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REVUE DE PRESSE : JUAN LEAL, UN TORERO A SUIVRE

Posté le 26/01/20

Six années séparent les deux sorties en triomphe de Juan Leal par la Porte des Consuls des arènes de Nîmes. La première, acquise avec ténacité un Dimanche matin de Pentecôte, le jour de son alternative, en mano a mano avec Sébastien, et la deuxième, obtenue avec brio et panache lors de la corrida de clôture de la dernière Feria des Vendanges. Face aux toros de Fuente Ymbro, le matador français a donné la pleine mesure de sa personnalité, coupant trois oreilles avec la manière, dans une démonstration de toreo repoussant les limites du style encimista.

Une temporada de consécration pour le torero arlésien natif de Suresnes, tout juste âgé de 27 ans, et qui a toréé en 2019 un total de 16 corridas pour une coupe finale de 22 oreilles. Une saison notable pour laquelle Juan Leal a récemment confié à l’hebdomadaire Aplausos que « ce qui est important, c’est que les gens sortent des arènes en parlant de toi ». Parmi les piliers de la temporada, le matador français se souvient de quelques après-midis : « chaque course a eu son importance (…) mais je garde plus particulièrement en tête celle de Bilbao (…) qui est une des arènes qui m’a lancé ».

L’article fait référence aux belles performances du torero français dans des arènes aussi importantes que Madrid, Pampelune, Nîmes et Bilbao. Des arènes de première catégorie au sein desquelles Juan Leal semble être comme dans son jardin : « toutes les arènes sont importantes, mais celles-ci te permettent de donner plus de relief et de transcendance à ce que tu fais en piste » explique-t-il. Une année également marquée du sang de son investissement, avec un succès qui s’est conclu à l’infirmerie lors de la Feria de San Isidro à Madrid : « lorsque tu t’habilles de torero, tu dois en assumer toutes les conséquences. Les coups de corne font partie du toreo et font moins souffrir lorsqu’ils sont suivis d’une récompense. Dans ce cas précis, ce fut un honneur que de triompher à Madrid (…) le jour suivant, on m’a appelé pour toréer à Pampelune et ça c’est la plus grande récompense qu’un torero puisse obtenir ».

Attitude de défi de Juan Leal après une intervention à la cape lors de son triomphe du 15 septembre 2019 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

TEMPORADA : LA DERNIÈRE SAISON DE JÉRÉMY BANTI

Posté le 25/01/20

Sacré matador de toros à Arles un Dimanche de Pâques, le 8 avril 2007, des mains d’Antonio Ferrera, en présence de Salvador Cortés, face au toro « Canelo » d’Antonio Palla, Jérémy Banti totalise 13 corridas à son actif. Le torero arlésien a notamment officié dans les arènes de Fenouillet, Saint-Gilles ou encore Les Saintes-Maries-de-la-Mer coupant un total de 13 oreilles tout au long de sa carrière active. Une passion taurine que le matador français poursuit depuis 2013 en officiant régulièrement comme sobresaliente, notamment aux arènes de Nîmes.

A ce jour, Jérémy Banti a participé à 9 corridas en tant que sobresaliente aux arènes de Nîmes. Son premier paseo dans l’amphithéâtre gardois s’est déroulé le 19 mai 2013, lors de l’alternative de Juan Leal, qui partageait l’affiche avec Sébastien Castella. Quatre mois plus tard, le 15 septembre, le torero arlésien figurait au paseo du mano a mano entre Fernando Robleño et Javier Castaño devant les toros de Miura. Un poste de sobresaliente encore occupé le 20 septembre 2014 lors du solo de Miguel Ángel Perera, puis le lendemain lors d’un mano a mano.

L’année suivante, le 22 mai 2015, il officie comme torero remplaçant lors du mano a mano entre Morante de la Puebla et El Juli, avant d’être présent deux jours plus tard lors du mémorable mini-solo d’Enrique Ponce lors de la corrida matinale du Dimanche de Pentecôte. Le 17 septembre 2016, il est encore présent derrière Sébastien Castella pour son solo face aux toros d’Adolfo Martín. Un an plus tard, il retrouve son ami biterrois lors d’un mano a mano inédit avec Enrique Ponce. Son dernier paseo a eu lieu le 9 juin dernier, Dimanche de Pentecôte, lors d’un autre mano a mano opposant Sébastien Castella à Andrés Roca Rey.

