader de l’Escalafón en Amérique latine (crédit photo : Twitter officiel Arturo Gilio).

TEMPORADA : LE COUP DU SOMBRERO D’ANTONIO FERRERA A MEXICO

Posté le 19/02/20

La lecture des résultats du mois de janvier d’Antonio Ferrera force assurément le respect. En trois corridas toréées à la Monumental de Mexico, le torero natif de Bunyola a tout simplement déjoué tous les pronostics en obtenant trois triomphes consécutifs, avec la manière. Sa dernière prestation dans les plus grandes arènes au monde s’est d’ailleurs soldée par la grâce d’un toro de La Joya.

Un parcours débuté de la meilleure des manières le dimanche 26 janvier avec deux premières oreilles obtenues face au 4e toro de la corrida de Villa Carmela. Antonio Ferrera a su proposer une lidia des plus variées en termes de gestuelle, avec plusieurs détails artistiques rendant hommage au maestro disparu Rodolfo Rodríguez « El Pana ». Une faena au profil très mexicain qui a conquis le cœur des spectateurs mexicains, unanimes au moment de réclamer la double récompense après une estocade époustouflante, portée sans l’aide de la muleta, à l’instar de celle proposée il y a quelques mois à Madrid.

Un triomphe répété dix jours plus tard, lors de la traditionnelle corrida du 5-Février, organisé dans le cadre de l’anniversaire de l’inauguration de la Plaza Mexico. Cette fois, c’est devant un lot de Jaral de Peñas qu’Antonio Ferrera a laissé parler l’étonnante profondeur de son toreo, dans un style rappelant celui qui lui a valu l’an passé de franchir à deux reprises à la Grande porte de la Monumental de Las Ventas. Une débauche de technique et d’inspiration face à deux toros qui ne l’ont pas toujours aidé dans sa quête du geste parfait.

Antonio Ferrera a réalisé la passe de trois grandes portes consécutives à Mexico en obtenant la grâce du 2e toro de la corrida de l’Épée d’or, organisée le dimanche 9 février. Auteur d’une nouvelle partition exceptionnelle de toreo, le matador extremeño a non seulement remporté le trophée mis en jeu dans le cadre de cette corrida de compétition réunissant plusieurs vedettes de la tauromachie face à un seul toro, mais aussi réalisé une faena de grand impact. Une rencontre rêvée entre « Tocayo », toro issu de l’élevage mexicain de La Joya – origine Parladé – porteur du n°210, de robe noire, annoncé à 498 kilos, né en janvier 2016 et la muleta divine d’un Ferrera à nouveau sublime dans sa proposition artistique.   

Sortie en triomphe d’Antonio Ferrera de la Monumental de Mexico le 5 février 2020, nouvelle idole outre-Atlantique (crédit photo : Emilio Méndez / agence Suerte Matador).

Voir les actualités plus anciennes