ACTUALITÉS

A la une

TEMPORADA : LES PREMIÈRES DATES DE LA SAISON TAURINE NÎMOISE

Posté le 11/01/22

Après deux temporadas particulièrement impactées par les conséquences de la crise sanitaire du Covid-19, chacun espère un retour à la normale pour l’année 2022 qui vient de s’ouvrir. Ainsi, l’agenda taurin des arènes de Nîmes prend date pour les premiers rendez-vous de la temporada. Celle-ci s’ouvrira dans l’amphithéâtre romain le week-end des 2 et 3 avril 2022 avec l’organisation du Printemps de l’Afición.

Au programme de la journée du samedi, des ateliers de découverte dédiés à la course camarguaise et à la tauromachie espagnole en matinée, ainsi qu’une course de ligue l’après-midi. Le lendemain se déroulera une journée consacrée à la tauromachie espagnole avec une classe pratique en matinée puis la tenue d’une novillada sans picadors l’après-midi, à l’issue de laquelle sera décerné le trophée Nimeño II. Plusieurs rendez-vous culturels ponctueront ce week-end en plus des spectacles et activités proposés aux arènes.

La Feria de Pentecôte se déroulera quant à elle du jeudi 2 au lundi 6 juin. Au sein de ce cycle figurera notamment la novillada de la Cape d’or. Pour les Vendanges, le rendez-vous traditionnel du troisième week-end de septembre est à noter sur les agendas avec trois jours de feria du vendredi 16 au dimanche 18 septembre 2022.

Détail du public des arènes de Nîmes lors de la corrida matinale du 19 septembre 2021 (crédit photo : Anthony Maurin).

 

IN MEMORIAM : L’ADIEU À JAIME OSTOS, LE PLUS « FRANÇAIS » DES MAESTROS ANDALOUS

Posté le 08/01/22

Sur les affiches des corridas, son nom semblait familier aux spectateurs qui franchissaient régulièrement les grilles des arènes. Un maestro dont la personnalité a écumé dans toutes les plus grandes plazas, devenant rapidement un torero de ferias et surtout l’un des matadors les plus réclamés de la seconde moitié du XXe siècle. Sacré matador de toros un 13 octobre 1956 à Saragosse, Jaime Ostos a marqué de son empreinte plusieurs décennies de l’art tauromachique jusqu’à son retrait des pistes en 1980.

Le torero natif d’Écija (Séville) a rendu son dernier souffle ce samedi à l’âge de 90 ans, vaincu par un infarctus alors qu’il se trouvait en Colombie. Terriblement châtié par les cornes des toros, à 25 reprises, Jaime Ostos s’était illustré par la vista  de ses lidias et la fulgurance de ses succès auprès du public. Un torero de caractère qui, à la suite d’une très grave blessure reçue à Tarazona, avait déjà reçu l’extrême onction, en 1963.

Torero de France, Jaime Ostos avait participé à pas moins de 73 corridas et 5 novilladas dans notre pays. Nîmes l’avait ainsi vu défiler à 9 reprises dans son amphithéâtre romain, tout d’abord comme novillero, le 2 septembre 1956, puis 8 fois comme matador d’alternative, y compris dans le cadre d’une représentation de Carmen, avec lidia intégrale d’un toro de Buendía. Parmi ces courses, Marc Lavie, dans l’hebdomadaire Semana Grande, rappelle celle du 17 mai 1959, où Ostos coupa l’oreille d’un toro d’Urquijo sous les yeux de Jean Cocteau et Pablo Picasso.

À l’issue de cette corrida, Ostos fut porté en triomphe jusqu’à son hôtel, au côté de Dominguín. Sa dernière apparition nîmoise remonte au 7 juin 1965, au côté de Manuel Benítez « El Cordobés », où il ravit un autre trophée devant un lot de Buendía. La direction des arènes de Nîmes, SCP France, s’associe au deuil de la famille du maestro Jaime Ostos et lui adresses ses plus sincères condoléances.

Le maestro Jaime Ostos, pensif et observateur, accoudé à un burladero (crédit photo : Aplausos.es).

TEMPORADA : FERNANDO PLAZA PRÉPARE SON RETOUR EN PISTE

Posté le 05/01/22

Fernando Plaza n’est pas un inconnu des arènes de Nîmes. Le 14 septembre 2019, l’apprenti-torero natif de Madrid y avait lidié une novillada de San Sebastián aux côtés d’El Rafi et de Solalito, qui débutait ce jour-là avec picadors. Huit jours plus tard, le novillero madrilène était grièvement blessé au niveau de la mandibule par un novillo de La Guadamilla en piste de Moralzarzal. Une blessure qui n’avait pas empêché Plaza de poursuivre sa temporada, toréant sous infiltrations lors de ses derniers engagements à Madrid, Saragosse et Valencia.