Dans un communiqué, le matador arlésien indique que la saison taurine 2020 sera sa dernière en activité, lui qui fit ses premiers pas à l’École taurine d’Arles au début des années 90.

Le sérieux du sobresaliente, Jérémy Banti, quelques minutes avant le mano a mano Ponce-Castella du 16 septembre 2017 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

REVUE DE PRESSE : SÉBASTIEN CASTELLA AFFICHE SES AMBITIONS POUR 2020

Posté le 24/01/20

Après ses encerronas de 2008, 2010 et 2016, Sébastien Castella toréera une quatrième corrida en solitaire dans les arènes de Nîmes. C’est le torero biterrois qui l’annonce lui-même dans les colonnes de la revue spécialisée Aplausos : « je planifie pour cette année trois 1 contre 6 à Bayonne, à Nîmes pour les Vendanges ainsi qu’en Espagne » détaille Sébastien Castella, qui fêtera en août prochain le vingtième anniversaire de sa prise d’alternative. Un événement qui sera évidemment célébré dans sa ville natale, où le matador français envisage de toréer l’intégralité des corridas de la feria, dont celle qui verra le retour des toros de Miura dans la cité chère à Pierre-Paul Riquet. Rappelons que Castella a toréé sa première miurada le 12 mai dernier à la Real Maestranza de Séville.

Interrogé sur ses intentions à l’orée de cette nouvelle temporada européenne, Sébastien Castella a affirmé qu’il souhaiterait toréer une corrida en 1 contre 6 à Madrid, « une arène qui a toujours été importante dans ma carrière », dans un futur proche. Le porte-drapeau des matadors tricolores a par ailleurs confié à l’hebdomadaire taurin valencian son intention de figurer dans les corridas les plus emblématiques du calendrier français « en réalisant des gestes spécifiques face à certains élevages ». Sur ce sujet, Aplausos précise que des hommes de confiance de Sébastien Castella auraient visité des élevages de prédilection du torero biterrois sur l’aspect torista, comme le fer d’Adolfo Martín. Des projets qui trouveront confirmation lors d’une conférence de presse qui devrait se tenir à Béziers après les élections municipales des 15 et 22 mars prochains.

Attitude de défi de Sébastien Castella lors de son triomphe nîmois du 14 septembre 2019 (crédit photo : Anthony Maurin).

 

TEMPORADA : SÉBASTIEN CASTELLA REMPORTE LE TROPHÉE CATHÉDRALE DE MANIZALES

Posté le 23/01/20

La Cathédrale Notre-Dame-du-Rosaire de Manizales, œuvre de l’architecte français Julien Polti, est l’une des plus grandes basiliques de style néo-gothique que compte la Colombie. Un monument historique qui est devenu l’icône de la Feria du Café, célébrée depuis 65 ans lors de la première quinzaine du mois de janvier. Ainsi, une réplique miniature de la cathédrale, en or, est remise au torero triomphateur du cycle tauromachique.

En 2020, Sébastien Castella a été déclaré triomphateur de la Feria et récipiendaire du prix de la meilleure faena. Le matador biterrois a par ailleurs été honoré par le quotidien colombien La Patria en recevant le prix « Voceador de Prensa ». Des récompenses qui sont les conséquences du grand triomphe de Castella, le 8 janvier dernier, après avoir coupé un total de trois oreilles à un bon lot de toros de Las Ventas del Espíritu Santo.

Depuis sa prise d’alternative en 2000, c’est la quatrième fois que Sébastien Castella remporte ce trophée « Catedral de Oro ». Le torero français en avait déjà été le lauréat en 2004, 2006 et 2010. Ce nouveau triomphe renforce son statut de torero particulièrement populaire en Colombie, la patrie de son épouse Patricia Vásquez.

