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FERIA DE PENTECÔTE : OUVERTURE DE LA VENTE DES ABONNEMENTS JUSQU’AU 3 MAI

Posté le 03/05/19

Ouverte le mardi 2 avril avec la publication des cartels, la vente des abonnements s’effectue jusqu’au vendredi 3 mai inclus, de 9h30 à 16h30.

La vente des places séparées s’effectuera à partir du lundi 6 mai, du lundi au vendredi de 9h30 à 18h00, et tous les samedis de 9h30 à 12h30 aux guichets SCP situés 4 rue de la Violette à Nîmes.

Il est également possible de réserver par téléphone au 08 91 70 14 01 (0,225 EUR TTC / min) ou via ce site internet www.arenesdenimes.com.

La Feria de Pentecôte approche, les arènes de Nîmes revêtent leur habit de lumières (crédit photo : Anthony Maurin).

FERIA DE PENTECÔTE : UNE INVITATION DÉCOUVERTE OFFERTE AUX ABONNÉS PROMOTIONNELS POUR LA NOVILLADA

Posté le 16/04/19

Afin de promouvoir l’art tauromachique et de faire partager la culture taurine au plus grand nombre, les abonnés promotionnels des arènes de Nîmes vont bénéficier d’un nouvel avantage. Ainsi, une invitation « découverte » sera offerte à chaque abonnement pour la novillada de la Cape d’or qui se déroulera le samedi 8 juin à 11h30. Elle permettra à chaque abonné d’inviter une personne de son choix, désireuse de s’initier à la culture taurine.

C’est un avantage supplémentaire que propose Simon Casas Production à ses abonnés promotionnels afin que ceux-ci partagent et transmettent les valeurs de la Fiesta Brava, au cœur d’un spectacle où les toreros de demain rivaliseront d’audace et de courage afin de remporter la Cape d’or. Une invitation propre à créer de l’afición !

Le cartel de la novillada de la Cape d’or réunira Francisco de Manuel, Diego San Román et El Rafi, lauréat de l’édition 2018. Paseo à 11h30 le samedi 8 juin aux arènes de Nîmes.

La joie d’El Rafi, l’un des novilleros engagés lors de la novillada de la Cape d’or, lauréat du trophée en 2018 (crédit photo : Anthony Maurin).

 

TEMPORADA : AVEC LES VICTORINOS, UN BEAU DIMANCHE DE TOROS A MADRID

Posté le 15/04/19

15.364 spectateurs pour la corrida du Dimanche des Rameaux, une entrée nettement supérieure à celle connue l’an passé, pour la première corrida de la saison à Las Ventas. Cette année encore, les toros de Victorino Martín ont été le centre d’intérêt des aficionados madrilènes, également attirés par le cartel composé par Fernando Robleño, Octavio Chacón et Pepe Moral. Les deux derniers toreros cités, grands triomphateurs des dernières Vendanges nîmoises face à ce même élevage, seront présents lors de la corrida de clôture du prochain Lundi de Pentecôte.

Amené à saluer au tiers à l’issue de sa seconde prestation, Fernando Robleño est apparu comme un chef de lidia consciencieux et particulièrement appliqué. Applaudi devant le Victorino d’ouverture, fort exigeant, Robleño a tracé une première faena fort engagée faisant suite à un excellent tiers de banderilles de Jesús Romero. Plus effacé dans ses assauts, le 4e exemplaire n’a apporté le relief nécessaire pour que la lidia de Robleño passe un cap en termes de transmission auprès du public, si ce n’est sur un bouquet de naturelles déclinées avec torería avant le port d’une bonne estocade.