Deux ans et demi plus tard, Fernando Plaza a totalement récupéré de cette grave blessure. Le triomphateur de l’édition 2019 de la Feria de San Isidro espère désormais que cette nouvelle année soit celle de son retour en piste. Le site espagnol Mundotoro annonce même le projet d’une prise d’alternative dans la première partie de la temporada 2022 dans une arène d’importance… Preuve s’il en était besoin que la gravité des coups de corne n’altère jamais la détermination des hommes vêtus de lumières.

Brindis de Fernando Plaza au public des arènes de Nîmes lors de la novillada du 14 septembre 2019 (crédit photo : Anthony Maurin).

TEMPORADA : VICTORINO MARTÍN ET EMILIO DE JUSTO AU PALMARÈS DE LA FERIA DE CALI

Posté le 04/01/22

Le jury de la Feria del Señor de los Cristales n’a pas fait planer le doute longtemps quant aux lauréats de l’édition 2021. Quelques heures après l’émotion générée par l’ultime corrida du cycle, les représentants des arènes de Cali ont déclaré Emilio de Justo triomphateur de la feria et récipiendaire du trophée Señor de los Cristales. Associé au grand triomphe du torero originaire de Cacéres, Victorino Martín s’est vu pour sa part décerner les prix de la meilleure corrida et du meilleur toro, « Hebijón », n°34, l’un des trois exemplaires honorés d’une vuelta posthume lors de la corrida du 30 décembre dernier.

Au palmarès figurent également Alejandro Adame, désigné meilleur novillero, Álex Benavides pour le trophée du meilleur subalterne à pied et le picador Clovis Velásquez. Le jury a enfin tenu à donner une mention spéciale au toro « Formal », n°541, de l’élevage de Las Ventas del Espíritu Santo, gracié par Joselito Adame lors de la corrida du 26 décembre 2021.

Toro de Victorino Martín sur la piste des arènes de Nîmes le 10 juin 2019 (crédit photo : Anthony Maurin).

 

TEMPORADA : VICTORINO MARTÍN ET EMILIO DE JUSTO MARQUENT LES ESPRITS À CALI

Posté le 03/01/22

En coupant cinq oreilles et une queue aux toros de Victorino Martín, Emilio de Justo a conclu sa saison 2021 de la meilleure manière qui soit. Il régnait sur les gradins des arènes de Cali une ambiance indescriptible lors de la clôture de la Feria del Señor de los Cristales. L’une de ces corridas où le grand jeu des toros, mêlé à l’inspiration des toreros, favorise ces instants de création avec lesquels le public communie pleinement.

En obtenant trois toros crédités d’une vuelta posthume, Victorino Martín est l’autre grand triomphateur d’une corrida historique qui a également le torero colombien Luis Bolívar se tailler une belle part du succès avec quatre oreilles dans son escarcelle. Le 30 décembre dernier, la plaza de Cañaveralejo a pleinement vibré lors de cette course qui voyait la fameuse devise bleue et rouge flotter pour la première fois dans une arène colombienne. Une ganadería indissociable de l’histoire des arènes de Nîmes, dont le souvenir des grands toros lidiés demeure vivace.

Si « Ordenante », « Hebijón » et « Cobrador » ont eu les honneurs du mouchoir bleu, nul doute que les toros lidiés lors de la corrida historique du 16 septembre 2018 auraient certainement mérité des honneurs similaires. À l’issue de cette temporada, l’élevage de Victorino Martín avait d’ailleurs remporté tous les prix attribués à la meilleure corrida de la saison française. Des lauriers également tressés pour Emilio de Justo dont la quintessence du toreo n’avait pas été récompensée à sa juste mesure en raison d’un échec avec l’épée devant le 5e toro.

À ce jour, Emilio de Justo a toréé à deux reprises dans notre amphithéâtre alors que Luis Bolívar compte déjà 3 corridas à son actif dans la capitale gardoise. Depuis près d’un demi-siècle, on ne compte plus le nombre de toros de Victorino Martín qui ont investi la piste nîmoise, avec le souvenir ineffaçable des corridas triomphales de l’année 1990. Victorino, De Justo et Bolívar : trois autres noms qu’il faudra suivre avec attention en cette nouvelle année.