Le palmarès de cette Feria du Café de Manizales a également mis à l’honneur l’élevage de Santa Bárbara pour l’excellente corrida lidiée le 7 janvier, qui avait favorisé la sortie en triomphe commune d’El Cid, Román, de l’impétrant Juan Sebastián Hernández et de l’éleveur Carlos Barbero. Le trophée du meilleur novillero est revenu au Mexicain Diego San Román.

Visuel du précieux trophée « Catedral de Oro »  de la Feria de Manizales remporté pour la quatrième fois par Sébastien Castella (crédit photo : Twitter Info Castella / Twittaurino).

ESPAGNE : LE BIEN-ÊTRE ANIMAL N’ALTÈRERA PAS LA FIESTA BRAVA

Posté le 22/01/20

L’arrivée de ministres étiquetés « Podemos » au sein du nouveau gouvernement de Pedro Sánchez a généré de nombreuses inquiétudes au sein du milieu taurin espagnol. Pourtant, la revue Público assure que la Tauromachie continuera d’être gérée par le Ministère de la Culture et des Sports, citant des sources proches de la vice-présidence du gouvernement. De fait, il n’est pas question que le département du Bien-être animal réservé à Pablo Iglesias ne vienne faire de l’ingérence dans celui des Affaires culturelles.

Si ces informations se confirment, aucun changement majeur ne devrait toucher le monde de la tauromachie en Espagne, et ce, malgré les intentions clairement anti-taurines du leader de « Podemos », désormais deuxième vice-président du gouvernement espagnol.

Cheval de picador au repos dans le patio de caballos de la Monumental de Las Ventas à Madrid, le 16 mai 2019 (crédit photo : Plaza 1).

TEMPORADA : ÓSCAR BERNAL, NOUVEAU PICADOR DE PACO UREÑA

Posté le 21/01/20

Héctor Vicente n’aura finalement officié qu’une seule année sous les ordres de Paco Ureña. En 2020, celui-ci sera remplacé par Óscar Bernal, un picador d’expérience souvent vu dans la cuadrilla de Diego Urdiales. Avec cette recrue, le torero de Lorca pourra compter sur un cavalier aguerri, souvent salué pour son habileté dans l’exercice du premier tiers.

Le reste de la cuadrilla d’Ureña ne subira aucune autre modification, avec le maintien en poste des autres subalternes, inchangés depuis la saison 2014. Ainsi, Óscar Bernal alternera à cheval avec Pedro Iturralde, alors que Víctor Hugo Saugar « Pirr », Curro Vivas et Álvaro López « Azuquita » demeureront au poste de banderilleros. Pas plus de changement au niveau du valet d’épées qui reste le domaine exclusif de Juanvi de la Calle, secondé par Francisco Javier Campillo, dans une équipe désormais dirigée par José María Garzón.

Le picador Óscar Bernal officiant sous les ordres de Diego Urdiales le 7 octobre 2018 à Madrid (crédit photo : Plaza 1).

ESCALAFÓN DES NOVILLEROS : SEBASTIÁN IBELLES, PREMIER LEADER DE 2020

Posté le 20/01/20

Sebastián Ibelles est le premier leader de cette nouvelle année grâce à ses 4 novilladas toréées et 2 oreilles coupées dans les arènes de son Mexique natal. Des trophées acquis dans des arènes de 3e catégorie mais qui lui permettent toutefois de devancer sur le podium deux de ses compatriotes : Hernández Medina, 2e avec 2 pavillons récoltés en 2 paseos, et le désormais célèbre Diego San Román, 3e avec 1 trophée glané en 2 courses. Originaire de Mérida (Yucatán), le premier cité est âgé de 24 ans et s’est illustré lors d’un triomphe à Peto, où était organisée une novillada le Jour de l’An. Considéré comme le meilleur novillero mexicain du moment, Diego San Román a lui aussi brillé le 1er-Janvier, en ravissant une oreille sur ses terres de Querétaro.