Dans un registre proche, Octavio Chacón a salué au tiers devant le 2e Victorino de l’après-midi, une juste récompense à l’issue d’une lidia elle aussi fort soignée. Malheureusement, le toro, assez arrêté, n’a pas permis au matador andalou d’aller plus loin dans ses intentions, se blessant même un tendon de la main droite. Opéré à l’infirmerie des arènes sous anesthésie locale, Chacón est revenu en piste pour lidier son second toro, finalement sorti en 6e position. Précédant une faena droitière de moindre relief, Chacón s’est encore distingué dans le soin apporté sur les mises en suerte lors du tiers de piques, remarquablement interprété par Santiago Pérez.

Pepe Moral n’a pas connu la même réussite que ses compagnons d’affiche, devant composer avec un premier adversaire particulièrement brusque et retors, occis d’une épée entière au second essai. Le 5e exemplaire de Victorino a montré de meilleures intentions à la cape et à la muleta malgré un manque de forces plus prononcé que ses congénères. Muleta en main, Moral a tenté d’imprimer son style lors de séries de passes au niveau de transmission inégal et d’intensité décroissante. Une conclusion maladroite avec les aciers a réduit son bilan final à une poignée de sifflets.

Octavio Chacón a régalé le public madrilène de Las Ventas par la solidité de ses derechazos. Le public nîmois le retrouvera le 10 juin prochain en clôture de la Feria de Pentecôte (crédit photo : Plaza 1).

ESPAGNE : LES TOREROS S’INVESTISSENT EN POLITIQUE

Posté le 14/04/19

On n’est jamais aussi bien représenté que par soi-même… Une maxime qui a dû mûrir depuis de longues années dans l’esprit de bon nombre de toreros, fatigués par les attaques constantes et répétées dont la Tauromachie fait l’objet. Un accroissement qui va de pair avec les élections de plusieurs maires Podemos dans des villes-clés, au lendemain du dénommé mouvement des Indignés, en Espagne, fruit de la contestation née de la rue pendant l’hiver 2010.

Une émergence qui a fait s’élever de nouvelles voix dans le paysage politique espagnol, faisant notamment écho aux contestations d’une partie de la mégalopole barcelonaise et de ses accents d’indépendantisme. Dans ce cadre, de nouvelles formations sont apparues au grand jour : les contestataires de Podemos ont clairement affiché leurs intentions d’une nouvelle Espagne, moderne et irrévérencieuse, tournant le dos à la Couronne, à l’instar de Ciudadanos et Albert Rivera, porteurs d’un indépendantisme à Barcelone qu’ils souhaiteraient décliner au niveau national dans un état progressiste, laïc et fédéraliste européen. En dix ans, la montée de ces deux mouvements a favorisé la naissance d’une autre formation, de droite identitaire et souverainiste, Vox, rassemblant bon nombre de partisans d’une Espagne traditionnelle et d’anciens élus du Partido popular.

Ancienne formation majoritaire, le Partido popular a vu son emprise politique s’effriter au cours des dernières années, en raison notamment de l’instabilité parlementaire qui traverse l’Espagne. Le 28 avril prochain seront convoquées les troisièmes élections générales en l’espace de… quatre ans ! Une situation unique qui trahit le malaise que connaît le pays voisin : comme si, en France, l’Assemblée nationale avait été dissoute à deux reprises depuis 2015.

Les « règnes » du socialiste Felipe González – de 1982 à 1996 – puis du leader du PP, José María Aznar – de 1996 à 2004 – du socialiste José Luis Rodríguez Zapatero – de 2004 à 2011 – et de l’ancien ministre PP Mariano Rajoz – de 2011 à 2019 – ont fait place à des périodes plus resserrées pour les chefs du gouvernement espagnol. En témoigne la gouvernance du socialiste Pedro Sánchez, débutée le 2 juin 2018 suite à l’adoption d’une motion de censure contre Mariano Rajoy. Un court règne de 10 mois qui pourrait aboutir à la nomination d’un nouveau gouvernement, le Congrès ayant rejeté le projet de loi de finances de Sánchez !