Derechazo d’Emilio de Justo face à un toro de Victorino Martín lors de la corrida historique du 16 septembre 2018 aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

BEAUX-ARTS : LE DERNIER COUP DE PINCEAU DE PIERRE PARSUS

Posté le 02/01/22

Pierre Parsus avait vu le jour un 6 juin de l’an 1921. Âgé de 100 ans, l’artiste natif de Paris a rendu son dernier souffle à l’aube de 2022. Arrivé dans le Gard en 1946, ce peintre s’était établi à Nîmes, puis à Remoulins avant de poser ses toiles à Castillon-du-Gard. Sa peinture, vivante et colorée, s’était invitée sur les grilles des arènes de Nîmes puisque Pierre Parsus avait été choisi en 2003 pour composer l’affiche des Ferias. Le souffle de sa tête de taureau multicolore avait marqué les esprits.

Ami d’Auguste Chabaud, de Jean Giono mais aussi de Georges Brassens – dont il illustra certaines œuvres poétiques dans les années 70 – Pierre Parsus laisse derrière lui une œuvre immense. Des tableaux que le public pourra encore admirer en février prochain au musée Chabaud de Graveson. La société SCP France adresse ses plus sincères condoléances à la famille de l’artiste.

Affiche des Ferias de Nîmes 2003, œuvre de Pierre Parsus.

FÊTES DE FIN D’ANNÉE – MEILLEURS VŒUX POUR 2022

Posté le 31/12/21

Toute l’équipe des arènes de Nîmes, SCP France, vous souhaite une excellente nouvelle année en ce Jour de l’An 2022. Prenez soin de vous et de vos proches avant de se retrouver pour de grands et mémorables moments de partage et d’afición. Meilleurs vœux pour la nouvelle temporada !

Détail en contre-piste des arènes de Nîmes lors de la corrida du dimanche 13 juin 2021 (crédit photo : Anthony Maurin).

REVUE DE PRESSE : SIMON CASAS FAIT LE BILAN DE LA SAISON 2021 EN FRANCE

Posté le 31/12/21

« Tout a été marqué du sceau des restrictions en termes d’animations dans les villes et il a fallu s’adapter » analyse Simon Casas, interrogé par le quotidien Midi Libre dans ses éditions de villes taurines du jeudi 30 décembre 2021. Le journal propose un bilan non-exhaustif des grands chiffres de la temporada française, soulignant le leadership de Nîmes quant au nombre de corridas organisées sur l’ensemble de l’année, et ce, malgré un calendrier profondément modifié par la crise sanitaire du Covid-19. L’occasion pour Simon Casas de se projeter sur l’année à venir : « sur le fond, je ne suis pas inquiet, mais sur le court et moyen terme, avec une année 2022 qui risque d’être aussi affectée, il nous faudra sans doute privilégier la qualité à la quantité, avec quatre corridas sur des périodes où on avait l’habitude d’en organiser six ».

Selon les chiffres publiés par Midi Libre, 49 corridas ont été organisées en 2021 dans 20 arènes françaises. Antonio Ferrera, Daniel Luque et Adrien Salenc, trois toreros qui ont brillé lors de la dernière Feria des Vendanges, sont les trois matadors à avoir totalisé le plus grand nombre d’engagements dans notre pays avec 9 paseos chacun. 46 matadors de toros – dont 9 français – figurent dans la classification publiée par le quotidien régional qui évoque également la situation économique « préoccupante » du milieu taurin, notamment concernant les éleveurs de toros braves.

Portrait de Simon Casas à l’ouverture des portes des arènes de Nîmes, le dimanche 13 juin 2021 (crédit photo : Anthony Maurin).

BILANS DE LA SAISON 2021 : FERMÍN BOHÓRQUEZ, GANADERO DE L’ART DU REJONEO

Posté le 30/12/21

À l’exception des saisons 2014 et 2018, la ganadería de Fermín Bohórquez a toujours été à l’affiche des ferias nîmoises de la dernière décennie. Un élevage de première catégorie, de pure origine Murube, dont la qualité des toros est associée à la réussite des corridas équestres dont il fournit le bétail. Cette année encore, la confiance a été renouvelée aux pupilles de l’élevage andalou, propriété d’une légende de la tauromachie à cheval.

Le 18 septembre dernier, 6 toros de Fermín Bohórquez ont donc foulé le sable de la piste des arènes de Nîmes, favorisant la coupe de 6 oreilles, tous étant applaudis à l’arrastre. Des toros qui ont permis à Leonardo Hernández II et Léa Vicens d’ouvrir la Porte des Consuls. Sur l’ensemble du lot, les deux premiers exemplaires, « Vocinero » et « Blanquito » ont apporté le plus de satisfaction de par la rondeur de leur galop et la noblesse développée.