4e, Pablo Páez est le premier novillero espagnol apparaissant dans ce classement latino-américain. L’apprenti-torero natif de Ronda (Málaga) a officié à deux reprises les 8 et 9 janvier dans les arènes de Presas (Hidalgo). Il devance le Mexicain José Alberto Ortega, triomphateur le 4 janvier à Ciudad Lerdo (Durango »), face à un novillo d’Espíritu Santo, à l’instar du Sévillan Juan Pedro García « Calerito » avec qui il partage cette 5e place, ex-aequo.

Au 7e rang figure le 3e novillero espagnol de ce Top 10, Jaime González-Écija, natif du village andalou cité dans son nom et crédité d’une oreille lors de la course célébrée le 4 janvier à Ciudad Lerdo. Il partage cette position avec Miguel Aguilar et Juan Carlos Benítez, qui ont également ravi une oreille lors de leur unique course toréée sur les vingt premiers jours de l’année. Crédité d’un pavillon lors de la course du Jour de l’An à Querétaro, Miguel Aguilar souhaite confirmer les intentions affichées en 2019. Des espoirs également affichés par le Malagüeño Benítez, crédité d’un pavillon le 1er-Janvier à Peto.

Eduardo Neyra clôt cette première classification de l’année 2020 chez les novilleros, avec deux saluts à mettre à son actif lors de la novillada de Guadiana organisée sur ses terres de Durango le 12 janvier dernier.

A ce jour, 15 novilleros figurent dans ce classement Escalafón, dont 11 n’ayant officié qu’à une seule reprise depuis le début de la saison latino-américaine.

Le novillero mexicain Sebastián Ibelles se présentant lors d’un paseo dans son pays natal (crédit photo : Twitter Sebastián Ibelles).  

TEMPORADA : SÉBASTIEN CASTELLA FAIT SON FESTIVAL A MANIZALES

Posté le 19/01/20

Un festival taurin placé sous le signe de la ferveur et de la majesté : c’est l’image forte que l’on gardera de ce paseo effectué par les toreros du jour, impeccablement vêtus en traje corto, pour porter la Vierge de la Macarena. Des gradins pleins, plongés dans le noir et des spectateurs allumant une chandelle comme un signe d’espoir et de foi pour les enfants de l’Hôpital de Manizales au profit desquels cette course avait été organisée. Une belle ambiance à laquelle les toreros ont apporté leur part d’âme, en se livrant devant de bons novillos d’Ernesto Gutiérrez.

Particulièrement bien aguerri à cet exercice, Sébastien Castella a une fois de plus remporté la mise en coupant les deux oreilles du 4e exemplaire de la soirée. Une faena pleine de maestria, illustration de la plénitude artistique que traverse actuellement le matador biterrois. Deux pavillons également glanés par le torero colombien José Arcila devant le 5e novillo, gratifié d’une vuelta posthume. Une lidia particulièrement inspirée, dès la première véronique jusqu’à la faena, audacieusement débutée sur une chaise. Une belle opportunité prise par le jeune matador sud-américain aux côtés des vedettes de la tauromachie avec lesquelles il partageait l’affiche.

Au premier rang des figuras se trouvait évidemment Enrique Ponce, auteur d’une faena sublime face au novillo d’ouverture, mais dont la prestation s’est soldée par un simple salut à cause d’un manque de réussite avec l’épée. Une mauvaise conclusion qui a également sanctionné El Juli devant le 2e exemplaire, excessivement piqué avant d’être embarqué dans un travail mené avec maîtrise et sens du détail. Le torero madrilène a recueilli un silence à l’issue de sa prestation, à l’instar d’El Cid, desservi cette fois par le sorteo, tout comme David Martínez et Pablo Aguado.

Dans les cuadrillas, les banderilleros Álex Benavidez et Emerson Pineda ont salué face au 4e novillo.

Nouveau triomphe pour Sébastien Castella le 9 janvier dernier lors du festival taurin de Manizales (crédit photo : Twitter Castella).