Dans ce tumulte politique, signe d’une société espagnole en perte de repères, certains élus ont cru utile, à l’instar de certains indépendantistes catalans, d’instrumentaliser l’art tauromachique afin d’en faire un élément de rejet de l’Espagne monarchique d’antan. Dans plusieurs provinces, les formations politiques traditionnelles ont joué avec le feu des alliances, provoquant la colère des clubs taurins : afin de gagner des majorités, le PSOE a joué contre la tauromachie, et le PP a parfois préféré la neutralité de l’abstention. Des positions qui n’ont pas plu à tous, y compris dans certains bastions socialistes qui semblaient imprenables : ainsi, en 2018, le Parti socialiste ouvrier espagnol a subi sa plus lourde défaite en Andalousie depuis 37 ans, province qu’il n’est plus en mesure de gouverner sans une coalition d’autres forces de gauche.

L’Andalousie, l’une des provinces où le parti Vox a fait l’une de ses percées les plus spectaculaires. Son leader, Santiago Abascal, ancien du Partido popular, souhaite rebattre les cartes du paysage politique espagnol et tendre la main aux défenseurs de l’identité culturelle de son pays. Alors que le Partido popular a toujours semblé faire preuve de constance, au niveau national, dans sa défense de la Tauromachie, Abascal a fait une brèche au cours de l’hiver dernier en s’affichant publiquement aux arènes au côté de Morante de la Puebla. Un torero andalou qu’on ne présente plus et qui a officialisé son soutien à Vox. Annonce qui a par ailleurs été suivie d’attaques à l’encontre de sa personne et de l’inscription de tags diffamatoires sur les murs de sa propriété de la Puebla del Río, traitant le torero de « nazi ».

Outre Morante, Santiago Abascal a également convaincu Serafín Marín de rejoindre les rangs de Vox. Le torero catalan, particulièrement déçu de la « trahison » d’Albert Rivera et Ciudadanos à Barcelone – soutenant la Tauromachie alors qu’il était encore inconnu – figure en troisième position sur la liste Vox conduite par Ignacio Garriga Vaz de Concicao. A Vitoria, le futur matador Daniel Ollora « El Dani » a également pris position pour ces élections.

Côté Partido popular, d’autres toreros entendent défendre leur profession dans les plus hautes instances du bicamérisme parlementaire espagnol. Sacré matador de toros dans nos arènes de Nîmes au cours de la Primavera 2003, Salvador Vega se présentera sous l’étiquette du PP à Málaga, sa terre d’origine. Autre engagé dans les rangs du Partido popular, une autre figura dans les pistes et les médias espagnols, Miguel Abellán : « ce n’est pas de l’opportunisme, si ce n’est de la générosité, de la solidarité et de la vaillance. S’engager de la sorte signifie mon implication et mon engagement pour l’Espagne, avec les besoins du monde des Toros, de la Chasse et du Monde rural », explique le torero madrilène, qui a également franchi la Grande porte de la Monumental de Las Ventas.

Une autre corrida débute pour ces trois toreros aguerris aux plus grandes luttes…

Miguel Abellán, Serafín Marín, Salvador Vega. Ce n’est pas le cartel d’une prochaine corrida, mais le visage de trois toreros candidats aux élections générales espagnoles (crédits photo : Anthony Maurin & comptes Twitter personnels).

 

TEMPORADA : UNE NOUVELLE DISTINCTION POUR ROCA REY, LAURÉAT DU PRIX PAQUIRO

Posté le 13/04/19

Il y a quelques semaines, Andrés Roca Rey a été honoré en devenant le récipiendaire de la Xe édition du prestigieux prix Paquiro. Une récompense reçue des mains du prix Nobel de littérature 2010, le grand écrivain péruvien Mario Vargas Llosa, dans les salons des arènes de Las Ventas à Madrid. Symbole important que celui de la fusion des cultures entre deux personnalités les plus représentatives de ce pays sud-américain.