« Vibrador », 4e toro de la corrida équestre de Fermín Bohórquez lidiée aux arènes de Nîmes samedi 18 septembre 2021 (crédit photo : Anthony Maurin).

ESCALAFÓN DES REJONEADORS : LUIS ROUXINOL CRÉE LA SURPRISE

Posté le 26/12/21

Cinq ans après son dernier sacre, Luis Rouxinol finit à nouveau en tête de la classification des toreros à cheval en Europe. Un leadership qui s’explique notamment par la baisse du nombre de corridas équestres organisées en France et en Espagne alors que le Portugal demeure fidèle à ses « touradas ». Ainsi, le rejoneador originaire de Pegoes totalise 26 corridas, toutes toréées sur ses terres lusitaniennes, avec notamment de grands succès obtenus à Lisbonne, Moita de Ribatejo et Évora au cours des trois derniers mois.

Tout aussi important dans la programmation des corridas équestres au Portugal, João Moura Caetano occupe la 2e place du classement avec 25 courses toréées et quelques 10 oreilles coupées lors de ses 11 engagements dans des arènes espagnoles. Le torero à cheval originaire de Monforte a brillé lors de son passage par la plaza de Campo Pequeno, dans la capitale portugaise, face à un lot de toros d’António Coelho Charrua. Il est suivi par Guillermo Hermoso de Mendoza, premier rejoneador espagnol à figurer dans cette classification, avec 63 oreilles et 7 queues coupées en 24 courses toréées. Cinq ans après ses débuts, le fils du « roi Pablo » confirme tout le bien que l’on pense de lui, notamment à la suite de son grand triomphe sévillan du 26 septembre dernier, qui l’a vu ouvrir la Porte du Prince après avoir coupé trois pavillons aux toros de San Pelayo.

4e, Diego Ventura totalise 23 paseos pour un bilan de trophées matérialisé par 67 oreilles et 10 queues ; la majorité dans des arènes espagnoles de 3e catégorie. Illustration de ce particularisme, le rejoneador natif de Lisbonne s’est notamment mis en évidence le 17 octobre dernier à Jaén en coupant quatre oreilles à des toros d’Adolfo Martín, ganadería habituellement rarement lidiée à cheval. Leonardo Hernández II suit de près son aîné avec 22 corridas toréées, 53 oreilles et 7 queues coupées pour une fin de saison menée tambour battant, notamment à Nîmes avec une Porte des Consuls à la clé et deux oreilles également acquises à Jaén face aux Adolfo Martín.

Leader pendant de nombreuses années de cet Escalafón, Léa Vicens figure au 6e rang à l’issue de cette temporada avec 34 pavillons obtenus lors de ses 21 paseos. L’amazone nîmoise n’a pas manqué de briller sur ses terres, lors de la dernière Feria des Vendanges, en ouvrant à nouveau la Porte des Consuls. Elle est suivie par l’une des révélations de 2021, Sebastián Fernández, crédité de 42 oreilles et 3 queues en 20 corridas toréées. Un ratio convaincant pour le cavalier natif de Grenade, qui a officié dans des arènes espagnoles de 3e catégorie.

8e, João Salgueiro da Costa a toréé 20 courses dans son Portugal natal, signant quelques faenas de belle composition à Évora, le 30 octobre dernier, devant un lot de toros de Couto de Fornilhos. Suivant les traces de son père homonymique, Luis Rouxinol fils figure au 9e rang avec 19 courses au compteur. Le cavalier portugais, qui vient de fêter ses 25 ans, poursuit un apprentissage sérieux et régulier en termes de performances dans les arènes de sa nation. João Telles boucle ce Top 10 avec 19 courses et une belle fin de temporada ponctuée par des tardes intenses dans les arènes Ribatejo, Santarém et Vilafranca de Xira.

À l’issue de cette temporada, 73 toreros à cheval figurent dans cette classification de l’Escalafón, soit 18 de plus par rapport à 2020, mais 31 de moins par rapport à 2019. Sur ces 73 rejoneadors référencés, seulement 10 d’entre eux n’ont participé qu’à 1 seule corrida équestre en Europe.

Détail équestre lors de la corrida de rejón organisée le samedi 18 septembre 2021 à la mi-journée aux arènes de Nîmes (crédit photo : Anthony Maurin).

Voir les actualités plus anciennes