ESPAGNE : JOSÉ MANUEL RODRÍGUEZ URIBES, NOUVEAU MINISTRE DE LA CULTURE

Posté le 18/01/20

En pleine crise de régime depuis deux ans maintenant, l’Espagne vient de se choisir une nouvelle majorité, dans une ambiance de contestation permanente au sein du pays. Alors que des membres de la formation « Podemos » viennent d’intégrer le deuxième gouvernement du socialiste Pedro Sánchez, le poste de ministre de la Culture et des Sports a été confié à José Manuel Rodríguez Uribes le 13 janvier dernier. Membre du Parti socialiste et ouvrier espagnol, le nouveau locataire de la Casa de las Siete Chimeneas succède à José Guirao.

Ancien directeur de cabinet de José Luis Rodríguez Zapatero, le nouveau ministre avait officié entre 2005 et 2011 au poste de directeur général de la cellule créée aux victimes du terrorisme, suite aux attentats du 11-Mars 2004 à Madrid. De fait, la José Manuel Rodríguez Uribes aura en charge la gestion des affaires taurines au niveau national puisque la Tauromachie est régie en Espagne par le Ministère de la Culture et des Sports. Interrogé par le blog Lapatxoneria en janvier 2016, Rodríguez Uribes optait pour une posture de compromis sur la question taurine : « je ne suis pas aficionado a los toros, mais il y a des raisons pour maintenir une position de respect. Le PSOE a porté une loi contre la maltraitance animale mais cela ne touche pas la Fiesta de los Toros, même s’il existe quelques excès dans certains villages espagnols. Mais cela ne touche pas la Tauromachie. Je ne suis pas aficionado mais plutôt un libéral, afin que nous maintenions une position de respect vis-à-vis d’une tradition historique espagnole qui possède d’autres dimensions, également au niveau culturel. Je sais aussi qu’il est très difficile pour de nombreuses personnes de comprendre que le toro souffre et meure. La Fiesta Brava ne me procure pas personnellement de satisfaction particulière mais je crois que l’interdire serait une position excessive ».  

Drapeaux espagnols et taurins faisant face aux guichets de la Monumental de Las Ventas (crédit photo : Plaza 1).  

TEMPORADA : SÉBASTIEN CASTELLA ÉTINCELANT A MANIZALES

Posté le 17/01/20

Brillant à Cali, Sébastien Castella a décidé de ne pas s’arrêter en si bon chemin. Détendu et souriant, le matador biterrois vient d’ajouter une ligne supplémentaire à son riche palmarès après avoir ravi trois pavillons de la corrida célébrée le 8 janvier dernier à Manizales. Un triomphe associé à la qualité du lot de toros présenté par le maestro César Rincón, dont le 5e exemplaire, « Barco », porteur du fer de l’élevage colombien de Las Ventas del Espíritu Santo a été gratifié d’une vuelta posthume.

Devant des gradins qui affichaient un quasi-plein, Sébasien Castella a tout d’abord proposé une remarquable lidia adaptée aux conditions de son premier adversaire limité de forces. Animé d’une appréciable générosité dans ses charges, « Barco » a trouvé face à lui une muleta suffisamment puissante pour exprimer ses vertus. Un haut niveau de toreo qui aurait même pu aller jusqu’à la grâce du toro, demandée par une partie du public.

Le mérite premier revenait au torero français, sûr de son sujet et décisif au moment d’exécuter la suerte suprême. Au final, trois oreilles dans l’escarcelle de Castella, qui a partagé un beau moment avec la jeunesse taurine de Colombie. La meilleure manière d’attaquer une temporada placée sous le signe de la célébration de son 20e anniversaire d’alternative.

Moins bien servis par le tirage au sort, Paco Perlaza et Álvaro Lorenzo ont écouté différents silences. Pourtant, les partitions servies par Lorenzo ont présenté plusieurs phases d’intérêt, hélas gâchées au moment de se profiler avec l’épée. Le chef de lidia colombien Paco Perlaza a été le plus mal servi et n’a pas été en mesure de répéter son grand triomphe de Cali. Dans les cuadrillas, les banderilleros Emerson Pineda et Iván Dario Giraldo ont salué face au 1er toro.

La satisfaction de Sébastien Castella, triomphateur le 8 janvier dernier à Manizales (crédit photo : Twitter Castella / agence Arte & Temple).

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