En évoquant la trajectoire de sa carrière, le torero péruvien, aujourd’hui âgé de 22 ans, a confié à l’assistance : « j’aimerais bien être au côté de l’enfant de 7 ans qui s’est mis pour la première fois devant une becerra au Pérou, et lui dire où je suis aujourd’hui et avec qui », en clin d’œil à Vargas Llosa. « Recevoir ce prix de vos mains revêt encore plus de valeur. Vous avez écrit que la liberté une valeur suprême. Je suis complètement d’accord. La liberté est un droit que nous possédons tous et personne ne peut nous l’enlever » a déclaré Roca Rey à l’assistance, avant de poursuivre « je suis sûr qu’il y a un enfant de 7 ans qui veut être torero et qui aspire à gagner un jour le prix Paquiro. J’aimerais lui dire qu’il ne cesse jamais de poursuivre ses objectifs ». Andrés Roca Rey a également remercié le quotidien espagnol El Mundo, qui met en jeu ce trophée, pour sa ligne éditoriale en faveur de la Fiesta brava.

De son côté, Mario Vargas Llosa a souligné le pouvoir immense de son jeune compatriote dans les pistes de la planète taurine : « il a rempli les arènes, il a électrisé les tribunes, et ce sont des grands toreros comme lui qui doivent maintenir vivant l’art antique du toreo ». Aujourd’hui âgé de 83 ans, le natif d’Arequipa a expliqué à l’assistance la nécessité d’affirmer son afición : « défendre la Fiesta brava, c’est défendre une tradition profondément enracinée dans notre culture et dans notre histoire, qui a stimulé le travail artistique des poètes, des novellistes et des essayistes.

Andrés Roca Rey, lauréat du Xe prix Paquiro, effectuant une caleserina le 4 juin 2017 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

OBJECTIF FERIA DE PENTECÔTE : OCTAVIO CHACÓN RÉPOND AUX ATTENTES DE L’AFICIÓN FRANCAISE

Posté le 12/04/19

- Octavio CHACÓN (corrida du lundi 10 juin face aux toros de Victorino Martín) : le torero originaire de Prado del Rey (Cadix) participait dimanche dernier à l’une des corridas organisées à Saint-Martin-de-Crau. Toujours soigné dans sa manière de conduire la lidia, Chacón a obtenu l’une des rares oreilles accordées lors de cette journée saint-martinoise. Programmé en mano a mano avec Fernando Robleño, le matador andalou a ravi l’oreille de son premier adversaire de la famille Tardieu. Une belle prestation gâchée avec l’épée sur les deux autres toros alors que la sortie en triomphe semblait assurée pour Octavio Chacón.

- Thomas DUFAU (corrida du vendredi 7 juin face aux toros d’El Torero) : le matador français a pris part à sa première corrida européenne de l’année, dimanche matin à Saint-Martin-de-Crau. Opposé à un toro porteur du fer des héritiers de Christophe Yonnet, peu évident à consentir, Dufau s’est distingué pour la qualité de sa lidia et la patience de sa construction technique. Une faena conclue d’un grand coup d’épée, déclenchant une forte pétition d’oreille à laquelle la présidence n’a pas accédé. Vuelta pour le torero originaire de Mont-de-Marsan, qui n’a pas été en mesure de rééditer sa prestation devant le 5e exemplaire de la corrida.

Naturelle aidée d’Octavio Chacón face au 4e toro de la corrida de Victorino Martín lors de sa présentation aux arènes de Nîmes le 16 septembre 2018 (crédit photo : Anthony Maurin).

TEMPORADA : FRANCISO DE MANUEL, LA BONNE SURPRISE DE LAS VENTAS

Posté le 11/04/19

Le dimanche 24 mars, Francisco de Manuel n’a pas fait de demi-mesure en s’affirmant comme le triomphateur de la journée à Madrid. Sur le sable de la Monumental de Las Ventas, le novillero madrilène a ravi l’oreille de son premier exemplaire de Fuente Ymbro avant d’écouter une forte ovation à l’issue de sa seconde prestation. En l’espace d’une année, Francisco de Manuel est devenu l’un des apprentis-toreros incontournables dans la capitale espagnole, ravissant pas moins de trois oreilles en seulement quatre courses.

Une fois encore, le novillero madrilène a su tirer un parti idéal de son lot de Fuente Ymbro lors de la course d’ouverture de la saison à Las Ventas. Soigné avec cape et banderilles, c’est avec la muleta que Francisco de Manuel a su faire la différence en signant des faenas marquées du sceau du bon goût. Une tauromachie qui a une fois de plus conquis le cœur de Madrid et permis au benjamin du cartel de ravir la première oreille de l’année à Las Ventas.

Le 8 juin prochain, Francisco de Manuel se présentera à Nîmes en qualité de novillero, mais cette course ne sera pas sa première en France. C’est le 21 juillet 2018, en nocturne, que le Madrilène avait effectué son premier paseo dans notre pays, plus précisément à Mont-de-Marsan. Crédité de l’oreille de ses deux novillos de Camino de Santiago, Francisco de Manuel avait déjà étonné le public du Plumaçon par son élégance et sa personnalité.

Lors de cette course, Francisco de Manuel partageait l’affiche avec El Rafi, qui avait coupé un pavillon devant le 5e exemplaire de la soirée, et le novillero originaire du sud-ouest, Dorian Canton. Le samedi 8 juin, en fin de matinée, Francisco de Manuel et El Rafi vont se retrouver en piste, sur le sable nîmois, en présence du Mexicain Diego San Román. Le plus convaincant de ces trois jeunes hommes se verra attribuer le trophée de la Cape d’or.

Naturelle stylisée de Francisco de Manuel le 24 mars 2019 à Madrid face à un novillo de Fuente Ymbro (crédit photo : Plaza 1).

ESCALAFÓN DES MATADORS DE TOROS : UN SACRÉ QUATUOR DE TÊTE

Posté le 10/04/19

En imprimant sa griffe naturelle à chacune de ses sorties, Andrés Roca Rey est le leader logique du Top 10 des matadors de toros en Europe. Avec 10 oreilles coupées en 4 corridas toréées, le matador péruvien occupe une place logique de leader, reflet parfait de sa domination actuelle sur l’Escalafón. Une maîtrise qui s’est traduite en piste par trois triomphes d’importance au cours du dernier mois à Valencia, Castellón de la Plana et Olivenza (Badajoz).

Avec 5 oreilles coupées en 4 corridas toréées, Cayetano est l’étonnant 2e de ce classement. Le cadet des frères Rivera Ordóñez doit cette position grâce à un mois de mars très actif, matérialisé par un paseo à Valencia, une oreille coupée le 23 mars dernier à Arnedo (La Rioja) face à un toro de la Plata, un autre trophée acquis le 31 mars à Castellón de la Plana devant un exemplaire de Peña de Francia, et un beau triomphe, trois pavillons en mains, le 24 mars à Morón de la Frontera (Séville).

Sur la 3e marche du podium apparaissent ex-aequo Morante de la Puebla et El Juli. Deux toreros aux personnalités bien opposées mais que les chiffres réunissent avec 4 corridas toréées et 3 oreilles coupées. Pour le torero andalou, ce début de saison est placé sous le signe de quelques faenas savoureuses, avec une oreille à la clé, le 10 mars dernier à Olivenza, face à un toro de Daniel Ruiz, ou encore dimanche dernier à Guadalajara, devant un lot de Garcigrande, lors de l’alternative d’Ángel Téllez. Pour El Juli, la moisson de trophées a été sensiblement différente avec une Grande porte ouverte à Olivenza le 9 mars après avoir ravi les deux pavillons du 3e toro de Garcigrande. Un autre trophée a récompensé une faena importante du Madrilène face à un exemplaire du même élevage.

Sébastien Castella figure au 5e rang avec 3 corridas toréées et 5 oreilles coupées. Trois courses au cours desquelles le matador français a confirmé son bon début de temporada, avec une première oreille européenne ravie à Illescas (Tolède), le 9 mars, devant un toro de José Vázquez, suivies par deux triomphes d’importance à Olivenza puis Valencia. Une place que le Biterrois partage avec l’une des révélations de ce début de saison, Pablo Aguado, auteur d’un mois de mars plus que remarquable : une oreille acquise à Valencia le 13 mars lors de la corrida d’Alcurrucén, la grâce d’un toro d’El Torero le 24 mars pour la fameuse course triomphale de Morón de la Frontera, puis deux nouvelles faenas placées sous le sceau du succès, à Gamarde-les-Bains (Landes), le 31 mars, chaque fois récompensées d’un trophée.

7e avec 3 corridas toréées et 4 oreilles coupées, Enrique Ponce va devoir patienter avant de revenir en piste. Grièvement blessé sur ses terres valencianes le 18 mars dernier, le maestro de Chiva avait pourtant signé un début de saison prometteur avec un triomphe à Olivenza puis un succès notable lors de son mano a mano des Fallas avec Paco Ureña. Un maestro de Chiva qui est d’ores et déjà talonné par El Cid, qui affiche une moyenne parfaite de 3 oreilles coupées en 3 corridas toréées : pour sa saison d’adieux, le torero andalou a triomphé le mois dernier à Fitero (Navarre) face à un bon lot d’Hermanos Cambronell avant de ravir un trophée à Castellón de la Plana, le 28 mars, devant un toro d’El Pilar.

Román est le premier matador de ce Top 10 à ne pas avoir ravi d’oreille à ce jour. 9e avec 3 courses au compteur, le torero valencian n’a pas été en mesure de s’illustrer lors de ses deux sorties de mars, à Valencia et Castellón de la Plana. Bien plus régulier dans sa quête des trophées, Miguel Ángel Perera clôt la marche avec 4 oreilles coupées en 2 corridas toréées, et deux triomphes à la clé, le 10 mars à Olivenza devant un lot de Zalduendo, puis le 30 mars à Castellón de la Plana, devant les Garcigrande et Domingo Hernández.

En lévitation lors de son entame de faena aux arènes de Nîmes, le lundi 16 mai 2016, Andrés Roca Rey aspire aux plus hauts sommets de l’Escalafón (crédit photo : Anthony Maurin).

TEMPORADA : LE TEMPS DE LA PATIENCE ET DE LA RÉÉDUCATION POUR ENRIQUE PONCE

Posté le 09/04/19

Deux jours après la grave blessure subie face à un toro d’Olga Jiménez, Enrique Ponce s’est soumis à une longue opération de son genou gauche meurtri. A une ancienne lésion du ligament croisé antérieur s’est ajoutée une rupture du ligament latéral interne, des deux ménisques et de la moitié du plateau tibial, enfoncé sur 2 cm. Un « genou catastrophique » selon les termes employés par le docteur Ángel Villamor, qui a dirigé l’opération du maestro de Chiva dans une clinique madrilène.

Dans un état grave, les articulations du genou d’Enrique Ponce présentent selon le médecin « des similitudes avec les blessures contractées par les pilotes moto et les skieurs professionnels ». Une gravité qui n’a évidemment pas entamé le moral d’Enrique Ponce, qui a récemment plaisanté sur les réseaux sociaux en publiant une photo où il apparaît feignant de toréer avec ses béquilles, qui se traduisent « muleta » en espagnol ! Le torero valencian a par ailleurs entamé son travail de rééducation par des séances de physiothérapie.

Grand spécialiste de ce type de blessure, le docteur Ángel Villamor avait opéré par le passé le roi émérite Juan Carlos Ier à la hanche ainsi qu’au genou. Concernant Ponce, le médecin a souhaité jouer la carte de la prudence dans ses déclarations tout en reconnaissant l’étonnante capacité de récupération rapide de la part des toreros : « sur ce genre de blessure, il faut bien 5 à 6 mois de récupération pour des sportifs de haut niveau ; pour les autres lésions, il faut compter 2 à 3 mois, mais Enrique a déjà su me surprendre en d’autres occasions ». Le traumatologue a toutefois confié aux journalistes espagnols, lors d’une conférence de presse, que son souci majeur demeurait au niveau du ligament croisé, dont la réhabilitation complète nécessite un repos absolu pendant 5 à 6 mois.

« Si Enrique décide de reprendre le chemin des pistes plus tôt, il toréera sous sa propre responsabilité. Mon conseil est qu’il se soigne bien et qu’il ne fasse pas d’efforts surhumains, parce que le genou d’un jeune de 20 ans n’est pas celui d’un homme âgé de 47 » a souligné le docteur Villamor. L’opération, qui s’est déroulé sous anesthésie épidurale, a consisté à reconstruire les multiples fragments de la fracture tibiale et stabiliser l’articulation du genou du torero valencian, auquel il a fallu extirper un fragment irréparable du ménisque externe. C’est à partir de cellules mère du patient qu’a été confectionné un nouveau ligament croisé grâce à une injection de tissus. Le ligament latéral a été également entièrement reconstruit.

Il reste désormais à Enrique Ponce de faire preuve de patience et d’abnégation dans son travail de rééducation. Lors de la présentation des cartels de la prochaine Feria de Pentecôte, Simon Casas a confié que le torero valencian l’avait appelé en lui précisant qu’il voulait impérativement toréer la Feria des Vendanges. Rendez-vous donc dans cinq petits mois aux arènes de Nîmes pour retrouver le maestro de Chiva.

Blessé le 18 mars 2019 à Valencia, Enrique Ponce a débuté un long travail de rééducation (crédit photo : Rafa Navarro pour SCP Valencia).

REVUE DE PRESSE : UN CARTEL VEDETTE POUR PENTECÔTE

Posté le 08/04/19

Présentée comme « le cartel vedette » de cette Feria de Pentecôte, la corrida de mano a mano du dimanche 9 juin centre bien des attentions. Dans son édition du mercredi 3 avril 2019, le quotidien Midi Libre détaille les cartels présentés par Simon Casas dans ses pages nîmoise et régionale. L’occasion pour le journaliste Roland Massabuau de détailler les forces en présence du mano a mano vedette de cette feria : « Roca Rey (…) se positionne d’ores et déjà comme « le » torero de l’année », dans une corrida qui le verra en confrontation directe avec Sébastien Castella et qui suscitera « un engouement attendu et légitime ».

Si le signataire de ces lignes s’interroge quant au potentiel d’attractivité des autres affiches proposées, il ne peut s’empêcher de qualifier en termes élogieux la composition de la corrida de clôture, avec le retour de l’élevage de Victorino Martín, « avec, entre autres, Octavio Chacón et Pepe Moral, deux héros de la journée mémorable du 16 septembre dernier, et assister aux combats de maestros réputés pour leur style et leur vaillance ». Roland Massabuau a également souligné la philosophie qui animait la composition de ces cartels, en reprenant les déclarations de Simon Casas lors de son propos liminal : « en tauromachie, il faut renouveler ses acteurs, comme dans tous les arts ». Un article qui rappelle également les informations dispensées par le responsable de la programmation tauromachique aux arènes de Nîmes, avec l’annonce de la présence aux Vendanges de Diego Ventura, Enrique Ponce, El Juli et Andrés Roca Rey, ce dernier étant l’unique matador qui sera programmé à deux reprises cette année dans l’amphithéâtre romain.

Caleserina d’Andrés Roca Rey lors de son alternative nîmoise du 19 septembre 2015, « le torero de l’année » selon le quotidien Midi Libre (crédit photo : Anthony Maurin).

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